BAD LIVE, le candidat malien, Birama SIDIBE, en pôle position

Cette nuit sera celle des longs couteaux. Le déplacement dans la capitale ivoirienne, depuis hier, lundi 25 mai des chefs d’états du Gabon, du Libéria, du Niger, du Bénin et du Vice- président du Ghana, n’est pas fortuit.A quelque 2 jours de l’élection du président de la BAD, les tractations vont bon train. Entre lobbyings intenses, réglages en haut lieu dans les appartements privés, opérations de communication, voire de séduction à fonds, les teams des pays membres de la BAD lancent les assauts. Tout se jouera sur le pouvoir de représentation de vote nous a confié ce matin, qui a requis l’anonymat, un officiel de l’institution panafricaine. Selon des indiscrétions, le Maroc qui avait jusque tard dans l’après midi de dimanche joué la carte le Niger a jeté au finish l’éponge. Nouveau casting, Rabat mise sur le candidat Birima Sidibé qui jouit aussi de l’appui du Sénégal.

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La Tunisie se voit amputer d’un bras armé, le Maroc premier gros client de la BAD. Quid de l’Algérie, qui hésitait avant de trébucher ? Son soutien au candidat Jalloul Ayed n’était pas toujours acquis. Maintenant que le Maroc mise sur le jocker Sidibé Birima, Alger va sans doute changer de fusil d’épaule. Affaire à suivre…

PAR ISMAEL AIDARA, ENVOYÉ SPÉCIAL À ABIDJAN

Lu sur les lesafriques.com

50è assemblées annuelles : LA BAD, ACTEUR MAJEUR DU DEVELOPPEMENT DE L’AFRIQUE

L’établissement bancaire panafricain mobilise les fonds pour financer des actions de développement des pays africains 

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L’ouverture officielle des 50è assemblées annuelles de la Banque africaine de développement (BAD) a eu lieu hier mardi au palais des congrès de l’hôtel Ivoire sous la présidence du chef de l’Etat ivoirien, Alassane Dramane Ouattara, et en présence des présidents gabonais Ali Bongo, libérien Ellen Johnson Searlef, nigérien Mahamadou Issoufou, béninois Yayi Boni, mozambicain Felipe Muzi.
Ces assises de la BAD se tiennent au moment où l’établissement bancaire a effectué son retour à son siège à Abidjan après 11 ans de délocalisation à Tunis pour cause de crise politique en Côte d’Ivoire.
Le président sortant, Donald Kaberuka, a confirmé que le retour de la BAD à Abidjan s’était bien passé. « Faire déplacer des milliers d’employés avec leurs familles, cela posait des problèmes logistiques. Mais tout s’est passé convenablement », s’est réjoui le patron de l’institution qui quittera ses fonctions le 1er septembre prochain pour céder son fauteuil à un successeur dont l’élection aura lieu demain, 28 mai, lors des présentes assemblées annuelles qui prendront fin vendredi.
Notre compatriote Birama Sidibé fait partie des 8 candidats en lice pour la succession de Donald Kaberuka à la tête de la BAD. Le président sortant de l’établissement bancaire a assuré que le mode d’élection à la tête de la BAD est un exemple de démocratie parmi les organisations internationales. Tout se déroule, a-t-il souligné, selon une procédure transparente de bout en bout.
Evoquant son bilan, Donald Kaberuka a souligné qu’en 10 ans la Banque a investi 20 milliards de dollars (10 000 milliards de Fcfa) dans les infrastructures sur le continent. « Mais il reste beaucoup à faire pour doter le continent d’infrastructures adéquates pour son développement. L’absence d’infrastructures adéquates coûte à l’Afrique deux points de PIB. Donc nous devons commencer par combler notre retard en matière d’infrastructures », a développé le président de la BAD, ajoutant que le lancement de l’initiative « Afrique 50 » procède de la volonté de mettre en place des mécanismes permettant aux pays africains de financer les infrastructures. Pour le moment, a-t-il révélé, 17 pays ont inscrit à cette initiative qui entend renforcer le rôle du secteur privé dans le développement de l’Afrique. C’est dans cette optique que la BAD a investi 2 milliards de dollars (1000 milliards de Fcfa) en 2014 dans le secteur privé contre 250 millions de dollars en 2005 (125 milliards de Fcfa).
Le chef de l’Etat ivoirien, en procédant à l’ouverture des travaux, s’est évidemment félicité du retour de la BAD « chez elle » au moment où elle fête ses 50 ans. Alassane Dramane Ouattara a jugé que le bilan du président sortant est « impressionnant ».
Pour lui, le thème des ces assemblées annuelles, « l’Afrique et le nouveau paysage mondial », cadre bien avec la vision de l’avenir au niveau de la BAD. Le président ivoirien a noté que la première institution financière africaine avait commencé sa marche vers ses 100 ans. « Les défis sont énormes », a-t-il lancé en citant la poussée du terrorisme sur le continent contre lequel, estimera-t-il, seules les armes ne peuvent rien. « Il faut combattre la pauvreté », a préconisé Alassane Dramane Ouattara.
Pour relever le défi du développement, le président Ouattara a prôné l’union des pays africains et le soutien des partenaires. « L’union fait la force. Et le secteur privé doit jouer son rôle dans le développement de l’Afrique », a plaidé le chef de l’Etat ivoirien qui a exhorté aussi au développement des échanges entre les pays en réduisant les barrières administratives. Il s’est dit convaincu que le développement du partenariat public-privé permettra au continent de combler son retard en matière d’infrastructures. Donnant un aperçu des déficits énergétiques en Afrique, le président Ouattara a révélé qu’un seul pays européen produit autant d’énergie que l’ensemble du continent.
Pour lui, seul le développement permettra de relever les défis de l’éduction, de la santé, de l’emploi sur le continent. Et la BAD est un partenaire incontournable pour y parvenir.
Envoyé spécial
B. TOURE

Mali : LES OPPORTUNITES DU SECTEUR ENERGIES RENOUVELABLES

La Banque africaine de développement (BAD), en partenariat avec les Fonds d’investissement climatiques (FIC) et le gouvernement du Mali, a lancé, le 15 mai dernier, le « Profil-pays » du Mali sur le secteur des énergies renouvelables. Ce rapport, premier d’une série de Profils-pays sur les énergies renouvelables en Afrique, met en lumière l’essor des énergies renouvelables dans notre pays où le taux d’électrification s’élève aujourd’hui à 55 % et 15 %, respectivement pour les populations urbaines et rurales.
Le rapport fait observer aussi que les opportunités pour développer les énergies renouvelables sont sous-utilisées, aussi bien dans les énergies solaire, hydraulique, éolienne que celles produites à partir de la biomasse. Notre pays, qui jouit de sept à dix heures d’ensoleillement par jour toute l’année, pourrait devenir l’un des plus grands pays producteurs d’énergie solaire au monde, note le rapport qui souligne que seuls 250 MW d’énergie hydro-électrique sont exploités à ce jour sur les fleuves Niger et Sénégal, dont le potentiel s’élève pourtant à 1 GW.
« Le développement actuel du secteur reste lent, mais le gouvernement malien a pour objectif d’accroître la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique national à 25 % », souligne Ismaël Touré, le directeur national de l’énergie. Et d’ajouter : « Il vise aussi un taux d’électrification rurale de 61 % en 2033. Nous continuons donc à travailler avec nos partenaires pour accroitre les investissements durables dans un secteur devenu plus attrayant.»
Lors du lancement de ce Profil-pays, Florence Richard, spécialiste du changement climatique à la BAD, a quant à elle déclaré : «L’avenir est prometteur pour le développement des énergies renouvelables au Mali. Leur essor permettra de réduire la vulnérabilité du pays aux importations d’énergies fossiles et d’améliorer l’accès à l’énergie de ceux qui en ont le plus besoin ».

source : L Essor

Préparation du projet de budget d’Etat 2016 : DANS L’ESPRIT DES DIRECTIVES DE L’UEMOA

Les innovations permettront de passer d’une logique de gestion budgétaire basée sur les moyens à une logique axée sur le résultat

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La préparation technique du projet de budget d’Etat constitue depuis quelques années, un cadre de concertation privilégié entre les ordonnateurs et les exécuteurs, en charge de la gestion des finances publiques et de la mise en œuvre de nos politiques de développement. Cette réunion technique annuelle s’emploie à renforcer la participation de tous les acteurs du processus décisionnel du budget et à accentuer la transparence dans la présentation des informations budgétaires en relation avec les politiques macroéconomique et sectorielle en vigueur. Le cadre fédère donc les politiques et stratégies de développement conduites par l’Etat et garantit leur cohérence.
Dans cette optique, le ministère de l’Economie et des Finances, à travers la direction nationale du budget et en collaboration avec les partenaires techniques et financiers, a organisé hier l’atelier national de concertation pour le lancement des travaux de préparation du projet de budget d’Etat 2016 et du budget-programme 2016-2018. L’exercice a eu pour cadre l’hôtel Azalaï Salam.
Les travaux techniques de cette revue ont réuni autour du secrétaire général du département de l’Economie et des Finances, Mme Sidibé Zamilatou Cissé, et du directeur général du budget, Sambou Wagué, le président de la Section des comptes de la Cour suprême, le coordinateur du Groupe thématique économie et finances, le Vérificateur général, le Contrôleur général des services publics, les gouverneurs des régions et les responsables des administrations centrales. Etaient également présents les ordonnateurs secondaires délégués, les administrateurs de crédits, comptables, contrôleurs des finances et les représentants des partenaires techniques et financiers, bref les représentants de tous les services et institutions en charge de la gestion des finances publiques.
L’atteinte des objectifs prioritaires du Cadre stratégique pour la croissance et la réduction de la pauvreté (CSCRP) 2012-2017 exige une bonne préparation du budget de l’Etat, laquelle nécessite une large concertation de tous les acteurs concernés par la bonne utilisation des ressources publiques. La rencontre visait donc à recueillir les préoccupations, suggestions et recommandations de ces acteurs, mais aussi à partager avec eux les contraintes socioéconomiques liées à la préparation de la loi de finance 2016. Ces échanges permettront ainsi de disposer, pour l’année 2016, d’un avant-projet de budget reflétant les priorités de l’Etat.

Ce cadre de concertation national a surtout pour but de renforcer la participation et la concertation dans le processus décisionnel des choix budgétaires déterminés sur la base des normes édictées par les nouvelles directives communautaires, notamment le principe de sincérité budgétaire, l’introduction de deux nouvelles classifications budgétaires (la classification programmatique et la classification fonctionnelle), la réforme de l’exécution du budget instituant chaque ministre et président d’institution comme ordonnateur principal des crédits de son département ou institution ainsi que les réformes des modes de gestion budgétaires instituant un responsable de programme qui devient désormais la clef de voûte de la gestion budgétaire, a détaillé le secrétaire général du département de l’Economie et des Finances.
Ces innovations des nouvelles directives communautaires de l’Uemoa permettront, selon Mme Sidibé Zamilatou Cissé, de passer d’une logique de gestion budgétaire basée sur les moyens à une logique axée sur le résultat. « Elles renforcent la participation dans le processus décisionnel du budget, la transparence dans la présentation des informations budgétaires en relation avec les politiques macroéconomique et sectorielle. Elles permettent aussi et surtout de renforcer le contrôle externe de la performance des administrations par le pouvoir juridictionnel. Car la crédibilité de notre système de gestion des finances publiques est fonction de sa transparence, c’est la raison pour laquelle le gouvernement a, dans le cadre des directives de l’Uemoa, procédé à la transposition dans la législation nationale de la directive n°6 portant loi de finances et la directive n°1 portant code de transparence dans la gestion des finances publiques. Et l’adoption de ces textes traduit notre volonté de changer l’ancrage institutionnel de gestion des finances publiques », a t-elle analysé.
Pour le directeur général du budget, cette rencontre est le cadre approprié pour les gestionnaires des finances publiques de notre pays, d’échanger sur l’évaluation du processus budgétaire 2015, le cadre budgétaire à moyen terme (CBMT 2016-2018), le chronogramme de mise en œuvre du budget programme au Mali et la gestion axée sur le résultat, la responsabilité des ordonnateurs de l’exécution budgétaire, ainsi que les insuffisances constatés et les difficultés ressenties dans la préparation du budget au niveau des départements sectoriels et des régions.
« Il s’agit pour les techniciens et les partenaires de discuter à fond de l’ensemble des difficultés liées à la préparation et à l’exécution du budget et d’aboutir à des conclusions et recommandations qui serviront de base au projet de budget d’Etat 2016 », a insisté Sambou Wagué.

D. DJIRE

source :  L Essor

Péril sur l’agriculture: Le Mali envahi de faux engrais

Lors de  l’assemblée générale de la  Confédération Nationale des Sociétés Coopératives de Producteurs de Coton (CNSCPC), vendredi 8 mai, son président,  Bakary Togola, a annoncé devant un demi-millier de producteurs des zones CMDT et OHVN que pour la saison agricole 2015-2016, le Mali entendait atteindre 650.000 tonnes de coton et 2 millions de tonnes de céréales. Cet objectif reste cependant un leurre au  vu  des engrais de mauvaise qualité qui inondent le pays. Tout le monde sait qu’une bonne récolte dépend à la fois d’une bonne pluviométrie et de la qualité des intrants agricoles. Le sachant, le Mali consacre, depuis plusieurs années, 14,48% du budget national au secteur agricole et subventionne les intrants. L’Etat entend dépenser 70 milliards de FCFA dans les prochaines années pour réduire le prix des intrants, améliorer la fertilité des sols et motiver les cotonculteurs.

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Engrais dangereux

Le hic, c’est qu’à coté des traditionnels fournisseurs d’engrais qui ont toujours bien fait leur boulot, de nouveaux fournisseurs d’engrais sont par effraction dans le secteur. Ils viennent d’introduire sur le territoire national des engrais de mauvaise qualité. Plusieurs camions de 60 tonnes, chargés de ces dangereux intrants agricoles, ont quitté le Port Autonome d’Abidjan en direction du Burkina Faso.Une fois à la frontière burkinabé, ils ont fait demi-tour pour se diriger vers la frontière malienne, en passant par le nord de la Côte d’Ivoire.  Les faux engrais se trouvent désormais en territoire malien et attendent d’être livrés aux agriculteurs. Quelques échantillons de ces engrais prélevés au Port Autonome d’Abidjan, ont été analysés par des spécialistes et laboratoires en France, en Côte d’Ivoire et au Maroc. Il en ressort que les engrais sont à base d’une roche phosphatée non réglementaire. Leur taux de calcium, très élevé, atteint 15-35ppm. Quant au taux de plomb, il est également élevé par rapport aux normes: 10-20ppm. Pour ce qui est de chrome, l’on note un taux de 120-160ppm, largement au-delà des normes admises. Ces données attestent que ces produits sont hautement dangereux. Pour les spécialistes, de tels produits ne pourront pas être utilisés par le monde paysan, dans la mesure où leur temps de dissolution est trop long.  Or, les engrais doivent se dissoudre rapidement pour être absorbés par les plants. Un temps de dissolution long amène l’engrais, non à nourrir les plants, mais à les détruire. Voilà pourquoi ces engrais risquent d’hypothéquer les objectifs de production annoncés par le Mali. Par ailleurs, les  spécialistes craignent que les populations rurales, par méconnaissance, utilisent ces engrais sur des produits de consommation comme les tomate, la salade, les choux, les patates et les aubergines. Ce serait là une catastrophe sanitaire majeure en raison des taux élevés de composants chimiques des engrais incriminés.

