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Conférence de paix Mali demande que des pourparlers avec les djihadistes

Bamako – Un sommet national de la paix au Mali a pris fin le dimanche avec un appel à des négociations avec les djihadistes dans le nord du pays, selon une résolution vu par l’AFP.

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La conférence, consacrée en 2015 l’accord de paix du pays, avait pour but de réunir le gouvernement, les groupes armés qui soutiennent, ex-rebelles et l’opposition politique.

Mais un boycott de l’opposition a duré jusqu’à la fin de samedi, alors que les anciens rebelles étaient absents pour les discussions de lundi, avant de rejoindre les discussions mardi, bien que tous ont assisté à la cérémonie de clôture.

Une résolution convenu à la fin de la conférence a appelé à des « négociations avec prédicateur radical Amadou Koufa, et le chef islamiste touareg Iyad Ag Ghali, » un mouvement susceptible de rencontrer avec consternation par la communauté internationale.

Ag Ghaly dirige une alliance islamiste qui a mené des attaques contre les troupes maliennes, et était auparavant à la tête d’Ansar Dine – un groupe djihadiste qui a détourné une rébellion 2012 dans le nord d’imposer des règles strictes islamiques dans certaines villes.

Koufa a rejoint l’alliance, connue sous le nom du groupe pour soutenir l’islam et les musulmans, après avoir été bien connu comme un prédicateur radical de la communauté peule du Mali avec des liens étroits avec Ag Ghaly.

L’unité et la réconciliation nationale

Les djihadistes du Mali n’a pas signé l’accord de paix 2015 qui visait à réprimer les soulèvements séparatistes dans le nord.

Ils ont continué à faire des ravages en dépit d’une intervention militaire en cours française menée en 2013 pour les supprimer.

Président Ibrahim Boubacar Keita a déclaré dans les remarques de clôture qu’un comité d’experts serait chargé d’examiner les options pour le Nord ainsi que la façon de rédiger une charte d’unité et de réconciliation nationale.

Les délégués ont échoué à parvenir à un consensus sur la question de « l’Azawad », comme les anciens rebelles se réfèrent au nord du Mali, la racine des troubles actuels du pays.

L’alliance rebelle formelle qui a conduit le soulèvement 2012 veut l’Azawad reconnu comme une zone politique distincte du Mali.

Cela pose un problème clé pour le gouvernement de Bamako, parce que l’accord de paix signé à Alger rejette l’idée d’indépendance pour un territoire, a déclaré Oumar Sangare, un expert juridique à l’université nationale du Mali.

« Si « Azawad » est considéré comme une entité politique, qui pourrait ouvrir la porte à la demande pour le fédéralisme », a déclaré Sangare.

Mahamadou Djeri Maiga, président de la section politique de la coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), l’ancienne alliance rebelle, a déclaré la conférence avait pris des mesures importantes néanmoins.

« Pour nous, il est important de préciser que ne sera pas un autre soulèvement. Et pour qu’il y ait pas une autre révolte, nous devons mettre le doigt sur les problèmes, il ne faut pas simplement passer par les mouvements », at-il dit.

Source: news24.

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