Investissements au nord du Mali : Qui bloque l’audit réclamé par l’Assemblée nationale ?

L’audit des investissements consentis pour le développement du Nord bloque. Ce qui donne lieu à des interprétations et même à des véritables enjeux autour de ce dossier qui risque d’éclabousser certains responsables des projets destinés au nord.

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A la faveur de la crise que connaît notre pays, des voix se sont élevées pour demander que toute la lumière soit faite sur les investissements consentis dans le Nord. Et parmi les structures indexées, il y a l’Agence pour le développement du Nord-Mali (ADN), jugée budgétivore et dont les résultats tardent à se faire sentir sur le terrain.

Interpellé par les élus de la nation, le ministre de la Solidarité, de l’Action humanitaire et la Reconstruction du Nord sur l’utilisation faite de la manne financière  dans le développement du Nord, Hamadoun Konaté avait annoncé qu’un audit serait diligenté.

Si le chef du département chargé de reconstruire le Nord avait fait cette annonce, c’est parce que les députés avaient insisté, sinon avaient fait de cette mesure un préalable pour que d’autres financements puissent être accordés en faveur du Nord, car le constat est que dans la pratique les budgets alloués à cette partie considère comme vulnérable et défavorisée par la nature tombent entre les mains d’un groupuscule.

De la période de la sortie du ministre Hamadoun Konaté à l’Assemblée nationale à nos jours, la décision de mener à bien des audits souffre sur le terrain. D’ailleurs, l’identification des bénéficiaires pose problème, car ils sont nombreux à regagner les groupes armés. Et parmi ces acteurs, figurent des chefs rebelles et autres qui combattent le Mali.

En plus de cet obstacle, des dysfonctionnements demeurent au niveau des structures en charge de gérer les fonds destinés au nord. Certains observateurs sont allés jusqu’à affirmer qu’il est même impossible de trouver les traces de l’argent investi dans le Nord, tant le mode de fonctionnement et de financement restent opaques. C’est ce qui explique le flou artistique qui entoure l’audit et qu’en plus, le ministre de tutelle est loin de connaître les vrais tenants de cette affaire, qui sent tout simplement une arnaque nationale.

Des sources font remarquer que depuis que l’Assemblée nationale a exigé l’audit des projets destinés au nord, c’est à un véritable branle-bas à laquelle on assiste. Véritablement, ceux qui sont impliqués dans le détournement de fonds au nord s’activent à faire échouer l’audit. Et malheureusement, le ministre semble tomber dans le même piège que ces prédécesseurs dans ce dossier pourtant qui mérite d’être étalé au grand jour. Car, cela doit être même un préalable à la reconstruction du Nord.

A suivre !!!!

Alpha Mahamane Cissé

source :  L’Indicateur du Renouveau

Manifestations du mois de janvier à Gao : Les résultats de l’enquête dans les prochains jours

Alors que la Médiation n’a plus fait de déclaration ces derniers jours concernant le refus de la Coordination des mouvements de l’Azawad de parapher l’accord d’Alger approuvé par le gouvernement et les mouvements d’auto-défense depuis le 1er mars soit un mois jour pour jour, la Minusma, quant à elle, aborde une semaine délicate.

marche manifestation gao ansongo menaka bourem

Les résultats de l’enquête sur les manifestations du mois de janvier à Gao qui ont fait trois morts parmi les marcheurs, devraient être communiqués dans les prochains jours. Ce qui pourrait faire monter la pression contre la Mission et par effet de ricochet impacter les efforts diplomatiques en cours.

Nabila

 

MMIGRATION

Vague d’expulsion de Maliens par la Guinée équatoriale

On a retrouvé lundi soir à la direction de la protection civile à Sogoniko plusieurs dizaines de compatriotes dont des enfants expulsés de Guinée équatoriale officiellement pour « séjour illégal », nous a indiqué un agent de la protection civile qui a ajouté que le gouvernement se prépare à envoyer des émissaires à Malabo.

Selon des chiffres contradictoires, les expulsés seraient 75 et 82 qui révèlent avoir subi des violences policières. Ils rejettent les accusations des autorités équato-guinéennes en indiquant qu’ils disposent la plupart de papiers valables, donc pas des immigrés illégaux. Des allégations démenties par des autorités maliennes jointes par le studio Tamani. Ce premier contingent risque d’être suivi puisque les expulsés ont assuré que des centaines de Maliens sont actuellement dans les prisons en Guinée équatoriale et devaient être rapatriés hier soir.

Nabila

 

 

LES BREVES DE STUDIO TAMANI

Douentza : un homme de 30 ans poignarde à mort sa femme de 25 ans

Un homme de 30 ans a poignardé à mort sa femme de 25 ans à Sargneré dans le cercle de Douentza. L’agression s’est produite la semaine dernière. Après avoir abandonné le foyer conjugal pendant 6 mois, la jeune femme s’était rendue chez son mari pour demander le divorce. C’est alors que la discussion a mal tourné. Selon les témoignages, l’époux, lui a donné une gifle suivie d’un coup de poignard. Sa femme a succombé à ses blessures.

 

Ségou :un conflit foncier oppose un député et les habitants de Sido Sonikoura

A Ségou, un conflit foncier oppose un député et les habitants du quartier Sido Sonikoura. Depuis la semaine dernière, des affrontements entre la population et les forces de sécurité ont fait plus de 4 blessés et provoqué une dizaine d’arrestations. La population reproche à cet élu de construire anarchiquement sur un espace réservé au marché local. Ce dernier dit disposer d’une autorisation ministérielle.

 

Kayes : le journalisme en période de crise

A Kayes, les journalistes ont bénéficié vendredi dernier d’une formation sur leur responsabilité en période de crise. Organisé par l’Association des éditeurs de la presse privée (Assep), cet atelier visait à renforcer les capacités des hommes de média dans le traitement des informations pour éviter des amalgames.

 

Koulikoro : pénurie d’eau au quartier Plateau III

Afin de trouver une solution à la pénurie d’eau qui sévit au quartier Plateau III de Koulikoro, les habitants ont rencontré lundi matin la direction de la Somagep. L’objectif de cette session était de faire la lumière sur les raisons des coupures d’eau incessantes. Une marche populaire est prévue si une solution n’est pas trouver d’ici 72 h.

 

BOUREM : une pinasse contenant 40 forains a chaviré

Une pinasse contenant 40 forains de Bamba a chaviré lundi soir à Hawa, à 10 kilomètres de Bourem. Les rescapés ont tous été secourus par les ressortissants de la localité. Pas de perte en vies humaines, les blessés ont été pris en charge au CSCOM de Bourem.

 

 

DIRE : une boutique a pris feu ce matin à la grande foire hebdomadaire

 

Une boutique a pris feu mardi matin à la grande foire hebdomadaire de Diré dans la région de Tombouctou. On déplore d’importants dégâts matériels et un léger blessé. Selon des témoins, la boutique contenait du carburant qui serait à la source de cet incendie. Le feu a été maîtrisé grâce à une motopompe qui a puisé de l’eau à partir du fleuve.

 

 

KAYES : 15% des enfants de 6 à 59 mois sont victimes de malnutrition aiguë

 

15% des enfants de 6 à 59 mois sont victimes de malnutrition aiguë à Kayes. Ce chiffre a été communiqué hier (30/03/2015) au cours d’un atelier de restitution du bilan de la troisième phase du projet de lutte contre la malnutrition sévère. Ce projet a permis la mise en place d’un dispositif de prévention communautaire dans les districts sanitaires de la localité. La session a été organisée par la Croix rouge de Kayes.

source : L’Indicateur du Renouveau

Les Djihadistes Revendiquent L’attaque Du Convoi Du CICR

L’attaque du convoi humanitaire du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), qui, a entraîné la mort d’un employé, a été revendiquée par le groupe Djihadiste Mujao. L’assaut contre le camion d’aide de l’ONG, s’est perpétré près de Gao, la plus grande ville du nord de ce pays.


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L’employé de la Croix rouge malienne qui accompagnait celui du CICR « a été blessé mais ses jours ne sont pas en danger », a indiqué Yasmine Praz Dessimoz, chef des opérations du CICR en Afrique du Nord et de l’Ouest. Le convoi attaqué allait à Niamey pour s’approvisionner en médicaments pour l’hôpital de Gao.

Au lendemain de la mort de leur employé, le CICR a décidé de suspendre ses déplacements dans le nord du Mali. « Nous avons décidé de suspendre momentanément nos mouvements dans l’ensemble du nord du Mali en attendant de voir plus clair dans toute cette histoire. (…) Tous les déplacements et activités impliquant des déplacements hors des centres urbains sont suspendus », a déclaré ce porte-parole, Valery Mbaoh Nana.

Cette suspension des déplacements devrait « nous permettre de prendre le temps d’analyser et de comprendre pourquoi le CICR a fait l’objet d’une telle attaque et puis nous en tirerons les conséquences », a indiqué le porte-parole Valery Mbaoh Nana.

source : Autre Presse

Mali: la signature de l’accord traîne

Un mois après que le gouvernement l’a paraphé, le préaccord de paix d’Alger attend toujours d’être paraphé par la CMA.

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Toutes les énergies sont mobilisées pour faire aboutir le processus. Mercredi, Le Représentant spécial de l’Union européenne pour le Sahel a bouclé une visite au Mali.

Il s’est montré hostile à l’idée de sanction contre la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) lors d’une conférence de presse.

D’après le Représentant spécial de l’Union européenne pour le Sahel, c’est le temps qui fera évoluer la position de la CMA.

Pour Michel Reveyrand de Menthon, ni les sanctions, ni les menaces pour non respect du délai de 3 jours à 2 semaines, pour consulter la base, ne sont pertinentes.

Pendant ses deux jours de visite, le Représentant spécial de l’Union européenne pour le Sahel s’est entretenu avec les autorités maliennes et des membres de la médiation. Ils ont discuté des solutions pour l’aboutissement du processus de paix, la priorité pour tous les acteurs.

Après que le gouvernement a paraphé le préaccord le 1er Mars, le délai demandé par la CMA a expiré sans qu’elle ne signe.

Ses groupes armés majoritairement Touareg ont encore émis des réserves sur le document, ce qui éloigne la réalisation d’un accord de paix. Un déplacement d’une délégation de la médiation à Kidal n’avait pas fait changer d’avis à la coordination.

Il faut rappeler que l’Union européenne fait partie de l’équipe de médiation, qui a comme chef file l’Algérie.

source :BBC

La sécurité dans la Région de Tombouctou : IL Y A ENCORE À FAIRE

L’État est de plus en plus présent auprès des populations, mais d’importantes dispositions restent à prendre pour améliorer la situation sécuritaire

Abdoulaye Idrissa Maïga ministre Administration Territoriale Décentralisation

C’est accompagné de son homologue de l’Emploi, de la Formation professionnelle, de la Jeunesse et de la Construction citoyenne Mahamane Baby et de huit députés dont trois de l’opposition que le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Abdoulaye Idrissa Maïga, a bouclé mardi dernier par Tombouctou son périple régional. Faisait également partie de la délégation le président du Haut conseil des collectivités Oumarou Ag Mohamed Ibrahim.
Forte de 801.843 habitants, avec comme activités principales l’agriculture, l’élevage, l’artisanat et le commerce, la 6ème Région est composée de 5 cercles, 31 arrondissements, 52 communes, 574 villages, 565 fractions et 14 quartiers. Tombouctou, ville ancienne de culture, de tolérance religieuse et à la réputation mondiale abrite le chef-lieu d’une Région qui a été créée par l’ordonnance du 12 juillet 1977. Les débats qui se sont instaurés entre la délégation ministérielle et les interlocuteurs locaux ont permis d’aborder les préoccupations essentielles de la circonscription.
Premier constat, le retour de l’administration est effectif au niveau régional et dans les cercles. Tous les représentants de l’Etat se trouvent à leurs postes respectifs à l’exception des sous-préfets de Goundam et Tombouctou qui se sont repliés au niveau du chef-lieu des cercles respectifs en raison de l’insécurité. Il en est de même pour des services déconcentrés de l’Etat.
Les responsables des arrondissements de Soumpi, Banikane, Doikir, Razelma ayant fait valoir leur droit à la retraite n’ont toujours pas été remplacés. Les services financiers, pour leur part, attendent pour être à nouveau opérationnels la fin des travaux de réhabilitation et d’équipement de leurs infrastructures d’accueil. Les services de la justice sont fonctionnels à Tombouctou et à Diré. Des difficultés de fonctionnement en raison de la présence des groupes armés ont été constatées dans les localités de Hamzakoma, Soumpi, Léré, Tilemsi, Alzounoub, Razelma, Tin Aicha, Gargando, Adermalame, Essakane. La situation sécuritaire est gérée par les forces de défense et de sécurité maliennes appuyées par les forces internationales. Les opérations d’achèvement et de pérennisation du Ravec se sont déroulées avec satisfaction dans l’ensemble de la Région.
DES DÉFIS MAJEURS. Le chronogramme des préparatifs des élections communales et régionales est suivi avec beaucoup d’attention à tous les niveaux. Au plan politique, les activités demeurent timides. Les leaders politiques qui en certains endroits ont reçu des menaces venant des groupes armés se trouvent contraints de rejoindre les villes sécurisées. Le survol fait par la délégation ministérielle et ses interlocuteurs fait au total ressortir de réels motifs d’espérance en une vie meilleure. Mais il ne fait pas l’impasse sur les défis majeurs qui restent à relever.
Pour y parvenir, indique le gouverneur de la Cité des 333 Saints Adama Kansaye, il faut en premier lieu rétablir la paix sociale, action qui exige le renforcement de nos capacités de défense et la réduction du niveau de vulnérabilité des populations. L’exécutif régional suggère, entre autres dispositions, la réinstallation et la dynamisation de tous les postes de défense, de contrôle et de sécurité, la création d’un poste militaire à Diré, l’installation d’un régiment de l’armée à Arouane, l’implantation des brigades fluviales à Tombouctou, Gourma Rharous et à Niafunké.
S’y ajoutent la présence de brigades territoriales de gendarmerie à Lerneb, Bintagoungou, Bambara Maoudé et Ber, le positionnement d’un peloton de gardes dans chaque arrondissement et dans chaque commune, la dotation de tous les corps en détecteurs d’engins explosifs, la couverture de toutes les localités par le réseau GSM. Font également partie des propositions la prise de mesures incitatives en faveur des représentants de l’Etat et autres agents, la sécurisation des humanitaires, le désenclavement de la Région par la construction de grands axes routiers, notamment celui Sévaré-Douentza-Tombouctou, le renforcement des capacités opérationnelles de l’armée par la formation et l’équipement et la facilitation des rencontres inter et intra communautaires qui appuieront les actions de réconciliation et de réhabilitation du de vivre ensemble.
S. DOUMBIA

source : L Essor

NORD DU MALI (1) : Désaccord autour de l’accord

De plus en plus, les Maliens dénoncent le projet d’accord paraphé à Alger par le gouvernement. Ils sont nombreux, hommes politiques, responsables de la société civile et intellectuels, à estimer que le document proposé par la médiation porte les « germes de la partition du Mali ». Cependant, le pouvoir en place tente tout pour faire avaler la couleuvre à une population malienne qui semble avoir d’autres soucis que l’accord… Le marasme financier, la pauvreté galopante et le manque de perspective, sont autant de soucis pour les Maliens.

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NORD DU MALI (2) : Les convictions de Tiébilé Dramé

Le président du Parena (Parti pour la renaissance nationale) a une conviction : il serait difficile, voire impossible d’appliquer l’accord d’Alger, même s’il était paraphé par les mouvements de Kidal. Tiébilé, en fin connaisseur du dossier du nord, l’a réaffirmé, la semaine dernière, lors d’un débat organisé par Africable.

Le leader du Parena, qui avait conduit les pourparlers de Ouaga, estime que le pouvoir doit organiser des concertations nationales afin que les Maliens, sans considération politique, discutent ensemble ce sujet important qui engage toute la nation. Apparemment, le pouvoir en place semble sourd à cette proposition.

NORD DU MALI (3) : Mises en scène théâtrale !

Depuis quelques semaines, une vaste campagne est déroulée par les autorités autour de l’accord d’Alger. Tournées des ministres, meetings, assemblées et marches, sont organisés à travers le pays. Mais au cours de ces différentes manifestations, qui prennent l’allure de mises en scène théâtrale, les ministres et autres responsables ravissent la vedette… Le tout prouve, une fois de plus, l’amateurisme du régime en place. Comment la médiation, les rebelles et leurs commanditaires peuvent-ils nous prendre au sérieux, avec toute cette agitation autour de ce document controversé ?

ACCORD D’ALGER : Le silence des leaders musulmans

« Nous allons nous exprimer sur toutes les questions d’intérêt national », ainsi s’exprimait un leader musulman lors de la présidentielle de 2013. Celui-ci et d’autres compagnons, faisant fi de la neutralité qui a toujours guidée les religieux, étaient descendus dans l’arène politique.