Le ministre du Développement rural, Bocary Téréta, soupçonne déjà la présence de ces engrais sur le territoire national. Lors de la même assemblée générale citée plus haut, il a assuré que le gouvernement veillerait au respect de la qualité des intrants à travers des contrôles réguliers. “Désormais, le contrôle de qualité s’étendra à la source, depuis les firmes étrangères et avant l’embarquement dans les bateaux. Par ailleurs, les entrepôts maliens par lesquels les engrais transitent procéderont à des contrôles de qualité avant toute livraison aux paysans”, a-t-il promis. Les autorités ivoiriennes, sur la base de renseignements inquiétants, ont alerté tous les acteurs impliqués dans le marché d’engrais. Le ministre ivoirien de l’Agriculture a aussi saisi par courrier ses homologues des pays voisins, dont les opérateurs économiques utilisent le Port Autonome d’Abidjan. Affaire à suivre donc.

 

 

La rédaction

Source: Le Procès Verbal

MPC : Un partenaire incontournable du Mali dans le développement de l’agriculture

Mali Protection des Végétaux dispose d’une grande variété de produits phytosanitaires très prisés des agriculteurs, précieux pour le développement agricole. Lors de son cocktail de présentation le 21 avril dernier à l’Hôtel Salam, sur le thème « solutions agricoles innovantes pour le développement de l’agriculture malienne », les invités présents, les initiés, autant de spécialistes et cadres de l’Agriculture et d’autres personnalités du monde des ONG, ont pu se faire une idée précise de cette société et de la gamme de ses produits, machines agricoles et autres offres de service.

Implantée au Mali depuis 1998, Mali Protection des végétaux est devenue peu  à peu  une société de référence au pays dans la fourniture de solutions agricoles et d’hygiène publique. Elle a un savoir-faire éprouvé au service de notre agriculture et des populations. La mission qu’elle est entrain d’accomplir est d’aider à accroître le potentiel de leurs champs et de contribuer de façon unique à leur bien être.

Toute chose que le DG de MPC, Messotigui Diomandé, a mis en exergue à travers un bilan d’étape, en présence du directeur-adjoint de la CMDT, des cadres de MPC et des acteurs du développement. Avec son réseau actif de distributeurs sur le terrain qui évitent aux paysans une rupture de stock de produits phytosanitaires, la société MPC est un maillon très actif dans la filière et une mine de renseignement à travers son équipe professionnelle à l’écoute et au service des paysans. De même, elle intervient au plus près des ruraux au travers  des structures comme l’Office de protection des végétaux(OPV), le Programme de compétitivité et de diversification agricole (PCDA).

20 ans de présence, ce n’est pas rien, c’est considérable mais MPC ne compte pas s’arrêter en si bon chemin, comme l’a indiqué son charismatique directeur Messotigui Diomandé. Ils  comptent faire mieux et chaque jour davantage. C’est une profession de foi et tout un programme qui le conduiront à être le partenaire No1 du Mali dans le développement de l’agriculture.

Dans cet objectif, l’approche de MPC se décline en concept client, durabilité, accessibilité des produits et  innovation. Quant aux produits distribués par la société, ils interviennent dans la chaîne des semences, les produits phytosanitaires et les équipements.

Un agent de MPC, Tékété, a fait une présentation fort intéressante de la gamme des produits : Herbicides de référence, comme Kalach 360 SL, un désherbant total, champion de sa catégorie dans les herbicides totaux ; Select 120 EC appelé espoir des coton-cutteurs ; Baccara,  garant de la bonne récolte en culture du riz pluvial et irrigué ; Primgold, champion de sa catégorie en culture de maïs prélever. Il a en outre présenté la large gamme des machines agricoles  et de matériels de protection, des semences maraîchères et d’autres semences, ainsi qu’une gamme de bio-stimulants et des produits de lutte contre les ravageurs.

Le réseau de distribution de MPC s’étend sur 9 localités : Bamako, Kita, Fana, Kayes, Mopti, Sikasso, Koutiala, Bougouni et Niono.

C’est en tandem avec le Groupe Arysta que MPC accompagne également les producteurs à travers la formation et les conseils.

Nonon Diarra, le président de Gropelife, (l’association de distribution de produits phytosanitaires composée de 20 membres dont MPC) a apprécié le professionnalisme de MPC dans ses actions et qui, à l’instar de ses homologues, ne met sur le marché que des produits homologués dans l’espace CILSS. « Continuez sur cette lancée, l’agriculture bénéficiera », a conclu le président de Gropelife.

Cette rencontre intervenait au moment opportun, quand la qualité des engrais mis à la disposition des producteurs agricoles fait débat. Abdoulaye Dolo, le DGA de la CMDT, n’a pas manqué l’occasion de le faire remarquer, en ces temps où le défi de la productivité et de la qualité se pose avec acuité. Tout en appréciant les formidables efforts de MPC, «un partenaire clé pour des solutions agricoles innovantes», comme dans la formation des paysans et leur encadrement.

Oumar COULIBALY

Source: L’Indicateur du Renouveau

BAD : HUIT CANDIDATS POUR UN FAUTEUIL

Les 50è assemblées annuelles de la Banque africaine de développement qui se tiennent depuis lundi à Abidja seront marquées par l’élection du nouveau président de l’institution financière

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Les 50è assemblées annuelles de la Banque africaine de développement (BAD) ont débuté hier lundi à Abidjan avec le lancement du rapport sur les perspectives économiques en Afrique 2015 de l’institution financière. Le lancement a eu lieu en présence du Premier ministre ivoirien Daniel Kablan Duncan et du président sortant de la BAD, Donald Kaberuka à l’hôtel Ivoire.
Ce document élaboré en partenariat entre la BAD, le Centre de développement de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), préconise que « libérer le potentiel des économies locales est essentiel à une croissance plus inclusive ».
Les auteurs du rapport affichent un optimisme quant aux perspectives économiques de notre continent cette année. « Surpassant la plupart des autres régions malgré la crise financière, les économies africaines enregistreront une croissance de 4,5% en 2015 et pourraient même atteindre les 5% en 2016, convergeant ainsi avec les taux actuellement observés en Asie », prédisent-ils en révélant que selon les prévisions, l’investissement direct étranger devrait atteindre 73,5 milliards de dollars cette année.
Le chef économiste et vice-président par intérim de la BAD résume en soulignant que les « pays africains témoignent d’une grande résilience face à l’adversité économique ».
Le rapport souligne aussi qu’en Afrique, les niveaux de développement humain s’améliorent depuis 2000 et 17 des 52 pays du continent ont atteint un niveau de développement intermédiaire ou élevé. Mais le document relève aussi que les taux de pauvreté demeurent obstinément élevés tandis que les progrès de la santé, de l’éducation et des revenus sont inégaux. « D’immenses inégalités persistent à l’intérieur des pays et aussi entre femmes et hommes », fait observer le rapport.
Ces 50è assemblées annuelles de la BAD qui dureront jusqu’au 29 mai prochain, seront marquées aussi l’élection du nouveau président en remplacement du Rwandais Donald Kaberuka qui quitte le poste après deux mandats. Notre pays est particulièrement concerné par cette élection parce qu’un de nos compatriotes est candidat à la présidence de la première institution financière de l’Afrique, basée à Abidjan. Le conseil des gouverneurs élira le prochain président de la BAD, le 28 mai prochain parmi 8 candidats dont notre compatriote Birama Sidibé. Il devra affronter le Nigerian Akinwumi A. Adesina, l’Ethiopien Sufian Ahmed, le Tunisien Jaloul Ayed, le Tchadien Kordjé Bedoumra, la Cap-verdienne Cristina Duarte, le Sierra Leonais Samura M. W. Kamara, le Zimbabwéen Thomas Z. Sakala.
Pour être candidat à la fonction de président de la BAD, il faut être ressortissant d’un Etat membre régional et être une personne de la plus haute compétence dans les domaines qui concernent les activités, la gestion et l’administration de la Banque.
Notre compatriote Birama Sidibé a le profil de l’emploi. Né le 6 juin 1952, il est titulaire d’un diplôme d’ingénieur de l’ENGREF à Paris et d’un master en sciences, spécialité économie. Il fut directeur général de Shelter Afrique et vice-président de la Banque islamique de développement (BID), chargé des opérations. Notre candidat connaît très bien la BAD pour y avoir travaillé pendant 23 ans.
Dans la « Vision » qu’il a présentée, Birama Sidibé promet de faire de la BAD « une Banque africaine de développement modernisée, attentive aux besoins de ses membres, dynamique, efficace et pourvoyeuse de solutions innovantes et durables, au service de l’émergence de l’Afrique ».
Notre compatriote rêve d’une BAD « crédible, solide, novatrice, flexible, mais surtout pourvoyeuse de solutions pour une Afrique intégrée et émergente perçue comme le prochain marché du monde ».
Birama Sidibé décline sa vision en 5 domaines prioritaires : le renforcement des institutions de service public des Etats membres ; le partenariat stratégique avec le secteur privé ; la mobilisation de ressources en soutien à l’investissement ; le développement et la connectivité de marchés régionaux et l’éradication de l’exclusion.
Le président de le BAD est à la fois le représentant légal, le président du conseil d’administration et le chef du personnel. Elu pour un mandat de 5 ans, il gère les affaires courantes de la Banque, sous la direction du Conseil d’administration.

B. TOURE
Envoyé spécial

source : L Essor

Bamako : TOTAL OUVRE UNE NOUVELLE STATION A FALADIE

C‘est dans le souci d’étendre son réseau de distribution de carburant a travers le pays que les dirigeants de Total-Mali ont procédé jeudi à l’inauguration de la toute nouvelle station d’essence baptisée « Tour de l’Afrique » à Faladié, en Commune VI. La station est située près du monument dont elle porte le nom.

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La cérémonie d’inauguration était présidée par le directeur de Total Afrique de l’ouest, Thibault de Langlais. C’était en présence du directeur général Total Mali, Jean François Schoepp, du premier adjoint du maire de la Commune VI, Ténémakan Koné, de l’ambassadeur de France, des représentants des ministères de l’Economie et des Finances ; de la Promotion des Investissements et du Secteur privé ; du Commerce et de l’Industrie ainsi que de nombreux partenaires et collaborateurs.
L’implantation de cette station d’une architecture atypique, au design moderne et à l’allure futuriste, a mobilisé pendant 4 mois plus de 50 personnes : des ingénieurs, des ouvriers, des maçons, des plombiers, des ferrailleurs, des chauffeurs, des électriciens et des manœuvres.
C’est pourquoi le directeur général Total Mali, Jean François Schoepp, a souligné que ce type d’investissement, grand consommateur de main d’œuvre, est aussi source de création d’emplois malgré une conjoncture défavorable.
La citoyenneté, a-t-il indiqué, est un privilège que Total Mali apprécie en contribuant au développement du secteur des hydrocarbures en particulier et à l’essor économique de notre pays en général et cela partout où les opportunités se présenteront. « Cette contribution passe par des investissements dans le secteur privé, par le relèvement du niveau des standards dans la profession, par l’extension du maillage du réseau de distribution, l’embellissement de la ville, l’intégration à l’économie locale, la fourniture des produits et de services de qualité pour satisfaire la clientèle », a précisé Jean François Schoepp.
Il a demandé de faire confiance à Total et assuré que la station fera son possible pour mériter cette confiance et accompagnera toutes les initiatives des pouvoirs publics en ligne avec son cœur de métier, avec professionnalisme et exemplarité, en veillant au respect des lois et règlements en vigueur.
Le directeur de Total Afrique de l’ouest a rappelé que la société est présente en Afrique depuis plus de 80 ans et connaît donc bien ce continent. Total a toujours su être aux cotés des populations des pays dans lesquels il opérait, même quand le temps était difficile, a souligné Thibault de Langlais.
Etre leader, c’est aussi assumer ses responsabilités, être à l’écoute des clients pour anticiper leurs besoins, travailler avec des partenaires locaux et les faire grandir, assurer l’évolution ou la carrière de ses collaborateurs. «  L’ambition est de donner à notre réseau une identité forte avec des stations bien intégrées au niveau du paysage urbain et offrir une gamme de services et de produits de très haute qualité à des prix compétitifs », a précisé Thibault de Langlais.
Le patron de Total Afrique de l’ouest a révélé que la construction de ces stations représentait des investissements élevés car respectant des standards très élevés en matière de construction. «  Nous investissons chaque année entre 3 et 4 milliards Fcfa et nous continuerons nos programmes d’investissement dans les années à venir », a-t-il assuré.
Total a réitéré son engagement suivant trois axes d’action : maitriser et réduire l’impact de ses activités sur les personnes et l’environnement ; contribuer au développement économique et social de ses parties prenantes et anticiper les besoins du futur.

Habib BERETE

source : L Essor

Mali : Birama Sidibé fait campagne pour une BAD au service des Africains

Après une belle et longue carrière de 23 ans à la BAD qu’il connaît bien, il souhaite la diriger et la conduire vers les nouveaux défis liés à l’émergence du continent. L’expérience, c’est l’atout majeur du candidat malien. Cela suffira-t-il ? En attendant le verdict le 28 mai 2015 lors des Assemblées générales de la BAD à Abidjan, le candidat malien nous livre sa vision et dégage ses priorités s’il était élu.

birama boubacar sidibé president bad banque africaine développement

Journal du Mali L’hebdo : Après une expérience à la BAD et ailleurs, qu’est-ce qui vous motive à vouloir prendre la tête de l’institution ?

Birama Boubacar Sidibé : Dans la vie, il y a des fenêtres d’opportunité qui s’ouvrent. Mon ambition est de servir cette institution que je connais bien. 2015 sera l’année des changements majeurs, des discussions sur les changements climatiques et celles, en septembre, sur le financement des objectifs du millénaire post 2015. Ce débat mettra en exergue la façon dont nous définissons notre développement et les questions de durabilité. Pour notre continent, nous aurons à prendre en compte tous les changements relatifs à l’augmentation des richesses globales et leur répartition. Autant de défis que la BAD, si je la dirige, devra relever.

Vous avez de sérieux challengers en face. Qu’avez-vous de plus qu’eux ?
BBS : Mon expérience ! En Afrique, en Asie centrale et du Sud-Est qui représente ce que l’Afrique aspire à être. Un continent d’émergence. Après avoir travaillé en Europe centrale et dans les pays du Golfe, j’ai également occupé des positions de commandement dans le secteur privé. Et bien entendu ma carrière à la BAD. Diriger un conseil d’administration n’est pas donné à tout le monde. C’est un don. Il faut du talent, savoir bâtir des synergies pour l’intérêt commun. Conduire une institution qui a plus de 100 milliards de dollars de capital autorisé et qui est présente sur les marchés, ça ne s’invente pas. On ne peut pas juste brandir un beau diplôme ou avoir été ministre des Finances seul. Le métier du développement est un métier technique, un métier politique et de générosité. Après trente ans de carrière, j’ai apporté des innovations à la Banque islamique de développement, mon dernier poste.

