Les potins de «le Prétoire» : Evénements du 27 janvier à Gao : Les populations de la Cité des Askia portent plainte contre la Minusma …

Après les événements du 27 janvier dernier à Gao, qui ont fait trois morts et des blessés lors d’une manifestation violente contre le QG de la Minusma, des habitants de la cité des Askia ont saisi le cabinet d’Avocat ‘’ZaharaNoor’’ de Me Maliki Ibrahim pour porter plainte avec constitution de partie civile contre les hauts dignitaires de la Minusma.

Accord issu des pourparlers d’Alger : L’Association pour le développement du cercle de Goundam refuse

Au cours d’un déjeuner de presse, organisé à Faladiè le samedi 28 février 2015, les responsables de l’Association pour le Développement du Cercle de Goundam (Adcg) ont émis des réserves au document issu des pourparlers d’Alger.

Ils ont montré leurs indignations face au mot « Azawad » inclus dans le document. C’était en présence du président de ladite Association, Oumar S Traoré, de son secrétaire général, Abdou Diop, du député élu à Goundam, Mohamed Sidi Ould Mohamed, du président du conseil de cercle de Goundam, Talfi Ag Hama, du chef de tribu Kel Ansar, Abdoul Majid et d’autres personnalités.

Selon le secrétaire général de l’Adcg, Abdou Diop, leur association a contribué au processus de paix et de réconciliation en témoigne la contribution à l’effort de guerre à hauteur d’un million de FCFA et la participation aux différents forums. A sa suite, le président de l’Adcg, Oumar S Traoré a eu le privilège de lire la déclaration produite par l’Association. L’Adcg réaffirme son attachement aux valeurs de la République du Mali (Unité, laïcité) et appelle ainsi à une réconciliation nationale. « Nous ne sommes pas d’accord qu’on prenne les trois régions du nord du Mali pour l’Azawad. La précision est de taille. Nous allons faire des sit-in si le gouvernement signe l’accord en l’état actuel », indique le secrétaire chargé des questions jeunes de l’Association, Almami Alphamoye Haïdara. Selon Oumar S Traoré, depuis le début du mois de février, les maires des régions du nord sont à Bamako pour sensibiliser les pouvoirs publics à prendre des mesures urgentes face à la recrudescence de la violence dans le nord du Mali ; mais aussi de mettre fin aux attaques, braquages et autres enlèvements par des bandits armés affiliés aux Mnla MAA et HCUA. « Du 27 janvier 2013 au 5 Février 2015, le cercle de Goundam a connu une centaine de braquages et d’enlèvements avec mort d’hommes. Le 25 janvier 2015, le Commandant de Brigade (CB) de Goundam a été sauvagement assassiné sur la route Goundam-Tombouctou par des hommes armés qui tentaient d’enlever des véhicules dans la zone de Douékiré. Le 5 février dernier, Bintagoungou a été attaqué par des éléments du MAA de Ber. Les populations ont été épargné grâce à la détermination des groupes d’autodéfense qui ont repoussé avec les moyens de bord les assaillants et récupéré leur véhicule. Pour ne citer que ceux-ci », a-t-il dit. L’Adcg ne peut rester indifférente à cette situation dramatique qui annihile tous les efforts de paix et de réconciliation. C’est  pourquoi, elle se joint aux maires du cercle de Goundam pour solliciter des plus hautes autorités : le déploiement des forces de défense et de sécurité sur toutes les zones non couvertes ; l’organisation de patrouilles permanentes entre les localités ; le retour effectif de l’administration et de tous les agents de l’Etat à leurs postes avant le démarrage des opérations électorales, l’aménagement, la réhabilitation des sites d’accueil des populations déplacées, refugiées et la reprise des rencontres intercommunautaires ; la reprise effective des travaux de la route Goma coura-Tombouctou, et la sécurisation des équipes et des partenaires au développement. Par ailleurs, face à l’insécurité au Nord du Mali, l’Association signale l’impossibilité d’organiser les élections communales et régionales.

Aguibou Sogodogo

source :  L’Indicateur du Renouveau

Ville morte à Gao demain par les transporteurs routiers

C’est suite à une décision du bureau régional  des transporteurs que les chauffeurs  de l’axe Gao  ont décidé d’observer une journée ville morte demain lundi 02 mars 2015  sur la ville.

sonef transporteur voyageur

Cette grève fait suite à une exigence du bureau demandant aux transporteurs de s’acquitter des vignettes de 2012, 2013, 2014, période laquelle l’administration était absente.

Affaire à suivre

Abdoulaye Kaba Koné, Correspondant

Accord de paix au Mali: la rébellion veut consulter sa base avant de signer

Les négociations de paix sur le Mali engagées en juillet à Alger se sont soldées dimanche par un accord encore inachevé, paraphé par le gouvernement malien, mais non par les rebelles du nord qui ont réclamé un délai pour consulter leur base.

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Le ministre algérien des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, chef de file de la médiation internationale, a qualifié cet accord, dont l’accouchement a nécessité huit mois de laborieuses négociations, de “boussole crédible et efficace vers la paix”. Il “sera signé par toutes les parties”, a-t-il assuré.

“Les négociations sont terminées”, avait déclaré auparavant le porte-parole de la médiation algérienne, signifiant la fin de cette cinquième session de pourparlers, lancée le 16 février.

Les protagonistes et la médiation algérienne étaient sous forte pression de la communauté internationale, notamment de la France, à l’origine de l’intervention internationale lancée dans le nord du Mali en 2013, l’opération Serval, pour aboutir à un résultat.

Le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius a salué “un texte équilibré et bénéfique pour le pays et la région” et appelé tous les groupes armés à le signer “sans délai”.

Cependant, cet “accord de paix et de réconciliation”, paraphé dans la matinée dans un palace algérois par les représentants du gouvernement et des groupes armés qui le soutiennent, ne l’a pas été par la Coordination des mouvements de l’Azawad, qui regroupe les principaux groupes rebelles à dominante touareg.

La Coordination, qui comprend le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) et le Haut conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA), a demandé un “délai raisonnable” pour consulter les populations qu’elle représente, après avoir exigé en vain des amendements au projet d’accord présenté cette semaine par l’Algérie.

“Un accord non partagé avec les populations et les bases a peu de chances d’être appliqué sur le terrain”, a expliqué à la tribune un de ses représentants.

“Cet accord ne répond pas aux aspirations du peuple Azawad (appellation du nord du Mali par les rebelles), a déclaré à l’AFP un autre représentant de la Coordination, Almou Ag Mouhamed, précisant que celle-ci avait “apporté un certain nombre d’amendements politico-institutionnels et surtout de défense et de sécurité” au projet, sans obtenir de réponse.

– Signature officielle au Mali –

Le délai demandé exprime “l’ambition d’obtenir le maximum de soutien” pour ce texte et non une volonté de “se désolidariser”, a relativisé M. Lamamra.

La Coordination n’exclut pas de parapher le texte en cas d’approbation de la population, a indiqué à l’AFP un de ses porte-parole,Mohamed Ousmane Ag Mouhamedoun, se disant “optimiste quant à une signature dans quelques semaines au Mali”.

Une source de l’ONU aux négociations a affirmé à l’AFP que le gouvernement avait menacé de ne pas parapher le document si les rebelles ne le faisaient pas également, mais s’était ravisé afin de les embarrasser.

Pour éviter l’impasse, l’Algérie a proposé que les parties qui ne parapheraient pas l’accord le fassent lors de la signature officielle, prévue à Bamako à la fin du mois, selon la même source.

Le ministre malien des Affaires étrangères Abdoulaye Diop, chef de la délégation gouvernementale à Alger, s’est d’ailleurs dit convaincu “que la signature aura lieu dans quelques semaines”.

A Bamako, le Premier ministre Modibo Keïta a appelé les groupes rebelles à franchir le pas pour “construire l’édifice de la paix, du développement juste équilibré”.

“Le projet d’accord soumis aux parties n’est certes pas parfait, mais il constitue un compromis que nous pouvons accepter tout en restant vigilants quant à sa mise en ?uvre”, a-t-il indiqué.

Le texte, qui, comme le souhaitait Bamako, ne parle ni d’autonomie ni de fédéralisme, et insiste sur l’unité, l’intégrité territoriale du Mali, ainsi que sur le caractère républicain et laïc de l’Etat, cite néanmoins l’Azawad, comme une “réalité humaine”, une revendication des rebelles.

Il prévoit la création d’Assemblées régionales élues au suffrage universel direct, dotées de pouvoirs importants dans un délai de 18 mois, ainsi que le redéploiement progressif dans le nord d’une armée restructurée, intégrant notamment des combattants des mouvements de cette région “y compris dans le commandement”.

Etaient exclus des négociations les groupes liés à Al-Qaïda qui ont contrôlé pendant près de neuf mois le nord du Mali avant d’en être partiellement chassés par l’opération Serval, à laquelle a succédé en août 2014 l’opération Barkhane, dont le rayon d’action s’étend à l’ensemble de la zone sahélo-saharienne.

AFP

Source: TV5MONDE

Crise Malienne : Un acccord de paix au Mali signé avec une partie des groupes armés

Le gouvernement malien a signé dimanche à Alger avec une partie des groupes armés du nord du pays un « accord de paix et de réconciliation » pour mettre fin aux violences.

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Cet accord « a valeur d’une boussole crédible et efficace vers la paix », a observé le ministre algérien des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, chef de file de la médiation internationale dans ce dossier. Il « sera signé par toutes les parties », a-t-il insisté.

Le document paraphé en milieu de matinée dans un palace algérois après huit mois de laborieuses négociations n’a pour l’instant pas reçu l’approbation de la Coordination des mouvements de l’Azawad, qui regroupe plusieurs groupes rebelles comme le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA).