Ils sillonnaient les mosquées et autres lieux de culte pour appeler les fidèles à voter pour un candidat. Mais curieusement depuis quelque temps, ces leaders musulmans sont silencieux face aux dérives du pouvoir en place. Eux qui avaient combattu le code de la famille et d’autres décisions des autorités, dans un passé récent…

Mais ces 18 derniers mois ont été émaillés par une cascade de scandales et de décisions qui pouvaient inciter les religieux à s’exprimer. Silence de carpe !

Aujourd’hui, ils observent le même silence au sujet de l’accord paraphé à Alger par le gouvernement. Comme quoi, au Mali, des réactions et autres prises de position sont dictées par les intérêts personnels, pas ceux du pays. Les mêmes réactions sont souvent faites en fonction de la tête du client. Dieu nous en garde !

INSÉCURITÉ À BAMAKO (1) : Relâchement à tous les niveaux ?        

Dans les jours qui ont suivi l’attentat à La Terrasse, les autorités avaient multiplié le tapage avec des patrouilles à travers Bamako et environs. L’objectif était de donner l’impression que tout est mis en œuvre pour sécuriser les populations. Mais, il n’a fallu que quelques jours pour que les autorités abandonnent ces opérations qui ont, au moins, l’avantage de rassurer les populations. Conséquence : les forces de sécurité sont (de nouveau) moins visibles sur le terrain. Et les populations aussi semblent oublier que le danger est toujours là. Sans cultiver la psychose, la vigilance devrait rester de mise…

INSÉCURITÉ À BAMAKO (2) : Quatre dangereux terroristes dans la nature

 

Le terroriste Mounirou Cissé, un des auteurs de l’attentat perpétré au Bar restaurant La Terrasse, a été neutralisé le 12 mars dernier. Mais, ses complices, eux, sont toujours en cavale. Il s’agit de deux personnes venues de Gao (au même moment que Mounirou) pour commettre l’attentat du 6 mars dernier. Malgré les recherches, ces dangereux terroristes sont toujours dans la nature. Ils sont introuvables, tout comme les deux individus qui ont commis cet autre attentat contre le Général Ould Meydou. Celui-ci, l’on se rappelle, a été victime d’une attaque « terroriste »,

Source: L’Aube

Et Si l’accord d’Alger n’est pas signé !

Un mois après le paraphe du préaccord d’Alger par la médiation internationale, le gouvernement du Mali et la Coordination des mouvements et forces patriotiques de résistance (pro-gouvernemental), c’est toujours le statu quo. La coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) refuse de parapher ledit accord, malgré les injonctions de la communauté internationale. Conséquence : l’incertitude et l’angoisse ont remplacé l’espoir né du paraphe du document, le 1er mars dernier. Que pourrait-il se passer si cet accord n’est pas signé par les rebelles de Kidal ?

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Des observateurs sont formels : « la CMA n’a plus une autre option que la signature de cet accord validé par la communauté internationale… ». Mais au-delà de cette affirmation, il y a lieu de s’interroger sur les conséquences prévisibles de ce niet des rebelles de Kidal. La communauté internationale a beau condamner l’attitude de la CMA pour son refus de parapher le préaccord d’Alger, celle-ci est restée de marbre.

Ni la France de Hollande qui avait lancé un ultimatum pour la signature d’un accord, ni l’Algérie de Bouteflika qui a forcé la main à IBK pour abriter les pourparlers, n’ont, jusque-là, pu faire plier les rebelles pour signer le document final. Et du coup, le doute s’installe dans les esprits de nos compatriotes. Qui ne comprennent pas comment les rebelles peuvent défier leurs principaux parrains (la France et l’Algérie).

Et pourtant le préaccord les concède des avantages énormes au détriment de la République. On peut, entre autres, citer la reconnaissance pour la première fois de « l’Azawad comme réalité historique, socio culturelle mémorial, symbolique et humaine » ; la reconnaissance à chaque région le droit adopter la dénomination de son choix ; le droit reconnu  aux populations des régions du nord de gérer leurs propres affaires ; l’élection par les populations des présidents des conseils régionaux qui deviennent les chefs des exécutifs régionaux et de l’administration ; la création d’une deuxième chambre (sénat) dont les membres viennent des collectivités ; la réhabilitation de la place et du rôle des chefferies traditionnelles ; le partage des missions et responsabilités entre les collectivités et l’Etat conférant ainsi aux régions des nouvelles compétences ; la création d’une zone de développement des régions du Nord dotée d’un conseil consultatif inter régional ; la réforme administrative par un nouveau découpage territoriale (augmentation du nombre de circonscriptions) ; la révision de la loi électorale, l’adoption des textes réglementaires afférents au nouveau cadre institutionnel et politique dans les 18 mois suivant la signature de l’accord.

Les nouvelles forces de défense et de sécurité déployées comprendront un nombre significatif des personnes originaires des régions du Nord y compris dans le commandement ; la création d’une  police territoriale et la protection civile placées sous l’autorité des collectivités. Le recrutement dans la fonction publique territoriale  dont les effectifs seront majoritairement des ressortissants des régions du Nord, etc.

Autant d’avantages et de compromis acceptés (le couteau sous la gorge ?) par la délégation gouvernementale sans avoir associé à quelque échelon que ce soit les populations maliennes ou même celles du nord qui sont directement concernées.

Et les rebelles de Kidal se sont dit : « si nous avons trouvé cette autonomie, qu’est-ce qui nous empêche d’en avoir plus ». La rébellion souhaite que cette autonomie couvre un ensemble plus grand réunissant toutes les régions du nord  (Tombouctou, Gao et Kidal) administrées par un exécutif commun.

Voyez-vous, les rebelles de Kidal sont à la recherche d’un « Etat azawadien » qui sera exclusivement sous leur emprise. Ils se moquent des populations du nord et de leur bonheur. Tout ce qui compte pour eux, ce sont leurs intérêts et ceux de leurs alliés d’Aqmi, et du MUJAO. Ils exigent la réouverture de nouvelles négociations pour procéder à « des amendements indispensables » et « aboutir à (…) un texte viable, assorti de garanties concrètes et d’un calendrier effectif ».

Le gouvernement du Mali n’est pas dans ce schéma. Lui continue de mobiliser et de sensibiliser l’opinion nationale autour du projet d’accord paraphé. Jusque-là, il (le gouvernement) semble avoir le « soutien » de la communauté internationale et tente avec (bec et ongle) de convaincre les Maliens et les rebelles que le projet d’accord est l’unique voie de sortie de crise, la SEULE, pour la paix, la stabilité et la réconciliation nationale au Mali.

Deux positions diamétralement opposées et qui font croire aux plus optimistes des Maliens que ledit projet d’accord n’est pas celui qui sortira notre pays de l’ornière.

S’ils les rebelles de Kidal ne signent pas cet accord paraphé, ce serait la grosse déception de la médiation internationale dirigée par l’Algérie avec le soutien de la France.

S’ils ne signent pas, c’est la remise en cause de tous les acquis (cessez-le-feu, accord de Ouaga…) obtenus avant et après l’ouverture des pourparlers d’Alger.

S’ils ne signent pas, c’est la porte ouverte aux dérives, à la violence, et à la guerre. Une guerre que le Mali se doit de préparer pour récupérer son territoire, sans le « feu vert » de la France ou de la Minusma.

S’ils ne signent pas, enfin, les autres communautés n’ont plus d’autres choix que celui de se battre par tous les moyens pour exister. Elles doivent se rendre à l’évidence que leur appel à l’unité, à la paix et à la réconciliation nationale, est tout simplement tombé dans l’oreille des sourds, voire d’une poignée d’extrémistes qui veulent mettre le pays à feu et à sang.

Idrissa Maïga

Source: L’Aube

 

Enquête internationale sur la fusillade de Gao du 27 janvier : IBK entre le jeu de ses bonnes relations avec Kagamé et les besoins de justice des populations de Gao

L’enquête internationale sur les tueries de Gao est terminée, selon des sources bien informées. En début de cette semaine, le gouvernement du Mali a été informé des conclusions de cette enquête, initiée par le Secrétaire général des Nations Unies. La commission d’enquête internationale, conduite par le Sénégalais Bacre Waly Ndiaye, et comprenant Ralph Zacklin du Royaume-Uni et Mark Kroeker des États-Unis, a déposé ses conclusions auprès du Secrétaire général des Nations-Unies.

premier ministre malien modibo keita visite gao avion

La semaine dernière, une délégation rwandaise est arrivée à Bamako, conduite par l’inspecteur général de la police rwandaise. Cette visite inhabituelle et d’autres informations laissent penser qu’il est possible que se soit des éléments du contingent rwandais de la Minusma, qui sont à l’origine des tueries de Gao.

Les enquêteurs de la commission d’enquête internationale, auraient eu accès à une vidéo, qui ne laisse aucun doute sur les auteurs de la fusillade. Reste à savoir, si les éléments de la Minusma responsables des tueries seront jugés au Mali ou dans leur pays. Voilà une patate chaude qui attend le gouvernement. Pour garder ses bonnes relations avec le Président rwandais Paul Kagamé, IBK va-t-il les laisser partir ? Ou va-t-il tenir compte des besoins de justice des populations de Gao ?

B . Daou

source : Le Républicain

La CMA à Alger : Quelles règles après le jeu ?

Après le revers essuyé par la médiation internationale à Kidal le 17 mars, la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA) qui a refusé de parapher le projet d’accord d’Alger, ne veut pas cependant rompre le dialogue. Une délégation de cette coordination qui a demandé le 1er mars, à se rendre à Kidal pour consulter sa base, s’est rendue il y a quelques jours à Alger et s’y trouve encore, selon des sources crédibles. L’objet de cette visite, qui a été entreprise sans tambour ni trompète, n’est pas d’abord explicité, mais ne reste qu’un secret de Polichinelle : trouver avec la médiation, les arrangements nécessaires pour permettre de parapher l’accord.

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Alors qu’elle remettait à plus tard la signature du document issu du processus d’Alger, la CMA estimait qu’il constituait une bonne base de travail qui mérite d’être améliorée dans l’intérêt de la paix. La position de la médiation est cependant connue, c’est que la négociation est terminée et les réserves de part et d’autres n’auraient de place que dans la mise en œuvre de l’accord. A cet effet, l’accord paraphé, la négociation terminée, quelles règles nouvelles seraient en jeu à Alger entre rebelles et médiateur ? Des règles secrètes ? Certains insinuent l’arrangement d’un couloir, une brèche à aménager pour ménager le chef d’Ansar Dine Iyad  Ag Ghaly. On insinue également des échafaudages pour que les susceptibilités d’une certaine liaison entre le HCUA, Aqmi ou/et Ansar Dine ne deviennent un obstacle insurmontable à l’application de l’accord d’Alger. Une forêt d’inconnues qui ouvre la voie à de nouvelles aventures dues à un déficit de communication.

B. Daou

source : Le Républicain

Dissensions autour du projet d’accord à Kidal : Arabes et Touaregs à couteaux tirés

Tout est bien qui finit mal, serons-nous tentés de dire au regard de la vive tension apparue ces derniers jours entre arabes et touaregs de la Coordination des mouvements de l’Azawad.

Le chant du cygne peut-être pour ces indécrottables se prenant depuis, pour le nombril de la terre mais qui, à la vérité, demeurent de simples gadgets aux mains de puissances occultes dont les maliens mesurent aujourd’hui, au pifomètre, le degré de duplicité.

Sans être mage ou médium, les multiples scenarii qui se déroulent actuellement dans l’Adrar des Ifoghas semblent avoir été longtemps prédis tant les incongruités et les rodomontades des seigneurs du désert ont fini par éclairer plus d’un sur la friabilité de ce consorsium de bandits armés. Il est permis aujourd’hui de croire que le chiffon rouge inexorablement agité dans le désert, en guise d’épouvante, n’est rien moins qu’une simple membrane de cellophane irisée prompte à se désagréger à la moindre pincée. Hier, plus qu’aujourd’hui, les convictions profondes du peuple malien n’en sont que davantage renforcées quant à la mauvaise fois manifeste de la Coordination des Mouvements de l’Azawad à privilégier les sentiers battus plutôt que les dédales sécurisés menant à la paix véritable, celle des cœurs et des esprits. Et dans cette aventure, tous les coups sont permis surtout lorsque les ambitions divergent. C’est cela qui est aujourd’hui observé dans les rangs des flubistes de Kidal qui peinent à retrouver leur cohésion, depuis le départ tonitruant de la médiation algérienne de la cité des Ifoghas, excédée qu’elle a été par le sempiternel reniement des ‘’hommes bleus’’. Et lorsque la communauté internationale en rajoute sa voix, il est indéniable que cela fait mouche. La démarche louable du gouvernement à informer les maliens sur le contenu de l’accord et son appropriation in-extenso par les populations dans sa grande composante, a été l’élément déclencheur de la crise diffuse entre arabes et touaregs membres de la coordination. En effet, grâce à l’entregent de l’Amenokal de Kidal, Mohamed Ag Intallah Ag Attaher, les touaregs, dans leur substrat ont compris qu’il n’y a pas de sort qui vaille en dehors de la République du Mali, que toute autre considération, fut-elle sécessionniste n’est que chimère conduisant ainsi à une pure perte. A mots couverts, cette position a été défendue courageusement par certains dignitaires du Mnla, visités par la grâce, au cours de plusieurs rencontres informelles entre bandits du même acabit, nous indique-t-on. Il n’en fallait pas plus pour soulever le courroux des arabes qui y voient les prémices d’une trahison, du reste, longtemps subodorée. Selon la thèse de ces derniers, les touaregs pourront bien sortir à bon compte dans le cadre d’une régionalisation d’autant que toute une région, celle de Kidal, leur est dédiée. Ce qui leur serait profitable à souhait, vu la kyrielle de mesures contenues dans le projet d’accord qui feront le bonheur des populations de cette région. C’est tout le sens de la levée de bouclier des chefs militaires arabes et leur aile politique qui doivent se fondre, auquel cas,  dans la masse dans des régions  comme Gao ou Tombouctou, ou leur influence économique reste leur seul viatique. D’où leur acharnement à revendiquer un onirique territoire azawadien s’étendant bien au-delà des frontières des trois régions du nord. Cette fissure observée dans le gravât de la rébellion, témoigne à la fois de la forte pression centrifuge exercée par les faiseurs de ce monde, et surtout la posture du gouvernement  malien dont la fermeté à plus que mis à nu bien de parrains de cette mafia, condamnée aujourd’hui à faire amende honorable et faire droit à la légalité et à la légitimité. Pendant ce temps, les arabes du MAA tentent de maintenir l’étreinte sur les touaregs du Mnla et du Hcua afin que ne parte à vau-l’eau leur anachronique ambition d’autonomisation des régions du nord. Mais pour combien de temps ? Car la tonalité du tocsin sonné est telle que toute autre alternative demeure sans issue.

Amadou SANGHO   

source :  Le Prétoire

L´Azawad: La masturbation continue!

Porte débouchant sur un avenir plus prometteur, l´Accord de Paix et de Réconciliation issu  du Processus d´Alger (APRPA) paraphé, le 1er mars dernier, fait désormais l´objet de toutes les passions. Tant à l´extérieur du Mali qu´à l´intérieur de notre pays.
azawad nord mali mnla ansardine hcua drapeau
Lequel, à travers Kidal sa 8ème administrative,  a abrité, du 12 au 15 mars 2015, une mission conduite par le secrétaire général du Mouvement National de Libération de l´Azawad et président de la Coordination des Mouvements de l´Azawad,  Bilal Ag Acherif.

Ce dernier et ses camarades ont, en effet, demandé et obtenu «le temps et le soutien nécessaire pour partager de bonne foi le projet d’accord avec les populations de l’Azawad dans un délai raisonnable avant tout paraphe». Dans la mesure où «un accord non partagé avec les populations et les bases a peu de chance d’être appliqué sur le terrain», explique la CMA. Qui donc est dupe ?

Car c´est là un prétexte fallacieux. Puisque chacun savait ce qu´ils tramaient depuis quelques jours déjà. Par la voix, notamment, du Président du Conseil Révolutionnaire du MNLA, Attayoub Ag Batteye: «Nous demandons et exigeons le retour à la revendication de l’indépendance de l’Azawad, seule chose qui permettra de satisfaire notre peuple…; une reprise rapide de notre dossier par un autre pays qui saura se faire impartial pour toutes les parties concernées; et enfin nous demandons à notre vaillante armée de se préparer pour défendre s’il le faut notre peuple qui n’a que nous».

Même refrain chez Ehameye Ansari, représentant des «chefs de villages, de fractions, leaders religieux leaders d’opinions, et cadres de l’Azawad (Région de Tombouctou)» qui dit toute leur : «ferme opposition au projet d’accord proposé par la médiation le 25 février 2015 à Alger»;  et revendique «l’acceptation sincère d’une réalité politique » s’imposant «à savoir:le statut politico-juridique de l’Azawad». Revendication qu´il termine par: «L’Azawad c’est notre choix»

Le lendemain, en réaction à la déclaration de Laurent Fabius qualifiant le paraphe de l´Accord de «nouvelle excellente», l´un des idélogues maison du MNLA, Walet Ekadey vomit: «la communauté internationale s’applique benoîtement à masquer les échecs complets et répétitifs de ses interventions diverses et son incapacité à trouver une solution de paix dans une région meurtrie et harcelée par un Etat voyou et irresponsable».

