Ministère de la Réconciliation Nationale (et de la Paix !) : Un républicain au gouvernail

Ainsi, certains de ses frères l´accusent d´avoir trahi « la cause de l´Azawad », d´autres, s´ils ne le soupçonnent de défendre « la cause de la rébellion», lui reprochent son ancienne appartenance à la rébellion des années 90.

Zahabi Ould Sidi Mohamed

La vérité c´est que cet énarque, major de sa promotion et diplomé de la Sorbonne, a des convictions. Et, elles sont républicaines,affirme-t-on chez les initiés.  Lesquels disent aussi que «le Président de la République, SEM IBK, est le premier à en être convaincu. En témoigne la nomination de Zahaby Ould Sidi Ahmed au Département des Affaires étrangères et de la Coopération Internationale ».

Une nomination qui a d´ailleurs soulevé beaucoup de critiques.  Mais IBK est  un optimiste et sait être inflexible s´il le faut. Dans ce cas-ci, il le fallait justement. En raison de la situation très critique du pays, notamment. Sans oublier que nous ne pouvons pas être d´accord sur la nécessité de refonder notre Société et avoir encore les yeux rivés dans le rétroviseur. IBK n´a pas hésité. Comme c´est d´ailleurs le cas souvent.

C’est donc sans surprise qu´on retrouvera le républicain Zahaby dans le Gouverment, encore et encore. Il faut le dire, au grand déplaisir de certains!

Mais, relèvent ses partisans,  les ennemis de la République peuvent fulminer. Ce brillant patriote «a un idéal à défendre à savoir le Mali républicain, démocratique et laïc, seul capable d´offrir à tous ses enfants l´’égalité des chances et à leur éviter  des conflits dont on aurait pu faire volontiers l´économie ».

Aussi, s´emploie-t-il corps et âme en faveur de la paix et de la réconciliation. Personnellement,

N´est-il pas le Ministre de la Réconciliation  (et de la Paix, a-t-on envie d´ajouter dans certains grins)?

Au sein du Peuple, on se réjouit de savoir que la machine de la Réconciliation commence à tourner un peu. Même si ce n´est pas tout à fait encore au rythme souhaité.

Au Département, on fonde beaucoup d´espoir en la réalisation effective du Plan d´action  en faveur  du dialogue entre fils d´un même pays. Et, déjà, on s´y réjouit de l´appui des PTF comme ceux des USA, en termes de matériel et de formation.

De toutes façons, le métier de réconciliateur est un sacerdoce. C´est, du moins, ce que pense cet autre énarque  du MRN, M. Moussa Ibn Doudou Haïdara, toujours aussi passionné de paix et dévoué pour la cause de la réconciliation nationale. Et aux septiques soutenant que la haine s´est déjà installée dans les coeurs,  le jeune cadre rétorque: «Il n´est jamais trop tard pour aimer son prochain et lui tendre sa main amie ».  Une main, poursuit-il, que le prochain finira par prendre à force d´opiniâtreté.

Or, le Ministère de la Réconciliation Nationale est justement le siège de la persévérance et de la tenacité, soutient.il,  le regard rectiligne abrité derrière de lunettes blanches.

Hawa DIALLO

La refondation

Source: La Refondation

Photos : Neymar Jr pourrait recevoir un prix… à Cannes !

Alors qu’il brille sous les couleurs du FC Barcelone et de la Seleçao, le footballeur Neymar Jr. pourrait remporter un prix au MIP TV de Cannes. Explications.
 neymar da silva santos junior joueur footballeur bresilien copine

Il est l’un des joueurs les plus talentueux au monde. Un des sportifs les plus bankable de la planète grâce à ses contrats de sponsoring mirobolants, mais aussi un sex-symbol que les marques s’arrachent à prix d’or. Seulement,Neymar Jr. est également en passe de devenir un homme récompensé au prestigieux MIP TV de Cannes.

En effet, en amont de la Coupe du monde qui s’est déroulée durant l’été 2014 au Brésil, Neymar Jr. a accepté de participer à une mini-série intitulée Neymar Jr : life outside the fields(Neymar Jr : la vie en dehors des terrains). Cette mini-série est un documentaire en 6 épisodes d’environ 5 minutes. Diffusée sur la chaîne YouTube du brésilien quelques semaines avant la Coupe du monde, elle a permis aux fans de Neymar de le suivre dans sa vie quotidienne. On le voit ainsi en train de jouer aux jeux vidéos, visiter Barcelone en famille, faire du karting ou encore poser durant une séance photo.

Vu par des centaines de milliers d’internautes, le web-documentaire a été sélectionné au MIP TV de Cannes dans la catégorie non-fiction et concourt pour décrocher un Digital Emmy Awards. La réponse tombera le 13 avril prochain.

Source: public.fr

Didier Drogba : La star est immensément riche. Voici sa fortune colossale qui vient d’être révélée

Didier Drogba est très riche. L’attaquant de Chelsea a amassé sa fortune au fil de sa carrière footballistique. Selon le Magazine économique Américain « People With Money » la fortune de l’Ivoirien des Blues est estimée à 275 millions d’euros soit 180 milliards de FCFA.

Didier Drogba aurait gagné une somme

 
didier drogba epouse femme copine lala diakité

de 96 millions d’euros soit plus de 62 milliards de FCFA. pendant l’année 2014. En plus de ses revenus en tant que footballeur, il gagne à partir des placements boursiers,

l’immobilier, des contrats publicitaires, dans la restauration, dans la mode avec les caleçons « Drogba séduction » et dans la cosmétique avec son parfum « L’eau Didier ».

Didier Drogba reste un modèle de réussite à imiter !

Côte d’Ivoire : Didier Drogba et sa grande fortune

Vous vous êtes sûrement posés la question sur combien gagne une star africaine tel que DIDIER DROGBA. Voici la réponse ! Le Magazine économique Américain « People With Money » a dévoilé que la fortune de l’éléphant ivoirien est de l’ordre de 275 millions d’euros soit 180 milliards de FCFA.

didier drogba elephants cote ivoire football

L’attaquant des Blues aurait gagné une somme de 96 millions d’euros soit plus de 62 milliards de FCFA. pendant l’année 2014. En effet, outre ses revenus en tant que footballeur, Drogba gagne à partir des placements boursiers, de ses investissements dans l’immobilier, des contrats publicitaires, dans la restauration, dans la mode avec les caleçons « Drogba séduction » et dans la cosmétique avec son parfum « L’eau Didier ».

Une fortune gagnée honnêtement par un modèle à suivre en Côte d’Ivoire ou même à travers le monde entier.

Copyright : Starafrica.com

Jay-Z : pris la main aux fesses d’une autre que Beyoncé

Il y a quelques jours, Jay-Z faisait face, une fois de plus, à une incroyable rumeur. Si les précédentes étaient liées à son mariage en péril avec Beyoncé, la toute dernière concerne directement le rappeur-producteur. Rymir se présente comme étant son fils caché et veut absolument nous convaincre. Une photo de sa mère avec Jay-Z circule à présent sur Internet.


Shawn Corey Carter jayz chanteur rappeur epouse femme beyonce scene

La main aux fesses !

Est-ce vraiment une preuve convaincante ? Le site Diary of a Hollywood Street King a posté une photo de Wanda Satterthwaite, la mère de Rymir, en compagnie du rappeur. « Jay-Z sait qu’il avait l’habitude de se taper Wanda [régulièrement] » a révélé une source au site avant d’ajouter que Wanda avait « dit à Rymir que Jay-Z était son père ». Que nous montre la fameuse photo ? Debout devant la porte d’entrée, Wanda est collée au rappeur qui lui a la main sur le derrière de madame ! Ils se connaissent donc pour de bon mais est-ce au point d’avoir un bébé ensemble ?

Histoire de vie : De frigoriste à promoteur culturel

Aux âmes bien nées la valeur n’attend point le nombre des années, dit-on. En effet la cité des Balazans, en accueillant un digne fils de la cité des rails, ne pouvait jamais imaginer que ce dernier allait devenir au fil des années le héros de la région. Tenez-vous bien !

Cinquante ans après son assassinat, Malcolm X toujours présent

Le 21 février 1965, le charismatique leader africain-américain tombait sous les balles. Cinquante ans plus tard, son influence reste capitale dans une Amérique qui, malgré l’élection de Barack Obama, est loin d’avoir dépassé la question raciale.

malcolm x revolutionnaire africain americain

Ferguson, Missouri, 9 août 2014. Michael Brown, Africain-Américain de 18 ans, est tué de six balles par un policier. Le jeune homme n’était pas armé. Au terme de trois mois d’enquête, l’agent responsable de son assassinat est acquitté.

Des émeutes éclatent, auxquelles les appels au calme de Barack Obama et l’instauration de l’état d’urgence ne peuvent rien. La communauté africaine-américaine est à bout. L’Amérique de 2015 n’a pas encore trouvé la réponse à ses questions, entre la logique postraciale de son président et des positions plus radicales comme celles de Louis Farrakhan.

Orateur inimitable à l’humour et au verbe indisciplinés, cinquante ans après sa mort, Malcolm X incarne toujours l’esprit de révolte d’une grande partie de la communauté africaine-américaine, comme le précise Manning Marable dans sa riche biographie, Malcolm X, une vie de réinventions (1925-1965).

En 1946, la prison

Malcolm Little naît en 1925. Il a le teint clair et les cheveux roux : sa mère est née du viol d’une esclave par son maître blanc. Ses parents sont acquis à la cause de Marcus Garvey, qui prône un retour à la terre mère, l’Afrique, et l’autosuffisance du peuple noir. “Fauteur de troubles”, ou simplement parce qu’il est noir de peau, son père est assassiné. Folle de chagrin, sa mère est internée en asile psychiatrique et ses sept enfants sont dispersés dans le pays.

Malcolm Little fait donc très jeune l’expérience de la haine des Blancs, des arrestations arbitraires, des humiliations quotidiennes, des ambitions contrariées. Il voyage, prend part à la mouvance be-bop à Harlem, où il gagne le surnom Detroit Red. Il tente d’exister à travers la fête, côtoie des femmes blanches. Petit à petit, il délaisse les misérables emplois salariés pour la petite délinquance – deal de marijuana et cambriolages.

Quand il échoue en prison en 1946, à Norfolk, dans le Massachusetts, accro à la cocaïne, le prisonnier 22843 ne nourrit pas seulement une haine féroce contre les Blancs, ces “misérables démons” qui ont eu raison de ses rêves. Il porte la culpabilité de ses errances et de ses lâchetés – il a déjà balancé ses complices pour éviter la prison, a eu des relations homosexuelles avec un riche “mécène” blanc, a honte de ce look qu’il a si longtemps entretenu pour séduire les femmes, noires comme blanches : cheveux défrisés, costumes soignés.

Perdu et isolé, sous la pression de sa famille, convertie, Malcolm Little intègre la Nation of Islam (NOI), basée à Chicago. Peu à peu, il devient le plus assidu des disciples du leader de cette confrérie, Elijah Muhammad. Depuis sa cellule, il lui écrit chaque jour : “Désormais, mes paroles ne seront qu’amour et justice”, assure celui qui devient Malcolm X pour signaler que Little n’est rien d’autre que le nom du maître qui a acheté ses aïeux esclaves.

Séparation complète entre les deux races

Dépouillé de toutes ses identités, il plonge dans la religion, se passionne pour Hegel, lit et relit la Bible. “Je me suis éveillé au monde qui nous entoure”, dira-t-il de son séjour à Norfolk. Ses talents d’orateur, à sa sortie de prison, lui permettent de sillonner le pays : encouragé par Muhammad, il fait la da’wa.

Dévouement, prêche et autodiscipline sont désormais ses seuls credo. Gare aux Black Muslims qui ne suivent pas ses préceptes ! En 1955, à Philadelphie, il va jusqu’à faire peser les fidèles : ceux qui sont en surpoids ont deux semaines pour perdre dix livres, faute de quoi ils sont exclus du culte !

Les adeptes se font toujours plus nombreux à son contact, poussés, aussi, par les turpitudes de l’époque : la situation que vivent les Noirs est insupportable ; ce d’autant que les Blancs, en 1955, réagissent mal à la déségrégation en cours, à laquelle certains groupes opposent une “résistance massive” et toujours violente.

Violence contre violence, deux mondes s’affrontent et Malcolm prône une séparation complète entre les deux races. Ce qui l’amènera, en 1961, à chercher un accord avec une branche du Ku Klux Klan (KKK) – une erreur qu’il aura le plus grand mal à admettre. Pour le compte de la Nation, et pour séduire les Africains-Américains du Sud qui ne voient aucune réconciliation possible, il tente un rapprochement sur la base d’un raisonnement simple : puisque les deux groupes refusent de cohabiter, pourquoi ne pas se mettre d’accord sur des territoires séparés ? Le KKK comme la NOI y trouveraient leur compte. “La prochaine guerre, la guerre d’Armageddon, sera une guerre raciale, pas une guerre de petites escarmouches”, déclare-t-il.

Pourtant, il est tiraillé par l’expérience qu’il a faite en Égypte et en Arabie saoudite comme émissaire de Muhammad. Là-bas, il a vu que l’islam prôné par sa secte est loin de celui pratiqué par les orthodoxes : la Oumma ne se reconnaît pas notamment dans la notion de race. Malcolm X comprend que les identités raciales demeurent mouvantes en fonction des lieux et des régimes.

Il prône alors une vision internationaliste, se reconnaît dans la révolution cubaine, s’érige, sous l’influence de Nasser, contre la politique d’Israël en Palestine, crée des ponts entre l’Afrique et l’Amérique ; le leader de la révolution burkinabè, Thomas Sankara, se retrouvera en lui. Mais à mesure que ses connaissances religieuses s’affinent, il s’éloigne de la NOI. La politique prônée par la secte n’est plus en adéquation avec sa foi. Malcolm a épousé Betty Sanders, dont il aura six filles, mais il a toujours méprisé les femmes et, en bon rigoriste, il ne pardonne pas à Muhammad sa faiblesse pour le genre féminin. Et surtout, il lui fait de l’ombre. X, qui a su rallier à la Nation l’idole qu’est Cassius Clay, finit par s’en séparer.

Assassiné lors d’un prêche

Bientôt, Malcolm X n’est plus convaincu par les discours qu’il a lui-même diffusés. Après avoir toute sa courte vie exécré cette “black bourgeoisie” qui prône l’assimilation et la non-violence – et dont la figure la plus connue est Martin Luther King -, il finira par se rapprocher de la vision du futur Prix Nobel de la paix.

Alors que son influence est à son comble, que les communistes et nombre de chrétiens noirs se reconnaissent en lui, il est assassiné lors d’un prêche à Harlem.

Nous sommes le 21 février 1965. Alors que sa maison a été plastiquée, que les menaces de mort se font plus pressantes (“un tel homme est digne de mourir”, dira Louis Farrakhan, peu avant son assassinat), ses gardes du corps ne peuventempêcher trois membres de la Nation de lui tirer dessus, alors qu’il est sur la tribune. Norman 3X Butler, Thomas 15X Johnson et Talmadge Hayer seront inculpés – mais la Nation niera toute responsabilité. On accusera aussi le FBI, incarnation d’un gouvernement qui n’a jamais compris que les Black Muslims ne cherchaient pas à détruire le système américain mais à en tirer profit.

Malcolm X n’aura jamais cessé de prôner la black pride (“fierté noire”), dans une vision toujours plus universelle. En 1959, lors d’un discours, il clamait : “Hier encore, l’Amérique était le nouveau monde, un monde avec un avenir. Mais nous avons soudainement compris que l’Afrique était le Nouveau Monde, un monde à l’avenir éclatant.”

A tribute to X

Malcolm X et son combat pour le peuple africain-américain ont largement inspiré la scène musicale. L’essor de Hip-Hop Nation, au début des années 1990, le fait connaître à la jeune génération. Le groupe Public Enemy, dans le clip Shut ‘Em Down, utilise son visage sur un billet de 1 dollar en surimpression sur celui de George Washington. Dès 1987, plusieurs samples de ses discours sont audibles dans leurs titres.

Sa vie durant, 2Pak rendra lui aussi hommage au parcours de cet homme, symbole de l’oppression par les Blancs, martelant que “c’est toujours comme ça” (“it’s still on”). KRS One, pour sa part, n’a pas cessé de rappeler la place du traumatisme subi du fait de l’esclavage dans l’imaginaire collectif des Africains-Américains. Dans d’autres registres musicaux, Michael Jackson s’appuiera également sur les mots du prédicateur dans la chanson History (1995), tout comme DJ Cam dans Friends and Enemies.

Source: jeuneafrique.com

Eto’o: Non, il n’a pas acheté cette maison hantée à 30M€ !

Les chiffres donnent le tournis : 31.000 mètres carrés de surface habitable, 3 étages, 40 chambres toutes baignées de soleil, un héliport et une vue à couper le souffle à sur la mer Méditerranée. Ajoutons que la demeure à deux siècles d’existence et qu’elle vaut 30 millions d’euros et vous avez les ingrédients du buzz de la semaine car selon la presse italienne, reprise par tous les médias internationaux, cette maison a été achetée par Samuel Eto’o. Sauf qu’il n’est strictement rien…

Ce manoir situé à Portfino au nord de l’Italie à un nom : la Villa Altachiara. Et une histoire assez singulière : le lieu serait hanté par la « malédiction de Toutânkhamon ». Y vécut en effet un certain Lord Carnavaron qui fut à l’origine de la découverte du tombeau du pharaon. Comme sept autres membres de l’expédition, il est mort peu de temps après son retour, en succombant à la piqûre d’un moustique.