Cette Coordination a demandé un « délai raisonnable » en vue de consulter les populations qu’elle représente car un « accord non partagé avec les populations » a « peu de chance d’être appliqué sur le terrain », a expliqué à la tribune un de ses représentants.

Le délai demandé exprime tout simplement « l’ambition d’obtenir le maximum de soutien » à l’accord et non une volonté de de « se désolidariser », a relativisé M. Lamamra.

Selon son porte-parole, la présence des membres de la Coordination à la cérémonie « signifie qu’ils acceptent l’accord ». « Les négociations sont terminées », a-t-il affirmé, alors que le texte doit être désormais être ratifié à Bamako par les différents groupes.

Cet accord est destiné à conclure les négociations débutées en juillet 2014 à Alger, les premières à rassembler l’ensemble des parties prenantes au conflit dans le nord du Mali, où a été lancée en 2013 une intervention internationale initiée par la France.

Le Ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius a qualifié d’ »excellente nouvelle » cet accord et appelé tous les groupes armés à le signer « sans délai ».

- ‘Vivre fraternellement’ -

Un porte-parole des mouvements armés pro-gouvernementaux, Harouna Toureh, a affirmé leur engagement à « respecter l’esprit et les termes » du texte. « Nous ferons tout pour que cet accord vive et qu’il permette à toutes les populations de se retrouver, de vivre ensemble comme par le passé solidairement et fraternellement », a-t-il ajouté.

Le texte appelle à « reconstruire l’unité nationale du pays sur des bases novatrices, qui respectent son intégrité territoriale, tiennent compte de sa diversité ethnique et culturelle ».

Comme le souhaitait Bamako, l’accord ne parle pas d’autonomie ni même de fédéralisme, et insiste sur l’unité territoriale, l’intégrité territoriale de l’Etat du Mali, ainsi que sur son caractère républicain et laïc.

En revanche, il cite l’appellation d’Azawad, par laquelle les groupes rebelles à dominante touareg désignent cette région, comme une « réalité humaine », en réponse aux revendications des rebelles.

Il prévoit la création d’Assemblées régionales élues au suffrage universel direct, dotées de pouvoirs importants dans un délai de 18 mois, ainsi qu’une « plus grande représentation des populations du Nord au sein des institutions nationales ».

Sur la question de la sécurité, il stipule une refonte de l’armée notamment par l’intégration de combattants des mouvements armés du Nord.

En outre, une Commission d’enquête internationale devra faire la lumière sur tous les crimes de guerre, contre l’humanité, de génocide et autres violations graves des droits de l’homme pendant le conflit, selon ce document.

Six groupes ont participé aux cinq cycles de négociation depuis juillet 2014: le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), le Haut conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA), le Mouvement arabe de l’Azawad (MAA), le Mouvement arabe de l’Azawad-dissident (MAA-dissident), la Coordination pour le peuple de l’Azawad (CPA) et la Coordination des Mouvements et fronts patriotiques de résistance (CM-FPR).

Etaient exclus des négociations les groupes liés à Al-Qaïda qui, à un moment alliés du MNLA, ont occupé pendant plus de neuf mois le Nord du Mali avant d’en être partiellement chassés par l’intervention lancée par la France.

En août 2014 lui a succédé l’opération « Barkhane », dont le rayon d’action s’étend à l’ensemble de la zone sahélo-saharienne, qui a enregistré ces derniers mois une recrudescence d’attaques, notamment jihadistes, visant les forces maliennes ou étrangères, mais aussi les civils.

source : AFP

Moussa Ag Assarid : « c’est un accord imposé »

Le porte-parole de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) en Europe, Moussa Ag Assarid était tout à l’heure l’invité de France 24 pour parler du projet d’accord pour la paix et la réconciliation au Mali que le gouvernement malien et les groupes armés de la plateforme ont paraphé aujourd’hui à Alger.

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Pour Moussa Ag Assarid, c’est un accord imposé qui ne prend pas en compte les préoccupations des populations de l’Azawad. C’est un document, dit-il, fondé sur la décentralisation dans lequel on ne parle pas d’autogestion de l’Azawad, d’autonomie, de fédéralisme. « Nos revendications n’ont pas été prises en compte. La décentralisation ne respecte pas la volonté des populations de l’Azawad, c’est pourquoi les gens manifestent aujourd’hui à Ber, Kidal et Ménaka. Un document moins que le Pacte national de 1992 », a-t-il ajouté.

A l’en croire, ce qui s’est passé à Alger avec cette signature du document par les autorités de Bamako et les milices pro-gouvernementales, est un non évènement puisque ces groupes armés signataires ne sont pas en belligérance avec l’Etat du Mali. Ceux qui sont en belligérance étant les groupes qui composent la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) que sont le MNLA, le HCUA, la CPA, le MAA, la CM-FPR 2.

Moussa Ag Assarid d’ajouter que la solution doit être acceptable pour tous les parties en belligérance. Il faut qu’on respecte la volonté des populations de l’Azawad, dit-il.

source : Autre Presse

Accords de paix d’Alger : une dernière chance pour le Mali

Pour un accord de paix et de réconciliation, le texte signé le 1er mars à Alger par le gouvernement malien et certains groupes du nord du Mali a des ambitions d’une grande modestie. C’est peut-être là sa seule force, ou son coup de génie.

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Car tout est si compliqué dans la résolution de la crise malienne… Pour commencer, le texte présenté à Alger dimanche matin n’a pas été formellement signé, mais « paraphé » – c’est le terme exact – par le côté progouvernemental des parties engagées dans le dialogue, avec l’appui d’une médiation menée par l’Algérie.

Le document ne sera formellement « signé » au Mali que dans les semaines à venir (un geste symbolique pour tenter d’effacer le souvenir des accords passés, dont l’Algérie était le parrain, que pourfendait quand il était encore candidat le président malien, Ibrahim Boubacar Keita, au nom de la « souveraineté nationale ») .

Peut-être ne s’agit-il que d’un détail, vu que la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), qui regroupe 6 mouvements en faveur de l’autonomie du nord du Mali, qu’ils appellent Azawad, n’a pas signé dimanche matin. Et s’il y a de grandes chances que toutes les parties finissent par apposer la signature de leurs représentants sur ce texte, ces cahots ne sont pas de bon augure, dans un premier temps.

L’« Azawad » : une myriade de groupes

Parmi les « signataires en suspens », on trouve en effet le MNLA (Mouvement national de libération de l’Azawad), qui reste un acteur central pour toute forme de solution, et d’autres formations de la mouvance rebelle issues de scissions de groupes sur des bases ethniques – comme le Mouvement arabe de l’Azawad (MAA), dont une partie est désormais du côté loyaliste, ou encore le Haut Conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA), qui héberge des anciens de la formation de Iyag ag Ghali, désormais passé du coté d’Al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi).

Pourquoi ce retard ? La « coordination » (la CMA) avait demandé depuis la veille un « délai raisonnable » avant de signer pour consulter sa base. Cette extrême politesse est due en partie à la menace de sanctions envers tout protagoniste qui se mettrait en travers d’un règlement pacifique de la crise.

Et aussi à la nécessité de faire de la diplomatie interne : des manifestations contre le texte ayant été organisées à Kidal, Mékaka et Ber pour protester contre le fait que le texte ne mentionne pas de perspective d’autonomie pour le Nord ou de fédéralisme. La médiation l’avait du reste clairement fait savoir depuis longtemps, à la grande satisfaction de Bamako.

Il faut donc faire avaler à l’Azawad que l’Azawad n’aura pas d’existence légale après avoir clamé le contraire : c’est la difficulté des plans de paix. Selon le texte, de plus, le Mali reste « uni et laïc ».

« Cet accord a la valeur d’une boussole crédible et efficace vers la paix »
Ramtane Lamamra, ministre algérien des affaires étrangères
 

Histoire de ne pas braquer toutes les parties, ce qui reviendrait à un suicide, cet accord – qui a la « valeur d’une boussole crédible et efficace vers la paix », selon la formule trop lyrique pour ne pas inquiéter du ministre algérien des affaires étrangères, Ramtane Lamamra – admet en revanche l’existence de l’Azawad comme une « réalité humaine » (ce qui est symbolique et n’engage pas à grand-chose, comme la formule de la « boussole »).

Un douloureux principe de réalité pour Bamako

Plus important, en revanche : un schéma prévoit la création d’assemblées régionales élues au suffrage universel direct dans un délai de 18 mois, ainsi qu’une « plus grande représentation des populations du Nord au sein des institutions nationales ». Une refonte de l’armée malienne doit avoir lieu pour intégrer des combattants des mouvements armés du Nord.

Cette dernière recette a déjà montré ses limites dans le passé : c’était en effet le socle des accords destinés à éteindre les rébellions précédentes, en 1992 et 2006. Mais les nouvelles institutions locales pourraient faire la différence, si elles ne sont pas gangrenées par la corruption.

Une commission d’enquête internationale devra de plus faire la lumière sur les crimes de guerre, contre l’humanité, de génocide et autres violations graves des droits de l’homme commis au cours des dernières années. On peut d’ores et déjà redouter que les pressions politiques, sur place, enterrent ses futures conclusions pour un temps.

Mais peu importent les limites des ambitions annoncées vu la dérive du pays vers la guerre civile. Avec ses imperfections, l’accord d’Alger fait figure de mesure de dernière chance.

En mai, le Mali avait subi un électrochoc lorsque des combats ont éclaté après la maladroite visite de l’ex-premier ministre malien à Kidal. Des affrontements qui s’étaient soldés par la défaite cuisante des forces armées loyalistes dans ce bastion du MNLA et fief politique des différents groupes touareg.