Comment dirige-t-on une institution comme la BAD ?
B.B.S : Les banques de développement comme la BAD ne peuvent survivre qu’en innovant. Deuxièmement, il faut de la flexibilité, du service client, un aspect sur lequel on doit convaincre. On vient toujours demander de l’argent aux institutions financières et la concurrence des Chinois est là, l’aide bilatérale etc… La BAD doit être une banque de développement avec l’esprit clientèle d’une banque privée. La récompense à la fin de l’année n’est pas le résultat financier ou les dividendes, mais l’impact de chacune de nos opérations sur la vie des Africains. Enfin, la capacité à anticiper. Un vrai leader, n’est pas celui qui dit je suis le meilleur, mais celui qui sait que demain, son modèle actuel sera remis en question.

Si vous êtes élu à la présidence de la BAD, quelle sera votre priorité à la tête de l’institution ?
La BAD doit se transformer, s’adapter, envisager de nouveaux modèles de développement. Il y aura donc de nouveaux métiers, des changements de compétences et de capacités. L’Afrique a surtout besoin d’infrastructures. Il faut pallier les limites prudentielles des pays qui sollicitent la BAD pour financer un gros projet de développement. L’endettement public, ne devra pas être le seul choix. Il faut aller vers les investissements privés internationaux.

On parle beaucoup d’émergence du continent les 20 prochaines années. Comment la BAD peut-elle accompagner cette dynamique face à l’explosion démographique et au besoin d’emplois ?

B.B.S : La BAD, c’est d’abord l’instrument des gouvernements. Elle ne peut se substituer à l’État pour créer des emplois. L’Afrique peut changer son explosion démographique en dividendes démographiques .À condition de diversifier l’économie, de créer des opportunités d’emploi, de permettre aux jeunes de créer leur propre emploi et faire en sorte que les PME soient compétitives. La BAD, elle, vient en support des Etats, pour définir des politiques productives de richesses et d’emploi.

Le secteur privé est considéré comme un moteur de la croissance de l’Afrique, partagez-vous ce constat ?
B.B.S : Jusqu’à présent, nous n’avons pas réussi à transformer ce vœu pieu en actions concrètes. On imagine souvent que le secteur privé se limite aux usines ou aux petites entreprises. Mais Il y a le secteur privé international, les fonds de pension à la recherche d’investissements pour financer ce qui n’est pas à la portée de l’endettement public des États. Si je suis élu, j’emmènerai ces investisseurs du haut à injecter de l’argent dans les gros projets d’infrastructures en Afrique. Pour cela, les conditions légales doivent être créées pour leur permettre de se sentir en confiance.

Pensez-vous que la BAD, en finançant les États, a aidé l’intégration économique africaine ?
B.B.S : Aujourd’hui, les politiques comme les économistes, pensent qu’il faut pousser cette intégration. C’est pourquoi, les Etats ont crée des communautés régionales pour stimuler les échanges commerciaux. C’est l’unique façon de développer l’Afrique. En créant, la BAD, il y a 50 ans, ses pères fondateurs n’ont pas dit autre chose. L’objectif était de faire de la BAD, un instrument de solidarité, qui aiderait les pays à se développer individuellement et collectivement.

Vous êtes malien. La crise économique est-elle derrière nous ? Que dire de l’enclavement du Mali, des problèmes énergétiques qui freinent notre croissance ?
B.B.S : Tous les pays passent par des cycles de crise. Je pense personnellement que les nations se bâtissent dans le sang et dans la sueur. Nos pays sont nés de l’indépendance, avec toutes les imperfections territoriales et post-coloniales. Je reste néammoins optimiste. L’économie malienne se porte bien, avec un chiffre autour de 7% qui prouve son dynamisme. Quand cette crise politique sera derrière nous avec la signature de l’Accord de Paix, imaginez les potentialités de croissance à venir. Côté infrastructures, nous avons aujourd’hui un corridor qui va de Bamako à Dakar jusqu’à Abidjan. Il y a trente ans, cela n’existait pas. Les choses avancent.

Birama Sidibé, pour finir, quelle BAD imaginez-vous pour demain ?

B.B.S : Une BAD au service de l’Afrique. Une BAD pour les Africains. N’oublions jamais, la BAD est une institution où les Africains ont mis du capital. Un pays africain peut aujourd’hui aller vers la Chine, la Turquie ou l’Inde, alors qu’il y a vingt ans, il n’y avait que la BAD. En définitive, il faut rassurer, donner des conseils, être une banque qui gagne du temps, a de l’expérience pour convaincre les pays d’aller vers une croissance durable.

 

Élection a la CCIM : Mamadou Tiéni Konaté pose un gros problème au ministre Abdel Karim Konaté

Les manœuvres pour les prochaines élections à la Chambre de commerce et d’industrie du Mali ont commencé. C’est le cas du président transitoire, Mamadou Tiéni Konaté qui, malgré la  lettre de l’ancien ministre de tutelle pendant la transition, Ahmadou Touré à l’attention du président du Groupement des commerçants maliens, aurait l’intention de se présenter aux prochaines élections de la Ccim, défiant ainsi l’autorité.

«Les grands hommes ne retiennent jamais rien de l’histoire», disait le philosophe allemand, Hegel. Cette assertion pourrait bien illustrer le comportement de Mamadou Tiéni Konaté, président du Collège transitoire de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (Ccim).

En effet, il semble n’avoir rien retenu du sort de tous les hommes qui ont géré des institutions en période de transition, et qui avaient voulu se présenter pour se succéder. Le récent cas de l’ancien Premier ministre de la transition, Cheik Modibo Diarra, en est un exemple.

Après une transition de 3 ans, les opérateurs économiques se préparent à mettre en place un nouveau bureau, cette fois-ci, issu d’une élection. Nommé à la tête du Collège transitoire de la Ccim en 2012, Mamadou Tiéni Konaté veut se présenter à ces élections contre vents et marrées. Informées de la volonté du président du Collège transitoire de se présenter, certaines voix se sont levées pour s’opposer à cette candidature. Ces détracteurs  avancent l’argument selon lequel le ministre du Commerce de l’époque, Ahmadou Touré, aurait, dans une correspondance adressée à toutes les parties, souligné que le président de la transition  ne pourrait se présenter à l’élection qui se tiendra à la fin de ladite transition.

Mamadou Tiéni Konaté et ses soutiens avancent l’argument contraire en affirmant que la décision de non-candidature du président de la transition était verbale et non matérielle. Pourtant, cette correspondance existe bel et bien. Nous avons pu nous en procurer une copie. Dans la correspondance, N°906/MCM1/CAB du 8 août 2012 (voir fac-similé), adressée au président du Groupement des commerçants et ayant pour objet : désignation de 6 membres pour le bureau consensuel de transition de la Ccim, le ministre Touré a écrit : «J’ai l’honneur de vous informer que le Conseil des ministres du mercredi 1er août 2012 a décidé de la mise en place d’un bureau consensuel de transition à la Chambre de commerce et d’industrie du Mali. Ce, au regard des dates de fin de mandat de l’actuel bureau de la Ccim et de son Assemblée consulaire depuis le 31 juillet 2012.  Au regard de ce qui précède, je vous demande de me faire parvenir la liste de 6 noms représentatifs de toutes les tendances de votre camp pour être vos représentants désignés dans le futur bureau consensuel de la Ccim. Le président de ce bureau, non-candidat aux prochaines élections de la Ccim, sera désigné par Monsieur le Premier ministre, chef du gouvernement». Le contenu de la lettre est donc assez clair ! Et à ce que nous sachions, aucune disposition contraire n’est venue remettre en cause cet engagement de l’État à travers un ministre de la République.

L’administration étant une continuité, l’actuel ministre du Commerce, Abdel Karim Konaté, doit tout mettre en œuvre pour que la mesure soit respectée, en décourageant toute volonté tendant à nuire  à la sérénité des prochaines élections. En tout cas, il y va de sa crédibilité.

Zakariyaou Fomba

Source: Le Débat

Séance plénière à l’Assemblée nationale : Les capitaux de la SOMAPEP et de la SOMAGEP passent respectivement à 5 milliards et 2 milliards F CFA

Lors de la séance plénière de l’assemblée nationale le mercredi 20 mai, les députés ont voté à l’unanimité pour l’augmentation du capital de chacune des sociétés d’exploitation et de production de l’eau potable au Mali. Le capital de la société malienne de patrimoine de l’eau potable (SOMAPEP) passe de 100 millions à 5 milliards F CFA, alors que celui de la société malienne de gestion de l’eau potable passe de 100 millions à 2 milliards F CFA.

C’est le ministre de l’Energie et de l’Eau, Mamadou Frankaly Kéita, qui a défendu ces deux projets de loi de ratification d’ordonnances. Il était appuyé par la Commission saisie au fond, la Commission de l’Eau et de l’énergie de l’Assemblée nationale, dirigée par N’Doula Thiam, avec pour Rapporteur Boubacar Sissoko.

Pour le ministre Mamadou Frankaly Kéita, il est plus qu’urgent de permettre à la SOMAPEP et à la SOMAGEP de disposer de capacités financières nécessaires afin de faire face à leurs missions d’investissement et d’exploitation. C’est ainsi qu’il a été jugé nécessaire de doter ces deux sociétés vitales pour la fourniture en eau, de capitaux conséquents, conformes à leurs missions.

A croire le ministre Kéita, après l’adoption du bilan d’ouverture de ces deux sociétés issues de la réforme opérée en 2001 prenant en compte l’augmentation du capital, les conseils d’administration de la SOMAPEP-SA et de la SOMAGEP-SA ont décidé de proposer à l’actionnaire unique, qu’est l’Etat malien, l’augmentation du montant du capital social, qui était initialement de 100 millions F CFA.

C’est ainsi que le capital de la SOMAPEP passe à 5 milliards de F CFA; soit une augmentation de quatre milliards neuf cent millions de FCFA par émissions au pair de 490 000 actions nouvelles. Pour la SOMAPEP, le capital passe à 2 milliards F CFA; soit une augmentation d’ un milliard neuf cent millions de F CFA par émissions au pair de 190 000 actions nouvelles.

Les députés membres de la Commission ont soutenu que compte tenu des difficultés qu’ont les populations en fourniture de l’eau potable, il est compréhensible de concéder cette augmentation de capital pour renforcer les capacités de ces sociétés.

Et le ministre de l’Energie et de l’Eau de préciser que ces augmentations de capital ont été soumises à l’autorisation de l’actionnaire en application des dispositions de l’article 564 de l’Acte uniforme de l’OHADA sur les droits des sociétés commerciales et des Groupements d’intérêt économique (GEI).

Bruno D SEGBEDJI

Source: L’Indépendant

Rehaussement des taxes de Téléphonie Mobile au Mali : Le Ministre Igor Diarra frappe à la bonne porte !

Réunis en séance plénière le mercredi 20 mai dernier, les députés de l’Assemblée nationale ont adopté un projet de loi visant à  rehausser le niveau des taxes des sociétés de téléphonie mobile au Mali.

Mamadou Igor Diarra president directeur general pdg boa ministre economie finances

Ce rehaussement  de la taxe des sociétés de téléphonie mobile part  d’un constat : il s’agit de l’importance de plus en plus croissante du secteur des télécommunications et la généralisation de l’utilisation du téléphone portable, devenu un objet de consommation de masse dans un mode marqué par les nouvelles technologies de l’information et de la communication. Toute chose qui n’est pas traduite par une augmentation  conséquente de la contribution  fiscale du secteur concerné. Une situation qui est le résultat d’un système de taxation inadapté.

Ainsi, il  a été institué à travers l’annexe fiscale à la loi N°12-063 du 26 décembre 2012 portant loi de finances pour l’exercice  2013, la taxe sur l’accès au réseau des télécommunications ouvert au public (TARTOP) au taux de 2%. Une taxe applicable à toute personne titulaire d’une licence  d’exploitation de réseau des télécommunications ouvert au public.

L’institution de la TARTOP vise à permettre à l’Etat de disposer de ressources financières additionnelles  pour faire face à certaines dépenses incompréhensibles. La mesure s’inscrit également  dans le cadre de la mise en œuvre  du programme  de transition fiscale pour l’atteinte  d’un taux de pression fiscale  communautaire de 17% et l’augmentation durable de ressources fiscales intérieures.

Aussi, les entreprises de téléphonie mobile sont en plein essor et réalisent des revenus  substantiels qui ne sont pas cernés par les  autorités de régulation et l’administration fiscale notamment  à cause de leur haute technicité. C’est conscient de cette situation que l’Union Internationale des  télécommunications a reconnu aux états et particulièrement ceux en développement le droit  à une meilleure maitrise des revenus du secteur à travers  des systèmes de taxation spécifique.

Suite  aux constats suivants : la difficulté de la maitrise de l’assiette  qui impacte le rendement et affecte les ressources de l’Etat face à des besoins impératifs croissants, la mise en œuvre du programme de transition fiscale visant à atteindre un taux  de pression fiscale communautaire de 17%, l’application d’un taux de taxe plus élevé par d’autres Etats membres  de l’Uemoa, les mesures envisagées sont  la suppression des exonérations visées  par l’article 253AC (CGI) et  le rehaussement  du taux de la taxe à 2% par l’article 253AE (CGI).

Pour le ministre de l’Economie et des Finances, le chiffre d’affaires  de ces sociétés de téléphonie mobile au Mali est de 500 milliards FCFA. Avec plus de 150 milliards de bénéfice.  Ajouté à cela de nouvelles activités qu’elles pratiquent et qui n’étaient pas prévues au moment de la délivrance de leur licence.

C’est pourquoi, ces sociétés doivent contribuer plus en appliquant la Taxe sur l’Accès au Réseau des Télécommunications Ouvert au Public (TARTOP).

Un projet de loi que les députés ont voté à 105 pour,20 abstention et 0 contre.

D. Diama

source : Tikan

Séance plénière hier à l’Assemblée nationale : Quitus des députés pour la mise en place de la Haute Autorité de la Communication

Lors de la séance plénière de l’Assemblée Nationale hier, mercredi 20 mai, les députés ont voté à l’unanimité de 125 voix, le projet de loi portant création de la Haute Autorité de la Communication (HAC).

C’est le ministre de l’Economie numérique, de l’information et de la communication, porte-parole du gouvernement, Dr Choguel Kokalla Maïga, qui a défendu le texte après l’examen d’une inter-commission formée par les commissions Education, Lois et Défense, saisie au fond.

Aux termes du texte, la HAC a pour mission la régulation du secteur de la communication dans les domaines de la communication audiovisuelle, de la presse écrite, de la publicité par voie de presse audiovisuelle et écrite et de la presse en ligne. Cet organe a pour attribution l’autorisation de création des services privés de radiodiffusion et de télévision et l’exploitation des services de communication audiovisuelle. Elle dispose également des attributions de veille et d’alerte, de consultation, de recherche, de contrôle et de sanction.

En matière d’autorisation, a souligné le ministre Choguel, c’est la HAC qui va procéder au traitement des dossiers de création de services de communication audiovisuelle (édition et diffusion), autorise à travers des conventions définissant les conditions d’exploitation et peut mettre fin, en cas de non-respect des engagements ou de la réglementation en vigueur.

En outre, la HAC doit garantir l’exercice de la liberté de la presse et de la communication dans des conditions définies par la loi et, en matière de consultation, propose des mesures d’appui et d’aide à la presse. C’est pourquoi elle est consultée sur toutes les grandes questions concernant le domaine de la communication.