Voici la Villa Altachiara, la nouvelle propriété de Samuel Eto’o

Samuel Etoo joueur footballeur camerounais residence domicile maison logement

La légende a pris plus de corps quand le neveu du Lord occupant les lieux est mort trois mois plus tard en glissant dans l’escalier. Bien des années plus tard en 2001, la très riche comtesse Agusta a disparu à son tour dans d’étranges conditions sur une plage de la Méditerranée. A l’époque, c’est à elle qu’appartenait la maison.

Non Samuel Eto’o n’a pas acheté la Villa Altachiara et il n’a pas manqué de le dire

Malédiction ou non l’histoire retiendra que contrairement aux nombreux articles de presse, Samuel Eto’o n’a pas acheté cette demeure à découvrir en images dans la galerie ci-dessus. L’attaquant camerounais, s’il est vrai qu’il cherche une résidence dans la région de Gênes, s’est moqué de la rumeur et de ceux qui l’ont colporté sur sa page Facebook : « Vous saviez ça ? Je l’ai entendu aussi. Je ne savais que j’avais fait ça. Vous vous imaginez vous réveiller un matin et apprendre par la presse que vous avez acheté une maison à 30 millions sans que vous ne le sachiez ? » écrit-il en Anglais dans le texte accompagné du hashtag #Heartattack.

Et ce dernier de lancer sa saillie : « Je ne sais pas qui est derrière cette histoire. Mais je trouve cela triste que des gens discréditent une profession aussi respectable en perdant tout sens de l’objectivité ». A bons entendeurs…

La chanteuse malienne Fantani Touré décédée ce matin à Paris

Fantani est originaire de Bamako. Formée à l’école des griottes de l’Empire de la Sagesse Divine, Fantani découvre la musique et la danse au travers des activités artistiques et culturelles de son quartier. À l’âge de dix ans elle reçoit le titre de « meilleure soliste et danseuse » lors des Biennales Artistiques et Culturelles du Mali. Elle conserve ce titre de 1978 à 1986. Lors du Marché des Arts du Spectacle Africain en 1995, Fantani chante en solo accompagnée par Toumani Diabate virtuose de la kora, et est enfin révélée au grand public.

fantani toure danseuse chanteuse malienne musicienne
En 1997, elle participe au MASA avec son propre groupe et sort son premier album « N’tin Naari » qui est élu Meilleur album et Meilleure vente. Fantani est élue Meilleure artiste au Mali. Elle participe au Festival d’Angoulême, au Festival des Francophonies de Limoges et au Festival de l’Hippodrome de Douai, et fait la première partie de Salif Keita à la Cité de la Musique.

Elle chante au Festival Paroles d’Hiver en Bretagne en 1998.

En 1999, elle revient au Festival International des Francophonies de Limoges et participe au Festival Le Mali en Scène à Paris. Elle chante dans Fura , opéra mandingue, aux Pays-Bas.

2000, voit la sortie de son deuxième album « Bosola » qu’elle chante au Théâtre 71 à Malakoff et au Théâtre du Kremlin-Bicêtre. Elle participe au cabaret Maliba à New York et tourne durant deux mois au Mali.

En 2001, elle prépare le spectacle d’ouverture de la Coupe d’Afrique des Nations.

Son troisième album « Benkan » sort en 2002 et fait l’objet d’une grande tournée au mali. Elle est élue Meilleure artiste au Mali. Cette année est aussi celle de sa participation au Festival Banlieue et Rythme de Guedyewye au Sénégal.
En 2003, elle participe au Festival Désert et au Festival Yelen au Mali.

Fantani a composé la musique du film SIA et du feuilleton Les aventures de Séko. Elle a joué dans deux films, SIA et La Génèse de Cheick Omar Sissoko.

Et on vient d’apprendre la disparition de Fantani Touré, chanteuse et compositrice malienne de talent à Paris

Decès survenu ce mercredi 03 décembre 2014 à Paris.

Paix à son âme.

Source: autre presse

Yeli Mady Konaté : «Ma plus grande réussite reste Allo Kledu»

Yeli Mady Konaté est un entrepreneur avant tout, qui ne se contente pas du minimum. Surtout «quand on est jeune dans un des pays les plus pauvres du monde et que Dieu vous a donné la chance d’avoir accès à des avantages tels que l’éducation, vous n’avez pas le droit de vous contenter du minimum», affirme-t-il. À la lumière de ses premiers pas dans la musique et le business, et le peu d’engouement des producteurs pour le Rap, il a alors décidé de créer sa propre structure de Production, Invasion Records. À ce jour, cette structure est devenue une boîte de communication expérimentée du nom de Sentinelle Sud. Homme de radio, Yeli Mady Konaté innove avec un style tout particulier : exprimer ses propres opinions autant que ses auditeurs. Au lieu de seulement permettre à l’auditeur de dire tout et n’importe quoi sans avoir à justifier ses propos. Et ça marche !

Pouvez-vous nous présenter votre parcours et votre entreprise ?

Yeli Mady Konaté : À peine majeur, j’avais déjà ma structure de production, donc très vite, j’ai évolué vers l’évènementiel, la réalisation et d’autres services de communication. Etant donné que j’ai étudié Business Management (Gestion d’Entreprise) aux Etats-Unis, c’est tout naturellement qu’à chaque vacance au Mali, je m’essayais dans divers domaines. Quand je suis rentré définitivement au pays, j’ai eu la chance de décrocher un poste dans une société minière Américano-indienne en tant qu’Administrateur général. Ça m’a ouvert beaucoup de portes. Ça m’a permis de rencontrer beaucoup d’investisseurs étrangers et de gagner leur confiance. C’est pourquoi j’ai fondé avec un ami une société dénommée ICS (International Consulting Services). Nous sommes spécialisés dans les activités industrielles, les mines, les services, la gestion des ressources humaines, trading et communication d’entreprise.

Pourquoi avez-vous décidé d’entreprendre aussitôt ?

J’ai toujours aimé innover ; j’ai toujours voulu créer. Que faire si vous vivez dans un pays qui n’exploite pas ses talents ou qui ne donne pas la chance aux jeunes ? Il faut entreprendre et sans cesse se réinventer. Je ne suis heureux que dans le travail, et c’est un plaisir pour moi à chaque fois que je récolte les fruits des graines que j’ai semées.

Quels ont été les plus grands obstacles que vous avez rencontrés lors de la création de votre entreprise ?

Le 1er grand obstacle est tout simplement qu’au Mali, le travail ne suffit pas pour réussir. Vous avez beau vouloir bien faire, rien n’est en place pour encourager ceux qui veulent entreprendre. Bien au contraire, ceux qui veulent travailler sont combattus et la médiocrité est encouragée. Le fait que j’ai commencé tôt m’a permis d’apprendre à recevoir les coups et j’ai su comment m’adapter à mon environnement. Le 2ème obstacle, qui est un avantage comme un inconvénient, c’est mon nom ! Sans aucun doute, le fait que mon nom soit connu m’ouvre des portes. Mais étant donné que la plupart des gens que je croise me connaissent en tant que rappeur ou animateur, il est difficile pour eux de comprendre que je puisse être avant tout un homme d’affaires. Peu de gens conçoivent qu’on puisse faire 2 activités, à plus forte raison plusieurs.

Mais, comme je l’ai dit au début de cette entrevue, Dieu m’a donné trop de chances pour que je reste assis à me tourner les pouces. J’entreprendrais toujours de nouvelles activités tant que j’en aurais la force physique et le moral. À condition bien sûr que je maîtrise mon sujet. Je ne fais pas tout et n’importe quoi. J’ai beaucoup d’amour dans tout ce que je fais et j’y mets tout mon cœur et mon dévouement. Toute ma vie les gens ont essayé de me dire : «tu es un rappeur», après ils ont dit «réalisateur», puis maintenant «animateur». Tôt ou tard, ils comprendront qu’on ne peut pas caser une personne sauf si elle le souhaite. Je ne peux pas être une seule chose. Mes ambitions ne me le permettent pas, les défis de mon pays ne me le permettent pas. Je me dois d’apporter tout ce que je peux et tant que je le peux. Certains appellent ça de l’arrogance mais Dieu seul sait que je veux juste montrer une autre image de mon pays. Des jeunes qui se lèvent droits, prêts à relever les nombreux défis qui s’offrent à nous. Quand je vois des jeunes qui se contentent du peu qu’ils ont au lieu de chercher toujours plus loin, je me dis qu’ils représentent une perte inestimable pour notre pays. Etre ambitieux ne doit pas être un luxe au Mali, mais un devoir.

Quelles ont été vos plus grandes réussites jusque-là ?

Wow ! J’en ai tellement : Mali Hip Hop Awards, Balani Mix ; l’émission «l’Entrepreneur» ; «Ka na Gnagami» ; l’Hymne pour l’Afrique que j’ai chanté avec Mokobé et qui a fait le tour du monde sur de grandes chaînes comme Trace TV ; le morceau «Abandé», car voir des gens danser sur nos musiques du pays dans les boîtes de nuit est une fierté quand on sait qu’on ne valorise pas assez notre culture. Notre compagnie ICS aussi est une grande fierté, car ça nous a déjà permis de créer de l’emploi et cela fait partie de nos objectifs. Mais à ce jour, je pense que ma plus grande réussite reste Allo Kledu. Je ne remercierais jamais assez Radio Kledu de m’avoir donné la chance de tenter ce pari fou. Ce que ça m’a apporté est inestimable. Certes, j’étais déjà connu quand j’entamais cette émission. Mais, cela m’a permis à moi aussi de connaître les gens. Ils ont eux aussi appris à me connaître, et c’est comme si tout le monde m’avait adopté. Je ne pars nulle part sans que quelqu’un me donne son avis sur la situation du pays ou m’expose un problème personnel. Avant on me connaissait comme quelqu’un qu’on voyait à la télé, et à présent, beaucoup me traitent comme un membre de leur famille. Cela me procure une joie et un sentiment de gratitude que je ne saurais mesurer. Cette expérience a ouvert mon esprit. Je pense que c’est ma plus grande réussite pour l’instant. Inch’Allah, le meilleur est à venir.

Les émissions à Klédu, ça se passe comment avec les auditeurs ?

(Rire). Ça se passe plutôt bien je dirais. Certes souvent le ton s’échauffe, mais c’est le débat qui veut ça. Au début les gens ne supportaient pas que je remette en cause leurs propos. Mais à présent, beaucoup adhèrent au concept. Parfois les gens pensent que je m’énerve quand j’élève la voix. Ils ne comprennent pas que malgré tout cela reste une discussion. Cela est dû au fait que trop souvent dans notre pays nous prenons les débats personnellement. Un débat ne devrait pas être une guerre de personnes mais un débat constructif. Nous sommes tous frères et sœurs au Mali. Je ne prends jamais un débat avec les émotions mais avec la raison. Nous devons tous comprendre que nul ne détient la vérité et que c’est dans des échanges positifs que jaillit la vérité. Je remercie vraiment les auditeurs pour l’intérêt qu’ils portent à cette émission car sans eux elle n’existerait pas.

Comment voyez-vous l’avenir du Mali ?

Je suis très optimiste pour l’avenir du Mali. Les attentes sont énormes, il est donc difficile de voir le changement maintenant. Mais quand je vois tous ces jeunes qui s’intéressent désormais à la vie politique de leur pays, je me dis qu’une véritable évolution des mentalités a débuté et que rien ne pourra l’arrêter.

Comment arrivez-vous à manager votre équipe malgré votre jeune âge ?

Je suis ouvert mais très ferme dans mes décisions. J’écoute tout le monde parce que chaque personne avec qui je travaille maîtrise son sujet. Je fais tout pour que chaque employé ou associé soit conscient de l’importance de son rôle dans l’entreprise.

Quels conseils pourriez-vous donner aux jeunes lecteurs qui veulent devenir entrepreneurs ?

Tout d’abord, que les lecteurs sachent qu’aucune école au monde ne peut les préparer à l’école de la vie. Etre entrepreneur au Mali est un véritable parcours du combattant. Je les conseille de ne pas avoir peur de s’associer ou de travailler avec une ou plusieurs personnes. Au Mali, la confiance ne règne pas dans les affaires, ce qui complique beaucoup les chances de réussite. Il est vraiment temps de changer de mentalité, d’effacer toute forme d’égoïsme et de méchanceté, ne serait-ce que pour aller tous ensemble de l’avant.

Si vous deviez revenir quelques années en arrière, choisiriez-vous la même orientation ?

Oui, sans aucun doute. À part peut-être mes études. J’aurais sûrement étudié la réalisation. Parce que tout ce que j’ai appris dans les affaires, je ne l’ai pas appris à l’école, ni à l’université mais dans la rue. Je retournerais sûrement sur les bancs un jour pour perfectionner ma technique en réalisation de films, s’il plaît à Dieu. Le Cinéma est ma plus grande passion. Mais je ne regrette pas mon parcours. Chaque évènement de ma vie est une nouvelle expérience que j’acquiers.

Un dernier message ? 

Tout d’abord merci à vous, ainsi qu’à vos lecteurs. Je demande à mes frères et sœurs de ne jamais laisser les autres définir qui ils sont. Tout est à faire dans ce pays, ce qui veut dire que c’est à nous de le bâtir. Donnons-nous les moyens de créer l’avenir. Ensemble, rien n’est impossible.

Kassim TRAORE

SourceLe Reporter

Le Rap malien dans la tourmente : Cinq rappeurs bientôt dans les mailles de la justice

« Trop c’est trop », c’est en ces termes que se sont prononcés sur la chaine de télévision Africable, les trois invités de l’émission « Agora-J » face à une tendance que certains rappeurs de la place ont adoptée pour s’offenser. Il s’agit de la promotion de soit « c’est moi le plus fort » à travers la chanson couplée d’injures grossières ainsi que le clash. Ces cinq barrons du rap Malien, d’après eux-mêmes se « clashent » pour se faire plaisir ainsi qu’à leurs fans. Ces cinq rappeurs ne sont autres que Youssouf Traoré dit « Tal B », Saibou Coulibaly dit « Snippeur », Mamadou Gassama alias « Gaspy », Ibrahima Sissoko « Iba One » et Sidiki Diabaté.

Sur le plateau  de l’émission ‘’Agora-J’’, Mohamed Bathily dit Ras-Bathis du collectif pour la défense de la république, Soumaïla Coulibaly alias ‘’Master Soumi’’ et ‘’Milmo’’, tour à tour ont déploré le comportement malsain de cette nouvelle vague de rappeurs qui se croient au dessus de la loi. Le cas de ‘’snipperr’’ a été tant décrié, lui qui se servait du nom d’Allah le tout puissant pour proférer des insultes. Pour eux, le pire est à craindre avec ce phénomène devenu une tendance irréversible.
Selon Ras-Bathis, l’article 226 spécule,  toute personne qui profère  des injures publiques ou qui fait outrage à la pudeur encourt une peine d’emprisonnement de deux ans. A l’en croire toujours, la possession de la drogue ‘’Gandja’’, selon la loi de 2001 encourt une peine de 10 à 30 ans d’emprisonnement. « Nous sommes en pourparlers avec les ministères de la jeunesse et de la culture pour la suspension sinon l’interdiction de spectacles aux nommés Youssouf Traoré dit ‘’Tal B’’, Saibou Coulibaly dit ‘’Snippeur’’, Mamadou Gassama alias ‘’Gaspy’’, Ibrahima Sissoko ‘’Iba One ‘’et Sidiki Diabaté pendant deux à cinq ans. Nous allons prendre, le cas de  jurisprudence en France. Ainsi, nous demandons leur suspension  auprès des  ministères de la jeunesse, du sports et à celui de la justice  aussi nous demandons d’inculper ces incitateurs à la haine et à la violence,  ces auteurs de injures
grossières dans les chansons ».
Il  ne restait plus que, les populations ont assez attendues une telle décision ferme par rapport à ce phénomène qui  entraine les enfants dans la délinquance. Il faut que cette décision soit réaliser afin d’assainir le secteur du rap au Mali.
Ces trois personnes ressources en matière de la musique du rap, ont situé la responsabilité de tous, les parents, les autorités, les organisateurs de spectacles, les animateurs de TV et Radio. Tout le monde doit prendre conscience de la gravité de cette tendance. A les en croire, ces pagailles sont les résultantes de ce phénomène.
Déjà, une petite fille de quatre ans a commencé avec la promotion de « ne de bé sé », (c’est moi la plus forte) en matière du rap. Pourquoi  cela ? Parce qu’elle a chanté en ‘’featuring’’ avec Iba one qui fait partie des  éléments pourris  de cette tendance du rap Malien. Il va donc de l’intérêt des parents de la « Mamy la star » de chercher un autre mentor pour la petite,  bien différent  et plus sérieux qu’Iba One.
La question que l’on se pose est de savoir  si toutefois les plus hautes autorités du pays ont un œil sur ce secteur.
On se souvient sous le mandat d’ATT, le gouvernement a censuré presque tout l’album du groupe « Tata pound » qui, dans plusieurs  chansons  défiant  le gouvernement malien ainsi que certaines autorités locales. Ce groupe n’avait pas manqué de respect à qui que ce soit, mais les mots du texte semblaient trop forts.  Pourtant, tout le monde les appréciait dans leur combat qui était de dénoncer les maux de la société, mais avec cet album l’Etat a été très ferme avec eux.
Alors pour quoi donc ne pas censurer les albums de cette vague  de rappeurs qui  sont pour  des règlements  de compte ?