« La résolution du conflit passe par l’articulation complexe d’intérêts divergents qui touchent à la sécurité du Sahara, à la nature de l’Etat malien et aux équilibres locaux entre des communautés divisées » (L’International Crisis Group).

Il aura l’intervention du président mauritanien pour amener un premier cessez-le-feu et éviter la perspective d’un nouvel effondrement de l’armée malienne. Le pouvoir de Bamako avait été alors confronté à un douloureux principe de réalité.

Dans la foulée, et grâce au rôle renforcé de la Mission des Nations unies au Mali (Minusma), des négociations avaient alors été organisées à Alger, en juillet. L’équipe de médiation était large, composée de représentants de la Minusma (Mission des Nations unies au Mali), de l’Union africaine, de la Communauté économique des états d’Afrique de l’Ouest, de l’Organisation de la coopération islamique, de l’Union européenne, de la Mauritanie, du Niger et du Tchad.

Et au premier chef de l’Algérie, directement concernée par la situation au nord du Mali, où évoluent les groupes d’Aqmi, dont les dirigeants sont pour beaucoup algériens, et qui y a des intérêts pétroliers (avec des blocs non encore exploités par une filiale de sa compagnie d’extraction d’hydrocarbures).

Le Burkina Faso, l’autre pays habituellement influent dans le dossier, est désormais accaparé par ses propres problèmes, en attendant peut-être la montée en puissance régionale du Maroc, le grand rival de l’Algérie.

Avec Alger en « team leader », cinq sessions de négociations ont eu lieu depuis. Il avait été établi que la cinquième serait la dernière, au risque de donner naissance à un « quick fix » plutôt qu’à un vrai plan de paix, un de ces arrangements superficiels dont raffolent les diplomaties pressées, mais qui demandent un solide suivi politique par la suite pour éviter l’échec.

Or, la recette de la paix repose sur une architecture délicate. « La résolution du conflit passe par l’articulation complexe d’intérêts divergents qui touchent à la sécurité du Sahara, à la nature de l’Etat malien et aux équilibres locaux entre des communautés divisées. Face aux affrontements armés, la tentation est grande d’aller vite et de signer un accord à minima garantissant la sécurité à court terme. La précipitation est mauvaise conseillère. Il faut se donner les moyens et le temps de construire les fondements d’une paix durable », avertissait l’International Crisis Group (ICG).

Une région plus divisée que jamais

La nature de l’accord d’Alger diffère-t-elle fondamentalement des échecs précédents ? Rébellion, longues négociations, accord sur des partages de postes, période de latence, reprise de la rébellion… Tout semble se répéter en « cycles ».

Seulement, cette fois, une chance est donnée aux personnalités impliquées dans les négociations de jouer un rôle dans leur région à travers les assemblées locales ou les services de sécurité. C’est peut-être a seule manière de faire revenir l’Etat au nord du Mali. Et de ce point de vue, il y a urgence.

La région est plus divisée que jamais, et elle subit le choc conjugué des groupes djihadistes et de trafiquants. Entre communautés, déjà, les tensions sont importantes, comme entre les groupes qui affirment les représenter (on ne dispose d’aucun outil pour mesure le degré exact de soutien aux groupes armés). Le dernier-né, le Groupe d’autodéfense touareg Imghad et alliés (Gatia), n’est apparu qu’en août.

En théorie, c’est le septième mouvement armé recensé dans la région ; en pratique, c’est le bras armé de Bamako et d’une armée régulière qui, depuis les déroutes récentes, a renoncé à sortir des camps militaires dans les villes du Nord où elle est encore déployée, à côté d’autres forces (notamment onusiennes ou françaises).

Cet émiettement se double d’une nouvelle montée en puissance des groupes djihadistes de la galaxie Aqmi, entre infiltration de combattants depuis les pays voisins et activation de cellules dormantes. Des assassinats récents ont montré qu’une politique de déstabilisation était à l’œuvre (comme cela avait été le cas en Libye voisine).

L’ex-député de Kidal, Bay Ag Hamdy, qui avait rejoint le MNLA en janvier 2012, a été assassiné le 26 janvier près de Tessalit, un acte revendiqué par Aqmi qui l’accusait de « collaboration avec les forces françaises présentes dans le nord du Mali ».

Source: Le Monde

Manifestations à Kidal contre des accords en vue à Alger

Alors que la délégation malienne et la plateforme des mouvements pro-Mali ont accepté de parapher, ce dimanche à Alger, le document préparé par la médiation, les mouvements de la coordination de l’Azawad pourraient boycotter cette cérémonie. En effet, sur le terrain, les pro-Azawad sont mécontents du texte qui n’intègre ni l’autonomie ni le fédéralisme dans le projet d’accord de paix.

manifestation touareg kidal mnla azawad

Une cérémonie de clôture des discussions et de paraphe du projet d’accord est prévue ce dimanche matin à 9 heures à Alger en présence de toutes les parties et des partenaires internationaux qui soutiennent ce processus depuis des mois. Bamako et la plateforme des mouvements pro-Mali ont accepté de parapher ce texte, le jugeant équilibré.

En revanche, il en va tout autrement du côté des mouvements pro-autonomie de l’Azawad. La Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) se retrouve coincée entre la médiation et sa base sur le terrain. En effet, certains délégués sont convaincus qu’un mauvais accord vaut mieux que pas d’accord du tout et se disent prêts à parapher, sans conviction. Or, sur le terrain, à Kidal, à Ber ou à Ménéka, la base pense tout le contraire : pas question de reconnaître un texte qui a oublié l’essentiel des revendications des populations de l’Azawad.

La journée de samedi a donc été très compliquée pour la délégation de la Coordination des mouvements de l’Azawad. Des manifestations ont donc eu lieu samedi après-midi dans plusieurs localités du nord du Mali, à Ber et à Kidal. Le texte proposé par la médiation a été brûlé à côté de l’arbre dit « de la Liberté », une place située près de l’aéroport de Kidal. Entre 400 et 500 personnes, selon plusieurs témoignages, se sont rassemblées devant l’aéroport avant de prendre la direction du centre-ville.

Les manifestants demandent à leurs représentants de ne pas signer de texte

Les manifestants demandent à leurs représentants partis à Alger de rentrer sans signer un texte qui ne correspond pas à leurs attentes. « Nous sommes venus manifester, car nous rejetons le projet d’accord qui est en train d’être signé à Alger parce qu’il n’y a pas de fédéralisme, explique à RFI un habitant de Kidal. On a reconnu le nom l’Azawad, mais en tant que simple nom. Notre révolution a commencé par l’indépendance de l’Azawad et on nous a demandé de renoncer à l’indépendance et maintenant qu’il n’y a pas de fédéralisme, nous ne signerons pas d’accord. Nous demandons à notre délégation à Alger de rentrer et de ne rien signer. » « Ce texte ne parle ni de fédéralisme ni d’autonomie, déplore un autre joint au téléphone, il n’y a que le Mali que ça arrange ! » « Il ne faut pas accepter cet accord, il faut trouver une meilleure solution, clame cet autre manifestant, nos représentants doivent quitter les négociations, ils doivent partir d’Alger et rentrer à Kidal. » « L’Algérie veut nous tordre le bras, poursuit ce militant du MNLA, l’Algérie veut coûte que coûte valider son accord ».

La CMA demande un délai pour expliquer le texte

La manifestation s’est achevée en fin d’après-midi, aucun débordement n’a été signalé. Un nouveau rassemblement est prévu ce dimanche.

La CMA a demandé un délai supplémentaire à la médiation pour aller expliquer le texte aux militants et aux responsables militaires. Samedi soir, des officiels algériens confirmaient la tenue de la cérémonie de clôture des négociations pour dimanche matin, 9 heures.

Par RFI

Source: RFI

Médiation algérienne au Mali : les grandes lignes de l’accord de paix

Un accord de paix sera signé, dimanche 1er mars, à Alger, entre le gouvernement malien et les représentants des principaux groupes rebelles du Nord-Mali (Touaregs et Arabes). Les négociations entre les différentes parties, sous l’égide du ministre algérien des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, ont fini par aboutir, après cinq séries de rencontres dans la capitale algérienne.

ministre algerien Affaires etrangeres Ramtane Lamamra

Transfert de pouvoirs vers le Nord

L’accord de paix, mis au point par les médiateurs algériens, prévoit un transfert significatif de pouvoirs de Bamako vers les autorités régionales, notamment celles du nord du pays. Le gouvernement consentira donc à « lâcher du lest » en acceptant une plus grande décentralisation.

De puissantes assemblées régionales dont les présidents seront directement élus, vont être créées, tandis que les populations du nord bénéficieront d’une « plus grande représentation dans les institutions nationales », selon des extraits du document repris par plusieurs sources médiatiques.

Le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, s’est montré enthousiaste à l’idée de signer cet accord et juge le document équilibré. En effet, l’accord  vise à sauvegarder l’intégrité territoriale du Mali et son unité nationale, tout en respectant la diversité ethnique et culturelle du pays, selon les mêmes sources. C’était une des lignes rouges du gouvernement central de Bamako.

Certains groupes rebelles, opposés à Bamako ont réservé un accueil « tiède » et disent vouloir se concerter avant de donner un accord final, selon des sources médiatiques. Il semblerait qu’ils puissent suggérer « quelques modifications », rapportent ces mêmes sources.

Un rééquilibrage du budget et de développement

Selon le document, le gouvernement malien transférera 30% des revenus de l’Etat-central vers les autorités locales, « avec une attention particulière pour les régions du nord ».