Pour les députés Abdoul Kassoum Touré, Mme Haïdara Aïssata Haïdara de l’Inter-commission, « le cœur de la régulation des médias réside dans le contrôle du respect des règles d’éthique et de déontologie « . C’est pourquoi, la HAC veille au respect de la dignité humaine et de l’ordre public, au respect du pluralisme et de l’honnêteté de l’information, à la protection de l’enfance et de l’adolescence et à la protection de la culture malienne.

Précisons que la HAC ne s’érige pas en justicier à l’égard des médias, mais elle s’attèlera surtout à faire l’intermédiation afin de minimiser les procès contre lesdits médias. Sa crédibilité, à en croire Dr Choguel Maïga, dépendra de sa crédibilité (objectivité dans la prise de décision) et de sa capacité à agrandir la liberté d’opinion et d’expression.

                                         B D S

 Source: L’Indépendant

Signature de convention pour l’étude diagnostique des contrats Miniers : Signature de convention pour l’étude diagnostique des contrats Miniers 130, 5 millions de F CFA pour instaurer une nouvelle ère minière

Les locaux du ministère des Mines ont abrité, le mardi 19 mai 2015, la signature de contrats pour l’étude diagnostique des contrats miniers entre le gouvernement Malien, le Bureau de Recherche géologique et minière (BRGM) et le cabinet d’avocat Eversheds.

Ce contrat, qui coûtera 130, 5 millions de F CFA, vise à optimiser les revenus tirés de l’exploitation minière au Mali, au bénéfice de toutes les parties prenantes (Etat, investisseurs et communautés).

Selon une note du ministère des Mines, au cours des deux dernières décennies, grâce aux ressources de son sous-sol et à une politique de développement minier volontariste, le Mali s’est hissé avec une production d’or de quelque cinquante tonnes par an, faisant du pays le troisième producteur d’or dans le continent africain, derrière l’Afrique du Sud et le Ghana.

Cette forte progression intervient suite aux efforts d’investissement réalisés par l’Etat, les Partenaires techniques et financiers et les sociétés minières.  Selon la même note,  neuf mines d’or industrielles sont en cours d’exploitation, trois autres sont en phase d’ouverture et plus d’une vingtaine d’indices d’or sont en cours de développement. Le ministre des Mines, Boubou Cissé a indiqué que malgré cette augmentation significative du nombre de mines d’or en production et leur contribution substantielle à l’économie nationale, les populations perçoivent peu l’impact économique de l’exploitation minière et l’Administration minière ne dispose d’aucune compétence pour le suivi et l’évaluation de manière indépendante des activités des sociétés d’exploitation minière.

Le ministre d’ajouter que ce problème a conduit lors d’une interpellation à l’Assemblée nationale, les députés à recommander la réalisation d’un audit technique et environnemental des activités d’exploitation minière.

Pour répondre à cette question, dira-t-il, les autorités maliennes conscientes de l’importance de l’apport de la production minière dans l’économie nationale ont sollicité et obtenu de la Banque Mondiale, le financement de l’étude diagnostique des contrats miniers. Ainsi, elle vise l’optimisation des revenus tirés de l’exploitation minière au Mali, au bénéfice de toutes les parties prenantes (Etat-investisseurs-communautés). Le diagnostic portera sur l’ensemble des neuf sociétés en cours d’exploitation, mais aussi sur le dispositif d’encadrement du secteur. A en croire le ministre Cissé, le diagnostic, permettra d’avoir des informations utiles par rapport aux nouvelles orientations que les autorités voudront donner au secteur pour mettre en place un mécanisme propre de suivi et de contrôle des différentes activités des sociétés minières. Il a, en outre, affirmé qu’il mettra en place un mécanisme pour la réhabilitation de l’environnement et le développement communautaire afin d’éclairer l’opinion nationale et internationale sur les retombées des activités minières.

La porte-parole du BRGM et le cabinet Eversheds, Mme Sy Thiaba a exprimé sa satisfaction après la signature de ce contrat de diagnostic sur les revenus tirés des activités minières qui, selon elle, montre la maturité du Mali dans la transparence minière. Elle a rassuré les autorités maliennes de la disposition de sa structure à travailler pour apporter leur expérience internationale sur le diagnostic de la fiscalité et juridique des activités minières afin de permettre une meilleure distribution de la rente minière.

A noter que ce diagnostic, qui concerne toutes les sociétés d’exploitation minière, s’étendra sur une période de 6 mois pour un coût total de 130,5 millions de FCFA.

Siaka Diamouténé

Source: L’Indépendant

Nouvelle ère minière au Mali : 130,5 millions de F CFA pour l’étude diagnostic des contrats miniers

Le Ministère des Mines a signé, le mardi 19 juin 2015, une convention de partenariat avec le consortium Deloitte Brgm/Eversheds pour l’étude diagnostic des contrats miniers du Mali.

Cette étude, financée par la banque Mondiale à hauteur de 130,5 millions de F CFA,  vise l’optimisation des revenus tirés de l’exploitation minière au Mali, au bénéfice de toutes les parties prenantes (Etat, les investisseurs et les communautés). A ce titre, le diagnostic portera sur l’ensemble des neuf sociétés en cours d’exploitation mais aussi sur le dispositif d’encadrement du secteur.

A en croire le Ministre des Mines, Boubou Cissé la nouvelle ère minière consiste à mettre l’accent sur l’individu plutôt que sur la maximisation des revenus de l’Etat.

Selon lui, il s’agit de mettre l’accent sur la communauté et faire en sorte que les mines améliorent la qualité de vie des gens et contribuent aux développements sociaux économiques durables.

Se réjouissant d’avoir le privilège de cette mission, la représentante du consortium Deloitte Brgm, Brgm/Eversheds, Madame Sy Tiaba Camara dira que le Mali, dans cette initiative, montre sa maturité dans le domaine de l’industrie minière. «Je qualifie cette initiative de transparence et de bonne gouvernance. Mieux, il s’agit de l’intégration des parties prenantes dans un processus de modernisation de dialogue et de pérennisation de l’industrie minière», rassure-t-elle.

Par ailleurs, cet exercice d’une durée de six mois doit permettre à l’administration, notamment: d’avoir les informations utiles par rapport aux nouvelles orientations que les autorités voudront donner au secteur; de mettre en place un mécanisme propre de suivi et de contrôle des différentes activités des sociétés minières ; de mettre en place un mécanisme pour la réhabilitation de l’environnement et le développement communautaire ; d’éclairer l’opinion nationale et internationale sur les retombées des activités minières.

Ibrahim M.GUEYE

Source: Le Prétoire

Soutien aux nouvelles charges de l’état : Le Gouvernement augmente la TAF et la Tartop

Avec l’adoption de deux projets de loi initiés par le ministre de l’Economie et  des Finances, le gouvernement majore la Taxe à l’accès au réseau des télécommunications ouvert au public (Tartop) et celle sur les activités financières (TAF).

Les députés ont adopté deux projets de loi lors de la plénière du mardi 19 mai 2015. Il s’agit du projet de loi portant modification de la loi N°06-067 du 29 décembre 2006, modifiée, portant Code général des impôts visant les dispositions de la Tartop et le projet de loi portant modification de la loi N°06-067 de décembre 2006, modifiée, portant Code général des impôts, visant les dispositions traitant de la TAF. Selon le ministre de l’Economie et des Finances, Mamadou Igor Diarra, cette démarche s’inscrit dans le souci de faire face aux poids du passé, les urgences du moment et les ambitions pour les dépenses futures. A l’en croire, Orange et Malitel ont un chiffre d’affaires global de 500 milliards F CFA.  Mais, leurs actions sont majoritairement détenues par des étrangers. Elles réalisent  annuellement, chacune, au moins un bénéfice de 150 milliards, dont les 2/3 sont investis à l’extérieur. La nouvelle loi envisage la suppression des exonérations visées par l’article 253 AC (CGI), le rehaussement du taux de la taxe à 2% par l’article 253 AE (CGI). Aussi, la modification des articles visés a été proposée à l’effet de supprimer les exonérations et de fixer le taux de la Tartop à 5%. Le rehaussement du taux de la TAF vise à mieux cerner l’assiette fiscale du  secteur de la télécommunication dont le champ d’application peut être mieux défini. Il permet également de corriger un certain nombre de disfonctionnements liés à une imputation de la TAF à la TVA, sans pour autant décourager l’investissement productif. Il est important de souligner que le taux de 17% est supportable, selon les experts, en comparaison à celui appliqué dans d’autres pays de l’Uemoa.

Le projet de loi fixe  désormais la TAF à 17% et  la Tartop à 5%. Rappelons que l’augmentation de la TAF permettra, selon le ministre, d’avoir des recettes additionnelles de 1,95 milliards FCFA et celle de la Tartop à 5% prévoit des recettes fiscales de 18,99 milliards FCFA en 2016 et 20,84 milliards FCFA en 2017.

Le ministre Mamadou Igor Diarra a assuré que le gouvernement va se donner les moyens  de bien contrôler les activités des sociétés de téléphonie.

Nouhoum DICKO

Source:  Le Prétoire

Les modes de financement des projets d’infrastructures en Afrique doivent évoluer

Des projets ambitieux et transnationaux peuvent être menés à bien, grâce à une coordination efficace des interventions d’investisseurs nationaux et internationaux.

birama sidibe bid banque

Par Birama B. Sidibé, candidat à la présidence de la Banque Africaine de Développement (BAD).

Les besoins de l’Afrique en matière d’investissement sont immenses. Combler son déficit en matière d’infrastructures nécessiterait environ 90 milliards de dollars par an (soit 15% du PIB de la région), évaluait une récente étude de la Banque Mondiale et du Consortium des Infrastructures pour l’Afrique. Historiquement, les financements étaient principalement issus de prêts d’institutions internationales et bilatérales dédiées au développement. Mais aujourd’hui, les montants en jeu ne permettent plus de poursuivre dans cette voie.

La capacité d’emprunt des Etats a ses limites

En premier lieu, il ne peut pas être indéfiniment fait appel à l’endettement public. Accroitre la dette des Etats n’est pas une solution viable à moyen et long terme. Leur capacité financière a ses limites. La construction, par exemple, du barrage d’Inga en République Démocratique du Congo pour plusieurs milliards de dollars ne peut être assumée par ce seul pays. En outre, les institutions prêteuses elles-mêmes sont soumises à des contraintes prudentielles. Leurs expositions par pays sont strictement encadrées et limitées. Dans ces conditions, de nouvelles approches doivent être imaginées. Du point de vue strictement financier, il apparaît judicieux de faire reposer les financements non pas sur la dette, mais sur l’investissement, et ainsi d’y associer des acteurs privés.

Les actifs à très long terme, objets des gros projets d’infrastructures, ont l’avantage de pouvoir générer des revenus réguliers sur de longues échéances. Aussi les grands investisseurs institutionnels africains et internationaux (fonds de pension, fonds souverains, compagnies d’assurance, voire banques centrales ou banques de développement), ne s’y trompent pas. Ils sont de plus en plus nombreux à souhaiter s’engager aux côtés des pays africains. L’annonce récente du fonds souverain norvégien, plus important fonds souverain mondial, qui a exprimé sa volonté de nettement renforcer ses investissements sur le continent africain, est emblématique de cette tendance de fond. Il faut donc savoir répondre à leur souhait d’investir en capital, en leur offrant l’opportunité de prendre directement des participations dans des sociétés de projet, contre des certificats d’investissement/de propriété au prorata d’un actif tangible sous-jacent et dont le rendement est adossé sur les revenus généré par ledit actif.

Aménagements de souveraineté

Les économies africaines sont fragmentées, isolées et pas compétitives par rapport à celles des autres régions du globe. Quinze (15) pays enclavés parmi les 31 pays les moins avancés se retrouvent en Afrique. Les Etats Insulaires sont plus ou moins isolés du reste du continent. Et pourtant l’un des principaux enjeux en matière d’infrastructures est la mise en œuvre de connections entre les régions, dans la perspective de la création de vastes marchés et du développement des échanges commerciaux, à l’échelle du continent. Les projets – de types autoroutes, lignes de chemin de fer, centrales électriques et lignes de transport à haute tension, ports et aéroports – auront donc de plus en plus vocation à répondre aux besoins de plusieurs pays, au-delà de leurs frontières respectives. Ces infrastructures communes nécessiteront naturellement des aménagements voire des abandons de souveraineté de la part de chacune des parties prenantes. D’ores et déjà, certains pays en ont accepté le principe. C’est ainsi par exemple qu’à travers l’OMVS, le Mali, la Mauritanie et le Sénégal ont conçu ensemble plusieurs barrages hydroélectriques au Mali. Ils sont bien détenus sous forme d’ouvrages communs par l’ensemble des pays participants, qui en perçoivent les fruits, soit un droit d’usage de l’électricité ainsi produite, bien que l’ouvrage soit situé dans l’un seulement de ces pays. Un tel schéma pourrait efficacement être reproduit à l’avenir dans le cadre de concessions en PPP, auxquelles participeraient donc des acteurs privés, investisseurs, ainsi qu’entreprises de travaux publics ou d’équipementiers du secteur énergétique.

La BAD doit pouvoir jouer ce rôle de catalyseur

Le pilotage de ces projets, de l’organisation de leur financement en amont, à leur réalisation, devrait en conséquence être attribué à une institution supranationale. Une telle institution serait à même d’assurer que ces projets soient toujours menés à bien et que leur modèle économique ne puisse être remis en cause, indépendamment des évolutions politiques dans les pays concernés.

Elle jouerait aussi un rôle de catalyseur. De ce point de vue, la Banque Africaine de Développement (BAD) pourrait, du fait de l’expertise technique de ses équipes et de sa participation à plusieurs projets d’infrastructures, apporter une réelle valeur ajoutée à tous les intervenants. En tant qu’institution régionale de proximité, la BAD deviendrait ainsi la porte d’entrée privilégiée des investisseurs africains et internationaux, offrant sa capacité à coordonner leurs interventions, à les conseiller sur la viabilité d’un projet, mais aussi à fédérer des pays autour d’une initiative commune.

Sa propre participation financière, également sous la forme d’un investissement en capital et pas nécessairement d’un prêt, apporterait une caution morale pour le succès de l’opération. Même symbolique, et donc à risque calculé, son investissement aurait pour effet de rassurer sur la pérennité d’une opération.

A propos de Birama Boubacar Sidibé
Birama B. Sidibé, de nationalité malienne, est un expert des enjeux politico-économiques impliquant l’Afrique.
Il débute sa carrière à la Banque Africaine de Développement en 1983. Il y joue un rôle clé à partir de 1996, lorsqu’il s’implique dans le programme de modernisation de la banque, suite à la crise institutionnelle de 1995. Son intervention en tant que principal architecte du plan d’urgence de la BAD marque l’histoire de l’institution. En 2005, il est nommé Vice-président par interim de la Région Nord, Est et Sud de la BAD.
En 2006, il quitte la BAD et intègre le poste de Directeur Général de Shelter-Afrique, une institution régionale africaine à capitaux privés et publics, dont l’activité principale est le financement à moyen terme des promoteurs du secteur privé, en Afrique. Il y gère également la relation avec les 44 nations africaines, actionnaires de Shelter-Afrique, ainsi qu’avec la BAD et Africare.
En 2009, il fait son entrée à la Banque Islamique de Développement (BID) à Djeddah, en Arabie Saoudite, en tant que Vice-Président. Il se consacre notamment à la mise en œuvre du Programme spécial pour le Développement de l’Afrique (SPAD – financement au travers de projets variés de 22 pays africains à hauteur de 4,2 milliards de dollars).
Doté d’une vision innovante sur les questions de développement économique en Afrique, Birama B. Sidibé est aujourd’hui candidat à la présidence de la BAD, dont l’élection se tiendra le 28 mai prochain, à l’occasion de l’assemblée annuelle de la Banque, à Abidjan (Côte d’Ivoire).