Et le président de l´Union des Jeunes de l´Azawad Aboubacrene Ag Zambou ne dit pas autre chose lorsqu´il débite: «Nous déclarons notre  attachement aux objectifs et principes fondamentaux de la révolution azawadienne à travers une direction menée par notre secrétaire général Bilal Ag Acherif; et aux aux engagements et promesses faites à nos braves martyrs, de leur vivant, de lutter jusqu’à une libération effective de notre territoire», qualifiant au passage l´Accord de Paix et de Réconciliation issu du Processus d´Alger d´accord « de honte et d’humiliation».

Le 6 mars, madame Assi Wallet Hitta, présidente de l’Association des Femmes de l’Azawad «rejette fermement» le même accord, et  «demande à la Coordination des Mouvements de l’Azawad de retourner à la revendication initiale de l’indépendance de l’Azawad».

De même qu´elle exige « de retirer immédiatement le dossier de la médiation à l’Algérie». Puis, le poing levé, celle qui parle au nom de nos mamans, soeurs, belles-soeurs et filles clame qu´elle « et ne se considérera pas concernée» par les «termes» de l´APRPA.

Et le 10 mars 2015, Ansari Habaye Ag Mohamed, le Président de la Coordination des Cadres de l’Azawad (CCA), tranche: «Pris sous tous les angles, ce texte n’offre à la CMA rien moins que de signer les conditions d’un armistice».

Alors, quelle autre base la mission  billalienne est partie consulter?

Puisque, de toute façon, la CMA et ses alliés n´ont jamais eu le moindre égard au peuple réel. Sinon, ils auraient fait l´économie de cet nième insipide plat qu´ils servirent au monde.

En réalité, les 12, 13, 14 et 15 mars 2015, le petit Billal Ag Acherif et son gang sont partis parader à Kidal.

Parade qui serait un non événement si les crapules n´avaient pas obligé de simples citoyens d´y participer. Pis, elles ont eu l´outrecuidance d´y «inviter» la Communauté Internationale. Laquelle a fait d´ailleurs fait le déplacement. Et, en violation flagrante de toutes les règles de bienséance!

Mais,  au pays de Diop Touramakhan et de l´intrépide Zahaby , tombeurs des apprentis-Savimbi, aucun sacrifice ne sera de trop  pour la Paix et la Réconciliation.

En somme, la fanfaronnade aura été belle! Si belle que le «hamghar targui», Bilal Ag Acherif, à la fois Secrétaire Général, du haut de son trône de tonneau rempli de sable, peut decréter: «Il ne s’agit pas à travers ce document de faire la paix, mais plutôt de sauver un mandat ou, j’allais dire, une feuille de route bidon […] Nous ne signerons absolument rien du tout et pour rien au monde si ce n’est notre statut particulier.

Nous n’avons aucune crainte des menaces, ni de la communauté internationale, ni de qui que ce soit. Nous sommes appelés à mourir, autant mourir pour une cause noble.

Et même si nous mourons, cette flamme restera allumée. Donc les menaces et toute option autre que le dialogue ne fera qu’amplifier la situation.». La masturbation continue! Et ça va durer jusqu´à quand?

Hawa DIALLO

Porte débouchant sur un avenir plus prometteur, l´Accord de Paix et de Réconciliation issu  du Processus d´Alger (APRPA) paraphé, le 1er mars dernier, fait désormais l´objet de toutes les passions. Tant à

l´extérieur du Mali qu´à l´intérieur de notre pays.

Lequel, à travers Kidal sa 8ème administrative,  a abrité, du 12 au 15 mars 2015, une mission conduite par le secrétaire général du Mouvement National de Libération de l´Azawad et président de la Coordination des Mouvements de l´Azawad,  Bilal Ag Acherif.

Ce dernier et ses camarades ont, en effet, demandé et obtenu «le temps et le soutien nécessaire pour partager de bonne foi le projet d’accord avec les populations de l’Azawad dans un délai raisonnable avant tout paraphe». Dans la mesure où «un accord non partagé avec les populations et les bases a peu de chance d’être appliqué sur le terrain», explique la CMA. Qui donc est dupe ?

Car c´est là un prétexte fallacieux. Puisque chacun savait ce

qu´ils tramaient depuis quelques jours déjà. Par la voix, notamment, du Président du Conseil Révolutionnaire du MNLA, Attayoub Ag Batteye: «Nous demandons et exigeons le retour à la revendication de l’indépendance de l’Azawad, seule chose qui permettra de satisfaire notre peuple…; une reprise rapide de notre dossier par un autre pays qui saura se faire impartial pour toutes les parties concernées; et enfin nous demandons à notre vaillante armée de se préparer pour défendre s’il le faut notre peuple qui n’a que nous».

Même refrain chez Ehameye Ansari, représentant des «chefs de villages, de fractions, leaders religieux leaders d’opinions, et cadres de l’Azawad (Région de Tombouctou)» qui dit toute leur : «ferme opposition au projet d’accord proposé par la médiation le 25 février 2015 à Alger»;  et revendique «l’acceptation sincère d’une réalité politique » s’imposant «à savoir:le statut politico-juridique de l’Azawad». Revendication qu´il termine par: «L’Azawad c’est notre choix»

Le lendemain, en réaction à la déclaration de Laurent Fabius qualifiant le paraphe de l´Accord de «nouvelle excellente», l´un des idélogues maison du MNLA, Walet Ekadey vomit: «la communauté internationale s’applique benoîtement à masquer les échecs complets et répétitifs de ses interventions diverses et son incapacité à trouver une solution de paix dans une région meurtrie et harcelée par un Etat voyou et irresponsable». Et le président de l´Union des Jeunes de l´Azawad Aboubacrene Ag Zambou ne dit pas autre chose lorsqu´il débite: «Nous déclarons notre  attachement aux objectifs et principes fondamentaux de la révolution azawadienne à travers une direction menée par notre secrétaire général Bilal Ag Acherif; et aux aux engagements et promesses faites à nos braves martyrs, de leur vivant, de lutter jusqu’à une libération effective de notre territoire», qualifiant au passage l´Accord de Paix et de Réconciliation issu du Processus

d´Alger d´accord « de honte et d’humiliation».   

Le 6 mars, madame Assi Wallet Hitta, présidente de l’Association des Femmes de l’Azawad «rejette fermement» le même accord, et  «demande à la Coordination des Mouvements de l’Azawad de retourner à la revendication initiale de l’indépendance de l’Azawad». De même qu´elle exige « de retirer immédiatement le dossier de la médiation à l’Algérie». Puis, le poing levé, celle qui parle au nom de nos mamans, soeurs, belles-soeurs et filles clame qu´elle « et ne se considérera pas concernée» par les «termes» de

l´APRPA.

Et le 10 mars 2015, Ansari Habaye Ag Mohamed, le Président de la Coordination des Cadres de l’Azawad (CCA), tranche: «Pris sous tous les angles, ce texte n’offre à la CMA rien moins que de signer les conditions d’un armistice».

Alors, quelle autre base la mission  billalienne est partie consulter?

Puisque, de toute façon, la CMA et ses alliés n´ont jamais eu le moindre égard au peuple réel. Sinon, ils auraient fait l´économie de cet nième insipide plat qu´ils servirent au monde.

En réalité, les 12, 13, 14 et 15 mars 2015, le petit Billal Ag Acherif et son gang sont partis parader à Kidal.

Parade qui serait un non événement si les crapules n´avaient pas obligé de simples citoyens d´y participer. Pis, elles ont eu l´outrecuidance d´y «inviter» la Communauté Internationale. Laquelle a fait d´ailleurs fait le déplacement. Et, en violation flagrante de toutes les règles de bienséance!

Mais,  au pays de Diop Touramakhan et de l´intrépide Zahaby , tombeurs des apprentis-Savimbi, aucun sacrifice ne sera de trop  pour la Paix et la Réconciliation.

En somme, la fanfaronnade aura été belle! Si belle que le «hamghar targui», Bilal Ag Acherif, à la fois Secrétaire Général, du haut de son trône de tonneau rempli de sable, peut decréter: «Il ne s’agit pas à travers ce document de faire la paix, mais plutôt de sauver un mandat ou, j’allais dire, une feuille de route bidon […] Nous ne signerons absolument rien du tout et pour rien au monde si ce n’est notre statut particulier. Nous n’avons aucune crainte des menaces, ni de la communauté internationale, ni de qui que ce soit. Nous sommes appelés à mourir, autant mourir pour une cause noble. Et même si nous mourons, cette flamme restera allumée. Donc les menaces et toute option autre que le dialogue ne fera qu’amplifier la situation.». La masturbation continue! Et ça va durer jusqu´à quand?

Hawa DIALLO

La réfondation

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Source: La Réfondation

Insécurité et absence de l’administration : La région de Tombouctou peine à tourner la triste page de l’occupation Djihadiste

En proie à une recrudescence d’insécurité et isolée du reste du pays par l’état désastreux de l’axe « Douentzan-Tombouctou », la région de Tombouctou peine toujours à tourner la triste page de l’occupation Djihadiste. Les réfugiés sont de plus en plus réticents au retour, la justice et l’administration sont absentes dans beaucoup de localités et les activités politiques sont timides, les acteurs contraints de rejoindre les villes sécurisées. Conséquence : aujourd’hui, « la gouvernance locale est mise en mal à plusieurs niveaux par les groupes armés», a noté le gouverneur de la région Adama Kansaye. Face à ces blessures des populations de la ville des 333 saints qui tardent à se cicatriser à cause de l’incapacité du gouvernement à gérer la crise sécuritaire du pays, le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation leur a présenté les excuses de la République.

monument martyrs tombouctou

Après Kayes, Koulikoro, Sikasso, Gao, le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Abdoulaye Idrissa Maïga était les 30 et 31 mars 2015 dans la ville des 333 saints dans le cadre de sa tournée nationale pour expliquer la teneur et les aboutissants de la régionalisation et s’enquérir de l’état des préparatifs des élections communales et régionales de 2015. Comme dans les régions, le geste du ministre a été hautement apprécié par les autorités administratives et politiques de Tombouctou. Et malgré la situation sécuritaire très précaire, elles ne sont  pas restées à la traîne par rapport aux préparatifs des élections prochaines. A en croire le gouverneur de la région, le chronogramme des activités relatives aux préparatifs des élections communales et régionales est suivi avec beaucoup d’attention à tous les niveaux dans la 6ème région. « Les commissions administratives de révision des listes électorales ont achevé la révision exceptionnelle des listes électorales. Il a été enregistré 2070 radiations, 7506 transferts et 5955 validations », a expliqué Adama Kansaye. « Le matériel électoral est, aujourd’hui, disponible au niveau des cercles et la situation des cartes NINA est maîtrisée », a-t-il précisé. Sur 345176 cartes reçues 315077 ont été remises à leurs propriétaires et 24285 cartes restent à distribuer.  Toutefois, malgré ces résultats satisfaisants, explique le gouverneur de la région, la gouvernance locale est mise en mal à plusieurs niveaux à Tombouctou. « La mobilisation des ressources est insignifiante, le personnel des collectivités est absent dans plusieurs communes et conseils de cercle dans la région, les départs des populations sont constatés dans certaines localités suites aux récents évènements survenus à Nampala, Tenenkou et Dioura », a indiqué Adama Kansaye. Du coup, pour relever ces nombreux défis, le gouverneur de Tombouctou a émis des suggestions parmi lesquelles : la création d’un poste militaire à Djiré, d’un régiment de l’armée à Arouane, des brigades fluviales à Tombouctou, Gourma rharous et à Niafunké ; la réinstallation et la redynamisation de tous les postes de défense, de contrôle et de sécurité qui existaient avant la crise. Visiblement touché par les blessures des populations de la ville des 333 saints, le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation leur a présenté les excuses de la République et des Républicains. « Comment ne pas vous exprimez les excuses de la République et des Républicains après les affres que vous avez subi. Nous ne pouvons plus faire comme si 2012 n’a pas existé », a dit Abdoulaye Idrissa Maïga.
Youssouf Z KEITA
Envoyé Spécial

Source: Lerepublicainmali

Opposé à l’apaisement prôné par certains éléments kidalois : Wadoussène rejoint Iyad Ag Ghaly à Tinzawaten

De jour en jour, la connexion ne cesse d’être établie entre les terroristes et les séparatistes kidalois. Cette fois, l’affaire concerne Mohamed Ag Aly Wadoussène, le dangereux terroriste libéré en décembre 2014 par les autorités maliennes, en échange du dernier otage français dans le Sahel, Serge Lazarevic.

Cet individu aurait eu des malentendus avec des éléments kidalois qui seraient plutôt favorables à la signature de l’accord de paix issu des pourparlers inter-Maliens d’Alger. Ces derniers l’auraient même menacé de mort au cas où il ne quitterait pas la capitale de l’Adrar des Ifoghas. Wadoussène n’a pas attendu l’exécution de ces menaces avant de prendre le large.

De sources bien informées, le terroriste  aurait rejoint son mentor Iyad Ag Ghali qui se trouve présentement à Tinzawaten, situé à 300 km au nord-est de Kidal. Ce, sans doute pour préparer d’autres mauvais coups.

Il convient de rappeler que quelques jours plus tôt, la présence de l’ex-patron du mouvement terroriste Ançardine, avait été signalée à Anefis, une localité située à environ 200 km au nord de Gao. Sur place, il aurait contacté certains chefs militaires pour dégager de nouvelles stratégies suite aux menaces proférées par la communauté internationale de punir sévèrement les séparatistes kidalois au cas où ils persisteraient dans leur refus de parapher l’accord. Ce qui montre à suffisance que Iyad continue de tirer les ficelles et sûrement qu’il est pour beaucoup dans la position actuelle des séparatistes.

Il reste maintenant à savoir si les sanctions brandies par la communauté internationale vont tomber pour  les contraindre à adhérer à la logique de la paix.

 Massiré Diop

Source:  L’Indépendant

Abdoulaye Diop au Conseil de Paix et Sécurité de L’UA : «Le jeu de bal masqué doit cesser»

La 469e session du conseil de paix et sécurité de l’Union africaine s’est tenue vendredi dernier à Addis-Abeba en Ethiopie. Les pourparlers inter-maliens d’Alger étaient au centre des débats avec la présentation du rapport de la présidente de la commission sur le processus de paix en cours dans notre pays. Le Mali était valablement représenté à cette réunion par Abdoulaye Diop, ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et de la Coopération internationale.

Abdoulaye Diop ministre affaires etrangere cooperaton internationale

C’est un rapport détaillé de huit pages que la commission de l’UA a présenté. Le document revient de long en large sur la crise malienne et les négociations d’Alger qui ont duré huit mois. Pour le haut représentant de l’U.A au Mali et au Sahel, le projet d’accord paraphé le 1er mars (par le gouvernement du Mali, la plate-forme la médiation ainsi que les partenaires), est un accord «équilibré»qui «offre une opportunité de paix pour trouver une solution négociée et consensuelle à la crise malienne». Cependant dans le «respect de la souveraineté, de l’unité, de l’intégrité territoriale et du caractère laïc de la République du Mali ». La commission de l’Union africaine a exhorté la coordination des mouvements armés à parapher le projet d’accord, condition indispensable pour s’inscrire dans une dynamique de paix et dans l’intérêt supérieur des populations du nord.

Le ministre malien des Affaires étrangères a salué la qualité du rapport présenté. Il a par la même occasion demandé à la commission de faire siennes les conclusions et recommandations de ce document. Toutefois, le chef de la diplomatie malienne n’a pas fait dans la dentelle. Abdoulaye Diop a demandé au conseil de prendre ses responsabilités et de demander à la coordination des mouvements armés de parapher dans le plus bref délai l’accord d’Alger. «Le jeu de bal masqué doit cesser et chacun doit désormais être mis devant ses responsabilités et en assumer les conséquences», a martelé le ministre Diop. Le ministre a rappelé qu’en s’engageant dans les négociations d’Alger, les mouvements de la coordination sont tenus par des règles qu’ils doivent impérativement respecter. Selon le chef de la délégation malienne aux pourparlers d’Alger, «le temps n’est pas avec nous et le statu quo actuel nous expose à la recrudescence de la violence dont personne ne peut prédire l’issue. Et le diplomate malien d’ajouter que «cette situation favorise les groupes terroristes et narcotrafiquants dans leurs actions de déstabilisation du nord du Mali et de toute la région du Sahel, voire au-delà». Pour Abdoulaye Diop, le refus de la CMA de parapher le document d’Alger est une défiance à l’égard de la communauté internationale. C’est pourquoi il a demandé au conseil d’exercer les pressions nécessaires afin d’amener les mouvements non-signataires à parapher le document rapidement, en vue de sa signature courant avril 2015.

