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Coopération Mali-Luxembourg : LE PIC III RATISSE LARGE

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Avec ses 36 milliard de Fcfa, le troisième Programme indicatif de coopération va agir dans des domaines comme le développement rural et la sécurité alimentaire, la décentralisation et la bonne gouvernance, la santé, la formation et l’insertion professionnelle, tout en appuyant le retour de la paix et de la stabilité

La 9è session de la Commission de partenariat entre le Mali et le Luxembourg s’est tenue vendredi. Les travaux étaient placés sous la co-présidence du ministre des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et de l’Intégration africaine, Abdoulaye Diop, et son homologue de la Coopération et de l’Action humanitaire du Grand-Duché du Luxembourg, Romain Schneider.

Cette session a dressé l’état d’avancement de la mise en œuvre du troisième Programme indicatif de coopération (PIC) entre les deux pays.  Le PIC III, planifié pour la période 2015-2019, a été signé le 5 mars 2015 à Luxembourg, lors de la 8è session de la Commission de partenariat.

Il s’inscrit dans la continuité des interventions du Grand-Duché en faveur de la réduction de la pauvreté et du développement économique de notre pays. Il est doté d’une enveloppe financière de 55 millions d’euros, soit environ 36 milliards de Fcfa. Le PIC III appuie essentiellement le gouvernement dans ses efforts visant à réduire la pauvreté, à travers un appui à la croissance inclusive et durable et à la réduction de l’insécurité alimentaire tout en appuyant le retour de la paix et de la stabilité au nord du pays.

Le programme prend en compte les secteurs prioritaires du développement de notre pays : le développement rural et la sécurité alimentaire, la décentralisation et la bonne gouvernance, la formation et l’insertion professionnelle, pour la zone Sud ; le développement rural et la sécurité alimentaire, la santé et l’assainissement, la formation et l’insertion professionnelle, la décentralisation et la bonne gouvernance pour la zone Nord (les régions de Gao et de Kidal).

Le genre, la gouvernance, l’environnement et le changement climatique constituent des axes transversaux du programme qui sera mis en œuvre par les agences d’exécution bilatérales, notamment LuxDev et Proman, les agences des Nations unies, l’ONG SOS Faim et l’Université du Luxembourg.  Les zones d’interventions sont les régions de Sikasso, Ségou, Gao et Kidal et le District de Bamako.

Les gouverneurs des régions de Gao et de Ségou, les présidents des conseils régionaux ainsi que les représentants des partenaires impliqués dans la mise en œuvre du PIC III ont pris part aux travaux de cette session de la commission qui a abordé des aspects comme « le développement durable dans les régions de Gao et Kidal », « le développement rural et la sécurité alimentaire », « le dispositif innovant de financement de l’agriculture familiale », « la formation et l’insertion professionnelle », « la décentralisation et la bonne gouvernance », la « coopération interuniversitaire ».

DES APPUIS SUPPLEMENTAIRES. Le ministre de la Coopération et de l’Action humanitaire du Grand-Duché du Luxembourg a relevé que les  deux pays sont liés par des relations d’amitié, de confiance et de solidarité et que, traditionnellement, ces relations sont basées sur le partenariat en matière de développement et de lutte contre la pauvreté. « Le Mali fait ainsi partie du groupe restreint des pays partenaires de la coopération luxembourgeoise depuis 1999. Au fil des années, les relations se sont enrichies et comportent désormais, au-delà du volet développement, également un volet diplomatie et un volet défense », a précisé Romain Schneider.

Le Luxembourg contribue ainsi au maintien de la paix et de la sécurité au Mali, aussi bien par un soutien financier à la MINUSMA que par la participation à la Mission  européenne de formation de l’armée malienne (EUTM-Mali) et à la mission civile de renforcement des capacités de l’Union européenne (EUCAP-Mali).

« En fin d’année dernière, le Luxembourg a d’ailleurs décidé d’intensifier son engagement dans le domaine de la sécurité.  Cela s’est traduit par le détachement d’un militaire supplémentaire auprès de l’EUTM pour conseiller l’armée malienne et la mobilisation d’un budget additionnel pour renforcer les capacités de l’armée malienne et des forces de sécurité intérieure », a souligné le ministre luxembourgeois.

Par ailleurs, au début de l’année en cours, le Luxembourg a alloué une enveloppe de 1,15 milliards de Fcfa pour répondre aux besoins humanitaires dont 460 millions de Fcfa ont été déjà utilisés dans des activités humanitaires.

La coopération économique entre les deux pays a pris une nouvelle envergure avec l’entrée en action de la compagnie aérienne « Cargolux » qui dessert désormais Bamako une fois par semaine. Sur le plan académique, l’Université du Luxembourg et les universités de Bamako coopèrent. Tout comme le font dans le domaine du droit, les barreaux des deux pays.

Le ministre de la Coopération et de l’Action humanitaire du Grand-Duché du Luxembourg  a apprécié les progrès réalisés dans la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation, et réitéré l’engagement du Luxembourg à continuer « à se tenir aux côtés du Mali, comme il l’a fait ces 15 dernières années pour l’accompagner sur son chemin de refondation de l’Etat, de lutte contre la pauvreté et de consolidation de la paix ».

LA TRANSFORMATION QUALITATIVE DE LA SOCIETE.  « A travers un faisceau d’actions prioritaires, le Luxembourg s’engage à appuyer les efforts du gouvernement du Mali, au quotidien, dans la quête de la paix et du développement harmonieux »,  a confirmé le ministre Abdoulaye Diop, notant que la coopération Mali-Luxembourg se densifie d’année en année.

Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et de l’Intégration africaine a noté que « les secteurs de concentration du PIC III et les activités planifiées s’intègrent parfaitement dans les axes stratégiques du Cadre stratégique pour la relance économique et le développement durable (CREDD 2016-2018) qui constitue l’unique cadre référentiel pour les interventions de tous les partenaires techniques et financiers ».

« Par ailleurs, les autorités du Mali apprécient hautement l’ouverture du bureau, à Bamako, de l’ambassade du Grand-Duché du Luxembourg à Dakar, qui contribuera sans nul doute à dynamiser davantage la coopération à travers le renforcement du cadre de concertation pour un meilleur suivi des programmes et projets de coopération bilatérale », a indiqué le chef de la diplomatie malienne.

Abdoulaye Diop a assuré qu’à travers la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation, la vision, le projet de société et la gouvernance du président de la République, « reposent plus que jamais, sur la transformation qualitative de la société malienne vers un renouveau qui sera marqué par une participation active et inclusive des collectivités territoriales et des communautés de base au développement économique, social, culturel et même sécuritaire du pays ».

S. TANGARA

Source : L ‘ Essor

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