A propos de La Banque Africaine de Développement
La (BAD) est une banque multinationale de développement dont le siège se trouve à Abidjan, en Côte d’Ivoire. Elle est chargée de promouvoir le développement économique et le progrès social dans les pays africains. Fondée en 1964, elle compte 53 pays membres africains, et est soutenue par 24 pays européens, sud et nord-américains, et asiatiques. Lire la suite sur http://www.finyear.com/Les-modes-de-financement-des-projets-d-infrastructures-en-Afrique-doivent-evoluer_a32974.html

 

Microfinance : MARIAM DOUMBIA, LE 10.000è CLIENT DE MICROCRED MALI

Microcred-Mali est une institution financière qui entend offrir des services financiers de qualité, accessibles et adaptés aux besoins des personnes exclues ou mal servies par le secteur financier, en particulier aux micro, petites et moyennes entreprises. En moins de deux années d’activités, l’entreprise vient d’accueillir son 10.000è client. Il s’agit de Mariam Doumbia, vendeuse de tissus et friperie au marché de Kanadjiguila qui a ouvert un compte à Microcred pour épargner et faire une demande de crédit.

Michel Iams president directeur general pdg microcred structure finances
Mariam Doumbia a parrainé plus d’une trentaine de vendeuses de son marché. Pour concrétiser cette collaboration et saluer l’effort de sa cliente, le directeur général de Microcred Mali, Michel Iams, lui a offert, mardi, une moto Djakarta, peinte aux couleurs de l’institution.
La cérémonie de remise s’est déroulée au siège de l’institution à Hamdallaye ACI 2000 en présence du bénéficiaire et de tout le personnel de Microcred-Mali.
« Les clients sont notre raison d’être. C’est pourquoi nous nous efforçons d’être efficaces, d’être plus proches d’eux dans le seul but d’améliorer leurs conditions de vie ainsi que celles de leurs familles en mettant à leur disposition des produits et services financiers répondant à leurs besoins, tout en participant au développement économique et social de notre pays », a déclaré Michel Iams, en remettant les clés de la moto à Mariam Doumbia. L’initiative s’inscrit aussi dans le cadre de la responsabilité sociale des entreprises, a ajouté le directeur général de Microcred- Mali.
L’heureuse bénéficiaire a dit toute sa joie de recevoir cette moto qui va faciliter ses déplacements et lui permettre de faire fructifier ses économies.
Microcred-Mali emploie de nos jours 209 personnes, exerçant dans 6 agences.

S. TANGARA

source : L Essor

Le FMI regrette la «contre-performance» des douanes maliennes

douanes koulikoro mali

Le Mali est sous l’inspection du FMI, le Fonds monétaire international estime que le pays est sur la voie de la bonne gouvernance. Après les affaires de malversations qui avaient conduit à la suspension des versements du FMI, il y a un an, l’institution financière salue les efforts et les « corrections » apportées par Bamako. Les versements ont repris au début de l’année, et les relations sont assainies. Mais cela n’empêche pas le FMI de pointer certains problèmes et même une « contre-performance » du côté des douanes, où la collecte des taxes n’est pas à la hauteur.

source : RFI

Projet d’appui à la mobilisation des recettes intérieures (PAMORI II) : Le ministre Mamadou Igor Diarra engagé à donner un coup de pouce à la quête d’un taux de pression fiscale de 20% d’ici à 2020

Le ministre de l’Economie et des finances, Mamadou Igor Diarra a présidé, le lundi 18 mai, les travaux de la réunion du comité conjoint du PAMORI II.

C’était dans la salle de conférence de l’hôtel des finances, en présence du ministre des  Domaines de l’Etat et des affaires foncières, Mohamed Ali Bathily et du Directeur principal du programme de la Coopération canadienne, bailleur du projet. La rencontre a permis de faire le bilan des résultats atteints par le PAMORI et de dégager des pistes pour l’atteinte de l’objectif du projet qui est de contribuer à réduire la dépendance financière du gouvernement malien par rapport à l’aide extérieure en portant le taux de la pression fiscale d’environ actuellement 15% à 20% à l’horizon 2020.

e projet d’appui à la mobilisation des recettes intérieures (PAMORI) est le fruit d’un protocole d’entente signé entre le gouvernement du Mali et celui de Canada pour renforcer les capacités de mobilisation des recettes de la Direction générale des impôts (DGI) et de la Direction nationale des domaines et du cadastre (DNDC). Après une première phase de cinq ans, le projet, d’un coût de 8,1 milliards de FCFA, est dans sa seconde phase.

Cette réunion du comité conjont visait donc pour les membres du comité du PAMORI de faire le bilan du chemin  parcouru, la revue des conditions nécessaires à la réussite du projet  mais aussi d’analyser les recommandations du comité technique et du comité conjoint tendant à renforcer la mise en œuvre du projet.

Pour le ministre de l’Economie et des finances, le projet a permis d’atteindre beaucoup de résultats, mais, dit-il, beaucoup reste à faire en matière de réforme fiscale. Cependant, il reconnait que le PAMORI a été d’un appui essentiel à la DGI. Raison pour laquelle, il a vivement remercié la Coopération canadienne, car il n’y a pas de meilleur appui que celui tendant à renforcer la mobilisation des ressources intérieurs en cette période de sortie de crise où le besoin de recettes est pertinent.

Malgré les résultats, il soutient que notre pays n’est pas encore au bon niveau de classement dans la politique fiscale notamment par rapport à la pression fiscale qui demeure faible (environ 15%). Cela à cause de deux facteurs principaux : la prédominance du secteur informel et la non-imposition du secteur agricole.  Or, aujourd’hui, l’une des recommandations fortes faites par le FMI à notre pays est l’accroissement des recettes intérieures. Les textes communautaires aussi exigent aux Etats membres de l’UEMOA d’accroître la pression fiscale. Le PAMORI fait partie des clés de l’atteinte de cet objectif. Ce projet ambitionne de porter la pression fiscale à 20%  à l’horizon 2020. Un objectif qui est à portée de main.

C’est pourquoi le ministre s’est dit convaincu que le combat de la mobilisation des ressources se fera avec les services de son département et ceux des Domaines et du cadastre.     

Y. CAMARA

Source: L’Indépendant

Fin du PCDA en juin prochain : Les acteurs du secteur agricole à la recherche d’alternatives

Le forum des investisseurs, tenu la semaine dernière  à l’hôtel Salam a été l’occasion pour les participants de trouver des opportunités pour pérenniser les acquis du Programme de Compétitivité et de Développement Agricole (PCDA) qui prendra fin en juin prochain. Mais aussi de réfléchir les alternatives.

La cérémonie d’ouverture de ce Forum des investisseurs des filières agricoles était présidée par le Ministre du Développement rural, Dr Bokary Tréta. Elle a enregistré la présence des ministres du Commerce et de l’industrie, Abdoul Karim Konaté, de la Promotion des Investissements et du Secteur Privé, Mamadou Diarra, ainsi que du Directeur des Opérations de la Banque Mondiale, Paul Numba UM et le Président de l’APCAM, Bakary TOGOLA.

Tous les intervenants se sont réjouis des résultats positifs enregistrés par le PCDA  depuis sa mise en œuvre, il y a 9 ans.

Le président de l’APCAM, Bakary TOGOLA, a exhorté la Banque Mondiale de «renouveler son financement au PCDA» ou de «trouver un autre mécanisme pour permettre de capitaliser ses acquis, car le projet a permis aux bénéficiaires d’améliorer leurs conditions de vie et de créer des emplois». Aux investisseurs privés, le Président de l’APCAM a demandé de «s’acquitter du paiement des prêts consentis au niveau des institutions financières». Il n’a pas manqué de rappeler aux banques «d’ouvrir leur capital afin que les entreprises nationales se développement pour le bonheur du Mali».

Paul Numba UM, Directeur des Opérations de la Banque Mondiale, a estimé que le forum est un cadre approprié pour aborder la problématique liée à la transformation des différentes filières agricoles, notamment celle de la mangue et lutter contre le sous emploi.

Selon lui, investir au Mali est une opportunité viable. Les résultats engrangés ces dernières années, a-t-il ajouté, dans le secteur agricole doivent ouvrir la voie à plus d’investissements.

Depuis son lancement en 2006, le PCDA est intervenu sur un certain nombre de filières agricoles, notamment celle de la mangue.

La production, la transformation et la commercialisation de la mangue sont désormais maitrisées au Mali grâce à l’application des nouvelles technologies performantes d’irrigation, de transformation et de promotion à l’exportation.

Cela se traduit par une augmentation du volume d’exportation de la mangue qui est passé de 4 700 tonnes en 2007 à 28 000 tonnes en 2015. L’accroissement des volumes d’exportation de la mangue a été soutenu par l’amélioration de la qualité à travers la réalisation et la mise à niveau des infrastructures commerciales de conditionnement de mangue (le PLAZA de Bamako et le pôle de Sikasso).

La production annuelle de mangue, toutes variétés confondues au Mali, est estimée à 500 000 tonnes. Selon les statistiques validées de la campagne de commercialisation de la mangue 2014 (source rapport bilan 2014 IFM), le Mali a commercialisé 58 000 tonnes de mangues (toutes variétés confondues) dont 41% sont vendues dans la sous régions (Afrique et Maghreb) et 7% exportées en Europe.

L’Europe et le Maghreb offrent des opportunités pour le Mali d’établir des relations viables et durables pour la rentabilisation des infrastructures de conditionnement et les investissements dans la production commerciale et la transformation de la mangue.

C’est fort de ces résultats que le ministre du Développement Rural, Dr Bokary Tréta a lancé un appel aux acteurs de la filière mangue, aux investisseurs européens et marocains, à saisir l’opportunité pour «développer un partenariat d’échanges commerciaux entre les exportateurs maliens et les leurs clients».

Dr Tréta a aussi noté l’opportunité, entre Maliens, Européens et Magrébins, de «spécifier des accords commerciaux pouvant déboucher sur des contrats et des relations durables portant sur la filière mangue» afin de rentabiliser les infrastructures de conditionnement.

A.Berthé

Source: Canard Déchainé

Dernier ne de l’hôtellerie bamakoise : Onomo Hôtel : un investissement de 6 milliards F CFA

Réalisé à hauteur de 6 milliards de F CFA, l’hôtel Onomo de Bamako du Groupe panafricain d’hôtellerie ouvre ses portes cet après-midi sous la présidence du chef de l’Etat.

Le parc hôtelier de Bamako s’est agrandi avec l’arrivée d’un nouvel opérateur. Il s’agit d’Onomo Hôtel de Bamako. Il est de la catégorie trois étoiles. Il sera inauguré cet après-midi en présence du président de la République.

Situé au centre commercial à l’est de la BCEAO dans la rue de la direction nationale de l’Office de protection des végétaux, l’hôtel Onomo est un investissement de 6 milliards de FCFA, selon le président du Groupe, Julien Ruggieri, qui a animé hier un point de presse dans les locaux de l’établissement.

Il a indiqué que son groupe, créé en 2009, est un nouveau dans l’hôtellerie qui ambitionne pourtant de créer cent hôtels en 10ans. L’Afrique de l’Ouest est la cible principale du groupe.  Onomo de Bamako, qui s’ouvre ce mercredi, est le 5e après ceux de Dakar, Libreville, Abidjan et Lomé. Celui de Conakry est en chantier.

Onomo de Bamakocompte 114 chambres, 2 salles de réunion, un business corner, un bar-restaurant, un salon lounge, une piscine, un jardin, une grande terrasse et une station d’épuration écologique.

L’hôtel emploie »53 personnes dont seulement un étranger », selon Souana Nodjtan, directeur Onomo Bamako.

Présent à la rencontre, le chef du cabinet du département du Tourisme, Almamy Kouréichi,  a souligné les retombées de ce nouvel hôtel sur l’économie malienne à travers un appuiau secteur du tourisme et surtout en termes de créationd’emplois. Il a remercié les décideurs du Groupe pour le choix qu’ils ont porté sur Bamako pour la construction de cet établissement de « haut niveau ».

Maliki Diallo

Source: L’Indicateur du Renouveau

Orange-Kuma : Une innovation du service Orange Money

La matinée de ce mardi 19 mars 2015 a été consacrée au siège de la DFA comme un événement particulier chez l’opérateur Orange de la téléphonie mobile au Mali. En En plus d’offrir à ses clients la possibilité de bancariser ses sous sur un compte mobile, Orange vient d’enregistrer une avancée sur son service financier Orange Money.

En effet, le service Orange Money est considéré comme une sorte de bancarisation conditionnée au dépôt préalable d’un montant sur son propre compte afin d’effectuer des opérations d’achat de crédit, de transfert d’argent, de paiement de factures et de paiement d’abonnement de télévision. Or, au Mali tout le monde veut faire des opérations d’achat de crédit et autres, mais le hic en est que la première condition à l’utilisation du service était de comprendre la langue française. Faute de quoi, le client devient dépendant. Donc obligé de solliciter des services d’autrui pour effectuer ses opérations. Voilà ce qu’Orange Mali a voulu éviter pour innover dans le système Orange Money qui se réclame aujourd’hui plus de deux millions de clients et plus de treize mille points de vente sur l’étendue du territoire national.

Désormais, plus besoin pour un client qui ne parle pas français d’aller solliciter des services d’autrui pour effectuer ses opérations. Car, un guide vocal a été créé et accessible au numéro 37144.  Le service s’appelle ‘’KUMA’’ qui signifie ‘’parole’’ e, français.

Mode d’emploi du service KUMA?

Il suffit de composer le numéro ci-dessus indiqué pour être guidé par un guide vocal. Le dit guide en voix féminine proposera au client plusieurs options et il revient à ce dernier de suivre selon sa volonté. En plus, le client est libre d’opter pour sa langue de choix. Mais actuellement où le service nouveau vient d’entrer en vigueur, seulement cinq langues locales sont disponibles. Et aussi, les clients pourront, en attendant la fin des travaux, effectuer des achats et des transferts du crédit et d’argent. Les autres services dont le paiement des factures, viendront au fur et à mesure que les travaux avanceront selon le responsable du service Orange Money au Mali.

Pour ces responsables d’Orange Mali, de telles innovations tentent aussi et surtout d’accroitre le taux de bancarisation qui est au dessus de 20% dans notre pays. Source d’insécurité en partie.

