Comment les joueurs étaient imposés en Afrique du Sud ?Les protégés d’abord puis les autres ensuite

Durant cette CAN Orange 2013 qui s’est achevée par des regrets, il a été procédé à des titularisations partisanes de certains joueurs, parfois issus des cercles les plus proches et intimes de certains hauts responsables de la Fédération malienne de football.aigles du mali black star ghana can 2013

Le problème Sambou Yatabare illustre bien de l’atmosphère qui régnait…

Décidemment ! On aura tout vu dans cette 29è Coupe d’Afrique des Nations Orange 2013. Des joueurs qui avaient l’envie de jouer et de mouiller le maillot pour le Mali ont été poussés à la sortie ou injustement mis à l’écart pour une raison ou une autre.

Patrice Carteron avait-il réellement la main libre dans ses choix ? Vraisemblablement non ! Le coach des Aigles s’est toujours montré incohérent et inconstant lors des six matchs livrés par le Mali dans cette CAN Orange.

A chaque sortie des Aigles, on notait au moins trois changements par rapport aux onze de départ précédent.

D’ailleurs, les propos du sélectionneur des Aigles, Patrice Carteron, après les quarts de finale contre l’Afrique du Sud sont d’autant plus révélateurs qu’ils nourrissent un sentiment d’injustice et un décalage entre son discours et sa gestion.

Il avait ainsi déclaré ceci en conférence de presse après la victoire du Mali contre l’Afrique du Sud : «Soumaïla Diakité m’a montré ce que je pense de lui, un bon gardien. On m’avait dit que si je l’alignais, ce serait la catastrophe…». Vous connaissez la suite ! Que dire aussi de la sortie forcée de Sambou Yattabaré du groupe des Aigles après les deux premières sorties? Ce dernier qui n’a bénéficié pas une seule minute avec les Aigles à la CAN Orange 2013, dès sont retour en France a brillé de mille feux avec son club de Bastia. En deux journées, en Ligue 1 française, il a inscrit quatre buts dont un triplet et une passe décisive. Sa place était-elle dans l’équipe du Mali ? Jugez-en vous-même !

Sambou Yattabaré avait fait remarquer à Carteron son refus d’être sur les bancs. Il lui reprochait d’avoir préféré les joueurs en méforme et qui revenaient de blessure, peu avant le début de la compétition, à ceux qui sont prêts à 100%. Il a été victime de sa dénonciation des principes d’équité et de justice dans un groupe. N’avait-il pas le droit de donner son point de vue ? Or à la mi-temps de Ghana-Mali de la 2ème journée des matchs de poule, El Hadj Mahamane aurait eu des propos très déplacés à l’égard de Patrice Carteron. Pourquoi n’a-t-il pas fait les frais de cette indiscipline. Ou bien est-il protégé ?

Face au cas Sambou, ni le président de la fédération malienne, Hammadoun Kolado Cissé, encore moins son premier vice-président, Moussa Konaté (chargé des sélections nationales), et le Ministre de la jeunesse et des sports, Hamèye Founè Mahalmadane, n’ont su trouver les mots justes pour faire revenir le joueur et l’encadrement technique à de meilleurs sentiments.

Avaient-ils réellement leur raison d’être aux côtés de l’Equipe Nationale, s’ils se montrent incapables de gérer le moindre problème, sans compter ses corollaires sur les finances de l’Etat ?

Logés dans des hôtels luxueux et se promenant de restau en restau huppés, à travers les villes de Port Elizabeth et de Durban, à la douleur du contribuable malien. Nos responsables se doivent de rendre compte au Peuple du Mali quant à la gestion des Aigles à la CAN Orange, Afrique du Sud 2013.

Mamadou DIALLO «Mass»,

Envoyé spécial en Afrique du Sud