Mariétou konaté

SourceL’Annonceur

Musique : le concert dédicace du nouvel album de Kamaldine aura lieu le 15 mars 2014

Dix ans après la sortie de son premier album intitulé « Madada », Mama Aïssata Kamaldine Konté, célèbre artiste guinéenne, vient de mettre sur le’ marché discographique son deuxième album intitulé « Wodignè M’ma » ou pardonnez-moi. L’album sera présenté aux mélomanes maliens le 15 mars 2014, au cours d’un concert live qui aura lieu au Parc national de Bamako. En prélude à cette activité culturelle de premier ordre, l’artiste accompagné de Boncana Maïga, son arrangeur, a animé une conférence de presse le 11 mars 2014, au Parc national de Bamako.

« J’invite le public malien à venir me soutenir pour le baptême de mon dernier album composé de 13 titres, le 15 mars 2014, au Parc National de Bamako », a dit Kamaldine qui promet un spectacle plein d’émotion ce jour-là. L’album a été déjà  présenté au public guinéen le 7 décembre 2014, lors d’un grand concert au Palais du peuple de Conakry. Kamaldine est convaincu que le spectacle de Bamako sera meilleur que celui de Conakry. Pour la circonstance, l’artiste sera accompagné par un certain nombre d’artistes.

Ce sont : Nampé Sadio, Mme Adja Safi de la Guinée, Zouzou, Adja Soumano, Mylmo, Cheickna avec les Tamas du Mali. Pour boucler la soirée, Kamaldine va jouer 7 titres en live et une musique salsa en Play back. Pour sa part, le Maestro  Boncana Maïga dira que l’album a été fait à 40% au Mali dans les studios de Baba Simaga. Selon lui, les claviers et les trompètes ont été faits à Paris et le 13ème titre a été enregistré avec la collaboration des musiciens de Africando. L’artiste dira que dans cet album, elle met l’accent sur le pardon.

Pour la simple raison qu’elle estime que nous sommes tous des pêcheurs ici bas. « Je demande pardon à tous ceux que j’ai offensé sans le savoir », a-t-elle indiqué. Avant d’ajouter que l’album aborde également l’actualité en Guinée, la politesse, la guerre en Afrique, la paix au Mali, les problèmes d’amour. Pour annoncer les couleurs de ce qui sera la soirée du samedi 15 mars 2014, Kamaldine a joué en Play back un titre de l’album qui a de forte chance de ravir la vedette à tous les autres morceaux. « Dans mon monde à moi, il n’y a pas la guerre, ni la haine…

Tous les interdits sont respectés, il n’y a pas de division ethnique. On n’éteint pas la vie d’un chef de l’Etat pour le pouvoir, encore moins des violences faites aux femmes… », a fredonné l’artiste qui n’est plus à présenter. Avec une telle chanson, il n’y a aucun doute les absents regretteront de n’être pas venus voir ce concert live qui annonce le lancement officiel de « Wodigné M’ma » de Kamaldine, avec un arrangement de main de maître du Maestro Boncana Maïga.

Assane Koné

 

 

SourceLerepublicainmali

Inauguration du monument Ali Farka Touré : Huit ans déjà !

Le 7 Mars 2006, l’artiste noir contemporain le plus célèbre, Ali Farka Toure, homme de culture africaine, à cheval sur la seconde moitié du XXe le début du XXIe siècle, prend sa retraite existentielle. L’éclat de la huitième commémoration de sa disparition scintille encore sur le monument érigé à Lafiabougou en son nom.artiste musicien guitariste ali farka toure

Au cours de la cérémonie d’inauguration, ce  vendredi, présidée Bruno Maïga, ministre la Culture, on n’a noté la présence du gotha de la culture, de la politique, des parents, des amis et des admirateurs. La parole était une.

Le 4e adjoint au maire de la C IV, Issa Sidibé, se réjouit pour sa part du choix de sa commune là ou d’autres localités du pays lui raviraient la vedette. Il assure que l’entretien de ce joyaux ne fera pas défaut.

Ali Guindo, administrateur général d’Ali Farka Touré Fondation, signale que ce 8e anniversaire, placé sous le signe du «Mérité», n’est pas organisé pour faire l’apologie d’Ali Farka Touré. C’est-à-dire : «la vie, le travail et la mort», passages obligés pour tout être vivant.

Selon, le président d’Ali Farka Toure Fondation,  Vieux Farka, son fils aîné, ce monument traduit la volonté politique des plus hautes autorités de la République du Mali envers son regretté père. C’est une marque d’honneur et de reconnaissance et une promotion de la culture malienne.

Il a enfin remercié les bonnes volontés qui ont contribué financièrement ou matériellement à la réalisation de ce patrimoine  culturelle.

 

A.    Touré

SourceLe Témoin

Michael Jackson : B. Howard prétend être son fils, test ADN à l’appui

Il n’est jamais trop tard pour faire valoir sa filiation avec The King of Pop. Un Américain de 31 ans dit détenir une preuve irréfutable qui ferait Michael Jackson son père. Brandon Howard se serait procuré un appareil orthodontique du chanteur, décédé en 2009, pour y prélever les cellules nécessaires à un test ADN. Celui-ci se révèlerait positif à 99,9%. Ces informations proviennent du site américain TMZ, spécialisé dans le people et généralement bien renseigné sur les dossiers relatifs à Michael Jackson. En 2009, ils étaient les premiers à annoncer sa mort.

Le jeune homme est le fils de la chanteuse Miki Howard, qui, grâce au clan Jackson, a eu son moment de gloire à la fin des années 80. Surnommée Billy, elle aurait inspirée la chanson Billie Jean, sortie en 1982. Selon Brandon Howard, c’est cette année-là que les deux artistes auraient eu une liaison menant à sa naissance. Le garçon peut également compter sur sa ressemblance physique assez troublante avec MJ pour étayer son propos. Si la fibre artistique était génétique, ce critère fournirait un argument de plus. B. Howard (son nom de scène) s’est lancé dans la musique avec un style plus R’n’B que son supposé père, mais où la tessiture vocale et les pas de danse rappelle inévitablement les grandes heures du roi de la pop.

Selon le NY Daily News, ces allégations visent à récupérer une partie de l’héritage du défunt artiste. Celui-ci s’élève, d’après les documents de la justice, à 17 millions de dollars de patrimoine, auxquels il convient d’ajouter les 600 millions de dollars de revenus tirés du business toujours lucratif autour de l’icône pop. L’avocat du clan Jackson, Howard Weitzman, a déclaré à TMZ n’avoir «jamais entendu parler de lui» et que, de toute façon, «les délais pour se proclamer fils de Michael [étaient] échus depuis longtemps».

Ce n’est pas la première fois qu’un jeune homme se prétend fils biologique de Michael Jackson. En plus d’être officiellement père de trois enfants – Prince Michael (17 ans), Paris (15 ans) et Blanket (12 ans) -, il serait le géniteur d’Omer Batthi. En effet, celui-ci affirmait, en 2009, être l’enfant né d’une relation éphémère que la star aurait eue avec une Norvégienne. Il n’a jamais pu s’appuyer sur des tests ADN sérieux.

RACINE SALL : la musique est un cadeau de Dieu

Racine SallRacine Sall

Considéré comme le précurseur de la musique « zikiri » au Mali, Racine Sall transmet le message de Dieu dans un style dont il a lui seul le secret. Grâce à sa voix unique et à son inspiration divine, il fait frémir autant le public malien qu’international. Nous l’avons rencontré pour vous.

26 Mars : Qui est Racine Sall ?

 

Je suis Racine Sall, je suis originaire de Kayes. Je viens d’une famille religieuse. Je suis le fils de Mahamadou Sall et de Houlaye Sow.

 

26 Mars : Comment êtes vous arrivé à la musique et pourquoi avoir choisi le Zikiri comme style musical ?

 

Pour moi,  la musique que je fais est un cadeau de Dieu. J’ai commencé à chanter depuis 1973. Je dirais que je suis un autodidacte.  Dans ma famille, ils font les lectures coraniques. Mais  personne ne chante les zikiris. Je suis le seul. J’ai grandi en voyant mes parents réciter en longueur de journée ces versets uniquement en arabe. Moi, je les suivais souvent quand ils allaient faire les lectures coraniques dans les cérémonies. Petit à petit, j’ai commencé à trouver mes marques vu que j’avais déjà une belle voix. J’ai commencé à  interpréter et à composer  des chansons religieuses personnelles. Ensuite,  j’ai décidé de faire mes chansons en plusieurs langues pour que toutes les ethnies puissent se retrouver dans mes propos. Depuis lors, je fais mes zikiris dans différentes langues : bamanankan, peulh, Morée, bobo, soninké…

 

Le zikiri est une musique  à base religieuse qui fait appel à l’union entre les peuples. Le zikiri est une musique qui  prêche la parole et les bonnes pratiques divines. La musique doit être gravée dans la tête de celui qui écoute. Pour cela, il faut un texte qui l’intéresse et l’attire. De plus, c’est  une musique qui  demande peu  d’instruments.

 

Faire  la chanson pour provoquer les gens ou pour inciter les gens à la révolte n’est pas bien. Ce qui rend la musique mauvaise, c’est quand on la fait avec l’intention de  diffamer les gens.

 

26 Mars : Que dites- vous dans vos chansons ?

 

Dans mes chansons, je traite le thème de Dieu, du Prophète et de temps en temps ceux qui ont aidé à asseoir la religion. En un mot, je conseille et sensibilise sur les bonnes pratiques de la religion musulmane dont je suis moi même un fervent défenseur.

J’ai plus de 15 albums sur le marché. Actuellement,  j’ai beaucoup de chansons en attente, mais les pirates ne nous laissent aucun répit. Tu dépenses des millions pour mettre un album sur le marché et tu ne gagnes rien.  Alors, je préfère aujourd’hui utiliser ces millions pour manger et pour aider les autres.

 

26 Mars : Que pensez-vous  des querelles entre les artistes ?

 

Je pense que c’est dû au manque de foi et  de la confiance en soi. C’est quand on n’a pas confiance en soi et en Dieu qu’on est jaloux de ce que son voisin  gagne. Je pense que, Dieu,  sait ce qu’il fait. Si ton frère et toi vous faites la même musique et que lui il a des millions et roule dans une grosse voiture alors que toi, tu gagnes juste de quoi te nourrir, je pense que ce n’est pas de sa faute. C’est Dieu qui l’a voulu ainsi. Donc, être contre cette personne, c’est en quelque sorte être contre Dieu. On doit arrêter  l’hypocrisie  et l’arrivisme dans la musique.

 

26 Mars : Que pensez-vous du  processus de réconciliation qui est en cours dans notre pays ?

 

Je pense que c’est quelque chose de bien. Ce qui est arrivé au Mali n’était le souhait de personne. Donc maintenant, on doit tous œuvrer pour que le Mali retrouve sa stabilité. Le Mali est un pays d’hospitalité, d’amour et de paix.  Beaucoup d’artistes ont chanté des messages de paix. J’étais l’un des premiers à agir. Qu’on soit artiste, homme de Dieu ou autres, on doit tous retenir que le Mali est un et indivisible. 

 

Propos recueillis par Rokya Berthé

SourceLe 26 Mars

8ème anniversaire du décès d’Ali Farka Touré : La Fondation qui porte son nom se rappelle!

artiste musicien guitariste ali farka toure

Les responsables d’‘’Ali Farka fondation’’ ont animé un point de presse le mercredi 5 mars dernier à la Maison de la Presse afin d’éclairer la lanterne des hommes de médias sur le brillant parcours de l’illustre artiste disparu, Ali Farka Touré et les réalisations de la fondation qui porte son nom, de sa création à nos jours.

7 mars 2006, 7 mars 2014, il ya de cela 8 ans que l’Homme qui a hissé très haut les couleurs du Mali dans le monde, à travers sa voix et sa guitare  disparaissait. Il s’agit d’Ali Farka Touré, l’enfant de Niafunké, l’icône planétaire du Blues. « L’occident détient les feuilles du blues mais les racines du blues sont en Afrique» disait le grand Ali Farka Touré de son vivant. Histoire pour lui de rappeler que le blues a ses origines en Afrique. Ainsi la 8ème année du décès de l’artiste a été mise à profit par les responsables de la Fondation qui porte son nom pour échanger avec les hommes de médias. Le thème choisi cette année était le mérite de l’homme.

 

Les différents les points inscrits  au menu  de cette activité portaient, entre autres, sur le parcours d’Ali Farka Touré en tant qu’Homme à multiples dimensions, ses œuvres et le bilan d’AFT Fondation après 7 ans d’existence.

 

A noter que cette année,  un monument dédié à la mémoire de l’homme a été inauguré en commune IV, suivi d’une séance d’exposition des œuvres de l’artiste, d’un match de football et d’un concert géant.

 

Selon le conférencier, Timoté Tamboura,  Ali Farka Touré est tout simplement un exemple à suivre pour les jeunes générations.  Car, dira-t-il,  Ali Farka Touré en tant qu’artiste a à son actif 3 Grammy Awards. Aussi, comme homme politique (pour avoir été maire de son village natal), la sympathie des populations de sa commune, qui retiennent de lui un homme engagé pour le développement local.  Avant d’ajouter qu’en tant que paysan « Ali Farka Touré a mis en place des projets dans le domaine agricole ». Parmi lesquels : des projets d’irrigation au profit des paysans, l’aménagement d’une parcelle de 40 hectares,  l’achat des intrants agricoles, entre autres. Par ailleurs, le conférencier a annoncé le changement du nom de la Fondation cette année. Autrefois appelée Fondation Ali Farka Touré (FAFT) elle sera appelée désormais Ali Farka Touré Fondation (AFT Fondation).  Interrogé sur les raisons de ce changement, Bouréma Touré dit ‘’Vieux Touré’’, président de la Fondation et non moins fils d’Ali Farka Touré affirmera que l’objectif était pour eux de trouver une dénomination qui sonne mieux à la fois pour les Anglophones que pour les francophones. Avant de rappeler que cette décision intervient après un échange avec les différents ambassadeurs de la Fondation et d’autres personnes engagés aux cotés d’AFT Fondation.

 

Quant au bilan de la fondation, selon Ali Guindo, le coordinateur de la Fondation, il dira qu’après 7 ans d’existence l’AFT Fondation a un parcours honorable, au regard des différents actes qu’elle a posés depuis sa création ; tant au plan socioculturel qu’artistique.

 

Lassina NIANGALY

SourceTjikan

9ème festival de la musique reggae : les conséquences de la consommation de la drogue au centre des activités

À l’occasion du 39ème anniversaire de la naissance de Bob Marley et de la 9ème édition du festival de reggae du Mali, la commission d’organisation a réalisé plusieurs activités dont une conférence-débats sur le thème «délinquance juvénile et conséquences de la consommation de la drogue». Elle a été animée par Dr. Kalifa Keita et Dr. Mamadou Sima.danseur reggaeman drogue rasta

Dans son mot de bienvenue, Aminata Sangaré dite Queen Mamy, a tenu à rappeler les bjectifs du festival de reggae du Mali. Selon elle, ce festival donne l’occasion aux différentes couches sociales de mieux cerner le combat du reggae et de s’en inspirer pour trouver des solutions aux différents problèmes de développement.

 

Parlant du thème de la conférence, elle dira que son choix n’est pas fortuit d’autant qu’il constitue une tribune pour envoyer un message aux détracteurs du concept. «Le rasta, ce n’est ni une question de drogue ni d’alcool. Le concept rasta représente un combat pour l’unité de l’Afrique et pour la paix dans le monde», a affirmé Aminata Sangaré.

 

Dans le même sens, Rach Bathily s’est appuyé sur l’histoire de Bob Marley et des pères fondateurs du rasta, pour expliquer que la consommation de drogue n’a jamais été un critère pour être rasta. Il a appelé les jeunes à abandonner la consommation de la drogue au risque de terminer leur vie dans un hôpital psychiatrique.
Quant au Dr. Kalifa Keita, sa présentation a tourné autour des conséquences de la consommation de la drogue. Aux dires du médecin, la drogue est une substance psychoactive qui agit sur le système nerveux central pour ensuite modifier la perception et la sensation. Elle affecte généralement les poumons, le foie et le cerveau.

 

Sur le plan social, elle peut conduire le sujet à l’agressivité, a-t-il ajouté. Parlant des chiffres, Dr. Keita dira que qu’il n’existe pas de statistique mais confirme cependant que 20% des patients admis à l’unité psychiatrique du Point G pour troubles mentaux sont des consommateurs de drogue.
À la question de savoir si les troubles mentaux dus à la consommation de la drogue étaient curables, le médecin est formel : il est pratiquement impossible de guérir ces malades mentaux.

Drissa Tiéné

SourceLe Débat

Top Etoiles vide de sens

C’est une émission de l’ORTM créée dans les années 1990 pour faire la promotion des artistes maliens et faire découvrir les jeunes talents en herbe. C’est une initiative de M’Baye Boubacar Diarra inspirée d’une émission de Balla Tounkara, qui animait sur Radio Liberté. ami koita griot chanteuse artisteLes toutes premières émissions étaient animées par feu Thierno Ahmed Thiam. Mais actuellement, Top Etoiles n’a plus de sens ; le nom Top Etoiles ne colle plus à l’émission. Cette émission est aujourd’hui faite pour les artistes connus et reconnus. Toujours les mêmes têtes : Baba Salah, Yaye Kanouté, Khaïra Arby, Fanta Disco. Aucune promotion pour les artistes en herbe, qui, pour faire passer leur clip à Top étoiles, sont obligés de payer. Et l’animateur actuel de l’émission est venu tout foutre en l’air, avec son trafic d’influence et ses exigences envers les associations, villes ou villages qui désirent abriter Top Etoiles. L’émission fait bien vivre son animateur.

source: le reporter

Babani Koné en concert live à l’Institut français

Le vendredi 21 février 2014, Fatoumata Koné dite Babani pour les uns et Sirani pour les autres a impressionné ses fans avec un spectacle pas comme les autres, à l’institut français de Bamako. Ce concert qui était tant attendu, disait le directeur de l’institut, a émerveillé plus d’un fan.