Sans effet du côté des mouvements armés

Ce rapport et ces nombreux appels n’ont, semble-t-il, pas fait d’effet chez la CMA. Aussitôt après la clôture de la session, un membre de la Coordination a fait une publication en réponse au ministre malien. Dans cette publication, les mouvements rebelles accusent le ministre «d’entretenir la confusion comme ce fut toujours le cas, autour de la crise du nord du Mali». À l’en croire, Abdoulaye Diop a essayé de dissimuler les véritables causes de la crise du nord derrière l’insécurité qui règne dans cette partie du pays.

Le représentant de la Coordination a aussi ajouté que le blocage actuel ne vient pas de leur côté, mais plutôt de la volonté de la communauté internationale de leur forcer la main à signer un accord qui ne prend pas en compte toutes leurs aspirations. Selon lui, la Coordination, qui a demandé des amendements à ce document, n’a toujours pas reçu une réponse claire de la médiation qui lui a fait savoir que ces points seront pris en compte lors des étapes suivantes du processus.

À croire que la médiation au lieu de résoudre le problème posé, elle est en train d’en rajouter. Quand elle promet à la CMA de prendre en compte ses préoccupations dans les prochaines étapes du processus. Or, l’étape après la signature d’un accord est sa mise en œuvre ; ce qui est encore plus complexe.

 

SORO

Source: Le Katois

Racine Thiam, président du CAP : «L’accord paraphé d’Alger est meilleur que les précédents accords signés par le gouvernement»

C’est ce qu’a affirmé, Racine Thiam, président du CAP.  C’était mercredi dernier au cours d’une conférence de presse du Collectif des jeunes candidats pour le Changement (CPC) dont il est membre.  Le CPC comme son nom l’indique, est un collectif qui regroupe les jeunes candidats aux élections présidentielles de 2013. Cette conférence de presse qui portait sur l’accord paraphé d’Alger, était animée, outre Racine Thiam, par Siaka Diarra de l’UFD, Sibiri Koumaré de CIRA,  Ousmane Ben Fana Traoré du PCR et Oumar Bouri Touré.

racine thiam rac

Dans une déclaration liminaire lue publiquement, le CPC se félicite et se réjouit du paraphe de l’accord issu des négociations d’Alger entre le gouvernement et les groupes armés du nord. Tout accord du genre nécessite, indiquent les membres du CPC, des compromis dynamiques pour faire bouger les lignes, entre protagonistes.

Dans leur déclaration, les membres du CPC affirment leur soutien à l’accord paraphé par le gouvernement, cela pour plusieurs raisons.

Pour eux, l’appellation «Azawad» qui reste une pomme de discorde entre Maliens,  ne  doit faire l’objet de polémique  dans la mesure où il est précisé qu’Azawad n’est pas une réalité géographique mais plutôt une «réalité socioculturelle, mémorielle et symbolique» de certaines populations du nord à l’instar du Kénédougou pour Sikasso, du Méguetan pour Koulikoro, du Bèlèdougou pour Kolokani, des Askia pour Gao…

Autre point positif  évoqué par le CPC dans cet accord : le respect de toutes les lignes rouges fixées par le président de la République et qui s’articulent autour du respect de l’intégrité du Mali, du caractère laïc et républicain de l’Etat.

Pour les jeunes et anciens candidats à l’élection présidentielle de 2013, un accord ne peut être parfait. En ce sens qu’un accord ne peut satisfaire tout le monde. Mais en ce concerne l’accord paraphé d’Alger, indiquent-ils,  il garantit l’essentiel pour le Mali. Rejeter cet accord, disent-ils, c’est jeter le «bébé avec l’eau du bain».

Le president du CAP, Racine Thiam, ira plus loin en affirmant que cet accord paraphé d’Alger est meilleur, dans bien des points, par rapport aux précédents accords (accords de Tamanrasset, accord d’Alger de 2006, accord de Ouagadougou et même le pacte national) dans lesquels on y retrouve le mot ‘’Azawad’’ défini comme une entité géographique. Pire, ces accords envisageaient, ajoute-t-il, un statut pour les régions du nord et même la démilitarisation de ces régions. Alors que dans l’actuel accord, tous ces points ont été revus en faveur d’un Mali un et indivisible.

Le patron du CAP se dit étonné de voir aujourd’hui les leaders de l’opposition rejeter cet accord, alors qu’ils sont ceux- là même qui ont signé hier des accords plus dangereux pour le Mali. «Nous au CPC, nous estimons que cet accord in fine vaut mieux que la guerre», affirme Racine Thiam. Avant de conclure que l’opposition doit faire des propositions et non critiquer pour critiquer.

Les responsables du CPC s’engagent à donner le meilleur d’eux-mêmes pour convaincre la CMA (MNLA et alliés)  qui est toujours hésitante à parapher l’accord. Mais aussi à aider les Maliens à comprendre le contenu de cet accord et à y adhérer.

Ils assurent de faire, le moment venu, des propositions concrètes au gouvernement pour la mise en œuvre de cet accord.

Abou Berthé

Source: Canard Déchainé

Mali : un employé du CICR tué dans l’attaque d’un convoi par le Mujao

Un employé du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a été tué dans l’attaque d’un convoi humanitaire près de Gao, dans le nord du Mali. Cette attaque a été revendiquée par le groupe jihadiste Mujao.

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Un camion du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a été attaqué, lundi 30 mars, dans le nord du Mali. Le chauffeur a été tué et un membre de la branche malienne blessé, a annoncé dans un communiqué l’organisation.

“Les circonstances exactes de l’attaque ne sont pas clairement connues au stade actuel, mais le camion était clairement marqué de l’emblème du CICR”, souligne la Croix-Rouge.

L’assaut s’est déroulé entre Gao et Ansongo, selon une source militaire africaine au sein de la Mission de l’ONU au Mali (Minusma) et un humanitaire joint par l’AFP à Gao. La source militaire à la Minusma a par ailleurs estimé que l’assaut avait été “bien préparé”. “Elle a été menée par aux moins six terroristes. Des coups de feu ont été tirés”, a-t-elle précisé.

“Avec l’aide de la main d’Allah, nous avons tué à côté de Gao”

Des jihadistes du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao) ont par la suite revendiqué l’attaque. Dans un bref entretien téléphonique avec un journaliste de l’AFP à Bamako, Abou Walid Sahraoui, du Mujao a déclaré : “Avec l’aide de la main d’Allah, nous avons tué à côté de Gao, en terre musulmane, un chauffeur qui travaillait pour l’ennemi”.

À la question de savoir s’il s’agissait du chauffeur du CICR, il a répondu : “Oui, c’est bien ça. Nous avons eu ce qu’on voulait avec l’attaque”.

Selon Yasmine Praz Dessimoz, chef des opérations du CICR en Afrique du Nord et de l’Ouest, le chauffeur tué lundi “était parti de Gao […] jusqu’à Niamey, au Niger voisin, d’où il devait rapporter du matériel médical pour l’hôpital de Gao, qui en manque cruellement”.

“Situation inquiétante”

Dans son communiqué, le CICR a appelé “tous les belligérants à respecter et protéger les travailleurs humanitaires” qui portent assistance à des milliers de personnes affectées par le conflit au Mali. “La situation humanitaire dans le nord du Mali est inquiétante et nos équipes travaillent d’arrache-pied pour aider les communautés locales”, a souligné Yasmine Praz Dessimoz.

En février 2014, cinq humanitaires maliens – quatre membres du CICR et un vétérinaire d’une autre organisation – avaient été enlevés alors qu’ils reliaient Kidal (extrême nord-est) à Gao, leur base. Leur rapt avait là encore été revendiqué par le Mujao. Les cinq otages avaient été libérés mi-avril 2014 à la faveur d’une opération menée par des militaires français dans le Nord.

Le Mujao a fusionné en 2013 avec les “Signataires par le sang” de l’Algérien Mokhtar Belmokhtar, pour former Al-Morabitoune. Ce dernier groupe a revendiqué un attentat anti-occidental commis le 7 mars à Bamako, la capitale, qui a fait cinq morts (trois Maliens, un Français et un Belge).

Avec AFP

Source: pointschauds.info

Pour le MNLA, la communauté internationale ne doit pas “imposer la paix” au Mali

Paraphé par les autorités de Bamako le 1er mars, l’accord de paix d’Alger devant mettre fin au conflit malien ne fait pas l’unanimité. Dans une lettre, un porte parole des rebelles touaregs du MNLA interpelle le ministre des Affaires étrangères Abdoulaye Diop sur les améliorations indispensables à apporter au texte.

attaye ag mohamed secretaire communication groupes armes mouvement liberation azawad mnla

Excellence Abdoulaye Diop, ministre malien des affaires étrangères,

Bien qu’il soit aisé de s’adresser à une audience de grande importance comme le Conseil de Paix et de Sécurité de l’UA, sans craindre de contradiction à chaud, votre statut de ministre d’État exige de vous une sincérité minimale dans l’agencement de vos dires. Cette sincérité devrait au moins vous amener à reconnaître que même à Bamako, des partis politiques, des organisations de la société de civile, pour des raisons qu’elles ont défendues publiquement, rejettent ce préaccord d’Alger.

Monsieur le Ministre,

Comme vous vous plaisez vous même à le répéter, bien sûr, nul n’est dupe, encore moins les membres du Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union Africaine. Le problème de votre analyse, c’est la confusion que vous ne cessez de maintenir entre les causes politiques et historiques de ce conflit et les conséquences qu’elles génèrent, conséquences en majeure partie occasionnées par cette malheureuse confusion que les précédents gouvernements de votre État ont entretenu et que vous pérennisez.

Monsieur le ministre,

Assumer ses responsabilités, c’est avant tout voir votre gouvernement mettre fin au dilatoire et à la diversion. C’est seulement suite à cet effort courageux, que ceux que vous tentez aujourd’hui de transformer en auxiliaires contre la CMA, alors qu’ils ne sont que des partenaires extérieurs accompagnant la paix, se verront suffisamment éclairés.

Admettez Monsieur le Ministre, que la CMA a une base populaire, que sa demande de consultation n’est pas contraire aux dispositions de la feuille de route d’Alger et que la communauté internationale n’a pas pour mandat, encore moins pour vocation, d’imposer la paix, mais que son rôle est de conduire une médiation juste et équilibrée dans le respect des principes constitutionnels maliens que vous ne cessez d’invoquer jusqu’à l’ivresse des mots.

Les populations de l’Azawad sont aussi de la CEDEAO, de l’Union africaine, protégées par les textes et chartes de ces organisations ; elles attendent donc aussi une solidarité mutuelle vis-à-vis de tous les acteurs engagés dans le processus de paix.

La paix durable ne s’impose pas Monsieur le Ministre, mais elle se construit suivant une charte consensuelle qui traite le mal dans ses racines et ne s’attaque pas uniquement à ses conséquences.

Monsieur le Ministre,

Reconnaissez que la CMA trouve le préaccord d’Alger comme une bonne base pour un accord global de paix mais propose des amendements allant dans le sens de son efficacité. Par ailleurs, votre gouvernement malgré le paraphe à Alger, à travers son premier ministre lors du compte-rendu face à la classe politique, s’est permit d’affirmer qu’il se réservait toute liberté pour ce qui est de la mise en oeuvre de ce préaccord.

La bonne foi, le sens de la responsabilité et le respect des engagements, exigent de chacune des parties dans ce conflit de ne pas s’engager dans un accord dont elle se réserverait au préalable de ne pas respecter l’application.

La CMA, même si elle ne siège pas au Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union africaine, n’en respecte pas moins suffisamment cette institution, pour ne pas passer par quatre chemins pour dire qu’un accord se signe lorsque, dans ses termes, il concilie les vrais protagonistes. C’est bien cela la première des garanties et une expression prouvée de bonne foi.

Monsieur le Ministre,

Si vous ne trouvez alarmant que les malheureuses actions terroristes qui ont visé Bamako et les localités sous votre contrôle, sachez aussi que la CMA et ses populations souffrent d’un terrorisme quotidien. Un terrorisme sous différentes formes car en plus de celui des groupes terroristes étrangers, se joint le terrorisme étatique de Bamako à travers son armée et ses milices narcotrafiquantes.

Nous condamnons toute forme de terrorisme et contribuons régulièrement à la lutte contre le terrorisme se réclamant du djihadisme, auquel vous tentez expressément de résumer les raisons profondes du différend politique qui vous oppose à la CMA.

Monsieur le Ministre,

Revenons donc à la réalité et aux faits, c’est seulement de cette manière que nous guiderons le Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union Africaine, mais aussi la communauté internationale vers l’appui serein qu’il faudra en faveur de la paix durable. Vive la paix juste et durable, vive la justice pour tous.

 

Attaye Ag Mohamed

Chargé de droits de l’Homme au MNLA

Nouakchott, le 28 Mars 2015

 

Source: Mondafrique

Rébellion au nord : L’armée malienne retranchée

Alors que la grande muette n’a pas fini de panser les blessures qui lui ont été infligées dans le septentrion malien, les rebelles refusent toujours de déposer les armes et professent parfois des menaces voilées, malgré les multiples appels à une paix durable. Cette situation met en alerte une armée nationale réduite au confinement dans le Nord et sujette à une crise de restructuration qui persiste.

En plus d’entretenir l’insécurité dans le Nord du Mali, les groupes armés Touareg de Kidal imposent aux forces de défense et de sécurité une ligne de front facile à cerner. La région de Kidal est coupée de facto des autres parties du pays. Les chefs de guerre procèdent à des mouvements incessants pour renforcer la présence de leurs troupes, tout en refusant de signer le document de l’accord d’Alger de mars dernier.

Ces manœuvres ont pour but de constituer des postes avancés en direction des villes de Gao et Tombouctou qui sont sous le contrôle de l’armée malienne. Mais on n’est pas loin de la situation de 2013 où, avant l’attaque contre Konna, les militaires maliens étaient barricadés entre Mopti et Douentza.

Comme si l’histoire voulait se répéter, certains seigneurs de guerre qui ont fait sauter le verrou de Konna en 2013 sont de nouveau en train de coordonner  les mouvements de troupes dans la région de Kidal. Et l’armée malienne risque de se trouver nez à nez avec une alliance djihadiste recomposée à la faveur des caprices des soi-disant laïcs qui ont tout fait pour trainer les pourparlers d’Alger.

Pourtant, à la différence de 2013, il y a les milices d’auto-défense entre l’armée et les groupes armés hostiles. La tendance des populations locales à prendre les armes pour se défendre contre les attaques rebelles est forte actuellement. Une éventuelle poussée djihadiste ou rebelle vers les villes de Gao et Tombouctou pourrait amener les autres communautés à prendre le devant, joignant l’acte à la parole.

En attendant, la capacité de l’armée à faire face à d’éventuelles attaques des groupes armés est au cœur des préoccupations. En 2013, ce qui a surtout manqué aux forces maliennes de défense et de sécurité, c’est l’acquisition d’équipements adéquats. La flotte aérienne vieillotte a-t-elle pu se hisser à la hauteur des menaces? Telle est la question.

MLSIDIBE

L’Ambassade des USA condamne l’attentat contre le CICR et invite toutes les parties maliennes à accepter l’Accord de paix conclu à Alger le 1er mars

Dans un communiqué rendu public ce mardi et dont nous avons reçu une copie, l’ambassade des Etats-Unis à Bamako condamne fermement l’attentat terroriste répréhensible contre un véhicule du Comité International de la Croix-Rouge (CICR), qui a tué un membre du personnel et grièvement blessé un autre.

us embassy ambassade americaine etats unis usa mali

L’attentat terroriste qui a eu lieu hier entre Gao et Ansongo a fait un mort et un blessé grave. Il a été revendiqué chez nos confrères de l’AFP par Abou Walid Sahraoui, du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao).

‘’Nous présentons nos sincères condoléances à la famille de la victime et nos vœux de prompt rétablissement à son collègue. Cette attaque constitue un acte particulièrement odieux puisqu’il a été perpétré contre une organisation humanitaire et ses employés engagés dans le travail de sauvetage si critique’’, souligne l’ambassade des USA au Mali avant de poursuivre en ces termes : ‘’cette attaque terroriste souligne la nécessité pour toutes les parties maliennes à accepter l’accord de paix conclu à Alger le 1er mars sans plus tarder. Nous croyons que la meilleure façon de contrer les terroristes qui opèrent au Mali c’est que les Maliens bâtissent un consensus national pour l’avenir de leur pays’’.

Pour la représentation diplomatique américaine dans notre pays, cet Accord constitue cette première étape cruciale permettant au Mali de pouvoir progresser sur la voie de la tâche difficile de mettre en oeuvre une paix durable afin que toutes les populations du Mali puissent commencer à reconstruire leur vie.