Cette mesure interviendrait en parallèle de la création d’une « zone de développement pour le Nord », financée par un effort international, avec pour objectif d’opérer un rattrapage du niveau de vie des populations du nord par rapport au reste du pays, dans un délai de 10 à 15 ans, toujours selon la même source.

L’Azawad, « une réalité socio-culturelle »

Dans le même temps, les spécificités de l’Azawad, région qui englobe une grande partie du nord-Mali (près de la moitié du pays) dont les rebelles ont, un temps, réclamé l’indépendance, sont formellement reconnues. En effet, le document évoque l’Azawad comme une « réalité sociale et culturelle partagée par différentes populations du nord-Mali ».

Un accord d’étape

Par ailleurs, cet accord de paix prévoit la mise en place d’une Conférence nationale, dans les deux ans, dans le but d’avoir un « débat entre les différentes composantes de la nation malienne afin d’identifier les causes profondes du conflit ». Par la suite, cette initiative devrait aboutir à un accord de paix global et définitif à travers une « Charte pour la paix, l’unité et la réconciliation nationales ».

La signature de cet accord d’Alger, un document de 30 pages, est donc une étape importante qui vient couronner de succès la médiation de l’Algérie.

Source: tsa-algerie.com

Dernière Minute – Signature dimanche à Alger d’un accord de paix au Mali (diplomatie algérienne)

Le gouvernement malien et six groupes armés du nord du Mali, réunis à Alger, signeront dimanche sous les auspices de l’Algérie un accord de paix.

ministre algerien Affaires etrangeres Ramtane Lamamra

“Les parties maliennes signeront sous les auspices de l’Algérie un accord de paix demain matin”, a indiqué une source au sein du ministère algérien des Affaires étrangères.

 

Le Figaro.fr avec AFP

 

Source: Le Figaro

Les propos de l’amenokal indignent, sur fond d’accord de paix

La médiation algérienne aux pourparlers de paix au Mali a présenté un nouveau projet d’accord aux parties, jeudi 26 février. La délégation gouvernementale a donné son aval pour le parapher. Du côté des groupes armés du nord du pays, il y a encore des réserves, alors qu’à Kidal, la société civile et les chefs s’indignent des dernières déclarations du nouvel amenokal des Ifoghas en faveur d’un Mali uni.

Mohamed Algabach-Ag-Intallah depute assemble nationale

Dés la mi-journée, jeudi, les autorités maliennes jugeaient le nouveau projet d’accord « équilibré », après avoir échangé avec le médiateur algérien. Le ministre malien des Affaires étrangères Abdulaye Diop, qui conduit la délégation de Bamako, s’est réjoui que le document consacre l’intégrité territoriale du Mali, le caractère laïc et républicain. Le ministre a souhaité qu’un compromis se fasse rapidement autour de ce texte.

Message entendu par la plateforme des mouvements, proche de Bamako, qui a affirmé qu’elle était prête à parapher le document dès dimanche. Mais du côté de la coordination des mouvements de l’Azawad, on ne cache pas un certain embarras : ce texte a beau être le résultat d’un compromis recherché depuis des mois à Alger, il laisse un goût d’inachevé aux représentants du MNLA, du HCUA et du MAA. Le texte ne retient à aucun moment l’idée d’une autonomie ou d’une fédération, pas même une entité commune aux trois régions de Tombouctou, Gao et Kidal.

A Kidal, la déclaration de l’amenokal ne passe pas

Kidal où, précisément, souffle un vent de colère depuis que l’amenokal des Ifoghas, Mohamed ag Intalla, s’est ouvertement prononcé en faveur d’un Mali uni, sur les ondes de RFI jeudi, écartant toute idée de fédéralisme ou d’autonomie. La société civile et les chefs tribaux ont immédiatement manifesté leur désaccord. Les doyens n’ont pas manqué d’aller dire à l’amenokal ce qu’ils pensaient.

Moussa ag Sidalamine, le fils d’un chef de tribu, reproche à Mohamed ag Intalla de ne pas incarner les aspirations du peuple de l’Azawad : « Nous, nous voulons l’autonomie. Nous pensons que sans autonomie, la paix ne peut pas régner dans ce qu’on appelle l’Azawad. »

Mohamed ag Intalla n’est pas simplement le chef traditionnel des Ifoghas, il est aussi depuis longtemps un député malien élu sous les couleurs du parti présidentiel. Il n’a pas suivi la voie tracée par son propre père, Intalla ag Attaher, récemment décédé, et qui soutenait le combat pour un Azawad indépendant.

Selon un membre de la coordination présent à Alger, il faudrait justement pouvoir présenter et expliquer ce texte aux responsables politiques et militaires de Kidal avant de s’engager à le parapher. Un scénario qui semble exclu. Alger a pour sa part déjà programmé dimanche une cérémonie de clôture. La signature de l’accord pourrait avoir lieu à Bamako d’ici la fin du mois de mars.

Par RFI

Source: RFI

Frédéric Gout de l’opération Serval: «J’ai le Mali dans le cœur»

Dès janvier 2013, il a participé à la mission Serval, lancée par la France pour libérer le nord du Mali, alors sous occupation jihadiste. Le colonel Frédéric Gout, qui a effectué sa carrière dans l’aviation légère de l’armée de terre, y a dirigé un régiment d’hélicoptères. En quelques semaines, son groupement aéromobile a traversé le pays : de Bamako, à l’Adrar des Ifoghas. Il vient de publier un ouvrage : « Libérez Tombouctou ! Journal de guerre au Mali », dans lequel il raconte sa mission, sur le plan tactique et militaire, mais aussi son quotidien, et celui de ses soldats, à travers des anecdotes. Le colonel Frédéric Gout est l’invité de Magali Lagrange.
lieutenant colonel federic gout mission serval
« On a étudié l’ennemi sur fiche, donc il est un peu théorique, et puis lorsqu’on arrive sur le territoire, on s’attend à le trouver d’une certaine façon et en fait il ne se présente pas où on l’attend. On l’attendait à Tombouctou, sérieusement, on nous avait dit qu’il était à Tombouctou, qu’il allait se présenter sous telle et telle forme, qu’il aurait tel équipement. En fait, à Tombouctou, il a fui. Et lorsqu’on l’a trouvé, j’ai été très surpris (…) Ils étaient très forts, très bien organisés et très bien préparés pour utiliser l’armement de petit calibre, la kalachnikov, et en revanche, assez mal organisés pour utiliser l’armement plus lourd. »

Par Magali Lagrange

Source: RFI

Cinquième Alger: Un nouvel accord ce dimanche

Intervenue après l´accord de cessation de toute violence du 19 février, la dernière sortie des groupes armés a crééé le doute chez plus d´un au Mali. Et pourtant!

Processus de Paix à Alger : Le Mali tel que nous le voudrions!

Ayant débuté sur fond de tensions de toutes sortes: tensions entre factieux et républicains, tensions entre factieux et factieux, tensions entre MINUSMA et factieux, tensions entre Peuple et MINUSMA, la cinquième série des négociations de paix entre fils de notre pays n´était pas évidente. Certains même pariaient sur deux jours de séjour en terre algérienne, d´autres sur une semaine, pas plus.

Mali : l’ONU et ses partenaires lancent un appel humanitaire pour soutenir la transition

Alors que la crise au Mali se poursuit, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA) et ses partenaires ont lancé un appel de fonds de plusieurs millions de dollars afin de financer les opérations d’aide humanitaire d’urgence dans le pays, a déclaré vendredi un porte-parole de l’agence onusienne.

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« Malgré les progrès dans la reconstruction et la stabilisation des zones touchées par le conflit dans le nord du Mali, l’insécurité persistante affecte la reprise des services sociaux de base et des activités économiques. Des centaines de milliers de personnes ont encore besoin d’aide humanitaire pour survivre », a déclaré le Coordonnateur humanitaire des Nations Unies au Mali, David Gressly.

Le gouvernement du Mali a cherché à rétablir la stabilité et accélérer la reconstruction du pays après une série de revers depuis le début de l’année 2012, y compris un coup d’Etat militaire, la reprise des combats entre les forces gouvernementales et les rebelles touaregs et la saisie du nord de son territoire par des islamistes radicaux.

Au cours des derniers mois, la Mission des Nations Unies multidimensionnelle intégrée pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) et ses Casques bleus ont subi des attaques violentes et répétées au nord du Mali.

S’adressant aux journalistes à Genève, le porte-parole de l’OCHA, Jens Laerke, a noté qu’au sommet de la crise, plus de 500.000 personnes avaient quitté le nord du Mali pour se réfugier dans le sud du pays ou dans les pays voisins. « Bien qu’environ 400.000 d’entre eux aient réintégré leur domicile, ils continuent d’éprouver les pires difficultés à reprendre le cours de leur vie, sans compter que les communautés sont devenus plus vulnérables ; les moyens de subsistance se sont détériorés ; et les services sociaux ne fonctionnent que partiellement, en particulier dans les zones rurales ».

Source: Agence de presse Xinhua

Les entretiens entre la médiation et les délégations ont repris.

Le document final proposé par la médiation à Alger comporte 67 articles et 3 annexes relatives à la période intérimaire, à la défense et à la sécurité, et aux actions et projets de développement du nord.

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Dans sa synthèse, la médiation a abordé toutes les questions faisant débat notamment sur l’appellation des régions du nord, le statut politique et les questions de sécurité.
La médiation en actant l’appellation « Azawad » pour le nord reconnaît aussi le droit des autres régions à porter les noms qu’elles souhaiteront retenir à l’avenir.