Babani Koné, artiste de renom, accompagnée au clavier par le maestro Cheick Tidiane Seck et de son orchestre au complet, a époustouflé le public venu ce jour à l’Institut français de Bamako. Avec une dizaine de titres tous inspirés de la vie de tous les jours : Fimani qui magnifie la beauté féminine ; Barika, la bénédiction ; le mariage polygamique ; le Mali ; Kédo ; Sinji tugu ; Saran, la Paix. Chacune de ces chansons a un sens et s’adresse à un public-cible. Sirani signe ainsi un retour remarqué après deux ans de dur labeur. L’album s’appelle «Maliba», un nom évocateur.

Ce spectacle était à la hauteur des attentes du public qui ne s’est pas ennuyé pendant les deux heures du concert et dont l’éclat a été rehaussé par une variété d’instruments traditionnels et modernes. Le but de ce tradi-moderne était de permettre à tout un chacun d’en avoir pour son compte : jeunes et vieux, hommes et femmes…

Il faut préciser que cet album a été arrangé par Cheick Tidiane Seck. À travers ce concert, Sirani a su faire montre de la richesse de la culture malienne. Du coup, elle confirme son indéniable talent d’artiste capable d’associer à la fois plusieurs instruments : le N’goni, le Tama, le Dundumba (le Djembé), le Balafon etc., et obtenir des mélodies envoûtantes et bien inspirées.

Pour plus d’ambiance et de créativité, le chorégraphe international Sékou Keita y a mis du sien. Comme on pouvait s’y attendre, ce beau spectacle a pris fin par des acclamations nourries du public à l’endroit de Babani. Laquelle arborait un large sourire aux lèvres en guise de remerciement pour ses fans qui ont effectué le déplacement. Au sortir de la salle, les uns et les autres ont pu dissimiler leur satisfaction.

 

Safiatou THIAM

SourceLe Reporter

Amkoullel aux Etats Unis pour la production de son prochain album

Il est à New York depuis le mois de juillet et va souvent à Baltimore et Washington pour l’enregistrement de son nouvel album. Il vient d’ailleurs de finir son nouveau clip intitulé «DIBI». Nous avons pu le joindre afin d’échanger avec lui sur cet album dont certaines vidéos et clips sont actuellement sur Youtube.

«C’est pour cela que tu ne me vois pas, mais je suis toujours au boulot pour faire connaître le hip-hop malien ici aux Etats-Unis.  Toujours plus haut et avec toute la mauvaise publicité que le Mali  a eu ces 2 dernières années, je pense qu’il est important de donner une belle image à l’international. Le Mali, ce n’est pas que des problèmes ou dérapages, même  s’il faut reconnaître qu’il y’en a beaucoup en ce moment». Ce sont les premiers prononcés par Amkoullel.

Parlant de son prochain album, l’enfant peulh nous dira que cette œuvre sera une rencontre entre la musique malienne et le hip-hop américain. Car des producteurs américains sont en train de travailler  pour les beats, et la touche mandingue ajoutée par les instruments traditionnels. L’objectif est de produire une œuvre internationale permettant au Hip-hop malien de se faire connaître aux Etats-Unis. Le hip-hop malien grandit de jour en jour  «et maintenant nous sommes arrivés au stade où il nous faut être de plus en plus présent aux quatre coins du monde. Nous, artistes rappeurs maliens, devrons faire de notre mieux pour être à l’image de nos aînés Salif Keita, Oumou Sangaré, Toumani Diabaté, Bassékou Kouyaté, Yoro Diallo et feu Ali Farka Touré qui ont ouvert la voie. À notre tour de le faire pour le hip-hop malien», déclare le jeune rappeur. C’est pourquoi, dira-t-il, il est actuellement aux Etats-Unis afin que ce rêve devienne réalité.

Après un documentaire avec MTV, la BBC, des articles dans New York Times Magazines, des conférences dans des universités tels que la Brown université ou UCLA à Los Angeles, des ateliers de créations, notamment avec la Brooklyn Académie of Music et des tournées, Amkoullel peut confirmer que le public américain est plus que prêt à accueillir positivement le hip-hop malien. «Même si je suis ici, mon nom est et restera toujours au Mali, et cela va sans dire. Je reviendrai bientôt à la maison», nous a-t-il confié.

Dans le prochain album, Amkoullel traite de la crise au Mali, la corruption, la déclinaison de l’autorité parentale et l’échec scolaire. Dans le morceau «Zon Bidjan» il dépeint la corruption à toutes les échelles de la société malienne, de la petite corruption avec la vente des notes sexuellement transmissibles aux grands caïmans dans les bureaux de l’Etat. Il n’épargne personne. Pour lui, c’est une chanson dédiée à tous les Maliens qui ne reculent plus devant rien pour s’enrichir sur le dos des pauvres citoyens. «Aujourd’hui beaucoup de gens pensent que le vol et la tricherie sont normaux, il est temps qu’on combatte cela. Il y a plusieurs gens qui se sont enrichis sur le dos du pays ; ils n’ont jamais été inquiétés et ce sont des exemples de réussite pour les jeunes de leurs quartiers alors que ce n’est pas vrai. Cela n’est pas normal. C’est pourquoi je chante et je dis que les voleurs sont chanceux au Mali, ceux qui volent le pays sont bien traités. Mais cela doit cesser, il faut que le discours de lutte contre la corruption soit une réalité au Mali», clame-t-il.

Amkoullel n’est pas tendre avec les hommes politiques maliens. «La plupart d’entre eux ne pensent pas à la population une fois élu. Ils ne pensent qu’à eux-mêmes, alors que dans un Etat démocratique on n’a besoin d’une opposition forte, ceux qui sont dans la majorité doivent jouer leur rôle, tous ceux de l’opposition, doivent tous travailler pour le bonheur du pays, mais pas dans l’animosité et travailler pour soi-même en oubliant le pays et les populations», assène-t-il.

Par ailleurs, il a salué l’élection du jeune Amadou Thiam au poste de 2ème vice-président de l’Assemblée nationale, tout en demandant à la jeunesse de ne plus suivre la voie des aînés qui ont échoué, mais de se donner la main pour tracer une nouvelle voie pour le pays. À la question de savoir s’il ambitionne faire de la politique un jour, voici sa réponse : «Nos artistes ont mobilisé plus que les politiques ; nous sommes plus écoutés que les politiques. Je préfère ma place d’artiste avec mon micro. J’ai de la chance d’être écouté par les jeunes maliens, africains et du monde. Cette  chance n’est pas donnée à un homme politique, donc je reste rappeur». On n’a pas besoin d’un dessin pour le comprendre !

 

Nana HOUMAMA 

SourceLe Reporter

Oumou Sangaré : «Mes sœurs, la terre ne ment pas»

oumou sangare artisteAprès une année 2013 très difficile et cette nouvelle année qui promet un changement, nous avons voulu approcher la diva du Wassoulou qui nous livre dans un entretien sa nouvelle passion. Après son pèlerinage à la Mecque, et même avant, Oumou Sangaré passe plus de temps au champ que dans sa villa. Elle suit de près les animaux, les semences et sa volaille. Elle nous parle aussi de son prochain album qu’elle est en train de réaliser avec Cheick Tidiane. La diva du Wassoulou s’épanche donc sur sa carrière musicale et la situation du pays.

Comment vous entamez cette année 2014 après la crise qu’a traversée notre pays ?

Oumou Sangaré : Je rends grâce à Dieu. C’est Lui qui nous a permis de surmonter les difficultés de l’année précédente pour entamer cette nouvelle année. J’aborde la nouvelle année avec sérénité et beaucoup de confiance. Comme tous les Maliens, je m’accroche. Chacun essaye de faire en sa manière, moi aussi tout doucement. Je continue avec la musique. Avant mon départ à la Mecque, j’étais en studio à Paris pour travailler sur un nouvel album avec le concours de Cheick Tidiane Seck. Depuis mon retour du lieu saint de l’islam, je me suis consacrée aux travaux champêtres où j’essaye de faire de la pisciculture, l’élevage de la volaille. C’est une manière pour moi d’encourager mes sœurs qui sont en milieu rural qu’avec la terre, on peut réussir.

Après l’hôtellerie, l’automobile, la terre est-telle devenue votre nouvelle passion ?

Mon père était imam mais aussi un agriculteur très rompu à la tâche. J’ai appris à ses côtés la valeur de la terre, des travaux champêtres. Il s’était consacré à la religion et aux travaux champêtres. La lecture du coran et les travaux champêtres étaient ses deux passions. C’est lui qui m’a influencée et encouragée car il ne pouvait pas vivre sans son champ. Aujourd’hui, je me sens à l’aise au champ qu’à la maison.

Comment vivez-vous cette passion ?

Naturellement, je suis une femme très active. Le matin, je donne à manger à mes poules pondeuses, mes poissons qui vivent dans un cadre aménagé pour eux et j’arrose les orangers. J’aide aussi les autres dans le travail. Je suis très active et pense l’avoir hérité de ma mère.

Le résultat est-t-il satisfaisant ?

Doucement, mais sûrement. Les bœufs commencent à être productifs, les poules commencent à donner des œufs, les premières récoltes de poissons sont prévues pour fin mars. Avec de nombreuses commandes, tout est déjà sur le marché. C’est un travail difficile mais le résultat est encourageant.

Quel est le message que vous avez voulu véhiculer en vous consacrant à ces activités ?

Au-delà des autres femmes, mon message est d’attirer singulièrement l’attention de mes sœurs vivant en milieu rural en leur disant que la terre ne ment pas. C’est le seul domaine, je crois, où on peut commencer moyennement pour en tirer un grand profit. Les travaux champêtres ne sont pas seulement pour ceux vivant en milieu rural. Même un artiste de renommée mondiale peut s’investir et avoir une grande satisfaction. C’est aussi une façon de se ressourcer et de partager le quotidien de ses braves femmes et hommes qui donnent tout pour faire nourrir de milliers de Maliens.

Revenons à la musique. Qu’est-ce qui est au programme ?

La production de l’album continue et je suis en négociation avec des Américains pour une tournée aux Etats-Unis. Je vous informerai quand les négociations auront abouti. Très prochainement, je dois me rendre au Burkina Faso, au Gabon et en Afrique du Sud pour des concerts.

La fête de Saint valentin est inscrite dans votre agenda musical de cette année. Est-ce pour marquer votre présence au grand évènement ?

C’est pour marquer ma présence au grand évènement certes, mais après la crise qu’a traversée notre pays, je pense que le rôle de nous les artistes est de faire le vide dans le cœur et les esprits de nos frères et sœurs. Il s’agit d’organiser des cadres de recréation pour qu’ils oublient leur stress. Traditionnellement, je ne fête pas solennellement cette fête, mais actuellement, la ville de Bamako a besoin de vivre, de sortir de cette morosité due à la crise. Par ces soirées, nous lançons un message au reste du monde pour qu’ils comprennent que la paix s’installe progressivement au Mali.

Oumou est apolitique si, nous nous en tenons à sa philosophie. Pourtant lors de l’investiture du président Ibrahim Boubacar Kéïta, vous étiez très active ?

C’est vrai, je suis apolitique. Je suis au service du Mali et de tous les Maliens sans distinction aucune. Je suis la voix des sans voix. Une voix qui ne se voit pas aligner derrière un seul politicien. C’est ma philosophie, je vois les choses de cette manière. Que ce soit IBK, Soumaïla Cissé ou encore Modibo Sidibé, une fois qu’un président est élu, il appartient à tous les Maliens quelle que soit sa coloration politique. Les activités pour l’organisation de l’investiture du président IBK m’ont trouvée à Paris. J’ai donc décidé de surseoir à ma tournée afin de participer à l’investiture. La même nuit, après les activités festives de cette journée qui marquait le retour du Mali dans le giron démocratique, je suis retournée à Paris pour continuer ma tournée. C’était ma façon d’exprimer mon patriotisme. Je suis derrière mon peuple dans son choix pour celui qui doit présider la nation. Le peuple a choisi le président Ibrahim Boubacar Kéïta, je ne peux pas m’opposer à lui.

Un dernier mot ?

Je conclus en vous remerciant d’être venu à moi. Ce qui prouve une marque de considération. Aussi pour demander à tous les Maliens de s’unir maintenant que le pays retrouve un retour de stabilité. L’union est un devoir commun à tous les Maliens pour faire en sorte que la stabilité retrouvée dans la douleur et dans le sacrifice soit pérenne parce qu’on a un beau pays. Un pays qu’on doit continuer à chérir, pour que le Mali soit le plus beau, le plus chaud, une terre d’accueil. Je vous remercie et bon vent à notre Magazine.

 

Kassim TRAORE 

SourceLe Reporter

Miss Salia Kalifa, une jeune pleine de potentialités : «Je pense qu’on doit laisser IBK travailler, parce qu’il a été élu par 77% des Maliens»

L’ancienne Miss Mali est très entreprenante, très engagée et pleine de potentialités. Une exemplarité qui mérite d’être suivie par ses sœurs maliennes. Elle pense que le Mali est à une phase de transition après des évènements douloureux relatifs à l’occupation des régions nord de notre pays et l’affaiblissement de nos institutions.Miss Salia Kalifa dauphine

Pour que le Mali retrouve sa fierté d’antan, la jeune Kalifa Salia pense que les Maliens doivent s’unir et être patients pour permettre à Ibrahim Boubacar Keïta de poser les jalons pour le développement durable de notre pays. Si hier, elle soutenait le concurrent direct au fauteuil du président de la République, Kalifa Salia estime aujourd’hui que l’édification d’une nation doit unir tous les fils de la nation quelle que soit leur coloration politique.

Pour elle, c’est dans l’union que les Maliens surprennent les autres nations. Mais elle refuse de se prononcer sur ce que d’aucuns appellent la gestion familiale de la nation par l’actuel locateur de Koulouba. De l’élection du président de l’Assemblée nationale en passant par l’entrée de Karim Keïta à l’hémicycle, Kalifa Salia veut se donner du temps avant de porter une quelconque appréciation. Elle souhaite restée très active pour donner une visibilité à son pays. Un pays qu’elle porte dans son cœur en dépit de la distance.

Pourtant, c’est dans cette distance qu’elle avait posé des actes qui consistaient à faire élire le candidat malheureux à la présidence de la République, Soumaïla Cissé.  On se souvient qu’elle était très active pour l’élection présidentielle avortée de 2012. À l’époque, elle avait pris l’initiative de créer une page facebook pour soutenir le candidat Soumaïla Cissé. Cette page avait enregistré beaucoup d’adhérents au Mali, dans la sous-région, en Afrique, en Europe et à travers le monde.

L’objectif  était de mobiliser un million de jeunes filles à travers le monde pour Soumaïla Cissé. Elle a sillonné les milieux universitaires et scolaires afin d’avoir l’adhésion de ses sœurs. Dans le cadre de ce même processus, elle avait organisé plusieurs activités de sensibilisation sur les enjeux de l’élection à travers le monde. Pour elle, épouser les causes d’un parti doit aussi nous amener à respecter ses adversaires et à prôner la culture de la paix dans son pays.

Après le résultat de l’élection présidentielle, son mentor Soumaïla Cissé avait reconnu sa défaite et assumé ses responsabilités qui étaient d’aller dans l’opposition, une opposition constructive. Kalifa Salia, hier très active pour Soumaïla Cissé, revient sur terre en invitant tous les Maliens à être patients avec Ibrahim Boubacar Kéita afin qu’il puisse mener sa politique pour un Mali nouveau. Pour Kalifa Salia, IBK a été élu par la majorité écrasante du peuple malien et c’est au peuple de le soutenir pour qu’il mène à bon port le bateau malien.

Elle s’est dite confiante quant à l’avenir du Mali et promet d’être active en entreprenant des activités qui redorent l’image de notre pays à l’étranger. Pour cette jeune dame, le Mali n’est pas ce pays de mauvais cadres, mais un pays avec la réputation de relever les défis quand il est uni. Par conséquent, elle demande à tous les Maliens de s’unir pour le Mali et pour une opposition participative et constructive.

Kalifa Salia a la tête sur les épaules et très cultivée. Après ses études secondaires, elle a sillonné l’Afrique et l’Europe pour faire les études universitaires de ses rêves. Elle détient ainsi un Master 2 en comptabilité de gestion (ICOGES-Paris), un DESS dans le même domaine à l’université (UC Tunisie) et un BTS en communication d’entreprise (GECOS).

Ses prises d’initiatives, son engagement, sa potentialité dans la gestion des ressources humaines font d’elle une fille exemplaire. Ses qualités sont le fruit d’une expérience nourrie en collaborant dans divers milieux professionnels. Déjà, en 2008, elle était stagiaire à l’Office de Radiodiffusion télévision du Mali.