  1. D.

Source: Autre presse

Après l’attaque terroriste contre son véhicule : le CICR suspend ses activités au Nord

Un employé du Comité international de la Croix-Rouge a été tué dans l’attaque d’un convoi humanitaire près de Gao, qui a été revendiquée par un porte-parole du groupe jihadiste Mujao. Cette attaque a fait également un blessé toujours au sein de l’équipe du CICR. C’est la deuxième fois en moins d’un an que l’organisation est ciblée par le Mujao. En février 2014, quatre de ses membres avaient été enlevés alors qu’ils reliaient Kidal à Gao. Les otages avaient été libérés mi-avril de la même année à la faveur d’une opération menée par des militaires français dans le Nord.

cicr croix rouge

Selon une source militaire au sein de la Minusma, l’attaque s’est déroulée entre Gao et Ansongo. Peu après, dans un bref entretien téléphonique avec un journaliste de l’AFP à Bamako, Abou Walid Sahraoui, du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest a revendiqué l’attaque ainsi que l’assassinat du chauffeur du CICR, laissant entendre que l’organisation humanitaire avait été ciblée. Selon le chef des opérations du CICR en Afrique du Nord et de l’Ouest, l’employé de l’ONG tué lundi « était parti de Gao au volant du camion qu’il conduisait jusqu’à Niamey, au Niger voisin, d’où il devait rapporter du matériel médical pour l’hôpital de Gao, qui en manque cruellement ».

Quant à l’employé de la Croix-Rouge malienne qui l’accompagnait, il « a été blessé mais ses jours ne sont pas en danger ». Pour ce responsable du CICR « les circonstances exactes de l’attaque ne sont pas clairement connues au stade actuel, mais le camion était clairement marqué de l’emblème du CICR ». De source militaire, on estime que l’assaut a été « bien préparé » et qu’  « il a été mené par aux moins six terroristes ».

Colère, tristesse et incompréhension aujourd’hui au siège du CICR à Bamako après l’attaque terroriste dont a été victime son convoi. L’organisation humanitaire qui envisageait il y a quelques semaines de « renforcer » son dispositif d’intervention dans la localité, a finalement décidé de suspendre ses activités dans l’ensemble du Nord du Mali. Elle exige des groupes armés « le respect du droit international humanitaire ».

Valéry M’Baoh Nana est responsable de la communication du bureau du CICR de Bamako. Il a été joint par Issa Fakaba Sissoko :

« Nous sommes très très attristés par cet incident qui a coûté la vie à notre collègue. Un collègue très dévoué, un collègue professionnel. Alors pourquoi le CICR ? Nous ne comprenons pas justement pourquoi est-ce que le CICR fait l’objet de telles attaques ? C’est extrêmement grave, et je voudrais très fermement condamner cet acte là et appeler toutes les parties au respect et à la protection des travailleurs humanitaires. Il est de leur responsabilité. Le camion, qui a été attaqué et dans lequel notre collègue a trouvé la mort, était identifié et identifiable par l’emblème de la Croix rouge. Il est inadmissible donc qu’une organisation humanitaire fasse l’objet d’une attaque. Il est clair que cet acte ne peut pas rester sans conséquence. On parle cas même de mort d’homme. C’est extrêmement grave et le CICR ne peut pas rester sans réaction. Nous devons prendre le temps de réfléchir, d’analyser et de comprendre pourquoi le CICR fait l’objet d’une telle attaque. Et nous prendrons effectivement les mesures qui s’imposeront à nous. Pour l’instant, nous avons décidé de suspendre momentanément nos mouvements sur l’ensemble des régions du nord en attendant d’y voir clair ».

Par Studio Tamani

Source: Studio Tamani

Oumar Bourri Touré dit Billy s’exprime sur les accords de Paix : « Il faut que la France réussisse à convaincre le CMA…. »

Les débats se multiplient autour des Accords de Paix d’Alger, et personne ne veut rester en marge. Au nombre des acteurs de ce débat, parmi les plus illustres, on retrouve Oumar Bouri Touré président du parti GAD. Il nous a livré quelques aspects de ses profondes convictions.

Oumar Bouri Touré dit Billy est ancien candidat aux dernières élections présidentielles et président du parti GAD (Groupe d’Action Démocratique). Son soutien a été déterminant pour le candidat Ibrahim Boubacar Kéita au second tour, tout comme beaucoup d’autres candidats malheureux. Aujourd’hui, il s’engage à corps perdu dans un nouveau combat : celui de soutenir les accords de paix d’Alger. Pour lui, « aujourd’hui pour ramener la paix et la sécurité sur toute l’étendue du territoire national, il ne devrait pas y avoir que des pro IBK, ou tout simplement des pro maliens ». Il justifie cette position par le fait que le président IBK a été élu avec le soutien de plus de la majorité des Maliens.

« Aujourd’hui, toutes les forces vives de la Nation doivent appuyer totalement les accords de paix d’Alger, car ce qui est en jeu est l’existence même de la Nation Malienne » martèle avec force, M. Touré, invitant par la même occasion la communauté internationale et singulièrement la France de tout mettre en œuvre afin de convaincre les responsables de la CMA à parapher et à signer sans délai les accords de paix pour leur propre intérêt. Notre interlocuteur reste cependant convaincu que Barkhane et la MINUSMA n’ont pas pour vocation de résoudre nos problèmes à notre place. Il rappelle que ceux-ci sont chez nous à cause de nos erreurs et de notre capacité à assurer la sécurité de notre territoire et de nos institutions.

Notre interlocuteur s’engage dans un autre combat et invite les Maliens à l’y rejoindre : défendre à tout prix les Accords de Paix d’Alger et convaincre la France à prendre ses responsabilités.

Source: autre presse

LE CHEF DE LA MINUSMA CONDAMNE L’ATTAQUE SUR LE VÉHICULE DU CICR DANS LA RÉGION DE GAO

Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies au Mali (RSSG) et Chef de la MINUSMA, M. Mongi Hamdi, est profondément attristé par la mort d’un employé du Comité International de la Croix-Rouge (CICR) dans la région de Gao lors d’une attaque qui a également blessé un autre membre du CICR.

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L’attaque a eu lieu hier, le 30 mars vers 11:00 h à environ 25 km de Gao sur la route entre Tacharane et Haoussa Foulani lors du passage du camion qui était clairement marqué de l’emblème du CICR et qui était en route vers le Niger pour rapporter du matériel médical pour l’hôpital de Gao, qui en manque cruellement.

M. Hamdi présente ses sincères condoléances à la famille de la victime et exprime sa solidarité au CICR ainsi qu’à tous les travailleurs humanitaires présents au Mali qui viennent chaque jour en aide aux plus démunis.

M. Hamdi condamne dans les termes les plus forts cette attaque qui constitue un crime contre l’humanité et appelle les autorités maliennes à identifier les responsables et à les traduire en justice.

Source: MINUSMA

Défait par l’opération Serval en 2013, le MUJAO sort de ses cendres

Tombé dans le silence, depuis l’opération Serval Rechercher Serval en 2013, le Mouvement pour l’Unicité et le Jihad en Afrique de l’Ouest (MUJAO) refait surface à Gao, en terrorisant les populations : une explosion de bombe la semaine dernière, et l’attaque ce lundi, d’un convoi du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) entre Gao et Ansongo, tuant le chauffeur et blessant un employé de la Croix rouge.

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L’explosion d’une bombe artisanale, avait tué au moins deux personnes, la semaine dernière au quartier ‘’château’’ de Gao, et provoqué la démolition du bâtiment dans lequel se trouvaient les manipulateurs de la bombe. Une mauvaise manipulation de l’engin serait à l’origine de cette explosion. L’incident a été attribué au MUJAO, le bâtiment en question appartenait à un ancien membre du MUJAO, récemment décédé en détention à Bamako.

Quant à l’attaque du convoi du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) près de Gao, dans le nord du Mali, qui a fait un mort, elle aurait été revendiquée lundi auprès de l’AFP par un porte-parole jihadiste, Abou Walid Sahraoui, du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao), a indiqué notre confrère.

Dans un communiqué publié lundi après-midi, le CICR annoncé qu’un de ses collaborateurs au Mali a été tué dans l’attaque d’un camion d’aide de l’ONG près de Gao, la plus grande ville du nord de ce pays, et qu’un membre de la Croix-Rouge malienne a été blessé. L’employé décédé était parti de Gao au volant du camion qu’il conduisait jusqu’à Niamey, au Niger voisin, d’où il devrait rapporter du matériel médical pour l’hôpital de Gao. L’employé de la Croix-Rouge malienne qui l’accompagnait a été blessé mais ses jours ne sont pas en danger.

Le MUJAO et le MNLA avaient occupé la ville de Gao en 2012, après y avoir chassé l’armée. Mais la coexistence entre les deux groupes armés ne tarda pas à tourner au vinaigre, le premier ayant défait le second, à la faveur d’un soulèvement des jeunes de la localité, en juin 2012. Depuis l’intervention Serval, si le MNLA a su se maintenir, le MUJAO était resté en dormance jusque là.

Boukary Daou, Bamako

Source: Koaci

Accord issu des pourparlers d’Alger : L’Union africaine indique que le temps de la négociation est clos

Après le chef de la Minusma, le diplomate Mongi, cette fois-ci, c’est la présidente de la Commission de l’UA qui monte au créneau pour affirmer clairement que le temps de la négociation est terminé. Lors de la  496eme  réunion du conseil de paix et de sécurité de l’Union Africaine tenue à Addis Abéba,  en Ethiopie, le 27 mars 2015, la présidente de la Commission de l’UA, Nkosazana Dlamini Zuma a produit un rapport sur les pourparlers de paix inter-maliens d’Alger. Ce rapport retrace tout le processus des négociations d’Alger de juillet 2014 à mars 2015. En outre, ledit rapport évoque les rôles joués par l’UA dans le processus d’Alger. Dans ce rapport, l’UA appelle la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) à parapher et à signer le document sans retard tout en indiquant clairement que le temps de la négociation est clos.

Nkosazana Dlamini Zuma presidente commission ua conference

Selon le rapport, l’Accord préliminaire signé à Ouagadougou, au Burkina Faso, le 18 juin 2013, a permis la tenue des élections présidentielles et législatives sur l’ensemble du territoire malien. Mais, poursuit, le rapporteur, les organes mis en place dans le cadre du suivi de l’Accord de Ouagadougou se sont trouvés pratiquement paralysés  dans  leur  fonctionnement depuis  le  mois  de  septembre 2013. Aux dires de la présidente de la commission, les affrontements  de  Kidal,  le  21  mai  2014,  ont compromis le processus  de  rétablissement  de  l’autorité  de  l’État  dans  le nord, contraignant au départ les personnels  des  administrations  et  de  l’armée. Quant au contenu de l’Accord d’Alger, la présidente Dlamini Zumu souligne que ledit accord met en relief les éléments  ci-après comme  fondements  d’un  règlement durable  du  conflit: l’appellation  Azawad,  qui  recouvre  une  réalité  socioculturelle,  mémorielle  et symbolique partagée par différentes populations du nord du Mali ; les mesures destinées à restaurer la  paix  et  la  réconciliation  nationale,  notamment  la  tenue  d’une  Conférence  d’entente  nationale durant  la  période  intérimaire  prévue  par  l’Accord,  afin  de  permettre  un  débat  approfondi  sur  les causes  profondes  du  conflit  et  l’élaboration  d’une  Charte  pour  la  paix,  l’unité  et  la  réconciliation ; enfin,  des  mesures  destinées  à  assurer  une  meilleure  gouvernance  qui  tiennent  compte  des spécificités locales. « Dans  un communiqué  publié  le 1er mars 2015,  j’ai félicité  le  gouvernement  malien  et  la  Plateforme  pour l’esprit de responsabilité dont ils ont fait preuve et pour leur volonté d’œuvrer à une sortie de crise définitive. J’ai, par la même occasion, profondément regretté que la CMA n’ait pas paraphé le texte en même temps que les autres parties, formant l’espoir qu’elle souscrive, dans de très brefs délais, audit document », a-t-elle dit. Il ressort des observations faites par la présidente que l’Accord pour  la  paix  et  la  réconciliation  au  Mali  issu d’Alger constitue non seulement une  avancée importante  sur  la  voie de  la  restauration  durable  de  la  paix,   de  la  stabilité  et  de  la  réconciliation nationale au Mali mais aussi, un compromis équilibré prenant en compte les préoccupations légitimes de toutes les parties, dans le respect scrupuleux de l’unité, de l’intégrité  territoriale  et  de  la  souveraineté  du  Mali,  ainsi  que  du  caractère  laïc  et  de  la  forme républicaine de  l’État. À n’en  pas  douter,  sa  signature  et  sa  mise  en œuvre  diligente  et  effective permettront de régler durablement la crise que connait le nord du Mali, de stabiliser cette région et d’en  accélérer  le  développement socio-économique,  en  même  temps  qu’elles faciliteront une  lutte plus résolue contre le fléau du terrorisme et de la criminalité transnationale organisée au Mali et dans la région du Sahel, a-t-elle dit. En outre, elle a invité la classe politique, ainsi qu’à la société civile malienne, d’apporter leurs concours à la réalisation des objectifs de l’Accord. «Je  lance  un  appel  pressant  à  la  CMA  pour  qu’elle  agisse  dans  l’intérêt  supérieur  des populations  qu’elle  affirme  représenter,  ainsi  que  du  Mali,  en  paraphant  et  en  signant  sans  autre retard l’Accord d’Alger. Il est entendu que toute préoccupation légitime que la CMA aurait pourrait être  examinée  au  cours  du  processus  de  mise  en œuvre,  dans  le  respect  absolu  des  principes convenus dans la Feuille de route signée en juillet 2014. La communauté internationale doit continuer d’agir de concert  pour amener la CMA à souscrire rapidement au texte négocié à Alger, de signifier clairement que le temps de la négociation est clos et de se tenir prête, le cas échéant, à prendre les mesures qu’appellerait la situation », a martelé la présidente de la Commission de l’UA. Enfin, elle a fait savoir que la sécurité du Mali est inséparable de celle de l’ensemble du Sahel.

Aguibou Sogodogo

Source: Le Républicain

Après leur refus de parapher l’Accord d’Alger : Le MNLA et acolytes bientôt sanctionnés lourdement

L’accord d’Alger est un important pas dans la stabilité du Nord. C’est du moins la conviction du gouvernement malien, car, pour une fois, d’importants acquis ont été sauvegardés dans ce document

Un avis que la Coordination des mouvements armés de l’Azawad-Cma-, composée par le Mnla, le Hcua et le Maa, ne partage pas. D’où leur refus catégorique de parapher l’Accord et ce, malgré que la communauté internationale s’est transportée à Kidal pour essayer, en vain, de les convaincre. Après leur niet de parapher l’Accord d’Alger qui consacre du coup à leur isolement dans le processus pour la paix et la réconciliation nationale, la Cma sera bientôt sanctionnée lourdement par la communauté internationale.

Après le paraphe du document par le gouvernement et la plate-forme des mouvements patriotiques, tous les regards étaient tournés vers la Coordination des mouvements armés de l’Azawad (Cma) qui avait retardé le paraphe du document pour, dit-on, consulter leur base, avant de le rejeter. Dans un document, la Cma veut renégocier pour l’introduction de certains points dans le projet d’accord notamment sur les aspects politico-institutionnels. Il s’agit entre autres, de la  reconnaissance officielle de I’Azawad comme une entité géographique, politique et juridique ; la création d’une assemblée interrégionale regroupant les régions de Gao, Tombouctou, Kidal, Ménaka et Taoudéni, dont les prérogatives relèvent des domaines spécifiques à l’Azawad ; de surseoir à I ‘organisation de toute élection jusqu’au retour des refugiés et jusqu’à la mise en œuvre du nouveau découpage ; de prévoir et déterminer le quota qui sera affecté à « l’Azawad » pour les Départements de souveraineté, les grands services de l’Etat, les représentations diplomatiques et les organisations internationales.

En  ce qui concerne, les aspects de défense et de sécurité, la Cma réclame que les forces de défense et de sécurité à l’intérieur de « I’Azawad » soient composées à 80% de ressortissants de « I’Azawad », ainsi qu’au niveau des postes de commandement. Pendant la période intérimaire, elle (Cma) demande de mettre en place des unités spéciales mixtes comprenant 80% de ressortissants de « I’Azawad ». Ce n’est pas tout, c’est elle-même qui définit la liste des combattants et détermine leurs grades. Le Mnla et alliés souhaitent aussi que le Mécanisme opérationnel de Coordination (Moc) soit présidé par la Minusma et co-présidé par les deux(2) parties (Gouvernement et Cma).

En effet, les séparatistes souhaitent également qu’on retienne le casernement pour les combattants qui feront partie des forces armées et de sécurité et le cantonnement pour ceux à réinsérer. Aussi que, les zones de défense et de sécurité soient sous le commandement d’un ressortissant de « I’Azawad » ; la considération de la création et l’utilisation de milices comme un acte criminel.

En ce qui concerne le volet développement, la Cma demande d’affecter un fonds spécial pour « I’Azawad » sur le budget de I ’Etat à hauteur de 40% sur une période de 20 ans en vue de résorber un retard de plus de 50 ans ; l’exploitation des ressources minières et énergétiques de « l’Azawad » soumise à I ‘autorisation préalable de l’Assemblée interrégionale après avis de l’Assemblée régionale. Un  quota de 20 % de la production soit affecté à « l’Azawad », avec priorité à Ia région concernée.

