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Choguel Maïga, président du MPR : « L’application de l’accord d’Alger va créer plus de problèmes que les difficultés que le Mali essaie de résoudre actuellement»

Samedi 29 septembre, Dr. Choguel Kokala Maïga a mis à profit une séance de lecture commentée du livre qu’il a coécrit avec l’universitaire Issaka Sangaré pour dénoncer les imperfections de l’Accord d’Alger. « Si le gouvernement veut un Etat fédéral, il faut qu’il dise ça au Maliens et que tout le monde se rende compte que c’est vers cela qu’on va. Mais il ne faut pas qu’il y ait des manipulations, des tricheries », a déploré Choguel, un des auteurs de « Rébellions au Nord du Mali, des origines à nos jours ».

Selon le président du Mouvement patriotique pour le renouveau (MPR), l’application de l’accord d’Alger va créer plus de problèmes que les difficultés que le Mali essaie de résoudre actuellement.  Il a surtout critiqué l’absence de l’association des Maliens au processus de négociation. « La supercherie qui entoure les autorités intérimaire est inimaginable. La première fois que le projet est passé à l’Assemblée nationale la majeure partie des députés s’y sont opposé », a rappelé Choguel.

Alors qu’il n’y a pas eu de consensus autour du projet, les Maliens ont été surpris de constater que le texte a même été présenté au Conseil de sécurité de l’ONU. «Le président vient de déclarer aux Nations Unies qu’il va appliquer intégralement l’accord. Au lieu d’appliquer un accord en bourrant les urnes, il faut l’expliquer bien aux populations », a-t-il recommandé en précisant que même au sein du gouvernement dont il était membre l’accord n’a pas été débattu.

Les conséquences de l’imposition des autorités intérimaires aux populations pourraient être dures pour l’unité et la cohésion du Mali. « Ce qui est en train de se passer aujourd’hui, c’est qu’on assiste à la mise en place de l’autonomie des régions du nord », a martelé l’homme politique.

Pour éviter au pays, particulièrement le nord, une crise et souffrance supplémentaire inutile, Choguel a invité le gouvernement malien à dire la vérité aux Maliens. « Si on veut un statut pour les chefs traditionnels que ce soit pour tout le Mali et non pour une partie du Mali seulement. Il faut que le gouvernement tienne le discours de la vérité », a-t-il ajouté.

Soumaila T. Diarra

SourceLerepublicainmali

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