Elle a aussi évolué respectivement comme stagiaire en 2010 à la société (GESTOCI) de la Côte d’Ivoire, à la Société Orange du même pays en 2011, avant de faire en 2012 un stage à la Société Energétique de France (EDF). Ces différentes expériences lui ont permis de cultiver un sens d’accueil, d’écoute, de travail dans le groupe, d’orientation des clients et de la gestion des plannings.

 

M. O. S

SourceLe Reporter

Salif Keïta parle de sa séparation avec Mafi : «Je ne ferai rien qui puisse la nuire, mais je veux ma résidence»


salif keita artiste musicien albinos mafi epouse«Quand la célébrité atteint un certain niveau, on n’a plus peur des calomnies, des mensonges et des diffamations, ça fait partie de la vie d’une star. Qu’on parle en bien ou en mal de vous dans les médias devient normal. Je suis content que vous soyez venu me voir par rapport à ma séparation avec ma femme». C’est par ces propos que nous avons été accueillis le mercredi 19 février 2014 sur l’île du Djata Land par Salif Keïta, le Domingo.

Il était entouré d’un ami d’enfance et de sa dame à tout faire, Remy. Pour Salif Keïta, il ne lui sert à rien de salir le nom de Mafi Keïta qui est avant la mère de ses enfants. Oui, il a eu deux enfants avec elle. «Je ne ferai rien contre elle, rien de mal ne lui arriva par ma faute et je ne laisserai personne la salir. Parce qu’on a eu quelque chose ensemble que rien ne peut donner à un être humain, c’est l’enfant ! J’ai eu deux enfants avec elle, en raison de cela, je ne veux pas la traîner encore moins la faire souffrir. Si elle a des soucis, j’irai avec nos enfants lui rendre visite. Sinon ce qu’elle a fait n’est pas un acte pardonnable».

L’enfant de Djoliba, qui a enduré beaucoup de souffrance en plus de 40 ans de carrière musicale, est aujourd’hui un homme endurci par les épreuves et par l’âge (il a aujourd’hui 64 ans). En effet, Salif Keïta affirme avoir subi toutes sortes de complot, de méchanceté et de mensonge, au Mali comme en Guinée Conakry, Côté d’Ivoire et en France. «J’en suis sorti grâce à Dieu. J’ai vécu et vu des situations difficiles dans ma vie d’artiste quand je n’avais aucun soutien encore moins de parents ou d’autorités pour m’aider. Mais, Dieu a fait mes combats. Je fais confiance à ce même Dieu, qui ne meurt pas, qui ne voyage et qui ne dort pas. Il fera mon combat. Ils peuvent continuer à faire tout ce qu’ils veulent mais moi, je ne ferai rien contre eux. Je me confie à Dieu», affirme Salif Keïta, la main sur le cœur.

Néanmoins, Salif Keïta réclame sa résidence d’autant que vivre sur l’île de Djata Land n’est pas son souhait. Il veut passer le reste de sa carrière dans sa résidence. Car, pour lui, elle a été construite pour ça. Guère pour être confisquée par quelqu’un d’autre ! «J’ai passé 40 ans à chanter à travers le monde, la seule résidence que j’ai construite au Mali pour y faire le reste de mes jours, je vais y rester. Je ne peux abandonner cela pour rien au monde !

J’ai construit pour ma retraite musicale, ma place n’est pas sur cette île. Je veux être chez moi dans ma résidence. Pour  cela, je ferai tout pour l’avoir. Dieu merci, c’est en bonne voie. Je  pense que ça ira bien parce que je sais comment j’ai travaillé pour avoir cette maison. Dans la vie, il faut savoir ce qu’on veut et ce qu’on doit faire. Ce n’est pas à 64 ans que je vais me mettre dans une querelle avec la mère de mes enfants. Mon  âge ne me permet pas cela. Mais je veux ma résidence pour le reste de ma vie». Voilà qui est clair !

Aussi faut-il reconnaître, pendant plus d’une demi-heure d’échanges, Salif Keïta n’a prononcé aucun mot péjoratif à l’encontre de Mafi Keïta, encore moins de ses parents. D’autant plus que pour le rossignol, «les gens doivent se garder de trop parler et de faire certaines affirmations».  «Je n’ai rien contre elle, je n’ai rien contre ses parents. Personne ne m’a fait quelque chose de mal. Je dis que le fait de mettre son nom sur les documents de ma maison n’est pas une bonne chose.

Je vais emprunter les voies légales pour cela. Ce qui s’est passé entre Mafi et moi ne sera jamais mis sur la place publique par moi, Salif Keïta ! Je ne parlerai plus dans un média pour me blanchir ou me salir. Ça ne sert à rien pour moi. Si j’ai ma maison, c’est fini. Le reste, Dieu s’en occupera comme il sait le faire et je me confie à ce même Dieu, qui m’a toujours soutenu seul contre tous», confesse-t-il.

Après cet entretien, Salif Keïta a quitté jeudi 20 février 2014 Bamako pour Freetown. Puis, la RDC. Il devrait terminer sa tournée par la Côte d’Ivoire avant de revenir à Bamako. Cette année, il dit avoir plusieurs dates en Afrique et dans les capitales européennes.

Il faut par ailleurs signaler qu’il était, du 5 au 9 février 2014, la tête d’affiche de la 10èmeédition du Festival sur le Niger, à Ségou.

 

Kassim TRAORE 

SourceLe Reporter

Tiken Jah Fakoly (artiste chanteur) : “La CPI avait déjà prevenu Laurent Gbagbo”

Vedette incontestée du reggae en Côte d’Ivoire, en Afrique et dans le monde, Tiken Jah Fakoly s’apprête à lancer début juin dans les bacs son nouvel album intitulé « Dernier appel». En attendant cette échéance importante de sa désormais riche carrière, le chanteur savoure son 4ème disque d’or qu’il vient d’obtenir avec «African Revolution», sa dernière œuvre discographique, après ceux glanés par «Françafrique» en 2002, «Coup de gueule» en 2004 et «L’Africain» en 2007. Et depuis Bamako où il réside, Tiken Jah Fakoly garde avec un œil attentif sur tout ce qui se passe en Côte d’Ivoire. Dans cet entretien, il évoque naturellement son futur opus, et croque, avec le franc-parler qu’on lui connaît, tous les sujets brûlants de l’actualité sociopolitique ivoirienne. Tiken Jah Fakoly à bâtons rompus. Le Patriote : Votre prochain album qui sortira début juin s’intitule «Dernier appel ». Pourquoi ? Tiken Jah Fakoly : C’est le dernier appel pour le vol Africa. C’est encore un appel au peuple africain, au réveil de l’Afrique, parce que personne ne viendra changer notre continent à notre place. C’est encore un appel à la responsabilité du peuple africain par rapport à ce qu’il subit. Il ne faut pas arrêter de parler aux Africains, parce que Dieu nous aidera à aider ce continent que lorsque nous-mêmes, on mettra la main à la pâte. Ça ne veut pas dire que c’est le dernier album. Je pense que quand il y a la prière à la mosquée, il y a un premier appel, un deuxième appel et un dernier appel avant que la prière ne commence. Même à l’église, on fait plusieurs prières avant la prière principale. Il y a une dernière fois que la cloche sonne avant que la prière ne commence. C’est juste un appel au peuple africain.

LP : Combien de titres comportera l’album ?

TJF : Pour l’album africain, il y aura 16 titres et pour l’album européen ou occidental, il y aura 12 titres.

 

LP : Pourquoi justement cette différence ?

TJF : Cette différence, parce qu’aujourd’hui, il est démontré par les maisons de disques en France qu’il ne sert à rien de mettre plusieurs titres sur un album. Puisque dans un album, très souvent, il y a les gens qui choisissent deux ou trois titres qu’ils aiment.  On met beaucoup de titres pour l’album destiné à l’Afrique parce qu’on a beaucoup de choses à dire sur l’Afrique. Il y a des choses que j’ai envie de dire entre nous les Africains. Ce sont les choses que je n’ai pas forcément besoin de mettre sur l’album qui sort en Occident. C’est aussi le choix d’Universal Music. Ensemble, on a décidé de mettre 12 titres, parce que les gens n’écoutent pas toutes les chansons d’un album.

LP : Hormis le « Dernier appel », quels sont les autres thèmes que vous développez dans vos chansons ?

TJF : Il y a un message que j’adresse à la diaspora.  Quand nos dirigeants ont commencé à réclamer l’indépendance, les idées sont venues après le voyage de Kwame N’Krumah aux Etats-Unis, où il a rencontré la diaspora. Dans les années 60, Martin Luther King et Marcus Garvey ont rencontré des dirigeants africains de l’époque dont Sékou Touré, Kwame N’Krumah, Hailé Sélassié. J’appelle aujourd’hui la diaspora africaine dans le monde à ne pas se focaliser seulement sur l’argent ou l’économie, mais aussi à se concentrer sur le devenir de l’Afrique. Dans ce titre intitulé à juste titre « Diaspora», je fais un featuring avec Alpha Blondy.  Il y a aussi d’autres titres qui donnent l’espoir aux Africains dans lesquels je parle de mon optimisme pour l’Afrique. Parce que je pense que l’Afrique est le continent de l’avenir. Dans le morceau « Quand l’Afrique va réveiller », je dis aux Africains de croire en ce continent, comme moi j’y crois. Je pense que si on se met au travail, si on met les enfants à l’école, on peut changer beaucoup de choses d’ici un siècle. Si nous ne sommes plus de ce monde, nos enfants ou nos petits-enfants découvriront une Afrique pleine d’espoir.

LP : Pensez-vous qu’il faut croire encore en cette Afrique  où on assiste encore en 2014 à des guerres fratricides comme en Centrafrique où les gens se découpent à la machette ?

TJF: Il ne faut pas voir cela comme quelque chose de négatif. L’Afrique est dans un processus normal. Tous les grands pays aujourd’hui dits démocratiques, que ce soit la France, les Etats-Unis, sont des pays qui sont passés par les situations comme celles que vous évoquez. Ce qui se passe aujourd’hui en Centrafrique avec son lot de réfugiés sur les routes, nous rappelle ce qui s’est passé dans les pays que nous citons en exemple, il y a un siècle. Tout ce qu’il faut faire, c’est que chacun apporte sa contribution  pour que de telles situations n’arrivent plus. Il ne faut pas être désespéré en voyant ces choses.

LP : Toujours à propos de l’album, y a-t-il un titre sur la Côte d’Ivoire ?

TJF : Moi, je fonctionne maintenant en Africain. Je ne fonctionne pas en Ivoirien seulement. Evidemment, il y aura des titres qui vont concerner la Côte d’Ivoire.

LP : Lesquels ?

TJF : Je ne peux pas les dévoiler maintenant. Parce que nous sommes à trois ou quatre mois de la sortie de l’album. Je pense qu’on ne doit pas dévoiler tous les titres aujourd’hui. Ce qui est sûr, c’est qu’il est important qu’un artiste engagé reste constant. Je ne veux pas me dérober à cette règle. Je veux continuer à être constant dans mon combat. Tout ce qu’on dira, ce sont des choses qui sont constatées. Des messages que nous faisons passer de sorte qu’ensemble, nous puissions nous donner la main pour que ce pays puisse continuer à avancer.

LP : Récemment en Côte d’Ivoire, il y a eu de fortes rumeurs sur l’état de santé du président de la République. Une certaine opinion ivoirienne a même souhaité sa mort. Qu’en pensez-vous en tant que porte-voix du peuple ?

TJF : C’est avec beaucoup de déception que je perçois ces rumeurs. On ne comprend pas ces rumeurs venant de certains Ivoiriens. Parce que je pense que dans toutes les cultures en Côte d’Ivoire ou en Afrique en général, lorsqu’il s’agit de la santé ou de la mort, il y a une certaine solidarité. On se met ensemble, on se retrouve pour souhaiter que la personne malade se rétablisse. Je pense que c’est très nul. Ça, ce n’est pas de la politique. C’est avec beaucoup de désespoir que j’ai vu ces informations sur les réseaux sociaux. C’est choquant. Moi, je fais partie de ceux qui ont la certitude que le président de la République va revenir en bonne santé. Puisque j’ai eu l’honneur d’avoir la Première Dame au téléphone, qui m’a contacté pour son gala. Ce jour-là, elle était avec le Chef de l’Etat et j’ai eu l’honneur de lui parler. Je sais que le président va revenir. Il va revenir pour continuer la révolution économique qu’il a commencée. Vous savez depuis Houphouët-Boigny, les Ivoiriens ont eu rarement l’espoir au niveau du développement. Il faut souhaiter ensemble qu’il puisse revenir, qu’il puisse continuer tout ce qu’il est en train de faire. On ne dit pas que tout est rose. Nous artistes, nous devons continuer à critiquer si nous constatons des choses. Mais je pense qu’aujourd’hui, il faut reconnaître que la Côte d’Ivoire est dans une position qui donne de l’espoir. Je pense que tous les Ivoiriens pourront se retrouver pour que la Côte d’Ivoire puisse avancer.

LP : Il y a aussi la question de la libération des pro-Gbagbo. Ce qui fâche un peu les victimes de la crise postélectorale. Est-ce que vous comprenez un peu cette démarche politique des autorités?

TJF : Je comprends la position des victimes. Je la respecte. Je serai à leur place, je ferais  la même chose. Mais, je comprends aussi la position du gouvernement, qui aujourd’hui est en train d’écouter la communauté internationale, les leaders d’opinion. Nous, après la caravane de la réconciliation, avons écrit un livre blanc dans lequel nous avons passé un message important. Nous pensons que le président de la République et le gouvernement, nous ont écoutés. On a vu qu’il y a eu plusieurs vagues de libération (des pro-Gbagbo). Maintenant, on ne comprend pas qu’il n’y ait pas de l’apaisement. Que ceux qui sont libérés ne continuent pas à apaiser les cœurs. Parce que c’est en le faisant qu’ils peuvent encourager et qu’ils peuvent avoir d’autres libérations pour qu’au bout, nous puissions nous retrouver. Je pense que les victimes ont raison de prendre position, de faire savoir qu’elles ne sont pas contentes. C’est leur droit. Même ceux qui sont morts dans cette crise, qu’ils soient de tous les côtés, de toutes les régions de la Côte d’Ivoire, la meilleure manière d’honorer leurs mémoires, c’est d’apaiser les cœurs, d’aller  vers l’apaisement, de développer ce pays. Sinon, on va dire qu’ils sont tous morts pour rien. Tout en comprenant et en respectant la position des victimes, j’encourage le gouvernement à aller plus loin, parce que la paix n’a pas de prix, la stabilité n’a pas de prix. S’il n’y a pas de stabilité, il n’y aura pas de développement, s’il n’y a pas de développement, il n’y aura pas de création d’emplois. S’il n’y a pas de créations d’emplois pour les jeunes Ivoiriens, ça va être difficile pour nous d’être tranquilles chacun dans sa maison.

LP : Les victimes attendent au moins que leurs bourreaux demandent pardon…

TJF : C’est la raison pour laquelle j’ai dit que je comprenais les victimes. Ce que je ne comprends pas, c’est effectivement ceux qui sont libérés, le langage qu’ils ont. C’est dommage. Parce que je pense que ça ne coûte rien de demander pardon dans ce pays. Tout le monde a demandé pardon. Nous avons vu le président de l’Assemblée nationale, courageusement demander pardon. Le président de la République a demandé pardon. Tout le monde l’a fait. Ça ne coûte rien. Parce que nous avons un héritage à nous tous qui est la Côte d’Ivoire. Nous devons tout faire pour que la situation s’apaise en Côte d’Ivoire. Je pense que les victimes ont raison de se révolter. Je souhaite que les bourreaux demandent pardon. Que le pardon vienne de partout. Que tout le monde demande pardon pour que nous puissions soulager les victimes, pour qu’on pense tous à la Côte d’Ivoire.

LP : Mais, malgré ces efforts de libération, on constate qu’il y a encore des attaques comme récemment à Grabo. Est-ce à dire que la Côte d’Ivoire est condamnée à rester dans la violence ?

TJF : Non, je pense que ceux qui font ces attaques, ceux qui souhaitent aujourd’hui que les troubles reviennent en Côte d’Ivoire, sont en train de montrer leur manière d’aimer la Côte d’Ivoire, qui n’est pas la bonne manière d’aimer le pays. C’est dommage qu’aujourd’hui où les investisseurs commencent à arriver, que les gens commencent à faire confiance à la Côte d’Ivoire, qu’il y ait encore des situations comme ça. Je pense que ce sont des gens qui sont en train de montrer leur vrai visage. J’espère que le gouvernement et ceux qui gèrent la sécurité en Côte d’Ivoire prendront toutes les dispositions pour éviter qu’on trouble la quiétude des Ivoiriens, pour éviter que la Côte d’Ivoire ne retombe dans cette situation dans laquelle elle était en 2011.

LP : Vos détracteurs disent que depuis que le président Ouattara est au pouvoir, Tiken Jah a perdu la voix…

TJF : Je pense que depuis que le président est au pouvoir, je n’ai pas encore sorti d’album. Donc, ils ne peuvent pas me juger pour le moment. Je l’ai dit tout à l’heure, nous avons le devoir devant l’histoire de garder notre crédibilité. Mais, cela ne veut pas dire que quand on est content, quand on pense que le pays est sur la bonne voie, qu’on ne doit pas le dire. Vous savez,  même Dieu qui nous a créés, il y en a qui vont continuer à le détester. Il y en a qui disent qu’ils ne le reconnaissent pas. Même Jésus qui a été mis sur la croix n’est pas apprécié par tout le monde. Moi, je ne pense pas comme eux. Ce que les autres  demandent, c’est que je me transforme en griot. Je n’ai pas à être ce griot. Ils n’ont qu’à me regarder. Dans mes interviews, à chaque  fois, j’ai pris position quand il fallait prendre position. Vous savez, on ne peut pas empêcher les gens de penser ce qu’ils pensent, de dire ce qu’ils veulent dire, ce qu’ils ont envie de dire. Moi, je continue mon chemin. Je continue à écrire mon  histoire. Ma crédibilité n’a pas de prix.