Dans le texte, pas de référence au fédéralisme mais à « une architecture institutionnelle » fondée sur la création de conseils régionaux élus au suffrage universel et la mise en place d’une haute assemblée. Cette décentralisation renforcée sera accompagnée d’un transfert de 30% des recettes budgétaires de l’état vers les régions d’ici deux ans.
Dans le domaine du cantonnement, le texte fixe un calendrier de deux mois pour la mise en place du processus de désarmement. Parallèlement, des patrouilles mixtes seront mises en place. L’armée malienne, « incluant un nombre significatif de personnes originaires du nord » devant également être redéployée dans le septentrion dans les mêmes délais.
Dans son annexe deux, la synthèse de la médiation prévoit un mécanisme intérimaire pour permettre l’adoption des textes législatifs nécessaires à l’accord. Parmi les premières mesures, la révision de la loi électorale pour permettre la mise en place des organes prévus par l’accord.

Après la remise du document de synthèse de la médiation aux différentes parties, les rencontres se sont poursuivies à Alger. Ce matin, le médiateur algérien a reçu successivement les parties pour écouter leurs réactions. C’est la Plate-forme des groupes armés qui a été reçue en premier. Si elle se dit « globalement satisfaite » du document, elle a toutefois émis des réserves qui doivent être prises en compte, selon elle, lors de la signature définitive du document.
Le porte-parole de la Plate-forme, Me Harouna Toureh au micro de notre envoyé spécial à Alger, Issa Fakaba Sissoko.
« Globalement, j’insiste là-dessus, cet accord nous paraît positif. C’est en ce sens que nous lui prêtons les vertus que nous attendons d’un accord. Nos observations sont pour le moment des observations parfois de pure forme, mais surtout une des observations majeures concerne le fait qu’un des maillons essentiels de la plate-forme n’a pas été nommément désigné dans l’accord. Je parle de GATIA. Je parle également du Mouvement Populaire pour le Salut du Nord, qu’on appelle le MPSA. Je parle également de nos frères qui nous ont rejoint. Je parle du colonel Hassan, de Ali ould Hamaha et d’autres frères. Nous avons souhaité que dans cet accord, conformément à l’accord de Ouaga, qu’il soit écrit, qu’il soit nommé tous les mouvements et toutes les parties prenantes existant au moment de la signature de l’acte ».

Le gouvernement malien, s’est félicité aujourd’hui du document de synthèse de la médiation. Son chef de délégation, estime qu’il prend en compte « les lignes rouges » fixées par Bamako.
Le ministre malien des affaires étrangères, Abdoulaye Diop au micro de Issa Fakaba Sissoko.
« Ce qui est proposé ici est articulé autour de ce qu’on appelle la libre administration des collectivités dans le cadre d’un État unitaire. Et nous pensons que le projet d’accord qui nous a été soumis s’inscrit très clairement dans le cadre des lignes rouges qui ont été tracées par le Président de la République et qu’il ne sera en aucune manière possible pour nous de nous engager sur une voie d’une fédération ou une quelconque autonomie. Et que l’intégrité territoriale du Mali, le caractère unitaire de l’État, sa forme républicaine et laïque soit préservée en toutes circonstances. Toutes ces lignes sont clairement observées dans le document. Mais au delà de ça, il y a aussi une offre politique, une offre en matière de développement et de défense qui permet à tous les maliens et toutes les maliennes de se retrouver. En particulier les populations vivant dans les régions septentrionales pour pouvoir travailler ensemble pour la paix ».

La coordination de son côté, estime que la synthèse de la médiation est globalement acceptable. Mais qu’il faut d’avantage expliqué certaines parties du document. Selon l’un de ses responsables, ” la coordination est prête à faire des compromis”.

Par Studio Tamani

Source: Studio Tamani

Bamako accueille favorablement un projet d’accord algérien, réserves de la rébellion

Bamako – La médiation algérienne aux pourparlers de paix sur le Mali a présenté aux parties un nouveau projet d’accord, accueilli favorablement par le camp gouvernemental, mais avec réserves par la rébellion du nord du pays, a appris vendredi l’AFP auprès des intéressés.

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Dans un souci d’équilibre entre les exigences contradictoires de souveraineté et d’autonomie, ce texte de 30 pages, comprenant trois annexes, dont l’AFP a obtenu copie, appelle à reconstruire l’unité nationale du pays sur des bases novatrices, qui respectent son intégrité territoriale, tiennent compte de sa diversité ethnique et culturelle.

Il mentionne l’Azawad, par laquelle les groupes rebelles à dominante touareg désignent cette région, comme une réalité socio-culturelle, mémorielle et symbolique partagée par différentes populations du nord Mali.

Daté du 25 février au soir, le texte a été remis aux délégations jeudi, a indiqué le ministre malien des Affaires étrangères Abdoulaye Diop dans une déclaration à la presse à Alger.

Nous nous sommes félicités de la qualité de ce projet d’accord qui, de notre point de vue, est un document équilibré, a-t-il dit, souhaitant qu’un compromis se fasse rapidement autour de ce document.

Le ministre s’est réjoui qu’il ne soit pas question dans le projet de s’engager dans une fédération ou une autonomie quelconque et que l’intégrité territoriale du Mali, le caractère laïc et républicain de l’Etat, soient préservés en toutes circonstances.

Un représentant de la Coordination des mouvements de l’Azawad, qui regroupe les rebelles du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), du Haut conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA) et du Mouvement arabe de l’Azawad-dissident (MAA-dissident), a en revanche indiqué que celle-ci ne s’était pas encore prononcée.

On est en train d’écouter les commentaires de la médiation. Dans la journée de demain (samedi) on va leur renvoyer le document avec quelques suggestions, a indiqué à l’AFP Mohamed Ousmane Mouhamedoun, expliquant qu’il s’agissait de rendre le document beaucoup plus comestible, acceptable par nous qui portons les revendications.

Notre souci est d’aller vers un accord. Depuis huit mois, nous avons fait le choix d’aller vers un accord, a-t-il assuré.

‘Développement du Nord’

Un porte-parole des mouvements armés pro-gouvernementaux, Harouna Toureh, a salué un document équilibré, affirmant qu’il serait paraphé à Alger et signé à Bamako dans les prochains jours.

Les populations vont pouvoir se prendre en charge, assumer ensemble leur destin sans contrainte. Les questions de sécurité qui sont importantes pour la survie de notre pays sont au centre de cet accord, a-t-il dit à l’AFP.

Le projet prévoit l’instauration d’une période intérimaire de 18 à 24 mois dès la signature d’un accord de paix.

Pendant cette période, une Conférence nationale devra conduire un débat approfondi entre les composantes de la nation malienne sur les causes profondes du conflit, afin d’aboutir à une Charte pour la paix, l’unité et la réconciliation nationale.

Le texte propose la création d’Assemblées régionales élues au suffrage universel direct, dotées de pouvoirs importants, dirigées par un président élu lui aussi directement, ainsi qu’une plus grande représentation des populations du nord au sein des institutions nationales.

Le projet dispose qu’à partir de 2018 le gouvernement mette en place un mécanisme de transfert de 30 % des recettes budgétaires de l’Etat aux collectivités territoriales (…) avec une attention particulière pour les régions du Nord.

Il porte création d’une Zone de développement du Nord dotée d’une stratégie visant à le hisser au même niveau que le reste du pays en termes d’indicateurs de développement dans un délai de 10 à 15 ans.

Cette stratégie serait financée notamment par la communauté internationale, appelée à contribuer promptement et généreusement à une Conférence d’appel de fonds.

Sur le plan de la sécurité, le projet prévoit le déploiement progressif d’une armée restructurée, notamment par l’intégration de combattants des mouvements armés, avec des patrouilles mixtes au plus tard deux mois après la signature de l’accord, et la création d’une police territoriale.

(©AFP / 27 février 2015 19h40)

Source: Romandie

Barkhane : point de situation au 26 février

La force Barkhane poursuit ses opérations quotidiennes visant à entraver la liberté de mouvements des groupes armées terroristes (GAT).

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Dans le fuseau Ouest, une opération quadripartite a été conduite de part et d’autre de la frontière et du fleuve Niger, dans la région dites des « trois frontières » entre le Mali, le Niger et le Burkina-Faso. Lors de cette opération, ces trois pays ont mené avec l’appui de la force Barkhane des actions de reconnaissance et de contrôle de zone visant à réduire le potentiel des groupes armés terroristes qui profitent de ces frontières pour se soustraire à l’action des forces armées. Il s’agissait de la sixième opération conjointe transfrontalière planifiée et conduite par les Etats du G5 Sahel en lien avec la France, illustrant leur capacité à opérer conjointement et à se coordonner à leurs frontières.

Durant l’opération, des représentants de l’Union européenne et de l’Union africaine ont rendu visite au poste de commandement quadripartite à Gao, afin d’être en mesure d’exporter cette synergie dans les initiatives internationales, à l’instar des missions européennes (EUCAP Sahel Mali et  EUTM) ou africaines (Mission de l’Union africaine pour le Mali et le Sahel – MISAHEL).

Le 21 février, M. Laurent Fabius, Ministre des affaires étrangères et du développement international (MINAEDI), s’est rendu à N’Djaména où il a été accueilli par le général de division Jean-Pierre Palasset, commandant l’opération Barkhane.

Le même jour a eu lieu la cérémonie de fin de formation du 6e GTIA formé par la mission EUTM Mali.

L’opération Barkhane regroupe 3 000 militaires dont la mission, en partenariat avec les pays du G5 Sahel, consiste à lutter contre les groupes armées terroristes dans la bande sahélo-saharienne.

Sources : Etat-major des armées
Droits : Ministère de la Défense

Source: Defense.gouv.fr

Mali : un nouveau projet d’accord remis aux parties

La médiation algérienne aux pourparlers de paix entre gouvernement malien et groupes armés du nord du pays a remis aux parties un nouveau projet d’accord, selon le document consulté vendredi par l’AFP.

