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Conseil d’administration du FMI: les processus économiques du Mali magnifiées

Vers un décaissement de 22 milliards de FCFA
Pour avoir poursuivi les vigoureuses réformes qu’il a initiées ayant permis l’atteinte des performances économiques et financières, le Mali est en phase avec le Fonds monétaire international (FMI), au titre de la facilité élargie de crédit (FEC), accordée aux pays par l’institution financière internationale, en décembre 2013.

Mission fonds monetaire international fmi christian josz

Preuve de cette excellente relation: La mission du FMI, à la fin de la septième revue des résultats obtenus par le Mali, a décidé d’accorder un montant de 43,96 millions de dollars, soit environ 22 milliards de FCFA à notre pays. Une bonne nouvelle qui sonne comme un cinglant désaveu pour les détracteurs et les adversaires du régime du Président IBK qui continuent d’épiloguer et d’entonner des hymnes à une prétendue mauvaise gouvernance.

L’hôtel des finances, sous la gouverne du très actif et compétent ministre de l’Economie et des finances, Dr Boubou CISSÉ, est toujours à la manette. En ce mois de juillet, c’est bien ce constat reluisant qui se fait sentir dans les relations de coopération économique entre notre pays et le Fonds monétaire international (FMI). C’est un communiqué officiel de l’institution financière qui annonce la bonne nouvelle. Lequel met plus nettement en exergue les performances économiques et financières, réalisées par les autorités de finances.
Le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a achevé le 7 juillet dernier, la septième revue des résultats obtenus par le Mali dans le cadre d’un programme économique appuyé par un accord au titre de la facilité élargie de crédit (FEC).
La décision du Conseil d’administration, annonce le communiqué, ouvre la voie au décaissement d’un montant de 31,65 millions de DTS (environ 43,96 millions de dollars, ndlr : environ 22 milliards de FCFA). Ce qui porte le total des décaissements au titre de l’accord à 91,65 millions de DTS (environ 127,29 millions de dollars, 63, 20 milliards de FCFA), soit 49,1 % de la quote-part.
A l’issue de la revue, le Conseil d’administration a approuvé la demande des autorités maliennes d’une prolongation d’un an de l’accord FEC, jusqu’au 17 décembre 2018, et une augmentation de l’accès aux ressources de 88,6 millions de DTS, soit 47,5 % de la quote-part.
Le communiqué précise que le financement supplémentaire et la prolongation de l’accord appuieront les efforts déployés par le pays pour mettre en œuvre l’accord de paix ; s’attaquer aux besoins de financement de la balance des paiements qui y sont liés ; et maintenir la continuité du programme.
L’accès total du Mali aux ressources au titre de l’accord en vigueur sera ainsi porté à 186,6 millions de DTS (environ 259,16 millions de dollars, ndlr : 129, 2 milliards FCFA), soit 100 % de la quote-part.
Par ailleurs, le Conseil d’administration a approuvé l’accord FEC en faveur du Mali, le 18 décembre 2013, pour un montant équivalant à 30 millions de DTS (environ 42,5 millions de dollars à l’époque, ndlr 21 milliards de FCFA).
Par ce quitus, qui atteste des bonnes relations entre notre pays et l’institution financière, les gendarmes du monde des finances, contrairement à la chansonnette de la mauvaise gouvernance jouée sur toutes les notes par les détracteurs du régime, affirment que la croissance de l’économie malienne reste vigoureuse, ce d’autant plus que le PIB devrait progresser de 5,3 % en 2017 et de 5,0 % en 2018.
Autre critère d’appréciation du FMI : l’activité est portée par la vigueur des dépenses d’équipement publiques ainsi que la bonne tenue de l’Agriculture.
Le communiqué ajoute que l’inflation devrait s’accélérer pour atteindre 1,0 % d’ici fin décembre et devrait rester limitée à 1,4 % en 2018.
Cependant, prévient-il, ces perspectives favorables sont exposées à des risques qui tiennent principalement à la fragilité de la situation sur le plan de la sécurité.