Pour les mécanismes de mise en œuvre, la Cma demande une parité entre les deux parties belligérantes dans toutes les commissions et structures prévues dans l’accord ; la mise en place d’une commission conjointe (Gouvernement du Mali- Cma, la Médiation) chargée de la préparation des textes législatifs et réglementaires prévus dans l’accord; la composition de cette commission sera à part égale entre les parties belligérantes…

Quel sort pour la Cma ?

En effet, le refus de parapher l’Accord consacre aussitôt son isolement, selon certains esprits avertis. Et les commentaires défraient la chronique par rapport au sort qui sera réservé à la Cma. Le gouvernement a demandé, en tout cas, à la communauté internationale de sanctionner lourdement la Cma pour son refus d’aller vers la paix et la réconciliation nationale. Même son de cloche pour le président de la Coordination des mouvements et forces patriotiques (Cmfp), Me Harouna Toureh, qui demande à contraindre la Cma à aller à la paix. Pour lui, la Cma n’a rien à proposer d’autan plus qu’elle a refusé catégoriquement de parapher l’Accord proposé par la médiation. Il a également estimé que même une virgule ne sera changée dans l’Accord.

En tout cas, le niet de la Cma de parapher l’Accord la disqualifie du processus de la paix et de la réconciliation. Comme il a été prévu dans le processus des négociations,  la Communauté internationale doit prendre de lourdes sanctions contre les ennemis de la paix. Le délai  accordé à la Cma est dépassé, à la Communauté internationale de prendre ses responsabilités en sanctionnant lourdement cette dernière.

Aliou Agmour

Source: Le Pays

Le ministre sur le terrain : un besoin d’informer et de sensibiliser Des personnels déterminés

« Pas question de reparler encore des mêmes choses à la prochaine visite. Et nous tiendrons le commandement pour responsable », instruit le ministre de la Défense et des anciens combattants. Tiéman Hubert Coublibaly l’a dit à Gao, Ségou et Sévaré où il était en visite de terrain du 19 au 21 mars 2015.

Voir, comprendre, constater, conseiller et apporter des conseils pour mieux instruire constitue la pédagogie du nouveau ministre. L’adage militaire soutient que le terrain commande. C’est donc fort de cette stratégie que le patron des FAMa a décidé de « reconnaitre » les garnisons et les postes militaires et de sécurité sur toute l’étendue du territoire national en tant que possible.

Cette visite de terrain du ministre de la Défense participe aussi  d’un besoin d’informer et sensibiliser les troupes sur la nécessité sur tout ce qui est en train de se faire ou de concevoir  loin des théâtres d’opérations et des casernes ; tout cela pour permettre aux FAMa de pouvoir reprendre l’initiative sur le terrain.

A sévaré, Gao, Ségou, comme partout ailleurs où il est passé, le ministre de la Défense et des anciens combattants apporte le message du chef suprême des armées aux personnels des FAMa. Il s’agit  d’un message de félicitations, d’encouragement de solidarité du président Ibrahim Boubacar Kéita (IBK) dont il exprime la détermination à équiper l’armée. Cette volonté présidentielle a été relayée aux troupes sur le terrain avec force et fierté par le ministre Tiéman Hibert Coulibaly.

Au passage, par rapport à l’accord d’Alger, Tiéman Hubert Coulibaly invite l’armée à observer la posture qui est la sienne. Si la paix est au prix d’un compromis, nous irons au compromis, l’armée étant au service du politique et constituant le dernier rempart national.

Tiéman Hubert Coulibaly avait souhaité cette sortie aussitôt au lendemain de sa prise de fonction à la défense, seulement il travaillait au changement  des conditions de vie et de travail des personnels des forces armées et de sécurité après les dures épreuves subies depuis 2012 du fait de la crise.

Déjà la LOPM a été votée par l’Assemblée nationale pour prendre en compte ces questions-là. En effet, la formation, la carrière du soldat, sa retraite, voire sa mort constituent autant de préoccupations dans la LOPM, a confié Tiéman Coulibaly aux soldats de Gao, Ségou  et Sévaré.

Aussi le gouvernement inscrit-il la LOPM dans plan d’action, comme pour dire que la défense et la sécurité constituent de véritables préoccupations nationales. Le gouvernement et le peuple attendent donc beaucoup de l’armée. C’est dire tous et chacun des personnels FAMa ont une responsabilité engagée vis-à-vis de la nation. Tiéman n’a jamais cessé de rappeler que l’armée constitue le dernier rempart pour la national.

Le ministre exhorte tous et chacun à plus d’engagement dans la lutte contre la nouvelle menace, à savoir le terrorisme. Partout où il est passé, Tiéman invite à prier pour le retour de paix, implorant dieu de nous accorder la force nécessaire  et la capacité  de la restaurer sur toute l’étendue du territoire.

Les rencontres avec la troupe ont été riches pour le ministre qui a pu écouter en »directe » les préoccupations majeures de la troupe. De Gao Ségou en passant par Gossi, Hombori et  Sévaré, à peu de variantes près, les militaires maliens saluent cette  présence ministérielle et se disent engagés et déterminés eux aussi à accomplir les missions confiées. Ce contrat opérationnel détient sur la satisfaction de certains besoins en matériels d’équipement dont la mention existe déjà dans la LOPM. Il y a aussi que quelques coordination s’avèrent nécessaires eu égard à la désorganisation générale subie par les FAMA suite à la perte des 2/3 du territoire national.

Col Diarran Koné

Source: Le Pays

Nord du Mali: le Mujao revendique l’attaque d’un camion du CICR

Au nord du Mali, pas de répit dans les attaques terroristes. La semaine dernière, une maison explosait dans le centre-ville de Gao et hier, lundi, c’est un camion du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) qui a été attaqué en périphérie de Gao. Bilan : un mort et un blessé.

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Le camion du CICR venait de quitter Gao pour aller chercher du matériel médical au Niger voisin et approvisionner l’hôpital de la ville. Selon un responsable de l’organisation internationale, le camion a été attaqué par plusieurs hommes armés à une quarantaine de kilomètres de la ville sur la route d’Ansongo. Le chauffeur est tué dans l’embuscade. Il était accompagné par un volontaire de la Croix-Rouge malienne. Blessé, il est actuellement soigné à Gao. Le camion a été retrouvé brûlé.

L’attaque a été revendiquée par le Mujao. Le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest est un des mouvements islamistes qui a occupé le nord du Mali en 2012 et qui constitue aujourd’hui une des branches du groupe terroriste al-Mourabitoune. Un groupe particulièrement actif dans le nord du Mali, et qui a revendiqué l’attentat de Bamako, qui a tué cinq personnes dans la capitale malienne au début du mois.

Source: RFI

Bruit de bottes à la frontière mauritanienne : La CMA s’apprête à passer à l’offensive

D’importants mouvements de troupes ont été signalés vers la frontière mauritanienne avec le Mali. Des combattants de la CMA appuyés par des touarègues du Niger, des combattants d’AQMI et des bellahs recrutés sur place auraient pris position dans les localités de Foita, Fassala et Hassilabia le long de la frontière mauritanienne avec pour objectif de faire pression sur Bamako afin que le contenu de l’accord d’Alger soit revisé.

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Cette information doit être prise très  au sérieux car l’objectif des séparatistes est clair, montrer aux autorités maliennes leur détermination à porter un coup au processus de paix. Selon des témoins, les combattants ont été aperçus avec les fanions du MNLA, qui est le fer de lance de la CMA.

En effet, les séparatistes en  prenant position le long de la frontière mauritanienne veulent faire diversion pour éviter toute confrontation avec les combattants unionistes du GATIA  qui tiennent  solidement la localité stratégique de Tanbankort,  située à environ 150 km  de Kidal et à 200 km de Gao.

Sachant que toute tentative contre la ville de Gao serait réprimée vigoureusement, donc suicidaire pour eux, les séparatistes font  ce qu’on peut appeler le dernier geste du désespéré. L’inquiétude s’exprime surtout du côté  de la Mauritanie qui pourtant dispose d’importantes forces dans le secteur. Elle semble pour le moment ne pas prendre les mesures qui s’imposent contre ces narco-djihadistes.

Ainsi, de nombreux observateurs ont raison de douter de la bonne foi de la République islamique de la Mauritanie à qui Bamako a accordé plusieurs fois le droit de poursuite sur son territoire. On se souvient encore de l’opération « BENKAN » (entente), une opération conjointe menée par les forces mauritaniennes et maliennes dans la forêt classée du Ouagadou.

Et le jour même du cinquantenaire du Mali les forces de la République Islamique de Mauritanie ont attaqué un convoi d’AQMI à Tin Aissa à 100km de Tombouctou. Un autre fait marquant, la tentative de libération de l’otage français Michel Germaneau par une opération secrète Franco-mauritanienne sur le territoire malien, une opération qui d’ailleurs a mal tourné car l’otage français, par la suite, y perdra la vie.

Mieux, récemment le Mali pour prouver sa bonne foi de concert avec BARKHANE et les forces mauritaniennes a participé à l’opération « ZEKENE ».  Mais c’est surtout l’attitude de la MINUSMA et de BARKHANE qui fait peur car, grâce à des moyens aériens conséquents ils savent bien ce qui s’y  passe. En tous les cas  les forces internationales joueraient  leur crédibilité si elles laissaient  ces terroristes aux desseins  inavoués commettre d’autres crimes pour effacer les paraphes de paix d’Alger.

 

Badou S. Koba

Source: Tjikan

Nord Mali : Les biens d’Iyad Ag Ghali bientôt gelés

La liste noire des terroristes frappés par les mesures de gel des avoirs est tombée la semaine dernière. L’information a été communiquée à nos autorités par les services spécialisés des Nations Unies et les services de renseignements américains et européens. La grande nouveauté, c’est que le nom du fondateur d’Ançar Dine et non moins mentor dans l’ombre d’HCUA, Iyad Ag Ghali, est cité en bonne place, aux côtés de ces camarades d’AQMI, de l’organisation terroriste algérienne, « Les Signataires par le sang » d’Abu Seid. Le supposé protégé des Algériens et le grand mentor d’HCUA dans l’ombre n’est pas le seul malien sur la liste. Il y figure avec un autre, dont l’identité n’est pas bien connue du grand public.

iyad ag ghaly anssardine islamiste teroriste

Mais, Iyad peut encore vadrouiller aussi longtemps que la législation malienne restera taciturne  sur son cas. Selon nos sources, à la date d’aujourd’hui, le Mali ne dispose pas encore de textes législatifs, lui permettant de geler les avoirs d’un citoyen. La loi en question serait encore dans le circuit d’élaboration. Peut-être que la publication de cette liste noire obligera les Autorités d’accélérer le processus.

Rappelons que depuis plusieurs mois, les Autorités américaines avaient mis sa tête à prix. A la différence des français, les américains l’avaient inscrit sur la liste noire des terroristes les plus recherchés. Encore une fois, le pragmatisme anglo-saxon a pris le pas sur l’ambiguïté française, fait de compromis et de compromission.

Signalons qu’à l’instar de plusieurs autres leaders de la rébellion, Iyad aussi possèderait plusieurs propriétés mobilières et immobilières, dont une villa à l’Hippodrome et une autre sur la rive droite de la ville de Bamako, sans compter les nombreuses grosses cylindrées à son nom.

Contrairement à ce qu’on fait croire à l’opinion internationale, ces chefs militaires et politiques se sont vachement fait la poche avec l’argent des projets, dont ils étaient en charge avant l’éclatement de ce énième conflit. Rares  sont les cadres rebelles qui ne sont pas propriétaires d’au moins une villa à Bamako. A Sirakoro Méguettanan, derrière les logements, il y a tout un quartier qui les abrite. D’où l’appellation « Sirakoro Sourakabougou », en français le quartier des Touaregs.

Mohamed A. Diakité

Source: Tjikan

Nord du Mali: des individus armés ont attaqué ce matin un camion du CICR

camion voiture route commite internationale croix rouge cicr

Des individus armés ont attaqué ce matin un camion du CICR qui avait quitté Gao pour le Niger. Les faits se sont produits à la sortie de la ville. Aucun bilan n’est disponible à cette heure. L’organisation humanitaire a dépêché une équipe sur place pour évaluer les circonstances et les conséquences de l’attaque.

Par Studio Tamani

Source: Studio Tamani

Connaissez-vous les Touaregs ?

Les Touaregs aiment bien qu’on parle d’eux. Ils réservent toujours un accueil chaleureux aux reporters. «En 1990, une équipe de reporters, dont faisait partie Raymond Depardon, a acquis la confiance des chefs de la rébellion, simplement en faisant des photos.

Touareg chameau nord mali

Cette équipe a passé six mois avec eux, à l’époque où il y avait une forte insurrection. L’équipe de reporters a rapporté des tas de renseignements sur leurs forces, leur stratégie, leurs projets». Ils veulent de l’argent et des armes pour conquérir l’indépendance de l’Azawad. Il y a d’autres groupes moins connus.

La relation que les Touaregs entretiennent avec les rebelles est opportuniste et elle ne devrait pas durer longtemps. Le temps que chacun ait besoin de l’autre, c’est tout.

Les salafistes (Ançardine d’Iyad Ag Ghali et le MUJAO) veulent prendre le pouvoir pour imposer la charia et faire du Mali une République islamique. Mais en réalité les deux partis (Touaregs et rebelles) sont comme l’huile et l’eau. Ils ont l’un pour l’autre une haine ancestrale. Il faut jouer sur ces divergences pour les diviser et les contrôler.

Par Inter De Bamako

Source: Inter De Bamako

L’ex-ministre de la Défense, Soumeylou Boubèye Maïga à propos du Nord : « Un nettoyage complet du septentrion s’impose pour le débarrasser de tous les éléments terroristes »

Pour l’ancien ministre de la Défense Soumeylou Boubèye Maïga, les atermoiements de la coordination des mouvements de l’Azawad pour adhérer au processus d’Alger prouvent qu’on doit  beaucoup s’interroger sur leur leadership et sur leur capacité à être des partenaires fiables dans la mise en œuvre éventuelle de l’accord.  Voilà pourquoi, la communauté internationale doit sérieusement envisager une opération de nettoyage du septentrion malien pour l’extirper des éléments mafieux et terroristes. Il faut, a-t-il souligné,  » parachever l’éradication ou la neutralisation des groupes terroristes « 

soumeylou boubeye maiga ministre defense asma

Dans l’entretien qu’il nous a accordé la semaine dernière,  Soumeylou Boubèye Maïga reproche aux mouvements qui n’ont pas encore paraphé l’Accord d’Alger un manque criard de leadership. «  Parce qu’être leader, cela veut dire qu’on a une autorité pour pouvoir indiquer  à la base qu’on est censé représenter la voie à suivre, celle de la paix, qui est inéluctable ».

L’accord, dira-t-il, préserve l’essentiel et il ouvre surtout beaucoup de perspectives. « Quand on le lit bien, il est évident que tous les principes qui sont énoncés vont devoir faire l’objet de discussions approfondies pour leur mise en œuvre. Et, dans le cours de leur application, c’est évident qu’on peut être en deçà ou au-delà de ce qui est formellement écrit. C’est pourquoi même de la part de l’Etat et de nous tous, il va falloir se préparer à un exercice démocratique très important, de manière à ce que les principes de la mise en œuvre nous conduisent à un approfondissement de la démocratie locale,  à une consolidation de la souveraineté de l’Etat sur l’ensemble du territoire et à la prise en compte de l’aspiration de tous les citoyens, toutes régions confondues, pour prendre en charge la gestion des affaires locales et donc des questions de proximité « ,a-t-il expliqué. Avant d’ajouter que cela va nécessiter un leadership assez conséquent et assez important de la part des uns et des autres.

A le croire, tout ce que les mouvements dits de l’Azawad n’ont pas obtenu, en particulier les idées séparatistes, ce sont des idées qui ne peuvent pas prospérer actuellement. « C’est évident que c’est un accord qui n’est pas parfait ; parce qu’un accord parfait aurait été un non-accord, dans la mesure où les positions sont quand même inconciliables sur un certain nombre de points, en particulier sur les questions qui s’assimilent à du séparatisme. Mais, quand il s’agit du Mali, il n’ y a pas de raison pour que ce document ne soit pas une base de travail pour les uns et les autres »

Et Soumeylou Boubèye Maïga de relever qu’il semble que certaines composantes de la coordination sont aussi sous la pression des groupes terroristes, de manière plus ou moins avérée. Ces groupes, a-t-il indiqué, n’ont aucun intérêt à ce que cet accord soit signé parce qu’ils vont se dissimuler au sein des différents mouvements ou au sein des populations et pour continuer leurs activités.

« Sauf à leur donner un droit de véto sur le processus de paix, il faut probablement que, même au niveau de la communauté internationale, on se décide à réviser fondamentalement la nature des actions à mener. Il faut parachever l’éradication ou la neutralisation des groupes terroristes dans le nord du Mali. Il faut que cela devienne une tâche ou une perspective pour la communauté internationale, dans la mesure où l’on se rend compte que le travail n’avait pas été achevé. On a vu que la situation de Kidal a servi de couverture et maintenant de sanctuaire à ces groupes-là qui essaient de paralyser la progression vers une stabilité, vers un processus de paix « , a-t-il analysé.