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Intitulé “Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger”, ce texte de 30 pages, comprenant trois annexes, est daté du 25 février au soir.

Dans un manifeste souci d’équilibre entre la volonté de souveraineté du gouvernement et les aspirations autonomistes, voire indépendantistes des groupes à dominante touareg, il appelle à “reconstruire l’unité nationale du pays sur des bases novatrices, qui respectent son intégrité territoriale, tiennent compte de sa diversité ethnique et culturelle”.

Il mentionne l’appellation “Azawad”, par laquelle ces groupes désignent cette région, comme “une réalité socio-culturelle, mémorielle et symbolique partagée par différentes populations du nord Mali”.

Le projet prévoit l’instauration d’une période intérimaire de 18 à 24 mois dès la signature d’un “accord global et définitif de paix”.

Pendant cette période, une Conférence nationale aura pour mission de mener “un débat approfondi entre les composantes de la nation malienne sur les causes profondes du conflit”, afin d’aboutir à une “Charte pour la paix, l’unité et la réconciliation nationale”.

Le texte propose la création d’Assemblées régionales élues au suffrage universel direct, dotées de pouvoirs importants, dirigées par un président élu lui aussi directement, ainsi qu’une “plus grande représentation des populations du nord au sein des institutions nationales”.

Le projet dispose qu’à partir de 2018 le gouvernement mette en place un “mécanisme de transfert de 30 % des recettes budgétaires de l’Etat aux collectivités territoriales (…) avec une attention particulière pour les régions du Nord”.

Il porte création d’une Zone de développement du Nord dotée d’une stratégie visant à le “hisser au même niveau que le reste du pays en termes d’indicateurs de développement” dans un délai de 10 à 15 ans.

Cette stratégie serait financée notamment par la communauté internationale, appelée à contribuer “promptement et généreusement” à une Conférence d’appel de fonds.

Sur le plan de la sécurité, le projet prévoit le déploiement progressif d’une armée malienne restructurée, notamment par l’intégration de combattants des mouvements armés du nord, avec des patrouilles mixtes au plus tard deux mois après la signature de l’accord, et la création d’une police territoriale.

Le gouvernement et six groupes armés ont entamé le 16 février à Alger un cinquième round de négociations de paix.

Il s’agit des mouvements rebelles du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) et du Haut conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA), du Mouvement arabe de l’Azawad-dissident (MAA-dissident), ainsi que des groupes progouvernementaux MAA, Coordination pour le peuple de l’Azawad (CPA) et Coordination des Mouvements et fronts patriotiques de résistance (CM-FPR).

Source: VOA/AFP

Conflit au Mali : Alger presse les deux parties pour signer un accord de paix définitif

La médiation algérienne a rédigé un texte pour un accord de paix au Mali qui a été proposé aux deux parties : le gouvernement malien et la coordination rebelle du nord du pays. Ce texte devrait conclure ces négociations débutées en juillet dernier et qui, pour l’Algérie, n’ont que trop duré.
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Au terme de près de huit mois de négociations, la médiation internationale à Alger conduite par le ministre algérien des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, a finalisé un texte pour un accord de paix au Mali qui a été transmis, ce jeudi, au gouvernement malien et à la coordination des mouvements armés du nord du pays. Un accord définitif devrait être trouvé ce week-end, selon la médiation algérienne qui veut clore ce chapitre ouvert en juillet dernier.

Une décentralisation mais pas de fédéralisation

Ayant abandonné leurs revendications d’indépendance depuis l’accord de Ouagadougou, en 2013, les mouvements rebelles défendaient en premier lieu une autonomie du nord du Mali au moyen d’une fédéralisation de cette région. Ce sont finalement des mesures de décentralisation qui ont été décidées, selon le texte, notamment du point de vue des forces de sécurité qui devront constituer des patrouilles mixtes dans le nord. Un corps de police sous l’autorité de régions sera aussi créé, rapporte El Watan.

Le terme Azawad est finalement inscrit dans cet accord final devant être soumis à validation, au grand dame du gouvernement central. « Les régions du Nord, appelées par certains Azawad » : telle est la formulation qui y est inscrite. L’utilisation de ce terme est reconnue officiellement sans son sens politique.

Accord a minima

Le nord devra aussi redistribuer autour de 30% des recettes budgétaires de l’exploitation minière au nord du pays. C’est un accord à minima qui doit être signé dans les prochaines jours. La dimension politique y est repoussée à une date ultérieure. Le texte stipule sobrement qu’un « débat national » devra être organisé.

Les autorités algériennes ont indiqué se donner trois jours pour convaincre les différentes parties de signer ce texte commun.

vendredi 27 février 2015 / par Frédéric Schneider

Source: Afrik

Insécurité à Ténenkou : Un djihadiste arrêté avec un bidon rempli de munitions

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Depuis que nos forces ont découvert le nouveau visage des ennemis, elles ne sont plus prises à défaut. Selon des sources locales, elles ont complètement verrouillé toutes les entrées et sorties des différentes localités qui ont fait l’objet d’attaque meurtrière ces derniers temps. Les équipes de patrouille ont été renforcées et multipliées. Elles parcourent tous les secteurs à la recherche d’éventuels djihadistes et autres bandits armés. C’est ainsi qu’en début de semaine, un homme a été appréhendé à Ténenkoun portant un bidon de 20 litres rempli de munitions (des balles destinées à alimenter des fusils mitrailleurs). Le malheureux qui avait sous estimé la capacité de surveillance de nos hommes, voulait abuser de leur confiance pour tromper leur vigilance. Mais, il en a pris à ses dépens. Nos hommes bien informés ont réussi à anticiper sur ses intentions de s’échapper pour approvisionner ses complices dispersés dans la nature. Selon nos sources, la plupart des jeunes désœuvrés à Ténenkoun se sont retrouvés appâtés par des réseaux djihadistes pensant y trouver une issue à leur pauvreté. Du coup, la  ville qui a plusieurs fois été secouée par les récents soubresauts de la rébellion du MNLA, a tendance à basculer réellement dans la facilité, en croyant en la vertu de la métamorphose que la rébellion peut procurer après les hostilités.

M.A. Diakité

Source: Tjikan

Tombouctou: la MINUSMA soutient les forces de sécurité maliennes en renseignements

A Tombouctou, le Bureau régional de la MINUSMA a organisé du 21 au 27 février, un atelier de formation en  matière de renseignements sur le théâtre des opérations de protection au  profit de 28 éléments des Forces de Sécurité malienne, parmi lesquels des policiers, des gendarmes, des gardes et des éléments de la Protection Civile. L’activité s’est déroulée à la Préfecture du cercle de Tombouctou.

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Déçus par les séparatistes qui occupent Ménaka : Les Touareg Dossak veulent rejoindre les unionistes

Décidément, c’est vraiment un sale temps pour les séparatistes. Non seulement ils sont régulièrement défaits par les unionistes sur le terrain, mais aussi ils subissent récemment des vagues de défection. D’où la question de certains de savoir si sans le soutien réel et supposé des forces alliées, les séparatistes ne seront pas tout simplement appelés à disparaitre ?

Mali: enquête en cours à la Minusma sur les évènements du 27 janvier

Au Mali, les Nations unies veulent faire la lumière sur ce qui s’est passé le 27 janvier dernier à Gao. Une manifestation contre la Minusma, la mission onusienne dans le pays, avait dégénéré et trois personnes avaient été tuées. Une équipe d’experts indépendants, mandatés par les Nations unies, vient de passer une semaine au Mali pour mener son enquête.

patrouille minusma

Lorsque les manifestants tentent de pénétrer dans le siège de la Minusma à Gao, le 27 janvier dernier, les casques bleus répondent par des tirs de sommation et par des gaz lacrymogènes. Le bilan fait état de trois morts et 18 blessés.

« La violence de la manifestation ne fait aucun doute. La riposte aussi a été assez violente. Il n’y a personne qui a dit que c’était une manifestation pacifique, personne ne nous a dit ça. La Minusma a répondu à nos questions, les autorités maliennes, le gouverneur, la protection civile, le commissariat de police ont répondu à nos questions. Les populations, notamment les notables qui étaient là au moment où les faits se sont déroulés, nous ont expliqué. Nous avons eu des séances, comme attendues, assez houleuses avec les jeunes, chacun nous as dit son point de vue », détaille Bacre Waly Ndiaye, un avocat sénégalais, et chef de l’équipe d’enquêteurs mandatée par les Nations unies.

Les balles qui ont tué provenaient-elles, ou non, des armes des casques bleus ? La gendarmerie malienne a-t-elle sécurisé la manifestation comme elle le devait ? A ces questions, les enquêteurs affirment avoir des réponses, mais comme le précise Bacre Waly Ndiaye, ils réservent leurs conclusions : « Nous avons fait une enquête assez approfondie pour dire comment les victimes sont mortes. Nous avons, je pense, suffisamment d’informations pour le dire. Vous comprendrez évidemment que nous préférons réserver la primeur au secrétaire général des Nations unies. »

Les conclusions de l’enquête devraient être rendues publiques fin mars. Les autorités maliennes ont affirmé aux enquêteurs des Nations unies qu’elles avaient également ouvert leur propre procédure.

Source: RFI

Pourparlers inter-maliens : Ce que dit l’accord de paix

Dans la nuit de mercredi à jeudi, la médiation internationale conduite par Ramtane Lamamra a remis aux mouvements armés du Nord et au gouvernement de Mali : Ce que dit l’accord de paix Bamako un texte final d’accord pour la paix et la réconciliation au Mali. Si des amendements peuvent encore être faits, c’est l’aboutissement de sept mois de négociations.