Source: autre presse

Pour faire face aux nouvelles charges liées à l’Accord du 15 mai, à la loi de programmation militaire… Les députés autorisent l’Etat à percevoir plus de 30 milliards F CFA de taxe auprès des sociétés de téléphonie et des banques

La séance plénière de l’Assemblée nationale tenue, hier, mardi 19 mai, Place de la République, a permis aux députés de voter plusieurs textes de loi, parmi lesquels les lois portant modification de la loi N° 06-067 du 29 décembre 2006, portant Code général des impôts, l’une visant les dispositions traitant de la taxe sur l’accès au réseau des télécommunications ouvert au public (TARTOP) et l’autre la taxe sur les activités financières (TAF).

La première concerne les sociétés de téléphonie et la seconde les banques et établissements financiers. La mise en œuvre de cette augmentation d’impôts à la charge des opérateurs de téléphonie va procurer plus de 30 milliards F CFA à l’Etat au titre de cette année 2015 pour faire face aux dépenses nouvelles liées à la sortie de crise.

Selon les explications du ministre de l’Economie et des finances, Mamadou Igor Diarra et les députés membres de la Commission des finances (Abdine Koumaré et Yacouba Michel Koné), l’importance de plus en plus croissante du secteur des télécommunications et la généralisation de l’utilisation du téléphone portable, dans un monde marqué par les nouvelles technologies de l’information et la communication, ne sont pas traduites par une augmentation conséquente de la contribution fiscale du secteur concerné. C’est pour apporter des ressources additionnelles à l’Etat que la TARTOP et la TAF sont instituées et modifiées.

Concernant la TARTOP, a expliqué le ministre Mamadou Igor Diarra, il faut constater une difficulté de la maîtrise de l’assiette qui impacte le rendement fiscal et affecte les ressources de l’Etat face à des besoins impératifs croissants. A cela s’ajoute la mise en œuvre du programme de transition fiscale visant à atteindre un taux de pression fiscale communautaire de 17 % ; l’application d’un taux de taxe plus élevé dans d’autres Etats membres de l’UEMOA.

Suppression des exonérations

Ainsi, le texte prévoit une suppression des exonérations visées par l’article 253 AC du Code général des impôts et le rehaussement du taux de la taxe fixée à 2 % par l’article 253 AE du Code. Le taux de la TARTOP est porté à 5 %.

A propos de la TAF, il s’agit d’un impôt dû sur les produits des opérations qui se rattachent aux activités bancaires ou financières et, d’une manière générale, tout produit se rattachant au commerce des valeurs et de l’argent. Cette taxe, à en croire le ministre Diarra, a subi plusieurs changements dans la législation nationale sous différentes dénominations (IAS, TPS, TAF). Elle s’élève à 17 % et est réduit à 15% pour les intérêts, commissions et frais perçus à l’occasion de toutes les opérations finançant les ventes à l’exportation.

A en croire le ministre de l’Economie et des finances, les modifications ont été préparées pour faire face à une urgence de mobilisation de ressources en prévision des nouvelles dépenses à prendre en charge à partir de cette année 2015. Parmi ces urgences, Mamadou Igor Diarra a cité les charges supplémentaires liées à l’Accord que le gouvernement a signé avec l’UNTM, les dépenses liées à la mise en œuvre de la loi d’orientation et de programmation militaire et celle de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali.

Pas d’incidence sur le coût des appels

Les députés se sont, pour la plupart, préoccupés de l’incidence que le relèvement des taxes et impôts des sociétés de téléphonie sur le coût de la communication pour les consommateurs. Me Zoumana N’Tji Doumbia, Moussa Coulibaly, Boulkassoum Touré, N’Doula Thiam, Amadou Cissé, Dedeou Traoré, Mody N’Diaye, Bakary Woyo Doumbia ont tous demandé au gouvernement de prendre les mesures nécessaires pour empêcher l’augmentation du coût de la communication téléphonique. Dans la mesure où les sociétés de téléphonie avouent que quand elles sont contraintes de payer de nouvelles taxes, cela ne sera pas sans répercussion sur leur coût d’exploitation.

Certains députés ont, en outre, plaidé pour le passage du G3 au G4 en vue de permettre à l’Etat d’engranger des ressources pour assumer ses charges nouvelles.

Le ministre a assuré les uns et les autres que ces nouvelles dispositions n’auront aucune incidence sur le coût de la communication téléphonique. Que les opérateurs de téléphonie, qui brassent beaucoup d’argent, supportent aisément cette nouvelle imposition et que les études sont en cours pour le passage au 4G, avec un renforcement des mécanismes de contrôle des systèmes d’exploitation des opérateurs de téléphonie.

Bruno D SEGBDJI

Source: L’Indépendant

Birama Boubacar Sidibé : “La BAD de demain devra être un catalyseur des investissements”

Ex-haut cadre de la Banque africaine de développement, ce Malien en convoite la présidence. Expert des montages financiers, il veut fédérer les acteurs publics comme privés face à son déficit de financement.

birama sidibe bid banque

Ne lui dites surtout pas qu’avoir été ministre des Finances dans son propre pays est un passage obligé pour postuler à la présidence de la Banque africaine de développement (BAD). “Je vous assure que cette analyse, que j’ai lue dans l’un de vos articles, n’est pas la bonne”, affirme le Malien Birama Boubacar Sidibé, 62 ans, lors de sa visite chez Jeune Afrique le 24 avril.

En rejetant de la sorte notre critique du profil de son rival nigérian Akinwumi Adesina, l’ex-directeur général de Shelter Afrique (organisme spécialisé dans le financement du logement), en course pour succéder à Donald Kaberuka, défend surtout le sien. Vice-président et directeur des opérations de la Banque islamique du développement (BID) entre 2009 et 2015, après avoir passé plus de vingt ans au sein de l’institution dont il veut aujourd’hui prendre la présidence, il n’a en effet jamais occupé la moindre fonction gouvernementale au Mali. Mais pour lui, “gérer une institution de plus de 100 milliards de dollars de capital n’a rien à voir avec la gestion d’un portefeuille ministériel. Un ministre des Finances gère le compte d’une nation et met en oeuvre une politique publique, il ne prend pas de risques, contrairement au patron d’une grande institution comme la BAD”.

Analyse

D’après le Malien, le prochain président doit être choisi pour ses capacités d’analyse des grands enjeux internationaux et de prise de décision rapide, car le monde change toujours plus vite, tout comme les besoins des clients des grandes institutions financières internationales. L’élu doit donc être “un banquier capable de fédérer des intérêts politiques différents”, explique-t-il. Et pour Birama Boubacar Sidibé, la question essentielle à laquelle doivent répondre les postulants relève surtout du “comment ?”. Le candidat malien estime que tous les diagnostics ont été faits. Que les solutions sont connues et mettent en évidence la nécessité d’une transformation structurelle des économies, via l’intégration régionale, ou encore le développement des infrastructures. Entre autres…

“Nous avons passé les vingt dernières années à parler de projets du Programme pour le développement des infrastructures en Afrique (Pida). Mais sur le terrain, pas grand-chose n’a été réalisé”, déplore-t-il. Comment financer la mise en oeuvre de ces solutions ? Comment créer les biens, à commencer par les infrastructures, qui génèrent des rendements ? D’autant que l’endettement des États, aussi bien auprès des banques multi­latérales que vis-à-vis des partenaires bilatéraux, ne suffit pas à couvrir les besoins.

“Il faut entrer dans des accords de partenariat public-privé [PPP] autour de projets identifiés comme prioritaires dans les différentes régions du continent et communs à plusieurs pays”, répond Birama Boubacar Sidibé, reprenant la méthode qu’il a appliquée à la BID. Concrètement, “il s’agit de transformer chaque infrastructure, avant même qu’elle ne soit née, en investissement dont le certificat sera vendu”. Autrement dit, si on peut lever des fonds en s’appuyant sur des actifs déjà existants (le système classique de garantie), le Malien veut mettre en place un système qui permet par exemple de vendre des parts d’un bien avant même que celui-ci ne soit fabriqué. Avec la garantie pour les investisseurs qu’ils auront leur retour sur investissement grâce aux flux financiers que générera son utilisation. Mais pour cela, il faut changer le mode opératoire de la BAD, soutient l’ingénieur formé en France et passé par HEC Montréal.

“La relation d’institution à pays qui existe entre la BAD et ses clients [les États africains] à travers des accords de financement va progressivement évoluer”, explique celui qui soutient avoir mis en oeuvre à la BID le Programme spécial pour le développement de l’Afrique (PSDA), à travers le financement de projets en faveur de vingt-sept pays pour une valeur de 4,2 milliards de dollars. “Je ne vois pas la BAD de demain comme une institution qui exposera son bilan en prêtant directement de l’argent mais davantage comme un intermédiaire. Ce qui mettra moins de pression sur ses comptes.”

Caution

Reconnu à la BID pour sa capacité d’innovation en matière de montage financier, Birama Boubacar Sidibé compte miser sur un modèle catalytique (fonds déclenchés pour en appeler d’autres) s’il est élu le 28 mai. “Individuellement, les banques de développement n’ont pas suffisamment de ressources pour combler tout le déficit de financement en Afrique, la BAD doit fédérer les investisseurs privés mais aussi les bilatéraux comme la Chine, parce qu’elle jouit d’une crédibilité certaine et sa présence servira de caution morale”, explique-t-il.

Responsable de la coopération avec le G 20, la Banque mondiale ou encore la Banque asiatique de développement dans le cadre de ses précédentes fonctions, il estime être à même de mettre en place cette stratégie. Parmi les projets qui, d’après lui, pourraient en bénéficier figure le barrage du Grand Inga, en RD Congo. En projet depuis plus d’un demi-siècle, il n’a toujours pas produit un seul mégawatt.

Le programme de Birama Boubacar Sididé pour la BAD

Tout en indiquant vouloir préserver la vision d’une Afrique intégrée et transformée, Birama Boubacar Sidibé veut ajuster le modèle opératoire de la BAD en l’orientant, selon sa profession de foi, vers la création de solutions concrètes. Il s’agit d’abord, précise-t-il, d’offrir aux pays africains des solutions de financement adaptées pour bâtir des institutions représentatives et des administrations publiques compétentes. Ensuite, il faut inciter le secteur privé africain et international à participer davantage aux projets d’intégration de grande envergure et, enfin, apporter une aide accrue aux pays africains dans la mobilisation de ressources pour accroître le taux d’investissement.

Par ailleurs, le candidat malien veut positionner la BAD au coeur du montage des projets de connectivité régionale et continentale, et allouer en priorité les ressources concessionnelles aux programmes d’inclusion économique et sociale.

Source: jeune afrique

Stratégie de capitalisation et de partage des expériences PTF: L’OUEST AFRICAIN PRÉPARE SON BOND QUALITATIF

La rencontre de Bamako permettra d’optimiser les bénéfices tirés de l’implantation des plateformes multifonctionnelles

forum Conférence international donateurs union europeenne Bruxelles ptf partenaires techniques financiersUne expérience qui marche est comme une équipe qui change : on ne la change pas fondamentalement, mais il est possible de la retoucher pour la rendre plus efficace. C’est à cet objectif que se sont attelés les travaux de l’atelier de partage et de capitalisation sur les innovations techniques et technologiques, atelier organise depuis hier mardi dans notre pays. La rencontre qui va s’étaler sur quatre jours est initiée par le ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille en collaboration avec le Programme des nations unies pour le développement (PNUD). La cérémonie d’ouverture des travaux était présidée par le secrétaire général du ministère, Mohamed Attaher Maïga. C’était en présence de la représentante du PNUD, Mme Keïta Aïda M’Bo, du coordinateur national du Projet plateformes multifonctionnelles Yaya Sidibé ainsi que des participants venus du Niger, du Bénin, du Burkina faso, du Tchad, de la Côte d’Ivoire, du Sénégal, du Togo, de la Guinée Conakry, de la Mauritanie et du Mali.

En 2008, le PNUD a bénéficié d’un important financement de la fondation Bill et Melinda Gates en vue de l’expansion du modèle réussi de réduction de la pauvreté et d’autonomisation des femmes en Afrique de l’ouest. Les nouvelles orientations et le changement d’échelle vont se concrétiser par la reformulation de programmes plus vastes, plus ambitieux sur le plan quantitatif et qualitatif. C’est dans ce contexte que s’inscrit la stratégie de capitalisation et de partage des expériences du Programme régional plateformes multifonctionnelles (PTFM).
Le comité technique régional de décembre 2009 a recommandé la poursuite et la systématisation de la stratégie de partage des connaissances reposant sur une vision partagée du développement des programmes PTFM, une valorisation et un partage des pratiques innovantes et une mise en réseau des experts. Le réseau des pays ayant en commun l’initiative PTFM s’est depuis élargi à près d’une quinzaine de projet nationaux ou expériences pilotes avec plus de 3400 unités et un large éventail d’équipements et de technologies mis en œuvre. Les services PTFM s’étendent ainsi de l’agro-entreprise aux systèmes énergétiques et d’adduction d’eau potable décentralisés notamment avec une pénétration croissante des énergies renouvelables.
L’atelier régional d’échange et de partage sur les volets techniques permet donc aux responsables techniques d’améliorer la performance et la durabilité des PTFM. Il permettra aussi un partage et une diffusion régionale des bonnes pratiques et des leçons apprises autour des thématiques fondamentales. Il s’agit du descriptif de la PTFM, des configurations des PTFM, des modes d’acquisitions des équipements de la PTFM, du processus d’installation. S’y ajoutent les formations, les équipements, le suivi technique, la recherche et développement. Pour prendre en charge les enjeux autour des questions majeures telles que la durabilité des sources d’énergie, la protection de l’environnement et la pérennisation des investissements, l’action plateforme s’oriente de plus en plus vers les sources d’énergies renouvelables.

UNE INCIDENCE POSITIVE MANIFESTE. L’atelier de Bamako se veut interactif et participatif afin de faire émerger le plus grand nombre d’expériences et de pratiques au sein des programmes nationaux. La rencontre contribuera aussi et surtout à l’élaboration et à la publication d’un guide technique pour l’implantation des plateformes multifonctionnelles, particulièrement pour les nouveaux pays et projets tout en renforçant la mise en œuvre des activités concernées des programmes déjà en cours.
Pour la représentante du PNUD (celui-ci appuie notre pays dans la mise en place des plateformes multifonctionnelles depuis bientôt 20 ans), le Programme a certes évolué en termes d’approche. Mais, tout en favorisant l’utilisation de sources d’énergies renouvelables en lieu et place des énergie fossiles, il garde toujours au centre de ses préoccupations les femmes en termes d’allègement des travaux domestiques et de réduction du temps de travail, de création d’emplois à travers les services d’énergie crées autour de la plateforme et de lutte contre la pauvreté.
Des études ont mis en relief l’incidence positive manifeste de la plateforme sur l’augmentation de la production locale, sur le taux de scolarité des filles rurales et sur les maladies liées à l’eau, a relevé Mme Keita Aïda M’bo. Les population – particulièrement les femmes – manifestent un grand engouement autour de la plateforme qui est devenue un point focal de prise de décision pour toutes les activités de développement et un espace d’expression et de participation des femmes.
Ainsi a-t-elle annoncé qu’après une phase pilote du projet (1995-1998), une phase de vulgarisation (1999-2004) et une phase de dissémination (2005-2011), notre pays fort du succès enregistré dans la mise au point et la diffusion de plus de mille plateformes multifonctionnelles va bientôt démarrer une phase de maturation. Celle-ci, selon Mme Kéita Aïda M’bo, sera marquée par l’expérimentation et à la diffusion de modules d’équipements multidimensionnels permettant l’accès à la force motrice et subséquemment à l’électricité et à l’eau potable.
Pour le secrétaire général du ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, les résultats et la vision partagée auxquels les participants sont invités à mener les réflexions approfondies confortent ceux-ci dans leur choix de faire des plateformes multifonctionnelles un des moteurs privilégiés du développement dans nos pays respectifs. Mohamed Attaher Maïga s’est dit convaincu que les recommandations issues des travaux permettront de construire non seulement des stratégies harmonisées, mais aussi les outils pertinents et adaptés en vue de faciliter les changements d’échelle et la mise en œuvre des programmes.