LP : Le FPI demande la libération de Gbagbo comme préalable pour aller à la paix et à la réconciliation. Comprenez-vous cette exigence-là?

TJF : D’abord, Gbagbo n’est pas entre les mains de la justice ivoirienne. Il est à la disposition de la justice internationale. C’est cette justice internationale qui avait prévenu Gbagbo lorsqu’il a confisqué le pouvoir. Tout le monde se souvient qu’à l’époque, la justice internationale lui avait demandé de laisser tomber le pouvoir. Ce n’est pas une affaire ivoiro-ivoirienne. C’est une affaire internationale. Ils ont le droit de réclamer la libération de Gbagbo. C’est leur plein droit. On ne peut pas les empêcher de le faire. Ce que je peux leur donner comme conseils, c’est que plus la Côte d’Ivoire sera apaisée, plus les Ivoiriens seront tranquillisés, plus la Côte d’Ivoire ira dans une situation positive, plus cela aura des retombées sur la situation de Gbagbo. Si Hamed Bakayoko, Guillaume Soro et autres avaient refusé d’entrer au gouvernement, prétextant que Ouattara n’est pas candidat, ils ne se seraient pas rapprochés de Gbagbo à l’époque. Ils n’auraient pas discuté avec lui. La stratégie du FPI n’est pas la bonne. Ils pensent peut-être qu’ils sont dans le vrai, nous sommes en démocratie, nous sommes dans un pays libre, chacun a sa manière de mener son combat. Moi, je ne crois pas forcément à leur stratégie. Je la respecte, c’est une manière de mener un combat. Gandhi a mené son combat d’une manière, Nelson Mandela a mené le sien d’une autre façon. Chacun a sa manière de mener son combat. S’ils pensent que c’est la meilleure manière pour eux,  je ne peux que respecter leur démarche. Même si je ne crois pas en cela. En politique, il faut être stratège. A l’époque, j’avais souhaité qu’ils aillent aux élections législatives. Ils ne l’ont pas fait, ils ne sont pas non plus allés aux Municipales.

LP : Vous leur conseillez donc de rentrer au gouvernement ?

TJF : Si ceux qui sont aujourd’hui au pouvoir ont accepté de rentrer dans le gouvernement de Gbagbo, de discuter avec lui, je ne vois pas aujourd’hui pourquoi le FPI ne ferait pas la même démarche. Peut-être que cette stratégie sera payante. Je trouve dommage de rester dans son coin, de faire la politique de la chaise vide. Cela n’a jamais payé. Il n’y a qu’eux qui peuvent analyser leur situation et mener leur combat à leur manière. Moi, je ne crois pas à la politique de la chaise vide. S’éloigner de ceux qui prennent les décisions n’est pas payant. On a eu des exemples en Côte d’Ivoire. Il faut aller ensemble, montrer son amour pour la Côte d’Ivoire, discuter avec les décideurs, jouer la carte de l’apaisement. Je pense que c’est comme cela qu’on peut avoir gain de cause.

LP : Que répondez-vous à ceux qui disent que sans Gbagbo, il n’y a pas de réconciliation ?

TJF : Il y a un pays qui s’appelle la Côte d’Ivoire qui va exister sans Gbagbo, Ouattara ou Bédié. Nous sommes dans la dernière phase. En 2030, on ne parlera plus de Gbagbo ni de Bédié encore moins de Ouattara. La Côte d’Ivoire continuera ans eux. Dire que sans telle ou telle personne, il n’y a pas de réconciliation ou pas de Côte d’Ivoire, moi, je n’y crois pas. D’autres personnes peuvent y croire. Je respecterai leur position. Dire que sans une personne, le pays n’avancera pas, c’est une erreur. Je pense que certains hommes politiques en ont fait l’expérience en Côte d’Ivoire, donc cela devrait servir d’exemples à d’autres personnes. C’est comme ça qu’on avance. Tout ce que je souhaite, c’est la paix pour mon pays, la stabilité pour mon pays. Le pays ne peut pas être aujourd’hui bloqué pour Ouattara ou pour Bédié ou encore pour Gbagbo ou pour Soro. La Côte d’Ivoire est au-dessus de tous ceux-là. Maintenant, s’il y a des gens qui pensent que la Côte d’Ivoire doit être accrochée à une personne, c’est une stratégie à laquelle je ne crois pas.

LP : Tiken Jah Fakoly revient de l’Afrique du Sud, le pays de Nelson Mandela. Que retient-il de l’homme ?

TJF : Je retiens que l’Afrique du Sud est un grand pays. C’est un grand pays, parce que les gens se sont pardonnés. J’ai vu des Blancs à qui j’ai dit que j’étais Africain d’origine ivoirienne. Ils m’ont répondu qu’eux aussi étaient Africains. J’ai vu un grand pays qui avance avec de grandes routes. J’ai vu un pays qui m’a donné l’espoir pour l’Afrique. Je souhaite que l’on se pardonne en Côte d’Ivoire, que l’on se donne la main en Côte d’Ivoire, qu’on avance pour faire de notre pays un grand pays. J’ai vu aussi comment l’Afrique a reconnu le combat mené par Nelson Mandela. J’ai visité la toute première maison achetée par Nelson Mandela. Une petite et modeste maison à Soweto. J’ai été au Musée de l’Apartheid qui est visité par des Noirs, des Blancs, des Chinois, des Indiens, etc. Tout le monde fait le voyage pour visiter ce musée. J’ai vu un pays qui est en train d’avancer avec beaucoup de forces. Les Noirs et les Blancs ne se sont pas mélangés, mais ils se parlent, ils travaillent ensemble. Ils avancent ensemble, tout en espérant que d’ici à 50 ans ou dans un siècle ils se mélangeront pour continuer la construction de leur pays. C’est un voyage qui m’a beaucoup appris.

LP : Il semble que vous y avez été invité par un artiste célèbre…

TJF : Effectivement. J’ai été invité par l’artiste Bono du groupe U2 qui a rassemblé certains artistes africains pour faire un titre sur l’agriculture. Parce qu’aujourd’hui, ils veulent pousser les chefs d’Etat africains à investir plus dans l’agriculture. J’ai été invité parce que moi-même je suis agriculteur. J’ai fait 15 hectares de riz. Je viens de finir la récolte à Gbéléban. J’étais avec des artistes zimbabwéens, nigérians, kenyans, malawites et d’Afrique du Sud. Nous avons enregistré ce morceau et tourné le clip. Bientôt, les Ivoiriens le verront à la télévision. J’y représentais l’Afrique de l’Ouest. Je suis revenu au Mali avec beaucoup d’espoir. Parce que je me dis avec tout ce que l’Afrique du Sud a connu, si les populations se sont pardonnées, il n’y a pas de raison que nous n’ayons pas d’espoir pour notre pays et pour toute l’Afrique.

LP : Vous aviez dit que vous ne quitteriez pas le Mali tant que ce pays sera en guerre.  La paix y est revenue aujourd’hui.  A quand alors votre retour en Côte d’Ivoire?

TJF : Je l’ai dit tantôt. Je fonctionne maintenant en Africain d’origine ivoirienne. Je travaille pour l’Afrique. Je suis au service de toute l’Afrique. Le Mali est un pays africain où j’ai été reçu dans les meilleures conditions, où on m’apprécie toujours. Tout se passe très bien. Mon retour en Côte d’Ivoire ne fait pas partie de mes premiers soucis aujourd’hui. J’ai eu l’honneur d’être invité par la Première Dame au gala de Children of Africa le 14 mars prochain. Je serai là. Je vais souvent au pays mais je reste toujours au champ. Je ne médiatise pas mes allers et retours en Côte d’Ivoire. Mais j’y suis très souvent. Etre installé en Côte d’Ivoire, au Mali, au Burkina ou au Nigéria, pour moi, c’est la même chose.

LP : Revenons à la musique. En plus d’Alpha Blondy,  quels sont les autres artistes invités sur ton nouvel album?

TJF : J’ai également fait un featuring avec Patrice, un métis sierra-léonais/allemand qui est très connu en Europe, puis un  un titre avec une jeune fille qui monte très fort en ce moment en Allemagne. C’est une métisse nigériane/allemande.  Elle se nomme Nneka. Ce sont ces trois personnes qui sont en featuring sur l’album.

 

L.P : Où avez-vous enregistré l’œuvre ?

TJF: Nous avons commencé l’enregistrement à Paris dans un studio qui s’appelle Studio Cerbère et nous avons terminé dans mon nouveau studio à Bamako qui s’appelle le Studio Patrice Lumumba.  Le mixage a été fait à Londres. Nous venons de finir le mixage. L’album est prêt. Nous attendons le 02 juin pour la sortie.

L.P : En attendant, des jeunes vendeurs de CD piratés écoulent en ce moment à Abidjan un nouveau produit de Tiken Jah intitulé « Etats-Unis d’Afrique ». Le savez-vous ?

TJF : Je voudrais dire à tous mes fans que je ne suis pas au courant de la sortie de cet album. Les pirates ont envie de se faire un peu d’argent sur mon dos. Vous savez, quand vous êtes connus, vous faîtes manger des millions de personnes dans le monde. C’est vrai que les Etats-Unis d’Afrique, c’est mon rêve, mais ce n’est pas un CD que j’ai sorti. A mes fans, je dis que mon album sortira le 2 juin et la version africaine comportera 16 titres.

L.P : Un vœu pour finir, surtout que nous sommes dans une nouvelle année ?

TJF : Je souhaite qu’il y ait une solidarité autour du président de la République, il faudrait qu’il nous revienne en forme, pour continuer la révolution économique qu’il  a commencée. La Côte d’Ivoire a besoin de lui, et tout le monde le sait. Même si on n’aime pas le lièvre, il faut reconnaître qu’il court vite. La Côte d’Ivoire est en train de bouger. Il faut que nous accompagnions cette dynamique. En 2015, ceux qui veulent être candidats, le seront. Et les Ivoiriens choisiront.

Réalisée au téléphone par Y. Sangaré

Sourcelepatriote.net

L’œil de Mamane : Top étoiles: un invité de marque nommé Baba Salah

 baba salah artiste musicien guitariste

Peu bavard, le musicien Baba Salah a été reçu à cœur ouvert sur le plateau de Top étoiles de la télévision nationale. Entre prestations musicales et questions-réponses, l’artiste a séduit le public. Retour sur un show télévisuel qui met la lumière sur un chanteur doublé de guitariste hors pair.

Le vendredi 21 février dernier, l’émission phare de la télévision nationale, Top étoiles, recevait l’artiste Baba Salah Cissé qui a été l’invité. Il s’agit d’un numéro dédié au personnel féminin des surveillants de prison. Pour agrémenter la soirée, l’animateur vedette, Amadou Kassé alias ‘’Kass-Kass’’, pour ceux qui l’ont connu sur la bande Fm de Mopti, a demandé à l’enfant de Gao de revenir sur son parcours. Cela, en langue Bamanan que nombre de fans de l’artiste maitriseraient le plus.

De ce fait, Baba, très à l’aise, a comblé les attentes des milliers de spectateurs; d’où, les applaudissements nourris du public de Top Etoiles. Même si l’exercice paraissait périlleux, l’ex pensionnaire de l’Institut National des Arts du Mali a brossé, de façon succincte, quelques faits marquants de sa carrière.

Né et grandi  à Gao, Baba Salah, a aussi fait une partie de son enfance  à Mopti, Nioro du Sahel, a-t-il expliqué. Son Histoire avec la musique est aussi palpitante. «Dans ma famille, je suis le seul qui fais de la musique. Au départ, on ne voulait vraiment pas que je joue de la musique. Mais, je me suis donné a fonds pour atteindre mes objectifs…», a-t-il précisé.

Ainsi, pour cette énième participation à l’émission ‘‘grand public’’ de l’Ortm, Baba Salah a su drainer une foule nombreuse d’assistants au tour de sa virtuosité et sa voix mélodieuse ponctuées des notes sensationnelles de sa guitare et d’une symbiose qu’il a créé entre instruments traditionnels et modernes afin de valoriser le Takamba du terroir Songhaï.  A travers un titre Takamba dansant, l’allégresse était au rendez-vous et chacun voulait montrer sa maitrise de ces pas de dense du terroir sonrhaï qui allie souplesse et élégance.

En tout cas, l’artiste a mis l’occasion à profit pour évoquer les difficultés que rencontre le commun du mortel des artistes maliens. Des difficultés dues au phénomène de piraterie. Il a évoqué aussi l’aspect lié à la rareté des concerts, etc.. Sur un tout autre registre, le virtuose de la guitare a rendu un vibrant hommage aux femmes du Mali, en leur dédiant une chanson spéciale, avant de les encourager davantage à jouer le rôle pilote des gardiennes du foyer. Car, soulignera-t-il, le taux de divorces devient de plus en plus élevé de nos jours sous nos tropiques.

Au cours de ce spectacle télévisé, l’artiste a pu jouer quelques titres de ses trois albums disponibles sur le marché discographique. Et, au bout du compte, Baba Salah a confirmé son statut de véritable coqueluche des scènes. Tant mieux pour le rayonnement de la culture malienne. Mieux, ce show télévisuel marque le retour sur scène du chanteur-guitariste hors-pair après plusieurs mois de mutisme en raison de l’état d’urgence.

 

AMC

SourceNotre Printemps

Diéma : Mort tragique de l’artiste Assétou Bagayoko

L’artiste Assétou Bagayoko, âgée de 38 ans, a trouvé la mort, le lundi 17 février 2014, dans un accident de la circulation entre Bamako et Diéma. L’artiste et son équipe quittaient Bamako à bord d’un véhicule de transport en commun, pour rallier Kayes où elle devait livrer un concert géant.

Assétou Bagayoko

L’artiste Assétou Bagayoko

L’accident s’est produit  vers 11 heures  à 10 km de Sébabougou. Le véhicule a quitté la route pour terminer sa course dans le ravin. Le bilan est de 11 victimes dont l’artiste Assétou Bagayoko et Madou Diallo, tués sur le coup. Parmi les blessés, il y a 4 graves dont l’état nécessitait une évacuation. Transportés d’urgence au Centre de santé de référence de Diéma tous les blessés ont reçu les premiers soins.

Le préfet Nampory Bagayoko s’est rendu au chevet des blessés pour leur apporter son soutien moral et présenter des condoléances pour les défunts.

Source : Amap

Le reggaeman Tiken Jah Fakoly présente son disque d’ or à la presse malienne

Le chanteur, auteur et compositeur ivoirien de reggae Tiken Jah Fakoly a présenté à la presse malienne le disque d’or qu’ il vient de décrocher pour son album « African Revolution », au cours d’une cérémonie à Bamako.tiken jah fakoly disque reggae raga

Cette distinction lui a été attribuée par la maison de disques Universal-Musique parce que son opus a été vendu à plus de 50.000 exemplaires en France et 15.000 au Canada.

 

L’artiste, qui vit au Mali depuis 2003 à la suite de l’éclatement de la crise ivoirienne, n’a pas caché sa joie de recevoir une telle distinction qu’il a dédiée à la paix en Afrique et à l’Unité africaine.

 

Ce disque d’or est le troisième que reçoit le célèbre reggaeman après ceux reçus pour les albums « Coup de Gueule » et « Françafrique ». Ce dernier album lui avait valu aussi une consécration en 2003 aux Victoires de la musique en France.

 

Le souhait de Tiken Jah Fakoly est que ses œuvres continuent à contribuer à l’émancipation des peuples d’ Afrique afin que ceux-ci s’assument pour prendre leur destin en main.

 

Lors de la cérémonie, il a présenté à la presse malienne son projet de radio 100 % reggae à Bamako.

SourceXinhua

Concert géant du festival sur le Niger : Salif, Mylmo, Sékouba Babino ont émerveillé le public

Les rideaux sont tombés dimanche 9 février sur les activités du Festival sur le Niger. C’était au lendemain d’un concert en sons et lumières bien réussi par le rossignol du Mandé Salif Keïta. Cette année, les festivaliers sont partis avec en tête trois belles prestations : celle de Salif Keïta qui a émerveillé tout le monde par l’immensité de son talent et son génie. Après Salif, c’est le jeune rappeur Mylmo qui a cartonné ; la troisième place est occupée par Sékouba Babino Diabaté. D’autres artistes ont moyennement donné comme Vieux Farka Touré, Khaïra Arby ou encore Abdoulaye Diabaté, qui doit penser à revoir sa copie car n’ayant plus d’autres morceaux depuis son album de 2005.  C’est peut-être pourquoi les festivaliers ont boudé sa prestation.

 

 

La 10ème édition du Festival sur le Niger de Ségou qui s’est achevée dimanche dernier sur les berges du fleuve Niger. Elle avait une saveur particulière. En effet, du fait de la crise sécuritaire qui avait frappé notre pays, les mélomanes, les artistes, les populations de Ségou et de Bamako et les organisateurs n’ont pas eu l’occasion de se retrouver pour cette fête au mois de février 2013. Ainsi, presque tout ce beau monde, excepté les touristes, se sont empressés les 5, 6, 7, et 9 février pour le grand rendez-vous annuel de la capitale des Balanzas.