Pour l’ex-patron des services de renseignements maliens, les attentats qui ont eu lieu à Bamako, à Gao, l’attaque du camp de la MINUSMA à Kidal rentrent dans une certaine logique consistant à intimider tous les mouvements qui veulent s’engager dans le processus de paix  et leur démontrer qu’en dépit de l’action internationale, ils conservent une certaine résilience et qu’ils sont capables de frapper un peu partout. De manière à discréditer les forces armées nationales  ou internationales. «C’est pourquoi, si nous devons continuer dans la paralysie actuelle, il faut probablement qu’au niveau de la communauté internationale, à l’image de ce qui se passe dans d’autres régions du continent, comme au Nigéria ou ailleurs, il y ait une nouvelle force internationale, peut-être avec un autre mandat, ou dans le cadre d’accords bilatéraux, pour débarrasser totalement le Nord du Mali de tous les éléments terroristes, mafieux ou autres».

A la question de savoir quelle  analyse il fait de l’attentat de Bamako de la récente découverte d’une cache d’arme dans la forêt du Mandé, près de Samanko, notre interlocuteur dira que les enquêtes se poursuivent et qu’il faut attendre d’autres éléments probants. Mais, a-t-il indiqué, du fait du mode opératoire, de la revendication de cet acte criminel, on peut dire déjà qu’il y a la volonté claire de transporter le nord dans le sud et en particulier à Bamako. « C’est une manière pour les groupes terroristes de démontrer qu’ils peuvent créer l’insécurité partout au Mali et pouvoir ainsi créer une instabilité et essayer de porter atteinte à la cohésion nationale, à la stabilité du pays. Je crois aussi que ces groupes terroristes veulent montrer que l’accord que le gouvernement et les autres mouvements peuvent signer ne leur apporte pas la sécurité. C’est pourquoi il faut aller à un nettoyage complet du nord pour en extirper tous les éléments extrémistes « , a-t-il souligné.

Et d’ajouter que dans un contexte sous-régional  avec des pays comme le Tchad, le Nigéria, le Niger où des groupes de plus en plus violents tentent d’affaiblir l’Etat, d’imposer de nouveaux modes de vie, les méthodes d’action doivent changer. Les outils que nous avons actuellement, relève-t-il, ne s’adaptent plus au niveau de conflictualité, de violence et de confrontation de ces groupes armés.

« L’Algérie et les autres membres de la médiation doivent poursuivre à travers la persuasion et la pression contraindre les mouvements concernés à s’engager dans le processus de paix, la seule voie qui s’impose à nous tous. Même à supposer que nous nous engageons dans la guerre, elle finira par un document de paix « , a-t-il ajouté. Il a mis l’accent sur le renforcement des capacités en matière de sécurité mais aussi par rapport aux efforts de développement.

Pour Soumeylou Boubèye Maïga, le président de la République doit tout mettre en œuvre pour qu’il y ait un consensus national beaucoup plus important autour de la nation. Il faut une sorte d’entente nationale et il faut savoir que la différence, ce ne sont pas les dissensions.

         Bruno  D SEGBEDJI

  djitosegbedji@yahoo.fr

Source: L’Indépendant

Réunion du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine sur les pourparlers inter-Maliens : L’UA met la pression sur les rebelles kidalois à parapher l’accord et réaffirme la fin des négociations

Le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’Union africaine a, au cours de sa réunion du vendredi 27 mars à Addis-Abeba, lancé un appel pressant à la Coordination des mouvements de l’Azawad pour qu’ ” elle agisse dans l’intérêt supérieur des populations qu’elle affirme représenter, ainsi que du Mali en paraphant et en signant sans autre retard l’accord d’Alger “.

Le Conseil de paix et de Sécurité a appelé l’ensemble de la communauté internationale à  » continuer d’agir de concert pour amener la CMA à souscrire rapidement au texte négocié à Alger, de lui signifier clairement que le temps de la négociation  est clos et de se tenir prête, le cas échéant, à prendre les mesures qu’appellerait la situation « . Il s’agissait pour le CPS d’exhorter la communauté internationale à prendre des mesures vigoureuses contre tout mouvement armé de Kidal qui constituerait un frein au processus de pacification.

our le Conseil de paix et de sécurité  » l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali constitue un compromis équilibré prenant en compte  les préoccupations légitimes de toutes les parties dans le  respect scrupuleux de l’unité, de l’intégrité territoriale et de la souveraineté du Mali ainsi que du caractère laïc et de la forme républicaine de l’Etat « . Il ne fait l’ombre de doute que sa signature et sa mise en œuvre diligente et effective, selon l’Union africaine, permettront de  régler durablement la crise que connait le nord du Mali, de stabiliser cette région et d’en accélérer le développement socio-économique , en même temps qu’elles faciliteront une lutte plus résolue contre le fléau du terrorisme et de la criminalité transnationale organisée au Mali et dans la région du Sahel.

Le CPS de préciser qu’  » aux termes de la Feuille de route signée le  24 juillet 2014 à  Alger, les Parties prenantes maliennes se sont accordées sur les grands principes devant régir les négociations, à savoir le respect de l’unité et de l’intégrité territoriale et du caractère laïc de la République du Mali. S’agissant du contenu de cet accord, le CPS estime qu’il aborde l’ensemble des problèmes à la source de l’instabilité et des conflits récurrents dans le Nord du Mali « . Il vise à créer les conditions d’une paix juste et durable, contribuant à la stabilité sous régionale, ainsi qu’à la sécurité internationale. Dans l’esprit de la Feuille de route, ledit accord  repose sur un certain nombre de principes et d’engagements fondamentaux : respect de l’unité nationale, de l’intégrité territoriale et de la souveraineté de l’État du Mali, ainsi que de sa forme républicaine et de son caractère laïc ; reconnaissance et promotion de la diversité culturelle et linguistique et valorisation de la contribution de toutes les composantes du peuple malien ; prise en charge par les populations de la gestion effective de leurs propres affaires ; promotion d’un développement équilibré de l’ensemble des régions du Mali ; rejet de la violence comme moyen d’expression politique ; respect des droits de l’homme, de la dignité humaine et des libertés fondamentales et religieuses ; lutte contre la corruption et l’impunité ; lutte contre le terrorisme, le trafic de drogues et les autres formes de criminalité transnationale organisée Le Conseil de paix et sécurité a salué le Gouvernement et la plateforme des mouvements d’autodéfense  pour l’esprit de responsabilité dont ils ont fait preuve. S’y ajoutent des félicitations adressées au chef de l’Etat Ibrahim Boubacar Kéïta, pour la constance de son engagement en faveur d’une solution pacifique et négociée à la crise.

Il encourage les autorités maliennes à persévérer dans leur engagement, y compris en prenant rapidement toutes les mesures symboliques et autres de nature à conforter la dynamique générée par le document d’Accord d’Alger. Le Conseil de paix et de sécurité a  aussi appelé la classe politique, ainsi que la société civile malienne, à apporter leur plein concours à la réalisation des objectifs de l’Accord. Et d’ajouter que  » Tous les acteurs concernés se doivent de se hisser à la hauteur des enjeux et de mettre l’intérêt du Mali au-dessus des considérations partisanes et autres « .

Abdoulaye DIARRA

Source: L’Indépendant

Enquête d’opinion du département communication de l’Indépendant sur l’accord d’Alger : Seuls 36.2% des sondés le jugent crédible 61,1 % favorables à l’application des sanctions de l’ONU au MNLA et au HCUA

Pour faire participer nos concitoyens aux processus politiques, sociaux et autres engageant la vie de la nation, L’Indépendant entreprend, à partir de ce numéro, de les faire réagir à chaque événement important au moyen d’un sondage d’opinion. Le premier du genre, qui vous est proposé, porte sur  » l’Accord de paix et de réconciliation au Mali  » issu des pourparlers d’Alger, lequel accord se trouve au cœur de l’actualité nationale et alimente le débat public.

abdoulaye diop Ramtane Lamamra ministre ministres affaires etrangere malien algerien pourparles negociation paix nord mali

e sondage a été réalisé entre le 18 et le 21 mars 2015 dans les 6 communes du district de Bamako sur un échantillon de 1 000 personnes de 18 ans et plus, évoluant principalement dans les lycées, universités, centres de formation, ministères, instituts et autres lieux publics. Il a porté sur les quatre questions suivantes.

Première question : L’Accord d’Alger paraphé par le Gouvernement du Mali et les mouvements d’auto-défense est-il crédible ou non ?

36,2 % des sondés ont répondu par l’affirmative, 29,3 % par la négative et 23,7 % ont préféré  ne pas se prononcer ou ne savent pas tout simplement.

Deuxième question : Peut-on s’attendre à ce que le MNLA et le HCUA adhèrent à l’Accord d’Alger ?

31,1 % des personnes interrogées se sont déclarées optimistes quant à la signature de l’accord par les séparatistes contre 34,3 % de pessimistes et 22.5% qui ont gardé le silence ou disent ne pas savoir.

Troisième question : Au cas où ils refuseraient d’adhérer audit Accord, faut-il appliquer les sanctions brandies par les Nations-Unies ?

61.1% des sondés sont pour l’application desdites sanctions, 9.4 % sont contre et 17.6 % se sont abstenus de répondre ou ont indiqué ne pas savoir.

Quatrième question : En cas de signature par toutes les parties, peut-on s’attendre à une paix durable au nord du Mali ?

33,8 %  ont dit OUI, 33 % ont dit NON et 22,1 % sont indécis ou déclarent ne pas avoir d’opinion.

Cette étude d’opinion nous révèle que la proportion des individus sondés qui croient à l’aboutissement de l’Accord d’Alger oscille autour de 36 %. C’est dire que ce document souffre d’un manque de crédibilité au sein de l’opinion nationale. En revanche, les sondés comptent davantage sur les sanctions de la communauté internationale pour faire adhérer les mouvements séparatistes que sont le MNLA et le HCUA à l’Accord de paix.

L’enquête révèle par ailleurs que sur 31,5% de femmes interrogées, 22.1% manifestent un intérêt pour l’Accord d’Alger. Sur ces 22,1%. 13.7% trouvent l’Accord crédible, 8,4% non crédible et 9,4% ne s’y intéressent pas.

Du côté des hommes, sur 57,8% interrogés, 43 ,4% se sont prononcés sur les fondements dudit accord. 22,5% d’entre eux pensent l’accord positif et 20,9% le jugent négatif, 14,4% ne se prononcent pas ou disent ne pas savoir.

Le taux d’analphabétisme  élevé au Mali explique le peu d’enthousiasme suscité par l’Accord d’Alger. Il est, en effet, déplorable de constater que 23,8% de la population ignorent les dispositions dudit Accord.

En conclusion : étant donné que moins de 37% des sondés jugent crédible l’Accord d’Alger, le gouvernement malien doit développer une vigoureuse campagne de communication pour y faire adhérer les 63% de nos concitoyens qui ne lui font pas confiance.

Voici quelques-unes des réactions de personnes sondées sur les l’Accord d’Alger

Relativement à la Première question : L’Accord d’Alger paraphé par le Gouvernement du Mali  et les Mouvements d’Autodéfense, Selon-vous, est-il crédible ou Non ?

- » Non « . Car, ce sont les populations du nord qui vont bénéficier essentiellement des retombées de l’Accord.

- » Non « . Il s’agit d’expliquer sans ambages le contenu réel de l’accord et permettre ainsi aux citoyens de l’analyser et donner leurs points de vue sur la question. En réalité, je pense qu’un piège y est caché.

- » Non « . Car les deux parties se sont fait des concessions réciproques sans qu’elles soient sous-tendues par une volonté réelle et partagée d’exécuter l’Accord.

– » Oui « . Car il est rédigé par une pléiade d’intellectuels.

– » Je ne sais pas « . Je ne saurai répondre, car, je n’ai aucune idée du contenu de cet Accord.

Relativement à la deuxième question : Peut-on s’attendre à ce que le MNLA et le HCUA adhèrent à l’Accord d’Alger ?

« Non « . Mais ces négociations peuvent être favorables.

«  Oui « . Si la France et les Nations-Unies maintiennent la pression qu’ils exercent sur eux.

-«  Oui « . A condition que les deux groupes se livrent à une analyse de la situation avec un esprit de patriotisme et dans le respect des Aïeuls.

-«  Non « . Sauf si les Nations alliées se plient à leurs doléances.

- » Oui « . Car l’alliance prime beaucoup avec les puissances et la séparation du Mali sous une autre forme possible

Relativement à la troisième question : Au cas où ils refuseraient d’adhérer audit Accord, faut-il appliquer les sanctions brandies par les Nations-Unies ?

– » Je ne sais pas « . Car le cas du MNLA dépasse le Mali. Leur sort n’est plus du ressort du gouvernement malien.

– » oui « . Parce qu’ils font un double jeu.

-«  Non « . Car la non adhésion peut entrainer des actions internationales.

- » Non « . Au risque de transformer le Mali en Afghanistan ou Irak.

-«  Non « . Car les sanctions ne sont pas toujours une solution.

– » Non « . Car nous savons que ces sanctions ne feront qu’attiser les incompréhensions déjà au Mali.

-«  Non « . Car ces sanctions n’auront pas d’effet sur ces groupes qui sont belliqueux et de mauvaise foi.

Relativement à la quatrième question : En cas de signature par toutes les parties, peut-on s’attendre à une paix durable au nord du Mali ?

– » Non « . Mon intime conviction est que les Accords d’Alger ne sont que du cinéma.

– » Oui « . Il faut être optimiste.

– » Oui « . Cependant, rien n’est sûr avec ces gens et qui veut la paix prépare la guerre.

– » Non « . Car les rebelles n’ont jamais respecté leurs engagements. C’est la razzia, le trafic de drogue qui les arrangent. Ils veulent bien vivre sans travailler comme tout le monde.

– » Oui « . Si le gouvernement prend des mesures.

– » Oui « . Mais à long terme, il faut qu’ils se comportent en conformité avec l’Accord paraphé.

-«  Non « . Car le nord veut plus d’égalité et le sud plus de justice.

– » Non « . Car la disparité socio-économique est très profonde

– » Oui « . S’il y a une volonté politique commune des parties d’aller vers la paix, la réconciliation, le développement.

Enquête dirigée par Mohamed HAIDARA, master II en communication obtenu à l’Institut   International de communication de Paris

Source: L’Indépendant

Paraphe de l’accord de paix : Le collectif pour le changement dévoile sa position

Le collectif pour le changement (CPC) regroupant des anciens jeunes candidats aux élections présidentielles 2013 soutient entièrement l’accord de paix et de réconciliation d’Alger paraphé le 1er mars 2015 entre le gouvernement et certains groupes armés du nord sous la supervision de la médiation  internationale. Le collectif a également réaffirmé son engagement aux côtés du président de la République dans ses efforts de tous les jours pour une paix durable au Mali.

L’information a été donnée par les responsables du collectif pour le changement (CPC) au cours d’une conférence de presse, tenue le mercredi 25 mars 2015 au siège du parti citoyen pour le renouveau (PCR). Elle était animée par Siaka de  l’UFD et président du CPC,  Ousmane Ben Fana Traoré du PCR et porte-parole du collectif,  Racine Thiam du CAP.

Dans son allocution, Ousmane Ben Fana Traoré, président du parti citoyen pour le renouveau et porte parole du collectif a signalé que l’objectif de cette conférence de presse est d’informer l’opinion nationale et internationale de la position du collectif pour le changement sur l’accord d’Alger. Selon lui, le collectif soutient entièrement cet accord pour plusieurs raisons : Parmi ces raisons, il a cité le respect de l’unité  nationale, de l’intégrité territoriale et de la souveraineté de l’Etat du Mali, ainsi que de sa forme républicaine et son caractère laïc. Il s’est réjoui également de la reconnaissance et la promotion de la diversité culturelle et linguistique du Mali et la valorisation de la constitution de tous les Maliens notamment les femmes et les jeunes,  du rejet de la violence comme moyen d’expression politique et le recours au dialogue et à la concertation pour le règlement des différends, la mise en place d’une architecture institutionnelle, fondée sur des collectivités territoriales dotées d’organes élus au suffrage universel avec des pouvoirs étendus mentionnés dans l’accord de paix d’Alger.

Concernant la gestion de crise par le président de la République, le porte-parole du collectif a été clair. Selon lui, la gestion professionnelle et patriotique de la crise du nord par le président IBK a permis au Mali de sauvegarder son intégrité territoriale, son unité et sa laïcité. Pour le président du PCR, IBK ne joue pas avec l’unité du pays.  C’est pourquoi il a d’ailleurs mis une ligne rouge à ne pas franchir par les négociateurs depuis au début. Aux dires de Ousmane Ben Fana Traoré, cette ligne rouge n’a pas été franchie et elle a été sauvegardée dans l’accord d’Alger paraphé. Il a ensuite invité tous les Maliens à soutenir cet accord paraphé par plusieurs pays amis du Mali comme le Tchad, l’Algérie, la France, le Niger…

Au non du collectif, le président du CPC, Siaka Diarra a demandé à la communauté internationale de tout mettre en œuvre pour la signature finale de l’accord pour la paix et  la réconciliation au Mali. Il a aussi lancé un appel à la coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) dirigée par Bilal Ag Chérif à parapher sans délai, car selon lui, la paix n’as de prix. Pour ce faire, il a demandé l’union sacrée autour du président de la République pour une sortie de crise et une paix durable.