M. A. TRAORÉ

source : L Essor

Mamadou Igor Diarra : «Il est temps que les societés de telephonie contribuent davantage au dévéloppement du Mali »

C’est qu’a affirmé le ministre de l’Economie et des Finances à l’Assemblée nationale. C’était ce mardi au cours d’une plénière sur  l’examen du projet  de loi portant modification du Code général des impots visant les dispositions traitant la Taxe sur l’accès au Reseau de Télécommunication ouvert au public (TARTOP) et  la Taxe sur les Activités Financières (TAF).

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Le ministre a defendu bec et ongle son projet de loi à l’Assemblée national.  les raisons qui motivent, selon lui, ce projet de loi sont nombreux.

Le ministre a indiqué que les societés de telephonie qui opèrent au Mali réalisent des benefices énormes mais les populations ne profitent pas assez de ces ressources.

C’est surtout pendant la crise, indique -t-il que les societés de telephonie (Orange-Mali et Malitel) ont réalisé leurs meilleurs résultats.

D’autres secteurs, a-t-il rappelé, ont egalement réalisé des bons résulttats, mais en dents de scie comme c’est le cas de l’or.

A en croire le ministre, les deux societés de téléphonie ont un chiffre d’affaires global de 500 miliards F CFA.  Mais les actions dans ces societés  sont majoritairement détenus par des étrangers. Elles réalisent  annuellement, chacune, au moins un benefice de 150 miliards FCFA et les deux tiers de ces bénéfices sont investis à l’exterieur.

C’est pour ces raisons et d’autres encore que le gouvernement a decidé de revoir la politique de taxation des activités de ces societés. C’est pourquoi, le gouvernement a initié un projet de loi portant modification du Code général des impots en  procèdant à l’augmentation de taxes sur réseau de télécommunication ouverts au public (TARTOP) et de la taxe sur les activités financières (TAF) qu’effectuent les opérateurs de téléphonie. Il n’est un secret pour personne, explique le ministre, que ces societés pratiquent des activités nouvelles qui n’etaient pas les leurs au moment de l’achat des licences. Il s’agit entre autres de la vente de telephones, des activités financières comme Orange Money, mobiscah, etc.

Pour Mamdou Igor Diarra, il est temps que ces societés contribuent davantage au developpement de notre pays. Le projet de loi fixe  désormais la TAF à 17% et  la TARTOP à 5%. Ces taxations auront des incidences positives sur les recettes fiscales de l’Etat. Rappelons que l’augmentaion de la TAF permettra, selon le ministre, d’avoir des recettes additionnelles de 1,95 milliards FCFA et celle de la TARTOP à 5% prévoit des recettes fiscales de 18,99 milliards FCFA en 2016 et 20,84 milliards FCFA en 2017.

Pour atteindre les résultats escomptés, le ministre Mamadou Igor DIARRA a assuré que le gouvernement va se donner les moyens  de bien contrôler les activités des sociétés de téléphonie.

Face à ces mesures de taxation prises par le  gouvernement, certains députés de l’opposition et de la majorité craignent que cela n’entraine une augmentation du coût de la communitaion chez les usagers de la téléphonie.

Malgré ces reticences, le projet de loi a été adopté par l’Assemblée nationale à 105 voix pour, zéro contre et 20 abstentions.

A.Berthé

Source: Autre presse

Élections a la chambre de commerce et d’industrie du Mali : La lettre du ministre qui disqualifie Mamadou Tiéni Konaté

C’est un secret de polichinelle, les prochaines élections à la chambre de commerce et d’industrie seront d’une apprêté à la mesure des grandes manœuvres auxquelles certains acteurs ont souscrit.

Comme c’est le cas du président transitoire, Mamadou Tiéni Konaté, qui semble s’inscrire dans la défiance de l’autorité qui, pourtant,  lui dénie toute qualité de candidat éligible.

Aussi biscornu que cela puisse paraître, les manœuvres de l’actuel président de la transition de la Ccim, à vouloir  paraître dans un beau jour pour séduire la communauté commerçante, soulève bien d’impondérables  qu’il faille remettre dans leurs contextes originaux pour mieux appréhender  la gravité,  pour autant qu’on veuille s’inscrire dans la légalité républicaine.

Tout cela pour rappeler aux bons souvenirs des agitateurs des temps modernes, que c’est à la suite d’un constat de fait,  de la fin de la mandature  du Président JeamilleBittar,  que fit mis en place un bureau transitoire dirigé par Mamadou Tiéni Konaté. Jusque là rien d’anormal ! Puis vint les ambitions nourrit au confort d’Etat et au goût du lucre et qui s’exacerbèrent avec l’entrée en scène de courtisans dont l’influence finit par convaincre l’actuel dépositaire de la cime commerciale et industrielle, Mamadou Tiéni Konaté,  du bien fondé de sa candidature à cette élection consulaire.

Même si l’intéressé, pour  l’heure, ne pipe mot de tout cela, il reste que la posture affichée par  ce dernier à travers ses prises de position, somme toute, alambiquées laisse supposer que la caque sent le hareng. Mais il suffit de remonter le temps pour se rendre à l’évidence qu’il y a bien un appel à la retenue donc à la mise en berne d’une supposée candidature du président Konaté.

En effet, par une lettre datant d’août 2012, le ministre du commerce des mines et de l’industrie, Ahmadou Touré, tutelle de la CCIM au moment des faits, écrivait  ceci,  à l’attention du président du groupement des commerçants maliens : « J’ai l’honneur de vous informer que le conseil des ministres du mercredi 1er août 2012, a décidé de la mise en place d’un bureau consensuel de transition à la chambre de commerce et d’industrie du Mali, ce –au regard des dates de fins de mandats de l’ actuel bureau de la CCIM et de son assemblée consulaire de transition depuis ce 31 juillet 2012. Au regard de ce qui précède, je vous demande de me faire parvenir la liste de six (6) noms représentatifs de toutes les tendances de votre camps pour être vos représentants désignés dans le futur bureau consensuel de transition de la CCIM.

Le président de ce bureau non candidat aux prochaines élections de la CCIM, sera désigné par le premier ministre, chef du Gouvernement, à qui le dossier est désormais transféré pour compter de ce 1er Aout 2012 ». Voilà qui est clair ! Et autant que nous sachions, aucune disposition contraire n’est venue remettre en cause cet engagement de l’Etat à travers un ministre de la République .La continuité de l’Etat  étant une lapalissade, c’est de droit voire  même d’autorité que les gouvernants doivent décourager toute velléité  tendant à porter atteinte à la sérénité et donc à la moralité des prochaines élections. Il y va de leur crédibilité. Aujourd’hui, le constat est que les manœuvres dilatoires ont pris une tournure aux couleurs du temps que nous vivons. Au nom d’une pseudo-réconciliation entre les acteurs du secteur privé, certaines entités se sont lancées dans une aventure savamment orchestrée dont l’aboutissement  sournois, n’est rien moins que la production d’une liste consensuelle de candidatures qui fera bien les choux gras de ses commanditaires.

L’astuce saute à l’œil. La réconciliation entre acteurs dont il s’agit,  semble être bien derrière, depuis la rencontre entre le groupement des commerçants et les détaillants, tenue le 04 février 2015. Depuis cette date, aucun différend n’oppose  désormais les organisations professionnelles issues des élections de 2006.

La grande question qu’on se pose aujourd’hui est de savoir,   comment conjurer la désaffection des opérateurs économiques vis-à-vis de ces élections ? Pour beaucoup, la réponse à cette question  réside dans la volonté des autorités à lever les limitations réelles du ‘’ droit au vote’’ notamment celle liées à la qualité d’électeur et de l’éligibilité du candidat conditionnée par une régularité de 3 ans à l’INPS pour le premier cas et de 5 ans pour le second cas.

Une mesure très restrictive à une participation  massive aux élections .A l’Etat donc de   rester  vigilant et de souscrire  pleinement à l’équidistance  qui demeure l’un des ferment de sa mission régalienne.

Amadou SANGHO

 

source :  Le Prétoire

Douanes maliennes : Le bureau de Diboly victime de sa performance

C’est le moins que l’on puisse dire, le bureau secondaire des douanes de Diboly est aujourd’hui, incontestablement l’un des bureaux de douanes le plus performant de notre pays en termes de recettes. Cette performance attire tout naturellement des jaloux, qui ne ménagent aucun effort pour essayer de dénigrer le chef de ce poste et son équipe, en voulant remettre en cause sa crédibilité et son intégrité morale.

Des rumeurs folles ont déferlé la chronique la semaine dernière sur des prétendues détournements des frais de dédouanement de 50 citernes et que les responsables se sont partagés. Cette information a été reçue au niveau des douanes avec beaucoup de surprise et d’étonnement. Pour le chef de brigade de la douane de Diboly, Minamba Traoré, très stupéfait, que nous avons rencontré dans son bureau, c’est un tissu de mensonges sans aucun fondement. Il soutient que le bureau de Diboly est un bureau secondaire. Il ne peut faire de dédouanement excédant 3,5 millions de F Cfa de valeur. Diboly n’a pas vocation à dédouaner une citerne encore moins 50 citernes. Même un litre de carburant n’est dédouané ici. Les autorités ont créé un bureau spécialisé chargé des hydrocarbures dénommé Bureau des produits pétroliers (BPP) à Bamako dont le chef de bureau est l’Inspecteur Mamadou Traoré épaulé par son chef de Brigade YacoubaKatilé actuel Secrétaire Général de l’Untm. En plus de ce bureau spécialisé, l’Etat a créé l’Office National des produits pétroliers, aujourd’hui dirigé par un douanier chevronné ZoumanaMory Coulibaly. Une répresentantion du bureau des produits pétroliers se trouve au niveau de chaque région. C’est cette structure qui est chargée de la gestion des marchandises liquides. Et tout le flux est étroitement surveillé par l’Onap. C’est dire donc que le bureau secondaire de Diboly se charge seulement de la conduite et la mise sous douane en tant que bureau d’entrée, a indiqué le douanier.  Les droits desdits citernes ont été payés dans les caisses de l’Etat. M. Traoré s’est demandé comment des agents peuvent dédouaner des citernes et se partager l’argent de l’Etat dans un système informatisé ? Le plus révoltant dans cette histoire, fait savoir le chef de Brigade Minamba Traoré, est qu’au moment où on parlait de la disparition de ces citernes, certains étaient encore sous douane à Diboly. Mais ce qui est constant, toutes ces citernes ont non seulement réglé tous les droits dûs à l’Etat mais ont toutes quitté Diboly. Il ajoutera qu’il arrive des fois où, certains camions échappent à la vigilance des douanes, mais ils sont traqués et ramenés pour se mettre en règle en plus de l’amende qu’ils doivent payer. C’est ainsi que son bureau à fait un contentieux de 200 millions de nos francs dans de telles affaires. Bref, c’est une information carrément tirée par les cheveux. Tous ceux qui connaissent les rouages des douanes savent que cela est impossible. A défaut d’être un initié, l’on peut quand même se renseigner avant de balancer de telles informations ridicules à dormir débout, conclu le chef de brigade.

Diboly victime de sa performance

C’est avec beaucoup de tact et d’expérience que l’Inspecteur Papa Sean Keïta, douanier chevronné dans les rouages, gère le bureau secondaire de Diboly. Depuis son arrivée à la tête du bureau de Diboly, la performance a toujours été au rendez-vous. Ainsi de  mois en mois, les recettes sont passées de 1,6 milliard à plus de 2 milliards de nos francs pour le mois d’avril 2015. Une première dans les annales des Douanes maliennes. Précédemment en poste à Nara où, il a fait passer les recettes de 1 millions de F Cfa à 60 millions de F Cfa, Papa Sean Keita comme tout secret, nous confie que ce n’est ni de la magie ou de la providence, mais juste une question de bon sens et de méthode de travail. Selon le chef de bureau, il suffit seulement de traiter les agents en partenaires, les mettre dans les conditions de travail et de bannir certaines pratiques néfastes. Cela consiste tout simplement à remettre les choses dans leurs contextes, quelle qu’en soit la nature de votre fonction, vous payez les droits de douanes avant de bouger. Ce qui n’était pas le cas avant. Cela a permis aujourd’hui, de faire de Diboly, le 4ème grand pourvoyeur de recettes de la douane malienne. C’est donc normal que les convoitises fusent de partout. L’homme très humble affirme n’avoir pas besoin de flatterie pour son travail, car c’est la raison pour laquelle, il est là. C’est sa mission et il est fier de l’exécuter dans l’intérêt supérieur de la nation.

Aujourd’hui, le bureau de Diboly est l’un des corridors les plus sollicités de notre pays. Il traite plus de 300 véhicules par jour qui sont repartis entre tous les bureaux des douanes du pays. Malgré cela, il arrive de voir une file de camions sur plusieurs kilomètres.  L’objectif du chef de bureau et de son équipe aujourd’hui, est d’arriver à zéro véhicule en souffrance.

Un fait regrettable aujourd’hui, à Diboly est le manque de parc de stationnement pour les camions qui sont obligés de se garer parfois tout au long la route nationale RN1. Cela créé un danger permanent pour les autres usagers. Les autorités sont interpellées sur la question, car un bureau comme Diboly mérite d’avoir un parc de stationnement digne de ce nom.

Harber MAIGA, Envoyé spécial

source :  Le Prétoire

Revue du secteur des mines et de l’énergie pour l’année 2014 : Un financement global acquis de 47,3 milliards de FCFA

La revue du secteur des mines et de l’énergie, pour cette année, concernera 22 projets, 6 pour les mines et 16 pour l’énergie, avec un financement global acquis de 47, 3 milliards de FCFA et un décaissement total de 22,8 milliards de FCFA.

L’information a été donnée aux cours de la revue sectorielle des mines et de l’énergie, organisée le jeudi 14 mai au Cres de Badalabougou par les deux départements. C’était en présence des Ministres des Mines et de l’Energie, respectivement Boubou Cissé et Mamadou Frankaly Kéita et du Directeur de la Cellule de Planification et de Statistique (CPS) du ministère des Mines, Mohamed Ouédraogo.

Dans son discours introductif, le Directeur de la CPS dira qu’il s’agissait d’examiner durant 2 jours le rapport de mise en œuvre du Budget – Programmes, des Projets et Programmes et des indicateurs du CSCRP des deux départements pour 2014.

A l’ouverture des travaux, le Ministre des Mines a déclaré que, malgré la conjoncture économique difficile, marquée par la chute du cours de l’or depuis près de deux ans et le renchérissement des coûts de l’énergie, la contribution du secteur des mines et de l’énergie est restée à hauteur de souhait.