 

 

La cérémonie d’ouverture a eu lieu dans la nuit de jeudi. Elle a été marquée par un spectacle dit ballet opéra intitulé : «Mawula» ou la renaissance culturelle du Mali. Une œuvre dramatique avec des scènes dansées et des scènes chantées écrite par le Dr. Fodé Moussa Sidibé et mise en scène par Kardjigué Laïco Traoré, Adama Traoré ; les costumes ont été conçus et réalisés par Moussa Diabaté dit Diabatex, Hamadou Sanogo. Les personnages principaux étaient incarnés par Maïmouna Hélène Diarra, Maïmouna Doumbia, Mariam Sissoko, Ambaga Guindo, Malik Touré, Jean de La Croix, Nouhoum Coulibaly.

 

 

Plusieurs personnalités ont assisté à ce spectacle dont Bruno Maïga, ministre de la Culture, Mme Berthé Aïssata Bengaly, ministre de l’Artisanat et du Tourisme. Sans oublier l’invité d’honneur Jacob Devarieux du célèbre groupe antillais Kassav, les maires des communes voisines, ceux de Gao, Tombouctou, et de Ngor au Sénégal, invités tous par leur homologue de Ségou. Quant à la soirée d’ouverture, elle a été marquée par le traditionnel hymne du célèbre balafoniste Nèba Solo et son groupe. Il a été suivi par le groupe de jazz Uppertune composé de Néerlandais et de Maliens et le Super Biton national. Ces prestations ont été entrecoupées par les discours du Maire de la Commune de Ségou, Ousmane Simaga, du directeur du Festival sur le Niger Mamou Daffé et celui de lancement de Bruno Maïga, le ministre de la Culture. Ce dernier s’est appesanti sur l’impact de cette grande manifestation culturelle sur la ville de Ségou. Pour lui, il s’agit plutôt d’une activité de développement, car en dix ans, le festival a réussi à faire de la ville de Ségou une référence au Mali. Avec la Fondation qu’il a créée, le festival a mis en place entre autres : le Centre culturel kôrè avec studio d’enregistrement, musée, salle de conférence et de nombreuses activités qui font bouger l’économie locale. Selon le ministre de la Culture, le Festival sur le Niger est sans doute le meilleur exemple de projet culturel initié par un privé. «Un genre que la nouvelle politique culturelle du Mali veut faire prospérer», a-t-il ajouté. «Il tient le 7ème rang parmi les 25 plus grandes manifestations culturelles d’Afrique, selon un célèbre journal de la Grande Bretagne», a noté le ministre Maïga.

 

 

Quant à Mamou Daffé, il a rappelé le contexte dans lequel se tient la présente édition du festival. «Nous avons placé cette 10è édition sous le signe de la réconciliation avec le thème : Diversité culturelle et unité nationale. La paix est une ressource sur laquelle peut se bâtir tout le reste», a-t-il souligné. En effet, cette édition intervient dans une période de post-crise. L’occasion était alors opportune pour célébrer le retour de la paix, notamment avec la caravane de la paix organisée en collaboration avec les festivals d’Essakan et de Taragalte du Maroc. Mamou a également rappelé la nuit de la paix organisée en prélude à cette édition du festival sur le Niger, mercredi soir au siège de la Fondation dans les anciens locaux de la CMDT. À travers cette soirée de brassage, les trois festivals ont tenu à lancer un signal fort à toutes les communautés et aux autorités que la culture est un moyen précieux d’union et que les différences de genre, de rythme et de pas de danse constituent la beauté du Mali et du Sahel en général. Des artistes comme Marimar, Ami Wassidjé, l’orchestre régional de Kidal «Amanar» et Kaïra Arbi ont chacun dédié des chansons à la paix et à la réconciliation.

 

 

Après cette soirée, il y a eu les nuits des concerts géants. C’est ainsi que le vendredi 7 février 2014, le jeune rappeur Mylmo a émerveillé plus d’un avec ses morceaux en live, chose rare chez les jeunes rappeurs. Mylmo est dépassé dans les commentaires par Salif Keïta. Cependant, les connaisseurs de la musique pensent que Mylmo a mieux assuré que Sékouba Babino, même s’ils ne font pas le même genre musical. Aussi, Ben Zabo a plus au moins assuré sur la scène Biton, alors qu’Abdoulaye Diabaté a été l’ombre de lui-même. Khaïra Arby a été beaucoup appréciée par les femmes participantes au festival. Vieux Farka, Kaladjoula Band, Stelbee du Burkina Faso ont moyennement assuré.

 

 

C’est avec une grande et mémorable prestation de Salif Keïta que les concerts géants de cette 10èmeédition se sont achevés devant un grand public venu de partout du Mali. Vivement la 11ème édition du festival sur le Niger à Ségou !

 

Kassim TRAORE

SOURCE: Le Reporter

Roberto Magic sapeur : L’homme des femmes

Appelé l’ »avocat des femmes », Roberto Magic Sapeur s’est attiré la sympathie de la junte féminine. C’est ainsi qu’il s’est frayé un chemin au sommet de la musique malienne.

Toujours au service des femmes, notre Roberto se consacre aussi à la coiffure des jeunes branchés de la capitale. Car, selon lui, « on ne peut pas vivre seulement de la musique au Mali ». Nous l’avons rencontré pour vous.

26 Mars : Qui est Roberto Magic Sapeur ?

Je m’appelle Harouna Sylla. Je suis né à Ségou et j’ai grandi à Mopti et à Bolibana. Actuellement, je suis installé à Magnabougou.

26 Mars : Comment es tu venu à la musique ?

J’ai appris à chanter avec quelqu’un à Ségou. J’ai fais ma formation musicale avec un chanteur de l’orchestre Super Biton de Ségou, Papa Gaoussou Diarra. J’ai commencé ma carrière solo en 2000. Ma musique est surtout basée sur la sensibilisation et les conseils.*

Je chante pour les malades, les pauvres et surtout pour les femmes. Certains journalistes m’ont même surnommé « l’avocat des femmes ». Parce que, je chante la condition des femmes pour qu’elles puissent prendre conscience de leur valeur. Je les pousse même à tenir tête aux hommes.

26 Mars : Que penses-tu de l’évolution de la musique malienne

Moi, j’ai commencé il n’y a pas longtemps. Mais, je pense que la musique malienne beaucoup évolué et il y a beaucoup de maturité dans les chansons. Chaque artiste à son niveau, a évolué. Je pense qu’on peut encore faire mieux. Le seul problème, c’est que, la piraterie a pris de l’ampleur et a eu un nouveau collègue (NDLR : les nouvelles technologies de l’information).

Malgré cette évolution dans la qualité des styles et des chansons, l’artiste ne peut toujours pas vivre totalement de son art. C’est pourquoi, vous allez trouver beaucoup qui font d’autres choses parallèlement à la musique.

26 Mars : Que penses-tu des mésententes entre les artistes ?

Je pense que le clash fait partie intégrante de la musique. La chanson est surtout faite pour conseiller et sensibiliser les gens. Quand tu chantes, quel que soit le texte, quelqu’un va se sentir directement indexé, pendant que d’autres l’apprécient. Donc, chacun interprète une chanson à sa manière. C’est le cas concernant la chanson que j’ai faite pendant la crise. Mon objectif premier, c’était de pousser nos soldats à prendre leurs responsabilités. Parce que moi, je pense que nous avons de braves soldats au Mali. Si cette chanson a été mal interprétée, ce n’est pas de ma faute. Cela m’a même créé des problèmes très sérieux.

A propos des mésententes entre les artistes, c’est juste un problème de compréhension. Parce que, selon moi, chaque artiste a son style. Même si c’est le même genre musical, on doit laisser le soin au public d’apprécier.

Ce n’est pas en dévalorisant l’autre qu’on aura la meilleure vente. La jalousie et les problèmes familiaux ne doivent pas avoir d’incidence sur la qualité de l’artiste.

26 Mars : On ne te voit plus sur la scène, qu’est ce qui se passe ?
Je suis en pause, mais pas une pause voulue. C’est parce qu’il y a certains problèmes qui font que l’on ne peut plus vivre de son art. Cela ne nous encourage pas à nous investir à cent pour cent dans la musique. Avant, c’était les pirates qui nous détruisaient, mais, maintenant c’est pire. Avec l’évolution des nouvelles technologies qui distribuent nos chansons sans autorisation, nous ne gagnons rien sur nos productions.

Je demande aux nouveaux dirigeants de notre pays de prendre des mesures pour nous sortir de cette situation. Il y a tellement de talents aux Mali, qu’une aide serait la bienvenue.

26 Mars : Qu’est ce tu as à dire aux femmes maliennes en tant que leur avocat ?

Ce que je veux dire aux femmes, c’est de rester soudées pour revendiquer ce qui leur revient de droit. Quand je vois des femmes mener campagne pour les hommes et aller voter pour eux alors qu’il y a des femmes candidates, ça me dérange et ça me fend le cœur. Parce que, pour moi, les femmes doivent se soutenir mutuellement. Si elles ne se soutiennent pas, elles auront du mal à affronter les hommes devant les postes electifs.

Propos recueillis par Rokya Berthé
SOURCE: Le 26 Mars

Tal B appelle au calme après une altercation violente entre deux jeunes : l’un a été admis aux urgences

A la suite d’une simple dispute sur le rap malien, deux jeunes en sont venus à l’affrontement corporel. La violence de cette altercation a conduit l’un des deux jeunes aux urgences.youssouf-traore-tal-b-rappeur-musicien-artiste delinquant
Dans un message le rappeur Tal B écris : « j’appelle tous les jeunes maliens au calme, supporte ton artiste préféré en achetant ses C.D, ou T shirt, aller à son concert etc… mais pas en donnant des coups. On est tous maliens avant tout et c’est pour le plaisir des jeunes maliens que nous faisons ce métier. »

Ces affrontements sont courants dans les rues de Bamako. Il s’agit très souvent d’histoire de clash entre des fans de rappeurs rivaux. C’est ainsi que des clans se forment dans les quartiers en faveurs des uns ou des autres.
Depuis quelques années le clash est assez rependu dans le domaine du rap au Mali. Les clasheurs qui font le plus parler d’eux en ce moment sont Gaspi et Tal B.

Un clash est une modalité de rap. Il consiste, dans sa version la plus commerciale, à attaquer un ou plusieurs rappeurs dans un de ses titres. Souvent le ou les rappeurs attaqué(s) répond(ent) par un autre morceau. Cependant, certains jeunes ne comprennent pas que c’est juste commercial et que les rappeurs qui s’y adonnent, le font pour créer le buzz autour d’eux.

Aliou Hasseye

6 février 2014: Bob Marley aurait eu 69 ans

Né dans un village de Jamaïque un 6 février 1945 d’un père officier blanc de la marine anglaise et d’une mère paysanne jamaïcaine noire, Bob Marley passe son enfance à Kingston et à l’écart de son père. C’est dans le quartier populaire de Trenchtown qu’il s’initie à la musique des chanteurs de rock noirs américains ou au Ska des Skatellites. Avec ses amis Peter Tosh et Bunny Livingston, il forme à 14 ans The Wailing Wailers et enregistre son premier 45 tours.robert nesta marley bob jamaique

En 1966, il se marie avec Rita Anderson qui devient aussi choriste du groupe. David, surnommé Ziggy, leur premier enfant naît deux ans après. C’est à cette époque qu’il se tourne vers le rastafarisme, courant spirituel qui prône la pratique du sport, la consommation de ganja et le refus du monde occidental. L’année 1971 voit naître Catch of Fire, le tout premier album des Wailers, qui popularise le reggae. Burnin le 2ème album permet aux Wailers de se faire connaître à l’étranger. Face au succès de leurs titres (I Shot The Sheriff, Get Up Stand Up), le groupe se renomme Bob Marley and The Wailers et les deux amis d’enfance quittent la formation.

Hissé au rang d’ambassadeur du reggae, Bob, devient porte parole de son pays appauvri et fait état de ses rêves de paix entre les peuples. En 1976, il est la cible d’un attentat finalement manqué mais apprend qu’il est atteint d’un cancer. Il sort son album Exodus en 1978 et entame l’année suivante un voyage sur le continent africain, voyage qui lui inspire Survival sorti en 1979. Le cancer ronge de plus en plus Marley qui se voit contraint d’arrêter sa carrière, avant de mourir le 11 mai 1981.

Source : Association ARCHIVE

Vie de star: Le pire moment pour Salif Kéïta

 Le couple Salif Kéïta -Maffi Kéïta faisait, jusqu’à une date récente,  l’objet de toutes sortes de jalousie avant de voler en éclats patentssalif keita artiste musicien albinos mafi epouse

Rien ne va plus entre l’artiste émérite Salif Kéïta et sa dulcinée Maffi Kéïta. Depuis quelques temps, la rumeur de leur séparation alimente les causeries dans la capitale. Comme pour confirmer le malaise qui prévaut au sein du couple Kéïta à tel point que le Domingo de la musique malienne a confié la gestion de sa fondation à une de ses filles. Du coup,  son ex-épouse, Maffi Kéïta est devenue persona-non-grata au domicile du Rossignol malien.

En tout cas, le climat s’est détérioré. Pour cause : quand le musicien, à l’occasion de la présentation des vœux à la presse, s’est confié (dans les coulisses) aux journalistes sur ses relations actuelles avec sa femme. Très embarrassé et soulagé, à la fois, Salif a fait la genèse de sa rupture avec celle qui était jusque-là sa douce moitié. Selon une source bien informée, l’artiste n’a pas apprécié le comportement de son désormais ex-épouse lorsque ses enfants ont décidé de passer les vacances à la maison. Elle avait catégoriquement refusé de les accueillir. De là est survenu le clash qui a porté un sérieux coup sur la quiétude du couple. Qui s’est séparé depuis le mois d’août dernier. A l’issue de ce divorce, des procédures judicaires ont été ouvertes et la femme voulait à tout prix s’accaparer de la villa de la super star. Salif Kéïta , selon notre source, accuse Maffi d’avoir falsifié des documents visant à lui déposséder de sa maison avec l’aide de son notaire. Aux dernières nouvelles, nous apprenons qu’au-delà de ces faits, il y a beaucoup de non-dits sur cette affaire qui pouvait être gérée à l’amiable. Wait and see…

SOURCE: L’Enquêteur

Salif Keita, célibataire et libre comme un rossignol…

Pour sa traditionnelle présentation de vœux, Salif Keita, le Domingo de la musique malienne, a animé une conférence de presse, sur l’île «Djataland» qu’il a aménagé à Kalaban.salif keita artiste musicien albinos mafi epouse

Salif Keita est un homme libre. Lors de sa traditionnelle conférence de presse, il a indiqué que sa fondation sera désormais gérée par sa fille Nanténin Keita. « La Direction de la Fondation a changé de génération. Nanténin Keita, ma fille est la Présidente de depuis deux mois. Elle prendra fonction dans deux mois.

Elle est albinos et je pense qu’elle se sentira beaucoup plus concernée par les activités de cette fondation », a indiqué Salif Keita, qui au passage a ajouté qu’il s’est séparé de son épouse depuis six mois, sans rentrer dans les détails. Mais, auparavant, Salif Keita, conformément à la tradition qu’il s’est imposé en chaque début d’année, a présenté ses vœux de bonheur à tous ses fans et à tous les fans de la musique africaine à travers le monde.

« J’ai commencé ma carrière en 1968 et voilà que je suis encore sur la scène avec l’accompagnement de la presse malienne, à laquelle je rends un vibrant hommage pour tout ce qu’elle fait pour les artistes du Mali », a-t-il ajouté.

Avant de souhaiter un bonheur ardent à tout le peuple malien, qui a énormément souffert selon lui depuis l’indépendance et qui n’aspire qu’à vivre en paix et dignement. « Je peux passer un an au Mali, sans que mes concitoyens ne le sachent. Ils pensent souvent que je suis installé en Europe. Non, je suis-là et je fais des choses merveilleuses comme cette île que je veux transformer en une brousse formidable au cœur de la ville de Bamako », a-t-il déclaré.

Bien qu’il soit engagé à fonds dans les travaux de la valorisation de cette île qui sera à n’en pas douté un lieu formidable de plaisance à Bamako, à l’allure des réalisations déjà faites, Salif Keita a levé le voile sur le programme de ses concerts en Afrique et en Europe.

Après le festival sur le Niger à Ségou, programmé du 5 au 9 février 2014 et peut être Kayes, Salif Keita s’envolera pour la Sierra-Leone où il donnera un concert dans le cadre de la Saint-valentin, pour se retrouver ensuite en République démocratique du Congo et en Afrique du Sud, avant de s’envoler pour une tournée européenne.

A la question de savoir pourquoi il ne se produit pas très souvent au Mali, il a répondu : « parce que le Mali n’est pas doté d’infrastructures qui mettent les musiciens dans les meilleurs conditions de concert ». Mais, il a précisé qu’il joue volontiers et avec beaucoup de plaisir a Ségou, au Festival sur le Niger, parce que les organisateurs font un effort considérable pour réunir les meilleures conditions possibles techniquement.

Mais, Salif Keita reste convaincu que les musiciens maliens sont aujourd’hui les plus défavorisés du continent africain. « Depuis l’arrivée des téléphones cellulaires, la piraterie des œuvres musicales est devenue monnaie courante. Nos créations sont dans tous les téléphones et personnes n’achètent plus nos œuvres et rien n’est fait pour nous verser des compensations », a-t-il déclaré.