Yacouba Doumbia

Source: Le Débat

Ansar Dine nous volera-t-il encore longtemps nos enfants ?

Faute de combattants, Ansar Dine recrute à tour de bras des enfants soldats. C’est l’un des scandales dont on parle le moins dans les médias : le recrutement forcé d’enfants de moins de 18 ans. Les parents, menacés de mort en cas de refus, n’ont bien souvent pas le choix…

Le constat est implacable et il ne vient pas de n’importe où… Le Haut commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme dénonce sans concession les exactions et autres nombreuses violations graves des droits de l’homme commises par les djihadistes ces deux dernières années ! Il leur est reproché des « exécutions sommaires et extrajudiciaires, arrestations et détentions arbitraires et illégales, des cas de torture, utilisation et enrôlement d’enfants, pillage et destructions de biens ». Ils sont également mis en cause et tenus pour responsables de la détérioration de la situation sécuritaire au nord du Mali.

Au Mali, les enfants représentent plus de la moitié de la population et sont des milliers à avoir été enrôlés dans les groupes armées terroristes. Ou devrais-je dire NOS enfants. Voilà ce qu’est le projet d’Ansar Dine pour notre société, leur soi-disant « charia douce ». Voilà ce que l’ancien héros devenu bourreau, Iyad Ag Ghaly, émir d’Ansar Dine, propose pour la population de Kidal. Jusqu’à quand acceptera-t-elle que ses enfants servent de chair à canon djihadiste ?

Comme tous les enfants soldats, ils sont séparés de leur famille, sont exposés aux mines, sont victimes d’exécutions sommaires, de tortures, d’enlèvements et d’abus sexuels. Souvent kidnappés sous la menace devant leur famille ou à l’école, parfois ayant rejoint volontairement les groupes armés par embrigadement idéologique et plus rarement par aventure, ces enfants ne reçoivent plus d’éducation. Des garçons en âge de découvrir l’école se retrouvent plongés dans des uniformes bien trop grands, bien incapables de porter des fusils trop lourds qu’ils doivent traîner derrière eux.

Ces porteurs de cartouches embrigadés par les terroristes grandissent dans la violence, les risques de traumatismes et de comportement violents et asociaux à l’âge adulte sont considérables et risquent d’être définitifs. Le maniement des armes étant leur seule compétence, il est à craindre qu’à l’avenir, nos enfants soient incapables de s’intégrer dans une société pacifique, voire de fonder une famille. Cette génération, qui aurait pu apporter sa pierre à l’édifice du Mali qui en a tant besoin, risque d’être perdue.

Ansar Dine, mais aussi AQMI et Al Mourabitoune se font fort d’enrôler nos enfants dans leurs rangs pour commettre des attentats-suicides. Non seulement ils les ont drogués pour les faire monter à l’assaut, mais ils ont aussi commis des violences sur ces mineurs dans plusieurs villes du nord, information confirmée par des sources autorisées à Kidal, à Gao et à Tombouctou.

Ces cavaliers de l’apocalypse, qui prétendent respecter la charia, envoient nos jeunes enfants à la mort pendant qu’ils se tiennent soigneusement éloignés des champs de bataille pour compter leurs billets de banque tirés du profit de leurs nombreux trafics.

Sauver l’avenir de ces enfants, c’est sauver l’avenir du Mali et ce doit être une priorité du processus de paix.

 

Source: autre presse

Non loin de la frontière de la Mauritanie : un véhicule transportant des militaires maliens saute sur une mine faisant deux morts et cinq blessés

Le ministre de la Défense et des Anciens Combattants, M. Tieman Hubert Coulibaly bouclait  en fin de semaine, une tournée dans les régions du nord du Mali  pour remonter le moral de la troupe. Malgré leur détermination, les FAMA (forces armées maliennes) ne parviennent pas à stopper les attaques de villages ni les exécutions sommaires  d’innocents le long  des axes routiers. Elles mêmes ne sont pas à l’abri, témoigne cette explosion d’une mine à la frontière mauritanienne qui a fait deux morts dans leur rang.
militaires soldats maliens kidal gao tombouctou
Les faits remontent au samedi 14 mars dernier sur l’axe Diabaly-Léré à une quarantaine de kilomètres de la ville malienne de Nampala, située non loin de la frontière mauritanienne. Un véhicule transportant une dizaine de soldats maliens de passage a sauté sur une mine posée, suppose t-on, par des motocyclistes. L’un des occupants est mort sur le champ et six sont  blessés.
Au cours de leur évacuation à l’infirmerie de garnison de Diabaly, un autre blessé va décéder des suites de ses blessures. Sur les cinq survivants, ceux grièvement touchés vont être acheminés sur l’hôpital Nianankoro Fomba de Ségou pendant que les autres resteront sur place à Diabaly. On soupçonne des activistes du Mujao confondus à la population d’être les auteurs, notamment deux hommes circulant sur une moto de type Sanili. Cette partie du territoire national est le refuge de groupe jihadistes comme le Mujao et plus récemment, un groupe non encore connu qui se fait appeler mouvement ou combattants de libération du Macina.
Les blessés admis à l’hôpital de Ségou ont reçu la visite du ministre Tieman Hubert puis après de son homologue en charge de l’Administration du territoire et de la Décentralisation, M. Abdoulaye Idrissa Maïga. Cette visite dans les régions du nord du pays du ministre de la Défense va sans doute remonter le moral des soldats et les mobiliser à être encore plus vigilants et prudents car, les jihadistes ont des partisans parmi les populations qu’ils sont sensés protéger  mais qui ne jouent pas franc jeu.
Source: autre presse

Préservation de l’intégrité territoriale du Mali : LES RESSORTISSANTS DU NORD DONNENT DE LA VOIXPréservation de l’intégrité territoriale du Mali : LES RESSORTISSANTS DU NORD DONNENT DE LA VOIX

Les ressortissants du Nord (ceux des régions de Mopti, Tombouctou, Gao et Kidal) se sont réunis à Bamako jeudi dernier à la Pyramide du souvenir. Ils sont sortis nombreux pour dire « non » à l’Azawad et « oui » à l’accord de paix paraphé par le gouvernement et la Plateforme le 1er mars à Alger.
« Nous avons beaucoup laissé faire les aventuriers rebelles. Notre silence, face à la situation qui a prévalu après la crise et aujourd’hui après le paraphe de l’accord d’Alger, est devenu coupable car on dit : qui ne dit mot consent. Nous disons ça suffit ! Brisons le silence parce qu’aucun groupuscule n’a le droit d’engager la guerre sur un territoire sans concerter ses propriétaires !» Ces propos musclés ont été émis par l’ancien député élu à Tombouctou et initiateur de la rencontre, Elhaj Baba Haïdara dit « Sandy ». Il avait à ses côtés au présidium, Adama Samassékou (représentant la Région de Mopti), Abdrahamane Chérif Haïdara (pour Tombouctou), Abdourhamane Touré (au compte de la Région de Gao) et Moussa Ag Ittazoumé (pour Kidal).

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Se disant exaspéré par « le mutisme » des ressortissants du Nord à Bamako, Elhaj Baba Haïdara estime que le temps est venu pour l’ensemble des ressortissants du Nord (de Mopti à Kidal) d’affirmer leur identité, de revendiquer leur géographie et leur histoire. « Je vous invite à vous engager pour que Mopti, Tombouctou, Gao, et Kidal restent respectivement les 5ème, 6ème, 7ème et 8ème régions administratives du Mali », a incité l’orateur félicitant le gouvernement pour les efforts consentis afin d’établir une paix durable au Mali, et recouvrer l’intégrité du territoire national.
Pour Adama Samassékou, il faut mobiliser les ressources nécessaires afin d’affronter la phase de la mise en œuvre de l’accord de paix, et organiser d’autres rencontres en vue de créer une grande association qui représentera « les régions de la boucle du Niger ».
Le président de la coordination du mouvement Ganda Koy, Mahamane Alassane Maïga, est, lui, partisan d’un « grand meeting qui permettra de mettre en place des commissions de réflexion pour sortir des messages forts ». Cette proposition répond à une des préoccupations des ressortissants des quatre régions du nord : le déficit de communication sur la réalité prévalant sur le terrain. Et Mahamane Alassane Maïga de dénoncer la complicité des médias internationaux avec le trio Moussa Ag Assarid, Moussa Ag Acharatoumane et Moussa Ag Attaher auxquels ils ouvrent complaisamment leurs antennes et leurs colonnes.
L’ancien président du Collectif des ressortissants du Nord (COREN 1991-2010), Almouzar Maïga, estime que tous les Maliens, soucieux du problème que vit le pays, doivent se mobiliser pour « mettre les points sur les i », et dire « niet » au projet insensé des indépendantistes. « Eux-mêmes ne feront rien de l’indépendance dans les conditions actuelles du nord. J’appelle le gouvernement à compter essentiellement sur ses propres ressources pour avancer et amorcer le développement. L’Etat ne peut plus compter sur l’aide internationale », estime-t-il.
« Ce groupuscule de 300 personnes n’est pas mandaté par les communautés du Nord. Il y a véritablement péril en notre demeure et nous allons d’ores et déjà créer un cadre proactif pour contrer la propagande du MNLA et ses acolytes. Il urge de créer une cellule de communication qui diffusera les informations sur le Nord en temps réel sans attendre une assemblée générale », a renchéri Elhaj Baba Haïdara.
Alhoudourou A. MAÏGA

source : L Essor

Gao : DEMONSTRATION DE FORCE EN FAVEUR DE L’ACCORD DE PAIX

Ce mercredi 25 mars restera une date mémorable à Gao pour le processus de paix. Ce jour-là, les habitants de la Cité des Askia ont effectué une véritable démonstration de force à travers une impressionnante mobilisation en faveur de l’accord de paix d’Alger.
La manifestation a été organisée par les membres du Conseil régional de la jeunesse de Gao, avec le soutien de toutes les communautés. Le stade Kassé Kéïta a ainsi accueilli une foule constituée de plusieurs milliers de jeunes, femmes et vieux pour la plupart vêtus aux couleurs du Mali.

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Les leaders communautaires (songhaï, arma, arabes, tamasheqs) et autres chefs religieux ont apporté une forte caution à cette initiative des jeunes. Pour le maire de Gao, Sadou Diallo, la patience avec laquelle le gouvernement a mené les négociations à Alger est à saluer. Et de son point de vue, l’accord paraphé le 1er mars est un modèle de cohésion et de réussite dans tous les sens.
Les autres leaders communautaires n’ont pas dit autre chose. Arboncana Boubèye Maïga a demandé aux frères de Kidal, qui hésitent encore à signer l’accord, de se joindre au processus pour faire rayonner le Mali, rien que le Mali.
Le leader du conseil régional des jeunes, Aboubacrine Bouhaynata, dans son adresse intitulée « Appel de Gao » a insisté sur le sentiment d’unité et de vivre ensemble pour le bonheur exclusif du Mali.
Les différentes interventions étaient ponctuées de slogans comme « Non à l’Azawad. Oui, je suis le Mali. J’aime l’accord d’Alger. J’aime la paix », repris en chœur par la foule.
Le meeting s’est achevé par les bénédictions du célèbre imam Oumar Almahadi. L’hymne national a été entonné par les manifestants avec une ferveur jamais vue. L’événement était retransmis en direct et en synchronisation par les radios de proximité de la ville. Des radios qui sont captées dans un rayon de 100 km et même au-delà.
Cette mobilisation de toutes les couches sociales de la région et de toutes les communautés a été sponsorisée par le Programme d’appui à la transition au Mali (PAT-Mali) dont le coordinateur régional, Alejandro Carnero, était sur place.

M. B. CISSE
AMAP-Gao

source : L Essor

Sandy Haidara lors d’une rencontre avec les ressortissants du Nord : «Le temps est venu d’agir face à ceux qui prétendent parler en notre nom sans notre mandat»

Profondément sidéré contre l’attitude propagandiste des bandits armés de Kidal, l’ancien député de Tombouctou, El Hadj Baba Haïdara dit Sandy, a eu une idée géniale: organiser l’ensemble des ressortissants du nord pour mettre fin à cette propagande. C’est la quintessence de la rencontre qu’il a initiée en fin d’après-midi du jeudi 26 mars, à la Pyramide du Souvenir, avec les ressortissants du Nord du Mali.

Durant près de deux heures, les représentants des associations représentatives des populations et des différentes communautés de Mopti, Gao, Tombouctou et Kidal ont déploré l’insistance stupide du Mnla et de ses alliés, sans concertation avec les populations du Nord, de vouloir appeler leur territoire Azawad.

Le sens d’un combat

C’est pourquoi, selon Sandy, «le temps est donc venu de s’organiser, pour bâtir notre propre stratégie de communication, pour réagir puis agir face à ceux qui prétendent parler en notre nom sans notre mandat. Le temps est venu d’affirmer notre identité et de réhabiliter notre histoire et notre géographie. Oui! Notre géographie. Nous nous sommes assoupis un moment, le temps est venu pour nous de nous réveiller et d’engager le combat, pour défendre notre identité en disant ensemble d’où nous venons et qui nous sommes. De lutter contre le sous-développement de nos régions et de notre pays et d’y ramener la paix. Sans nous elle ne sera pas».

Avant de marteler: «notre combat, à compter de cet instant, est de refuser d’être ce que nous ne sommes pas, au nom de la paix. Notre volonté est de réaffirmer notre identité et de rétablir l’histoire et la géographie de notre pays, révisées pour des raisons et des objectifs que nous ne partageons pas». L’ancien député de la Cité des 333 Saints a aussi regretté le fait que les populations du Nord savaient mais ont laissé faire ceux qui menaçaient ainsi la paix et la cohésion nationale. «Ils parlaient et agissaient sans aucune légitimité, sans aucun mandat et sans aucune représentativité des populations qu’ils prétendent défendre».

Mobiliser 3 millions de personnes pour dire non

L’ancien député de Tombouctou a profité de cette tribune pour inviter ses concitoyens à assumer leur responsabilité dans cette crise. Il a sonné la mobilisation générale. «Si, par la prise illégale des armes, un petit groupe d’aventuriers veut convaincre les démocrates du monde entier que 300 personnes rassemblées sur une piste d’aéroport peuvent représenter les populations des 4 régions du Mali, nous devons par la voie la plus appropriée, et sans armes, mobiliser 10 000 fois 300 personnes pour dire d’où nous venons, ce que nous sommes et qui nous resterons. Des Maliens de Gao, de Kidal, de Mopti et de Tombouctou. Des Maliens tout court. Il nous appartient, au cours de cette rencontre, d’identifier ensemble une commune pour porter notre message contre la propagande des aventuriers».

Il a également saisi cette occasion pour rappeler les nombreux efforts qu’il a déployés quand il était député pour dissuader ces bandits armés de ce projet chimérique. Il a notamment parlé de l’interpellation et de la mise en garde qu’il a faites lors de la mission parlementaire du 17 novembre 2011 à Zakak. A ses dires, à son retour, il a attiré l’attention des autorités de l’époque sur la menace qui guettait notre pays.

«Azawad n’est pas synonyme de Touareg»

Une des déclarations fortes, au cours de cette rencontre, a été faite par l’ancien Directeur du Protocole de la République Illal Kamar. En effet, après les mots de bienvenue de l’initiateur, tour à tour les représentants des associations et des communautés présentes à cette rencontre ont salué son initiative. Profitant de tribune, Illal Kamar a fait savoir «l’Azawad n’est pas synonyme de Touareg». Il a affirmé qu’il est Touareg, mais qu’il n’est pas de cette République fantomatique.

Ce qu’il faut retenir, c’est que de nombreux messages ont été véhiculés au cours de la rencontre. Certains ont demandé à les formaliser, pour mieux appréhender le problème. Comme un seul homme, ils ont banni et réfuté le mot «Azawad» et réaffirmé leur appartenance à la République du Mali. Ils ont aussi fait savoir à la communauté internationale qu’ils n’accepteraient jamais que leur territoire porte le nom «Azawad» de par la volonté d’un groupuscule armé.

Des propositions ont aussi été faites par des uns et des autres. Le Président du Cadre de concertation de l’association Ganda Koy, Mahamane Alassane Maïga, a notamment demandé de criminaliser l’utilisation du mot Azawad à des fins séparatistes. Il a également plaidé pour l’organisation d’un grand meeting, pour lancer des mots d’ordre forts à l’endroit de la communauté internationale. Reste maintenant à savoir quelle suite sera réservée à cette initiative.

Youssouf Diallo

source : 22septembre