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Dieu seul est maitre des destins

Il y a bientôt 2 ans, après un voyage que nous avions fait ensemble j’écrivais un texte que je souhaite à nouveau partager avec vous, car c’est un baobab de la terre d’Afrique qui est parti aujourd’hui :
 babacar ndiaye ancien president bad madani tall mali

Je ne parlerai pas de son oeuvre pour l’Afrique car il faudrait citer chacun des 54 États qui ont bénéficié de sa vision, de chacune des Banques comme la BDM qui lui doivent leur survie, ou de chacun des Présidents de la République qui lui doivent la réussite de leurs programmes.

Je me contenterai de quelques anecdotes personnelles :

Nous n’étions qu’une poignée de jeunes banquiers africains à la bourse de New York dans les années 90, mais nous avons tous gagné nos lettres de noblesses grâce à l’émission des bons de la Banque Africaine de Développement que Babacar Ndiaye alors Président de la BAD avait initié.

Imaginez la fierté du jeune homme que j’étais, lorsque ce Monsieur qui était au sommet m’appelait pour dire : Fiston regardes ce dossier et dis moi ce que tu en penses !

Lorsque je préparais mon PhD sous le Professeur Enzo Grilli, ancien ministre du budget italien et ancien chef économiste de la banque mondiale, il n’hésitait pas à appeler celui-ci pour demander si le petit restait dans le top 3.

Lorsque j’étais jeune chercheur au département des mines de la Société Financière Internationale, un jour sans prévenir il passe à mon bureau pour dire bonjour. Imaginez le Branle-bas de combat, tout le monde était au garde-à-vous inclus le directeur de mon département… Cela m’a il faut l’avouer facilité la vie à la SFI.

Je ne suis pas seul dans ce cas, car alors qu’il était plus facile de rencontrer un Chef d’État que le Président de la Bad et tandis que les grands de ce monde cherchaient sa compagnie, Babacar Ndiaye lui, recherchait ce qu’il estimait être les jeunes talents qui pourraient transformer l’Afrique de demain.

Dés qu’il avait connaissance d’un jeune prometteur, il l’aidait sans rien dire, sans rien attendre, car il estimait que l’Afrique ne pourrait avancer que par la promotion de l’excellence.

Pourtant un jour, récemment, je lui ai demandé « mais tonton pourquoi tu as veillé sur des jeunes comme nous qui ne pouvions rien t’apporter ? ». Sa réponse fut simple « Rien ne me prédestinait à être président de la BAD, les voix mêmes de l’Afrique francophone, ne me le permettaient pas. Mais le Vieux Félix Félix Houphouët-Boigny a fait confiance au jeune homme que j’étais il a eu foi en ma capacité à réussir, et je me dois de retransmettre cette confiance à la prochaine génération ».

La jeunesse Africaine doit s’inspirer de cet exemple de grandeur et d’humilité pour que s’amorce la renaissance africaine. Elle doit cultiver l’excellence et la transmettre. Eux ont tout réussi, tout donné, la balle est dans notre camp. Inna lillahi wa inna ilaihi raji’un. Dieu veille.

 Par Madani Tall
Source: Bamada.net
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