Mohamed Ag Intalla, l’Aménokal de Kidal, prend le contrepied du Mnla-Hcua-Maa: « Kidal est malien, je suis contre l’indépendance et même l’autonomie de Kidal »

La nouvelle a fait son effet avant-hier mercredi, 25 février 2015. Le chef coutumier touareg de Kidal, autrement appelé Aménokal, a déclaré avant-hier qu’il rejette toute idée d’indépendance ou d’autonomie du nord du Mali. Mieux, Il a plaidé la paix. “Il faut faire la paix. Il faut parler entre Maliens pour savoir comment on va tous profiter du développement. Il faut qu’on implique les populations”, a-t-il déclaré à la presse.

Pour la réconciliation et la paix durable dans notre pays : Les victimes de la crise du Nord exigent la participation des femmes dans la prise de décisions

Dans le cadre de la recherche des voies et moyens de sortie de crise dans notre pays, les victimes de la crise du nord exigent la participation des femmes dans la prise de décisions de la société malienne.

Rebondissement à Kidal : Mohamed Ag Intalla, le nouvel Amenokal, se déclare Malien Et souhaite qui Kidal soit la capitale du Mali

L’information a essentiellement dominé l’actualité en début de semaine : Mohamed Ag Intalla, le successeur du vieux Attaher Ag Intalla sur le trône de la tribu des Ifoghas de Kidal, et non moins député élu à l’Assemblée Nationale du Mali sous les couleurs du parti présidentiel, a renoncé à sa nationalité malienne. Et bien, l’intéressé lui-même vient d’apporter un sanglant démenti à cette information qui avait suscité colère et indignation, voir un certain désespoir chez bon nombre de nos compatriotes

Tuerie de la MINUSMA à GAO : Des forces vives réclament l’accélération des enquêtes

Pour démontrer leur engagement à faire aboutir les enquêtes sur la tuerie de la Minusma à Gao le 27 janvier 2015, plusieurs organisations et associations de la société civile malienne organise cet après-midi un sit-in sur la place de l’Indépendance.

Mali : un ultime texte d’accord de paix rédigé à Alger

mnla touareg azawad

A Alger, on entre dans la dernière ligne droite pour la recherche d’un accord de paix au Mali. La médiation algérienne a rédigé un dernier et ultime texte d’accord de paix. Les deux parties – groupes armés du Nord et autorités de Bamako – remettront leurs observations au médiateur ce vendredi 27 février. Alger souhaite pouvoir boucler, dès ce week-end, ces négociations qui durent depuis juillet dernier.

A Alger, tout le monde avoue qu’il est temps que ces négociations s’achèvent. Cela fait plus de sept mois que les délégations du gouvernement de Bamako et celles des groupes armés réclamant l’autonomie de l’Azawad ou bien revendiquant l’unité territoriale travaillent à la recherche d’un accord de paix.

L’Algérie – qui a succédé au Burkina Faso à la tête de la médiation – a tout fait pour rédiger un texte a minima qui puisse convenir à tout le monde à condition que chacun accepte de faire des concessions. De l’avis de certains participants et observateurs sur place, cette dernière mouture propose d’indéniables avancées, jugées pourtant insuffisantes par certains et excessives par d’autres.

L’Azawad une réalité humaine et socio-culturelle

Le texte ne parle ni de statut d’autonomie ni de fédéralisme, mais reconnaît pour la première fois l’appellation « Azawad » comme étant « une réalité humaine, socio-culturelle mémorielle et symbolique partagée par différentes populations du Nord », dit le texte. Les groupes armés autonomistes de la Coordination des mouvements de l’Azawad s’en rejouissent beaucoup moins la délégation de Bamako et la plateforme des mouvements. La dimension politique est, elle, renvoyée à plus tard.

Abdouzeidi Ousmane Maïga est le président de l’association des chefs traditionnels du cercle de Gao. Il plaide pour un accord de paix rapide pour permettre le retour de la paix. Pour lui, l’autonomie du Nord ne serait pas une bonne solution : « Le statut particulier est déjà contenu dans la décentralisation poussée et aucune forme d’autonomie ne peut être envisagée au Nord. Aucune sorte également de fédéralisme ne peut être envisagé au Nord parce qu’on se connaît, on est dans ces territoires depuis des siècles et des siècles. Nos parents ont vécu ensemble et maintenant nous avons besoin d’être plus unis pour nous développer. Qu’ils écoutent la raison. Nous pensons que c’est le dernier round et qu’ils vont s’entendre et signer pour qu’on ait la paix, le bien-être et qu’on se développe. »

Si à Gao beaucoup estiment que l’unité territoriale du mali n’est pas négociable, à Kidal au contraire on n’imagine guère la paix sans la reconnaissance de l’autonomie de l’Azawad. « Il faut un accord. Nous en avons marre. On a besoin de vivre. Il n’y a même pas d’école ici. Il n’y a même pas de centre de santé. Il n’y a pas d’eau potable partout, tellement ça ne va pas. Le minimum qu’il nous faut, c’est une large autonomie, sinon une fédération. C’est une nécessité. Et je pense que la médiation doit comprendre cela. Je lance cet appel à la médiation », explique cet habitant de Kidal. Et de rajouter : « Nous nous avons besoin d’être unis, nous avons besoin d’être ensemble pour construire un Azawad qui pourra bien se développer. On va se développer, on va se gérer, on va s’occuper de nos affaires. L’Azawad a besoin aujourd’hui de tous ses fils, qu’ils soient Touaregs, qu’ils soient Arabes, qu’ils soient Sangos, qu’ils soient Peuls ou même qu’ils soient Bozo… Nous avons toujours vécu en symbiose sur ces territoires depuis bien des siècles. »

Trois jours pour convaincre l’ensemble des belligérants

Ainsi, l’Etat du Mali est un et indivisible, mais les collectivités territoriales ont plus de pouvoirs. En revanche, l’armée reste le domaine de l’Etat malien à une exception près, à savoir la création d’une police locale sous l’autorité des régions. Le redéploiement de l’armée est préconisé sur l’ensemble du territoire dans les plus brefs délais.

Finalement les points de divergences demeurent entre les deux camps qui ont également des comptes à rendre à leur opinion publique. A Bamako, certains souhaiteraient voir le projet d’accord validé par référendum avant d’être signé par les belligérants. Quoi qu’il en soit, « il n’est pas question d’amender une nouvelle fois le texte. Les modifications porteront sur des virgules », a fait savoir la médiation algérienne. Dans ces conditions, les parties vont-elles ou non parapher le texte pour le signer ensuite à Bamako ? Alger se donne trois jours pour convaincre, un à un, chaque participant.

source : RFI

Focus : L’amateurisme !

«Nouvelles d’Algérie : Gouvernement et mouvements ont pris un engagement qui bannit violences et provocation. En avant pour un Accord. Ministère Réconciliation Nationale». C’est là un message que les utilisateurs de téléphonie mobile ont reçu dans leur messagerie ces dernières 48h (mardi et mercredi).

L’on peut comprendre tout l’intérêt que les autorités maliennes, à travers le ministère de la Réconciliation Nationale attache aux négociations (entre l’Etat et la rébellion) en cours à Alger. L’on sait toute la difficulté autour de la table des négociations. L’on n’ignore point l’empressement des autorités maliennes à arracher un accord avec les groupes armés de Kidal. Mais de là à tomber dans le folklore, il y a un pas que le pouvoir doit s’abstenir de franchir. Or, le ministère de la Réconciliation Nationale l’a déjà fait, avec ce message à la fois folklorique, maladroit et ridicule qui circule dans les téléphones portables. Aussi, le département de Zahabi étale tout l’amateurisme qui caractérise le régime actuel dans sa façon de gérer les affaires de l’Etat. Soyons sérieux !

Que vaut un simple engagement signé avec des gens spécialisés dans le volte-face ? Que cherche-t-on avec la diffusion d’un tel message sur les portables ?  N’existe-t-il pas un département de la communication au sein du gouvernement ? Veut-on préparer les esprits (à Bamako) à d’éventuels « engagements » ou « compromis » venant d’Alger ? Autant de questions qui se posent. Au moment où tout porte à croire que les négociations s’enlisent chez le voisin.

En attendant, une évidence est là : il faut une reprise en main de la communication gouvernementale. Il y va de la crédibilité de l’Etat malien et de l’image du pays.

La Rédaction

SOURCE / L AUBE

L’Amenokal, Mohamed Ag Intalla : ‘’Je suis malien, Kidal ne réclame ni indépendance, ni autonomie’’.


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C’est la première fois qu’il s’exprime ainsi, depuis qu’il est Amenokal à la place de son défunt père, Intalla Ag Attaher. Au cours de l’interview qu’il a accordé au correspondant permanent de Rfi au Mali, notre ami, Serge Daniel, l’Amenokal a affirmé sa volonté de descendre sur le terrain, pour sensibiliser par rapport à l’unicité du Mali.

Nord Mali : le chef coutumier touareg de Kidal rejette toute idée d’indépendance

Le nouveau chef coutumier de la région de Kidal, bastion touareg de l’extrême nord-est du Mali, a rejeté mercredi toute idée d’indépendance ou d’autonomie du nord du pays, plaidant pour l’intérêt de la paix avec Bamako, dans une déclaration à l’AFP.

