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Dialogue avec les chefs terroristes maliens : IBK pris à contre-pied par les Maîtres coraniques du Centre du Mali !

L’une des fortes recommandations formulées par les maitres coraniques et érudits de la région de Mopti, lors du forum national sur le retour de la paix et de la quiétude sociale dans le delta central et la boucle du Niger a été d’aller à une négociation avec les chefs terroristes maliens. C’est l’avis des maitres coraniques invités à la dite rencontre le samedi 9 et dimanche 10 septembre 2017.

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Pour ce faire une mission de bon office composée de maitres coraniques et des membres de la commission de bons offices doit se rendre dans le centre du Mali. Cette initiative avait été également l’une des conclusions de la conférence d’entente nationale tenue du 27 mars au 5 avril 2017. Apparemment, cette initiative prend à contrepied, les déclarations du Président IBK qui disait dans  une déclaration qu’il n’a pas été question dans les recommandations de la conférence d’entente nationale de négocier avec ces deux chefs terroristes. Par ce que les ambassadeurs de la Franc et d’Allemagne venus en visite au Mali, deux jours après la fin de la conférence d’entente nationale ont mis IBK en garde contre une éventuelle négociation avec ces deux chefs terroristes. Dans ces conditions, les membres de la commission de bons offices vont-ils respecter la volonté du peuple ou celle d’IBK ? La question n’a pas de réponse pour le moment.

Le peuple malien a souffert depuis cinq ans des méfaits de la crise multidimensionnelle. Les forces françaises et les forces internationales venus pour aider le peuple malien afin qu’il s’en sorte, n’ont pas une position claire et piétinent. En tout cas la déclaration du mouvement ‘’On a tout compris’’ ‘’wati sera’’ en dit long sur le jeu de la France dans un communiqué diffusé la semaine dernière.

Quel que soit le poids de nos cheveux, nous ne nous inclinerons jamais sous leur poids. Quelles que soient les difficultés et la puissance des forces qui entravent ou menacent l’existence de notre nation, nous resterons toujours débout sur les remparts pour défendre notre seule et unique raison d’exister : notre pays le Mali dans son entièreté.

Pour la troisième fois depuis notre sit-in initial du 03 août 2017, le peuple malien dans sa diversité s’est retrouvé encore une fois devant l’ambassade de France pour non seulement attirer l’attention du monde entier sur la duplicité d’un pays qui se dit allié et ami, mais aussi renouveler notre détermination à défendre notre mère patrie le Mali contre toutes les formes de velléités sécessionnistes fomentées et soutenues par des forces étrangères avec comme chef de file la France.

Notre amitié, notre considération pour le peuple français et notre disponibilité à engager un partenariat basé sur le respect mutuel entre nos Etats doivent désormais s’inscrire dans une relation de franchise soutenue par un discours de vérité les uns envers les autres.

Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. Le peuple français à travers ses impôts entretient la force Barkhane pour aider le Mali et non pour le diviser. Nous invitons les forces françaises à respecter cette amitié. Nous sommes pleinement conscients que les enjeux géopolitiques et géostratégiques exigent aujourd’hui de tous les pays du monde et notamment d’Afrique une attitude de réflexion globale et d’actions locales intelligentes dans la gestion des ressources naturelles et des matières premières des pays qui attirent la convoitise des systèmes économiques jadis qualifiés de réussis mais réellement en panne. Nous sommes aussi conscients de la responsabilité historique des dynamiques politiques endogènes de notre pays qu’est le Mali dans la gestion de la crise globale sécuritaire dans laquelle nous sommes. Nous sommes  enfin conscients, non seulement du rôle important d’une société civile forte et engagée dans l’équilibre des rapports de force socio-économiques et politiques, mais aussi de sa mission d’imposer à tous les acteurs d’agir dans l’intérêt collectif du peuple.

Nous, « ON A TOUT COMPRIS Waati Sera », restons convaincu des alliances et jeux troubles des forces françaises dans notre pays avec les groupuscules tantôt terroristes, tantôt armés au gré des intérêts du moment.

Nous réaffirmons ici et maintenant et de façon inébranlable notre détermination sans faille à continuer à dénoncer l’attitude ambigüe et incompréhensible de la France à soutenir mordicus son projet de dislocation de la nation malienne et de partition de notre pays en s’appuyant sur des groupuscules séparatistes, terroristes et narcotrafiquant qu’elle manipule à sa guise.

Nous réitérons notre demande à l’ambassade de France de nous définir clairement ce qu’elle entend par le concept de « Nord Mali » clairement indiqué dans son communiqué publié suite à notre premier sit-in. Nous réitérons et exigeons également de la France au risque d’arriver à des situations qui pourraient être profondément regrettables de part et d’autre les doléances suivantes : Rester strictement dans sa mission initiale de soutien à l’Etat malien et de lutte contre le terrorisme pour le rétablissement de la souveraineté nationale du Mali menacée par les groupes rebelles en connivence avec les terroristes de Mujao, Aqmi, Ançardine et Almourabitoun.

Arrêter de favoriser et protéger un groupe armé au détriment d’un autre. Arrêter de désarmer certains groupes en dehors du processus du DDR. Arrêter immédiatement le système de cantonnement de l’armée malienne sur son propre territoire. Faciliter la libération des prisonniers civils et militaires.

Clarifier son agenda au Mali. Arrêter de mettre le gouvernement au même niveau que les groupes armés. Vive le partenariat sincère et franc entre les peuples et Etats amis, vive la nation malienne, soutien total et indéfectible à nos FAMAS.

Le langage de ce mouvement est partagé par-là majorité du peuple malien qui a subi trop de souffrances et contre peu d’espoir. Il est reconnu que nos dirigeants africains francophones ont les portes de leurs palais respectifs tournées vers l’Elysée. En ce sens que les ordres viennent des autorités françaises même si ces ordres vont à l’encontre des intérêts de leurs peuples. Le Président IBK n’échappe pas à ce comportement, mais c’est au peuple de prendre son destin en main.

Badou S KOBA

Par Le Carréfour

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