À la suite des débats du Conseil d’administration, M. Tao Zhang, Directeur général adjoint et président par intérim, a détaillé :
«Les autorités maliennes ont réaffirmé leur détermination à assurer la convergence du déficit budgétaire vers la norme de 3 % du PIB qui a été établie par l’UEMOA à l’horizon 2019. La loi de finances 2017 tient compte de cet objectif, tout en satisfaisant aussi les besoins urgents sur le plan des dépenses liées à l’accord de paix et à la sécurité».
Les administrateurs du FMI reconnaissent par la même occasion que la loi de finances 2018 visera à maintenir les dépenses dans les limites des ressources budgétaires, tout en protégeant les dépenses sociales et en stimulant l’investissement public à moyen terme.
Pour tous les spécialistes des arcanes de la finance internationale, il s’agit là d’un signal fort dans les rapports entre le Mali et le FMI, car au-delà de cet accord, ce qui est primordial dans ce geste, c’est bien le gage de la conclusion de la septième revue du programme FEC qui est intervenu avec l’examen du dossier Mali par le Conseil d’administration. Un feu vert du FMI qui permettra également à tous les autres partenaires financiers, à partir de ce quitus du contrôleur financier mondial, de mener avec le Mali, la coopération économique et financière qu’ils souhaitent.
Autre motif de satisfaction du FMI : l’assainissement des finances publiques, engagé par l’Hôtel des finances sous la houlette de Dr Boubou CISSÉ, reposera sur une meilleure mobilisation des ressources, notamment de renforcement de la collecte des impôts indirects et la limitation des dépenses courantes, tout en satisfaisant les besoins de dépenses relatifs à la sécurité et à la décentralisation.
Le programme des autorités inclut également des mesures visant surtout à renforcer l’administration de l’impôt, à accroître l’efficience de la collecte de la TVA, à éliminer les exemptions fiscales discrétionnaires et à réformer le système des incitations pour les inspecteurs.
S’y ajoutent : le renforcement de la gestion des finances publiques pour favoriser la discipline budgétaire ; un renforcement de la situation financière de la compagnie publique d’électricité atténuerait les risques budgétaires et permettrait de dégager des ressources pour l’investissement et les dépenses prioritaires.
Mauvaise gouvernance du régime ou mauvaise foi de ses détracteurs ?
Critères objectifs d’appréciation de performance ou fantasmes schizophréniques d’une opposition aux abois ?
Comment trancher dès lors entre le régime du Président IBK qui assure que, ses efforts sont en train de porter leurs fruits, et une certaine opposition qui, dans un désarroi total, continue d’ergoter et de dénoncer une fantasmagorique mauvaise et chaotique gouvernance qui conduirait le pays au suicide ?
Le FMI, arbitre suprême de la gouvernance internationale, au-delà de tout soupçon d’accointances avec les autorités maliennes, encore une fois de plus, vient de trancher le contentieux qui fait polémique entre le pouvoir et l’opposition.
Son verdict est un camouflet sans appel pour les détracteurs: le Mali a atteint tous les objectifs quantitatifs, souvent avec de grandes marges.
Voilà pourquoi, pour plus de résultats, l’institution financière a tout simplement exhorté les autorités à maintenir cette dynamique de réforme pour améliorer le climat des affaires et soutenir une croissance robuste et inclusive.
Pour mettre en œuvre l’accord de paix de 2015, les autorités, elle a aussi encouragé le gouvernement à poursuivre la décentralisation budgétaire ; à l’adoption de la loi qui interdit de nouvelles exemptions discrétionnaires, ainsi que la mise en application de la loi contre la corruption et l’enrichissement illicite qui contribueront à consolider les progrès accomplis récemment dans les réformes de la gouvernance.

Par Mohamed D. DIAWARA

 

Source: info-matin

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