Mohamed Ag Intalla depute tinessako« Kidal est malien, je suis contre l’indépendance et même l’autonomie de Kidal », aux mains des rebelles touareg depuis mai 2014 après avoir vaincu l’armée malienne, a assuré Mohamed Ag Intalla, qui a succédé en décembre à son père comme Amenokal (chef élu par les sages) de l’Adrar des Ifoghas, après le décès de celui-ci.
« Ce qu’il faut même, c’est décider que Kidal devienne la capitale du Mali », a-t-il ajouté dans une première déclaration depuis sa désignation, prenant délibérément le contrepied de certains groupes rebelles touareg actuellement en négociation avec le gouvernement à Alger revendiquant l’autonomie du nord du Mali qu’ils appellent « Azawad ».
Joint par l’AFP à partir de Bamako, Mohamed Ag Intalla, député du parti au pouvoir, a par ailleurs affirmé que dans le cadre de la réconciliation nationale, il s’apprêtait à sillonner le nord du Mali avec d’autres chefs de communauté pour « prôner la paix ».
« Il faut faire la paix. Il faut parler entre Maliens pour savoir comment on va tous profiter du développement. Il faut qu’on implique les populations », a-t-il estimé.
« Il y aura une mission à l’intérieur de la région de Kidal. La même mission dans la région de Gao pour sensibiliser la société civile. Pour prôner la paix », a insisté le nouvel Amenokal.
Les revirements d’alliances au sein des mouvements armés du Nord, traditionnellement fluctuants, se sont multipliés à l’approche de la reprise des pourparlers d’Alger le 16 février.
La semaine dernière, un des chefs militaires de la branche du Mouvement arabe de l’Azawad (MAA) favorable à la rébellion, Ali Idriss Hamaha, a annoncé son ralliement au camp progouvernemental.
En décembre, un chef militaire de la rébellion touareg, le colonel Hassane Ag Mehdi, avait également fait défection.

 

source : L Essor

L’Amenokal Mohamed Ag Intalla : Le nouveau pèlerin de la paix au Mali ?

En réaction aux velléités indépendantistes qu’on l’attribuait, le tout nouveau amenokal de la tribu des ifoghas, non moins député à l’Assemblée nationale, rompt le silence et réaffirme, très haut, sa « malienneté ». Est-ce à croire que le chef traditionnel des Touaregs est devenu le nouveau pèlerin de la paix au Nord du Mali ?

Pourparlers inter-maliens : Le forcing algérien payera t-il ?

67 articles, 20 chapitres, des sections détaillées sur les questions de développement, de réformes institutionnelles, de sécurité, de défense : c’est cela le projet d’accord du 25 février qui devrait être signé à Bamako. S’il est accepté par les parties. Le cas échéant, force est de reconnaître que la diplomatie algérienne qui n’avait jamais été aussi proche du flop aura réussi un coup de maître.

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Le projet d’accord proposé hier par le médiateur algérien  au gouvernement malien, à la plateforme et à la coordination des mouvements de l’Azawad  sauvera t-il les meubles ? En tout cas, Alger ne rit pas qui a dû user plus du bâton que de la carotte.

Ce projet sera le dernier et il doit être approuvé avait laissé entendre le médiateur fortement soutenu par les partenaires du Mali. A l’hôtel El Aurassi où sont logées les délégations, « les parties au conflit donnaient l’impresssion d’être satisfaites par le projet »,  assure une source dans la capitale algérienne.

Si cela est sincère,  on est donc plus près de signer un accord à  Bamako que de la rupture des négociations dont le risque planait toute la semaine dernière. Vendredi passé, les parties avaient presque fait leur valise et le médiateur envisageait une nouvelle rencontre vers la mi-mars.

Le forcing algérien payera t-il ?  Bamako et les mouvements signeront-ils ? S’ils respectent cet accord du 25 février, ils n’ont pas beaucoup de choix car ils laissent dans le chapitre 17 du projet le médiateur jouer « le rôle de dernier recours au double plan politique et moral en cas de graves difficultés de nature à compromettre les objectifs et les buts » de l’accord.

Accord équilibré ?

Une des raisons pour lesquelles l’accord pourrait rallier les parties est qu’il paraît équilibré. Les prétentions fédéralistes, autonomistes ou sécessionnistes des groupes de l’Azawad sont zappées sur les trente pages du projet d’accord.

C’est dès le préambule que  la souveraineté, l’intégrité territoriale du Mali, la forme républicaine et laïque de la République sont mises en avant. Exit donc le mémorandum  No 2 du 17 février remis  par les mouvements de l’Azawad au médiateur algérien et qui exige une fédération.

Ce qu’ils auront c’est « une architecture institutionnelle fondée sur des collectivités territoriales élus au suffrage universel et aux pouvoirs étendus » !

Le document recommande la réactivation du processus devant  conduire à la création d’un Senat. En revanche, l’Etat malien n’obtiendra pas l’abandon du terme Azawad qu’il avait sérieusement remis en cause dans son mémorandum du 16 février au motif qu’il ne correspondait à aucune référence historique justifiant les prétentions des séparatistes.

Pour le médiateur, le terme de l’Azawad est bien un référent. Selon les termes du projet, il recouvre une réalité socioculturelle, mémorielle et symbolique  partagée par différentes populations du Nord.

Pour ce qui est de la défense, elle sera assurée par la seule armée malienne sur l’ensemble du territoire. Une police des Collectivités territoriales sera créée. Elle pourrait alors absorber une partie de l’effectif combattant des mouvements. L’accord ne le dit pas explicitement mais il ne l’exclue pas non plus.

Adam Thiam

Source: Lerepublicainmali

Accord d’Alger: «il faut signer dans la paix et le bien-être»

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Les parties maliennes ont depuis mercredi soir 25 février entre leurs mains la dernière mouture d’un accord de paix et de réconciliation au Mali. Groupes armés et autorités de Bamako doivent remettre dans les prochaines heures leurs analyses sur ce dernier texte. Alger le médiateur espère une signature dans les prochains jours. Mais sur le terrain qu’en pensent les populations ? Qu’en pensent les chefs traditionnels ? Ce soir, nous vous proposons d’entendre une voix de Gao, celle du président de l’Association des chefs traditionnels du cercle de Gao. Abdouzeidi Ousmane Maïga est au micro de Christine Muratet.

« Nous sommes d’accord avec notre gouvernement, notre pays ne peut pas être divisé. Nous sommes d’accord avec tout ce qui parle le langage de la paix pour que le Mali se retrouve et se développe ».

Source: RFI

Mali: plan d’action humanitaire toujours aussi difficile dans le Nord

Les organisations humanitaires au Mali, les Nations unies et les ONG – au total 42 organisations – ont présenté, ce jeudi 26 février, leur plan d’action pour l’année. Deux ans après l’intervention militaire qui a permis de chasser les groupes islamistes qui occupaient les régions du nord du pays, la situation sur le terrain est toujours très difficile. L’insécurité est toujours importante et les besoins des populations aussi.

camp refugie malien

Entre les attaques terroristes et les affrontements qui opposent groupes armés pro-Bamako et groupes rebelles, travailler dans le nord du Mali reste très difficile pour les humanitaires qui sont régulièrement contraints de suspendre leurs activités. Pourtant, les besoins des populations sont toujours immenses.

« Il y a un problème d’accès à l’eau, surtout dans le Nord. La question est essentiellement posée par la population de la région de Kidal. L’accès aux écoles pose aussi problème à Kidal », a déclaré David Gressly, coordinateur des affaires humanitaires au Mali, avant d’ajouter que les écoles, dans la région, sont fermées pour la quatrième année de suite, ce qui représente« une génération perdue ».

L’autre priorité concerne le retour des près de 200 000 déplacés internes et réfugiés dans les pays voisins qui ne sont toujours pas rentrés chez eux.

« Concernant les réfugiés, nous avons signé deux accords tripartites, notamment avec le HCR, le Niger et le Burkina Faso. Il reste la Mauritanie qui ne saurait tarder. Il s’agit de faire en sorte qu’ils retournent volontairement à la maison dans la dignité et le respect », a déclaré, pour sa part, Samba Al Hamdou Baby, secrétaire général du ministère malien de l’Action humanitaire.

Il y a enfin l’insécurité alimentaire et la malnutrition qui touchent 10 % de la population malienne. Les humanitaires demandent 377 millions de dollars pour financer leurs actions.
Source: RFI

La synthèse de la médiation est finalement arrivée hier dans la soirée à Alger

Longtemps attendue, elle est enfin arrivée. La synthèse de la médiation sur les réserves et amendements des parties relatifs au pré-accord d’Alger a été finalisée hier.

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Le médiateur algérien a remis une copie à chaque chef de délégation pour réflexion. La réaction des parties devrait déterminer la suite du processus.

C’est dans la soirée que le document attendu est finalement arrivé. Une copie a été remise aux seuls chefs des délégations. Même si la distribution a été limitée, quelques informations ont déjà filtré.
En premier lieu, la réaffirmation du caractère laïc de la République du Mali. En second lieu sur le mode de gouvernance, l’accroissement des pouvoirs aux régions. Une option défendue par le gouvernement malien à travers le concept de « décentralisation poussée ». Le médiateur en tient compte et fixe l’élection des présidents des assemblées régionales au suffrage universel. Celle-ci avait été défendue par les groupes armés de la plate-forme.
En revanche, on ne retrouve pas dans la synthèse une quelconque référence au fédéralisme. Le terme « Azawad» apparaît toutefois en préambule du document. Il reconnaît les régions du nord comme une entité géographique et socioculturelle, un principe que défendent les groupes armés de la coordination.
Le document remis hier est une synthèse de la médiation des réserves et amendements des parties au pré-accord. Une rencontre tenue la semaine dernière avait permis de remettre les observations de ces dernières au chef de fil de la médiation. A ce stade, chaque délégation planche sur le document, et les premières réactions devraient intervenir dans les prochaines heures.

Source: studiotamani.org