Avant de dénoncer les sociétés qui exploitent la téléphonie cellulaire au Mali pour leur refus de prendre en compte cette grande préoccupation des artistes maliens qui sont contraints à vivre dans la misère.

Par Assane KONE/ Notre nation – 24/01/2014

SourceJournal du Mali

Face à la presse mardi dernier pour présenter ses vœux de nouvel an : Salif Kéïta donne les raisons de sa séparation avec Mafi et tire à boulets rouges sur les opérateurs téléphoniques

salif keita artiste musicien albinos mafi epouse

Après un long silence en raison des tournées musicales effectuées de par le monde, le rossignol de la musique malienne, Salif Kéita a donné le mardi 21 janvier dernier un point de presse sur l’Ile qu’il a conçue au beau milieu du fleuve Djoliba située non loin de l’hôtel Mofou, dénommée Djatallande. Au cours de la rencontre qui a abordé plusieurs sujets, Salif Kéïta a confirmé la rumeur selon laquelle il ne serait plus marié à Mafi Kéita. A en croire l’artiste, cette séparation remonte au mois d’août dernier.

Il s’agissait pour l’artiste de renommée planétaire à travers ce point de presse de présenter ses meilleurs vœux de nouvel an à ses fans à l’intention desquels ils donnent chaque année un spectacle la nuit du 31 décembre. L’année dernière, ce spectacle n’a pu malheureusement se tenir, car l’artiste était en déplacement. L’occasion était donc opportune pour lui d’évoquer sa carrière musicale et de revenir sur certaines polémiques se rapportant à sa vie privée notamment celle faisant état de sa séparation avec Mafi. Sur ce point, le  »rossignol du Mandé  » comme on le surnomme, a été très clair en déclarant que sa séparation avec Mafi remonte au 10 août 2013. Il faut préciser que les causes de ce divorce font l’objet de plusieurs interprétations.  Cependant, l’artiste rappelle que ce qui est arrivé à sa famille est arrivé à plusieurs autres. «  Il y a six mois qu’on est complètement séparé et Mafi n’est plus concernée ni de près ni de loin par tout ce que je fais.

 

   Elle m’a fait deux belles filles que j’adore et j’ai beaucoup de respect pour elle. Je lui souhaite une bonne continuation pour sa vie future et qu’elle soit dans les meilleures conditions qu’elle souhaite » a-t-il confessé. «   Moi, Salif Kéita, je suis un responsable et je n’aime pas que mes enfants souffrent. Mais, la séparation était une obligation pour moi. Je n’avais pas d’autres choix  » a-t-il ajouté. L’artiste a rappelé qu’une procédure judiciaire est en cours contre son ex-femme qui a voulu l’exproprier de sa maison en faisant usage de faux papiers qu’elle a pu obtenir en complicité avec une femme notaire. C’est cette dernière qui l’aurait encouragé d’aller vers un procès.

 

Selon Salif  Kéita, la direction de la fondation des albinos dont Mafi assurait la présidence a changé de main. Sa gestion est désormais confiée à sa fille aînée, Natènin Kéita, depuis 2 mois. Egalement albinos comme son père, elle prendra effectivement fonction dans un mois.

 

Il a par ailleurs déploré le manque d’infrastructures musicales adéquates au Mali pouvant permettre de mettre les musiciens dans les conditions de tenir des concerts. Raison pour laquelle l’artiste se produit beaucoup plus à l’étranger qu’au Mali. Il a indiqué que les musiciens maliens sont défavorisés par rapport à leurs confrères des pays de la sous-région notamment le Burkina et la Côte d’Ivoire qui mettent les artistes-musiciens dans les meilleures conditions de travail en leur octroyant une somme conséquente chaque année.

 

Le rossignol de la musique mandingue a également saisi l’occasion pour tirer à boulets rouges sur les opérateurs de téléphonie mobile au Mali. Ces derniers auraient refusé de sponsoriser ses spectacles depuis qu’il a traduit Malitel en justice pour le non-paiement des droits d’auteur que ladite société lui devait.

 

Il a pour cela exhorté les nouvelles autorités à ouvrir la porte à d’autres opérateurs de téléphonie mobile pour qu’il y ait plus de concurrence. A croire Salif Kéita, ces deux opérateurs qui font la pluie et le beau temps au Mali cumulent chaque jour 500 millions de F CFA de recettes qu’il envoie à l’extérieur et ils se permettent après tout cela de refuser de sponsoriser le concert des artistes musiciens.

 

Rappelons qu’en dehors de sa carrière musicale, Salif Kéita demeure très attaché à la nature pour laquelle il consacre la majeure partie de son temps libre. Il est impliqué dans l’agriculture à travers la culture des terres qu’il s’est procurées et envisage dans les prochains jours de se lancer dans la pisciculture.

 

Sur le plan musical, l’artiste projette d’effecteur des tournées en Afrique et hors du continent. Il est attendu très prochainement dans la capitale des balazans pour le festival sur le Niger. Au mois de février prochain, il sera en Sierra Léone à l’occasion de la Saint-Valentin.  Il devrait ensuite se rendre au Congo-Kinshasa et en Afrique du Sud.

Signalons que Salif et Mafi n’étaient pas légalement mariés. C’est le mariage religieux qui unissait le couple.

               

Ramata S.Kéita

SourceL’Indépendant

Le rappeur tal-b face a la presse :Tal-B prône le changement dans un Mali nouveau

En prélude à l’événement du 18 janvier dernier, le groupe GRR (Génération Rap-Respect) de l’artiste Tal-B a organisé une conférence de presse le mercredi 15 janvier 2014. L’objectif était de remercier tous les publics ayant soutenu l’artiste durant ces six dernières années et de les assurer qu’il reste le même, même avec un autre style, qui prône le changement, la bonne gouvernance et un eveil des consciences.youssouf traore tal b rappeur musicien artiste

Cette conférence était animée par l’artiste en personne, Tal-B dit Halala, de son vrai nom Youssouf Traoré, avec à ses côtés Mohamed Y. Bathily dit Alliance Ras Bath et Ousmane Cissoko, manager du groupe GRR.

Ayant toujours un grand désir d’expression, et influencé par les textes du rappeur français Booba, en 2002, Youssouf Traoré dit Boua, choisit la musique en général et le Rap en particulier pour se libérer de ses angoisses et faire passer ses aspirations et ses visions. Il devient une figure incontournable du Rap malien, plusieurs fois consacrée par des trophées.
Chanteur engagé, icône du rap dans le pays, l’artiste a toujours mis en exergue la mixité culturelle, dès son premier album et plusieurs singles au ton pamphlétaire. Il communique en français, en anglais ou en malinké, sur des musiques gorgées de sonorités mandingues et de tempo rap.

Dans son premier album, en 2009 «Ayi dia ami dia», le rappeur se faisait le porte-parole des voix et des sans voix. Elu meilleur rappeur de l’année 2009 au concours TièBow, Halala continue ses chevauchés solitaires avec son collectif, le GRR. Halala fera toutes les grandes scènes de spectacle du Mali, des tournées nationales sponsorisées par de grandes marques.

Il fera notamment une brillante prestation au Festival sur le Niger édition 2010 et des sorties dans la sous-région: deux fois au Burkina et une fois en Côte d’Ivoire, avec la réalisation d’un clip à la dimension internationale, diffusé en permanence sur NTV2 et Trace Africa.
Une fois de retour, il ira au Sénégal, pour participer à un festival et, plus récemment encore, lors d’un séjour au Royaume chérifien en décembre 2013, il réalisera d’autres clips. Il prône le changement au Mali pour une prise en compte des problèmes de la jeunesse, à savoir le chomage, la pauvreté et la famine.
Amadou Camara

SourceLes Echos du Parlement

Théâtre : Guimba national prépare ses journées théâtrales

Comédien, musicien, écrivain, poète, Guimba National est un artiste. Habib Dembélé, de son vrai nom, est actuellement en train de préparer ses journées théâtrales.

Cette belle initiative, il l’a eue quand il est revenu de France pour faire le tournage du film «Seko vote», qui n’est pas une continuité du film Séko Boiré mais une simple inspiration. «En réalité, dit-il, c’est Hamidou Sampy qui a eu l’idée de faire voter Seko. Puisque avec l’Ortm et toutes les personnes en qui j’ai confiance, les aventures de Seko n’ont jusque-là pas pu faire bouger le dossier. J’ai vu en la proposition de Sampi une possibilité de redonner vie à Seko.

 

Il faut comprendre que ‘Seko vote’ n’est pas une suite logique de la série même si certains personnages de la série ont été utilisés pour faire ce projet pour des buts électoraux». Et d’ajouter «j’ai aussi accepté parce que cela me donnait l’occasion de contribuer à l’évolution de la situation du Pays. J’estime que les élections législatives constituent une étape importante. Sampi et tout son personnel ont été très gentils avec moi».

 

Il faut signaler que ce film ‘’Seko vote’’ a été projeté dans les rues de Bamako lors des législatives ; plusieurs jeunes filles et garçons ont assisté à ces projections dans les stades, espaces culturels et plaques publiques. Le souhait de Guimba est de ne pas se limiter aux 6 épisodes de Séko Boiré, mais faire plus car à travers Seko, il a contribué à l’éducation citoyenne et à la vie au Mali, basée sur la famille. Aussi, il est toujours à la recherche de partenaires pour continuer la série Seko Boiré, qui est la première série télévisée au Mali.

 

L’autre projet sur lequel Guimba National est en train de travailler, c’est celui dénommé «mes journées théâtrales au Mali», qu’il souhaite faire à Bamako le mois d’avril prochain. «Pour l’instant je dois finaliser le dossier très vite pour chercher des sponsors», nous a-t-il confié. Guimba n’est pas seul dans ce projet, il est entouré d’une équipe de professionnels pour bien organiser ce  grand événement.

 

Pour ce qui concerne le prochain long métrage de Cheick Oumar Sissoko  «Rapt à Bamako», il ne joue pas dans ce film. Son vœu, c’est de pouvoir organiser en trois jours les journées théâtrales de Guimba en avril 2014.

 

Actuellement à Bamako, Guimba National doit participer au réveillon du 31 décembre 2013 sur l’Ortm. En outre, il doit aussi voir certains partenaires dans le cadre de l’organisation de ses journées théâtrales au Mali, en avril 2014.

NH

SourceLe Reporter

Spot sur le Mali : Une fenêtre vers l’Europe pour les artistes maliens

En prélude du grand festival qui se tiendra le Samedi 18 janvier 2014 à l’Espace Cocotiers de la Maison de jeunes de Bamako, Moussa Demba Diallo, Coordinateur du projet Spot sur le Mali de l’Ambassade du Danemark, a tenu un point de presse le Samedi 4 janvier 2014 dans la salle de conférences de la Maison des jeunes de Bamako.

La rencontre avait comme thème: «La musique malienne face aux aux producteurs internationaux. Avec Spot sur le Mali, les artistes s’envolent». Moussa Demba Diallo déclarera aux journalistes que cela fait déjà cinq ans qu’il est en train de se battre pour soutenir la culture malienne, à travers des pièces de théâtre et des concerts, entre autres.

Mais c’est seulement cette année qu’il est arrivé à organiser un mini festival, qui aura lieu le 18 janvier prochain, grâce au projet Spot. Cette initiative de l’Ambassade du Danemark au Mali vise à organiser une tournée d’artistes maliens en Europe. Cela donnera l’opportunité à ceux-ci, qui n’ont pas la possibilité d’évoluer sur le plan international, en effectuant des tournées à l’étranger, de rencontrer des producteurs internationaux.

Le slogan du projet Spot sur le Mali est «Promouvoir, Diffuser et Réaliser». Spot, qui s’étalera sur trois ans, a été initié par le Centre Danois pour la Culture et le Développement en faveur du renforcement de l’identité et de la conscience culturelle du Mali et apporte un soutien aux diverses associations culturelles de notre pays et au Conservatoire Multimédia Balla Fasséké Kouyaté.

En réponses aux questions des journalistes, M. Diallo dira que sept artistes ont déjà été retenus à l’issue d’une présélection, à savoir Naïni Diabaté, Adama Yalomba, Nampé Sadio, Ben So Bah, Sanghai Blues, Mariam Koné et Cheicknè Sissoko.

Adama Bamba

Source22 Septembre

De la Musique à l’Humanitaire : Amadou et Mariam lancent l’Association « OMAHC »

Après avoir fait leur preuve en matière de musique à travers le monde, le couple non-voyant, Amadou et Mariam, a décidé de s’investir dans l’humanitaire. Il vient de lancer une Association dénommée « Œuvre Malienne pour l’humanitaire et la Culture. A l’issue de la 2ème Assemblée constitutive de la dite Association, un bureau de 19 membres a été mis en place dirigé par Amadou Bagayoko. C’était à leur domicile Samedi dernier à Garantiguibougou.

Pour le Président, cette initiative résulte de « notre participation dans beaucoup de projets humanitaires avec le Programme Alimentaire Mondiale dont nous sommes Ambassadeurs, Water Aïd, Programme des Nations Unis  sur le changement climatique…  On a décidé de venir au Mali pour en faire bénéficier les compatriotes».

Cette Association selon Amadou Bagayoko est partie du couple Amadou et Mariam, mais regroupe aussi  des amis de longue date,  choisis pour leur expérience et leur sérieux. Elle est à but non lucratif et vise à aider les plus démunis.

Les projets en cours sont entre autres : le projet Paris –Bamako habituellement organisé par le couple Amadou et Mariam, l’organisation des compétitions inter-écoles pour dénicher les talents cachés,  la construction ou l’équipement des aires de santé et  l’approvisionnement en eau potable des populations dans le  besoin.

TC

SourceMaliba Info

Jet Li est gravement malade

À 50 ans, le légendaire expert chinois des arts martiaux Jet Li vient de révéler qu’il souffre d’une hyperactivité de la thyroïde, maladie aussi connue sous le nom d’hyperthyroïdie. Interrogé à la télévision chinoise, l’acteur a affirmé qu’il se bat, tout en gardant le moral.

légendaire expert chinois arts martiaux Jet Li

Actuellement juré pour une émission de talents en Chine, Jet Li a confessé se battre depuis 2010 contre une hyperthyroïdie, expliquant ainsi sa prise de poids et à ses changements physiques visibles, notamment sur son visage. “Je suis gros, je n’ai pas le temps de maigrir. C’est un fait !”, a-t-il déclaré non sans humour. Il faut dire que l’exercice physique lui est fortement déconseillé. L’acteur, qui suit un traitement médical depuis trois ans, souffre des effets de sa maladie, laquelle peut provoquer des changements du métabolisme et du rythme cardiaque. Habitué à entretenir son corps pour les besoins de ses films, Jet Li est aujourd’hui devenu un homme lambda et cela ne semble pas lui poser de problèmes. “Je suis juste un gars ordinaire, je ne suis pas Wong Fei Hung, Huo Yuan Jia [des héros de kung-fu qu’il a interprétés au cinéma, NDLR], je ne suis pas un héros. Je suis juste comme vous”, a-t-il dit.

Alors qu’il est très demandé aux États-Unis, où sa carrière comprend des films comme Le baiser mortel du dragon, Roméo doit mourir, Danny the dog ou encore La Momie : La Tombe de l’empereur Dragon, Jet Li n’est pas certain de pouvoir continuer à enchaîner les tournages, lui qui est attendu dans le troisième volet de la saga Expendables. “J’ai de la douleur, mais je ne souffre pas. Je suis heureux”, a-t-il tenu à souligner.

Jay z et Beyonce accusés de faire l’apologie de la violence conjugale

Beyoncé et Jay-Z sont accusés de faire l’apologie des violences conjugales. Une accusation qui survient suite à la publication de son dernier album éponyme, et surtout de leur duo Drunk In Love.

Beyonce s’est attiré les foudres des fans de Tina Turner. Queen B a surpris le monde entier en sortant un album inédit il y a quelques jours. Avec 14 musiques et 17 vidéos, la chanteuse de Dangerously In Love a marqué le coup et les esprits en dévoilant son album exclusivement sur iTunes. Ainsi Beyonce a fait le buzz, et a dévoilé son fameux duo avec son mari et grand rappeur Jay Z. Comme d’habitude, le couple le plus glamour de l’industrie de la musique montre une complicité inégalable et un amour plus fort de jour en jour, faisant ainsi taire toutes les rumeurs.

Sauf que ce fameux titre Drunk In Love pose problème. Jay-Z rappe ces paroles « Je suis Ike Turner, bébé sait que je ne plaisante pas. Maintenant mange le gâteau, Anna Mae, j’ai dit mange le gâteau, Anna Mae ». Anna Mae n’est autre que Tina Turner qui a subi des violences conjugales pendant son mariage avec Ike Turner. Il n’en fallait pas plus pour que les fans soient offusqués des paroles de la chanson. Selon eux, Drunk In Love ferait l’apologie des violences conjugales.

En effet, Jay-Z fait référence à un épisode connu de la vie de Tina, où son mari exige d’elle qu’elle mange un gâteau. Elle n’en veut pas, alors Ike la bat et lui enfonce de force le gâteau dans la bouche.

Des accusations qui pourraient nuire à Beyoncé. Pourtant Queen B s’est toujours montré très féministe dans l’âme. Souvenez-vous du titre If I Were a Boy qui devait faire réagir sur les relations entre les hommes et les femmes. Beyoncé ne devrait pas tarder à répondre à ces accusations.