Avec une production de 49,865 tonnes d’or, l’apport agrégé des mines au Trésor public demeure supérieur à 200 milliards de FCFA en 2014, avec une part dans le PIB normal estimée à environ 6% et 68% des exportations totales, a en croire Boubou Cissé. Il soulignera aussi que les sociétés minières participent de plus en plus au développement communautaire, à travers la construction d’infrastructures et le financement de divers projets structurants.

Dans le domaine de l’énergie, de gros efforts ont été consentis pour la couverture des besoins en énergie électrique des populations et des industries. La qualité du service public de l’électricité a été améliorée, grâce au financement des capacités de production, l’extension des réseaux, la promotion de l’électrification en milieu rural et le développement des sources d’énergie renouvelables.

La revue sectorielle de cette année se tient sous de bons auspices, avec l’ouverture d’une nouvelle mine à Kofi, le 24 avril 2015, et l’autorisation de l’Assemblée nationale pour la ratification de l’Accord de prêt, d’un montant de 25 milliards de FCFA, auprès de la BOAD, pour la réhabilitation du barrage de Sélingué, de 462 MW de capacité, et de celui de Sotuba, d’une puissance de 5,7 MW, a affirmé Boubou Cissé.

Dans cette perspective, dira t-il, plusieurs actions devraient se concrétiser à partir de 2015, dont, pour le secteur des mines, l’ouverture de 4 mines industrielles d’ici 2018, dont une de taille mondiale, la révision du Code minier, la valorisation des indices de polymétaux (cuivre, chrome, plomb et nickel) dans les zones de Kadiana et de Teichibé, le retour des opérateurs pétroliers au niveau du bassin de Taoudenni et la pose de la première pierre de la nouvelle Ecole Africaine des Mines.

Pour le secteur industriel, il s’agira du démarrage des activités de l’Agence des Energies Renouvelables du Mali, de l’équipement de 30 villages du cercle de Kita en systèmes d’énergies renouvelables, de la réalisation du projet d’électrification rurale de 30 localités par le fonds Abou Dahbi et la réalisation du projet d’un Centre national de Conduite de Bamako, a conclu le ministre des Mines.

Adama Bamba

SOURCE /  22 Septembre

HAUSSE DES SALAIRES : Quel impact sur le pouvoir d’achat ?

Les salariés de l’administration relevant du code du travail, du personnel enseignant contractuel de l’Etat et du personnel enseignant contractuel des collectivités territoriales verront, à partir de juillet avec un différé de six mois, une augmentation de 10 % et de 20 % en 2017. Cette mesure va-t-elle permettre aux Maliens de respirer et d’améliorer leur pouvoir d’achat ? Va-t-elle aider à améliorer leur niveau de vie ?

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Selon Moussa Kéita, enseignant contractuel des collectivités territoriales, tout dépendra de l’évolution de l’inflation qui suivra l’augmentation salariale. A ses dires, si le taux d’inflation reste à un niveau raisonnable, on peut s’attendre à une amélioration du niveau de vie des travailleurs et l’autre facteur qui risque d’affecter le pouvoir d’achat c’est la hausse des prix de produits de consommation. « Il ne faut pas que les prix des denrées alimentaires augmente sinon ça n’aura aucun impact« , dit-il.

Mamadou Berthé, comptable, fonctionnaire d’Etat pense le contraire. Pour lui, le véritable problème des Maliens c’est qu’ils aiment vivre au-dessus de leurs moyens. « Quand un Malien gagne 50 000 F CFA par mois, il veut vivre comme quelqu’un qui a 250 000 F CFA par mois. Sur tous les plans, il veut imiter celui-ci. Voilà le problème. Il n’est pas que pécuniaire mais c’est un problème organisationnel. Je prends l’exemple sur moi-même. Je fais tout pour vivre avec mon salaire et limiter les gaps financiers et je ne me plains pas trop. Quand le gouvernement décide d’augmenter les salaires, vous verrez que beaucoup vont payer des véhicules de luxe, chercher à construire de belles maisons ou à se remarier alors que cela contribuera à élever leur niveau de vie à tel point que le nouveau salaire ne peut pas suffire« , témoigne-t-il.

Adama Traoré, un économiste qui travaille dans une banque, explique que l’amélioration des conditions de vie va dépendre de plusieurs facteurs. « Le Mali importe une grande partie de ses produits de consommation. Or, qui dit importation, dit fluctuation du taux de change, ce qui peut influer sur les prix surtout du carburant qui est beaucoup utilisé au Mali. Aussi, le marché n’est pas maîtrisé par le gouvernement« , souligne-t-il.

Conclusion : l’augmentation salariale n’influencera pas trop, comme le soutiennent certains travailleurs, sur la condition de vie des travailleurs tant que les prix des denrées alimentaires nécessaires comme le sucre, le mil, le riz, le lait, la viande…. ne sont pas maîtrisés par les autorités.

 

CONDITION DE VIE DES TRAVAILLEURS

L’Etat augmentera les salaires de 20 % d’ici 2017

 

Le 1er mai, le gouvernement du Mali a annoncé une augmentation salariale de 20 % du personnel de l’administration. Le taux des allocations familiales sera également porté à compter du 1er juillet 2015 à 3500 F CFA par mois et par enfant au lieu de 1500 F CFA et 4000 F CFA par mois et par enfant vivant avec un handicap.

 

L’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM), la plus grande centrale syndicale du Mali, a réussi un grand coup l’année dernière. Elle a pu obtenir du gouvernement et du Conseil national du patronat du Mali (CNPM) un accord qui prend en compte l’augmentation du salaire minimum interprofessionnel garanti (Smig), du taux des allocations familiales, la valeur du point d’indice…

Pour honorer ses engagements, le gouvernement lors du conseil de ministre du mercredi 29 avril 2015, a adopté un projet de décret portant majoration des traitements indiciaires des fonctionnaires et des salaires de base du personnel de l’administration relevant du code du travail, du personnel enseignant contractuel de l’Etat et du personnel enseignant contractuel des collectivités territoriales, un projet de décret fixant le salaire minimum interprofessionnel garanti et un troisième projet de décret fixant le taux des allocations familiales.

Le taux du Smig est porté à 35 000 F CFA à compter du 1er janvier 2015 et à 40 000 F CFA à compter du 1er janvier 2016. Les traitements indiciaires des fonctionnaires et les salaires de base du personnel de l’administration relevant du code du travail, du personnel enseignant contractuel de l’Etat et du personnel enseignant contractuel des collectivités territoriales sont majorés de 10 %, 3 % et 7 % respectivement pour compter du 1er janvier 2015, du 1er janvier 2016 et 1er janvier 2017, soit 20 % globalement. Le taux des allocations familiales est porté à compter du 1er juillet 2015 à 3500 F CFA par mois et par enfant et 4000 F CFA par mois et par enfant vivant avec un handicap.

Ces augmentations annoncées par le gouvernement s’inscrivent, d’une part, dans le cadre de l’amélioration des conditions de vie des travailleurs mais, d’autre part, pour réduire la corruption dans notre pays.

Les dernières augmentations qui ont porté le Smig à 28 460 F CFA, remontent à 2004. Celles qui ont porté la valeur du point d’indice à 330,75 F CFA et les allocations familiales à 1500 F CFA par enfant remontent à 2008.

Pendant toute cette période, les salaires de base des personnels contractuels de l’Etat, de l’enseignement et des Collectivités territoriales n’ont pas connu d’augmentation

 

 

UNTM

Les commentaires du SGA

 

Selon le numéro 2 de Yacouba Katilé, secrétaire général de l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM), tant que le cout du marché ne sera pas maitrisé par les plus hautes autorités de notre pays, l’augmentation de salaire annoncée n’améliorera pas les conditions de vie des travailleurs.

 

Malgré l’augmentation de salaire annoncée par le gouvernement de la République du Mali, les syndicalistes restent sur le qui-vive et peuvent à tout moment déposer un autre préavis de grève pour demander de nouvelles majorations. C’est ce qu’à dit Maouloud Ben Kattra par rapport à l’augmentation des salaires de 20 %.

Selon lui, cette augmentation aura certes un impact positif sur l’amélioration des conditions de vie de l’ensemble des travailleurs du secteur publique et parapublique mais cette amélioration ne sera jamais satisfaisante à 100 % tant que le marché ne sera pas maîtrisé par les autorités.

« Tant que le cout du marché n’est pas maîtrisé par les plus hautes autorités de notre pays, l’UNTM sera toujours là pour faire de nouvelles revendications par rapport au relèvement de la valeur du point d’indice et de l’augmentation de salaires. Mais si le coût du marché est maîtrisé les travailleurs pourront bien jouir de leur salaire. Donc il ne faudrait pas que ce qu’on nous donne par la main droite soit récupéré par la main gauche. Il faut que le marché soit traité« , a-t-il indiqué.

Pour ce faire, il demande à la population d’être très vigilant et d’aider les autorités à faire face à la crise qui secoue notre pays depuis un moment.« Nous sommes pour la paix, mais non à la compromission, non à la répartition du pays, non à ceux qui veulent que l’intégrité du Mali soit bafoué car sans la paix il n’y a pas de développement« , a-t-il ajouté.

 

PORTRAIT

  1. C., catégorie « B » de la fonction publique

 

Moussa Coulibaly est un fonctionnaire de la catégorie « B«  dont l’indice est de 250 avec 330,75 F CFA de point d’indice. A vec l’augmentation annoncée, il gagnera 91 000 F CFA au lieu de 82 688 F CFA.

 

L’augmentation salariale est bien perçue par Moussa Coulibaly, un fonctionnaire de catégorie « B« . Père de douze enfants dont un handicapé physique et mari de deux femmes, il remercie l’UNTM pour avoir résisté lors des négociations.

En juillet prochain, date effective de l’application de cette nouvelle mesure, sa vie changera énormément. Son ancien indice 250, avec 330,75 F CFA de valeur d’indice, lui faisait gagner 82 688 F CFA comme salaire de base.

Au 1er janvier 2015 avec la valeur 364 F CFA, il gagnera 91 000 F CFA comme salaire de base, soit une différence de 8313 F CFA.

42 000 F CFA au titre d’allocation familiale contre 18 000 F CFA, soit 24 000 F CFA de plus par mois. Le plus intéressant pour lui sera le rappel de six mois d’augmentation. C’est-à-dire de janvier à juin 2015.

  1. Coulibaly voit déjà l’amélioration de sa condition de vie et l’amoindrissement des pressions familiales. « Pour le paiement des cotisations scolaires des enfants, je ne fournirais pas trop d’efforts. Je pourrais mieux gérer mon foyer et ça se sentira d’ailleurs au niveau du panier de mes femmes« , se réjouira M. Coulibaly.

Dossier réalisé par

Réalisé par Sory I. Konaté

source : Autre Presse

Secteur mines et énergie : ACQUIS SUBSTANTIELS ET PERSPECTIVES PROMETTEUSES

Malgré une conjoncture économique difficile marquée par la chute des cours de l’or depuis près de deux ans et le renchérissement des coûts de l’énergie, la contribution de ce secteur est restée à hauteur de souhait dans le développement économique et social du pays

Boubou Cisse ministre industrie mine

Le ministre des Mines et de l’Energie, Boubou Cissé et son collègue en charge de l’Energie et de l’Eau, Mamadou Frankaly Keïta ont coprésidé hier à l’ex-CRES l’ouverture officielle de l’atelier de la revue du secteur mines et énergie organisé par la Cellule de planification et de statistique (CPS) desdits départements. C’était en présence du directeur de la CPS, Mohamed Ouédraogo et de nombreux directeurs des services centraux.
Cette revue des projets et programmes donne l’occasion de faire l’état de mise en œuvre de l’ensemble des politiques et stratégies sectorielles au cours de l’année 2014, a indiqué le ministre des Mines. Il s’agit d’un exercice qui permet de mettre en œuvre les conclusions de l’étude relative à la mise en place d’un dispositif harmonisé et opérationnel de tenue des revues à savoir, la revue du budget programmes, la revue des projets et programmes et la revue des indicateurs du Cadre stratégique pour la croissance et la réduction de la pauvreté (CSCRP) ainsi que leur alignement sur le processus budgétaire de l’année en cours a t-il expliqué.
Boubou Cissé a précisé ensuite que la revue du secteur des mines et de l’énergie de cette année va concerner 22 projets dont 6 pour les mines et seize 16 pour l’énergie avec un financement global acquis de 47,3 milliards Fcfa et un décaissement total de 22,8 milliards Fcfa.
Durant les travaux, les participants examineront le rapport de mise en œuvre du budget – programmes, des projets et programmes et des indicateurs du CSCRP des deux départements respectifs en 2014 pour identifier les difficultés rencontrées dans leur mise en œuvre et faire des propositions de solutions pour les résoudre.
Pour illustrer la place qu’occupe le secteur des mines et de l’énergie dans le développement économique et social de notre pays, Boubou Cissé a rappelé que malgré une conjoncture économique difficile marquée par la chute des cours de l’or depuis près de deux ans et le renchérissement des coûts de l’énergie, la contribution du secteur des mines et de l’énergie est restée à hauteur de souhait. Avec une production de 49,865 tonnes d’or, l’apport agrégé des mines au trésor public était supérieur à 200 milliards Fcfa en 2014 avec une part dans le PIB nominal estimé à environ 6% et 68% des exportations totales.
Le ministre des Mines s’est réjoui du fait que la revue sectorielle de cette année se tient sous de bons auspices avec l’ouverture d’une nouvelle mine à Kofi (24 avril 2015) et l’autorisation de l’Assemblée nationale pour la ratification de l’accord de prêt d’un montant de 25 milliards Fcfa auprès de la BOAD pour la réhabilitation du barrage de Sélingué d’une capacité de 46,2 MW et celui de Sotuba d’une puissance de 5,7 MW.
Ces bonnes perspectives sont les fruits des efforts inlassables des travailleurs du secteur pour l’émergence de notre pays à l’horizon 2018, a souligné Boubou Cissé qui a annoncé également que plusieurs actions devraient se concrétiser à partir de 2015 dans les deux secteurs. Pour le secteur des mines, il a annoncé l’ouverture prochaine de 4 mines industrielles d’ici 2018 dont une de taille mondiale, la révision du code minier pour son adaptation à l’évolution actuelle, la valorisation des indices de métaux (cuivre, plomb, chrome et nickel) dans les zones de Kadiana et Teichibe, le retour des opérateurs pétroliers au niveau du bassin de Taoudeni, le début des travaux du nouveau laboratoire du PDRM, la pose de la première pierre de la nouvelle Ecole africaine des mines ainsi que l’audit du cadre institutionnel du secteur minier.

30 LOCALITES. Pour le secteur énergie, il s’agira du démarrage des activités de l’Agence des énergies renouvelables du Mali (AER-Mali), l’équipement de 30 villages dans le cercle de Kati par des systèmes d’énergies renouvelables dans le cadre du partenariat avec Plan Mali, la réalisation du projet d’électrification rurale de 30 localités par le Fonds Abu Dhabi, la réalisation du Centre national de conduite (Centre de dispatching) de Bamako, la poursuite de la mise en œuvre du Projet d’appui au secteur de l’énergie (PASE) pour le renforcement du réseau de transport et de distribution de l’électricité et l’efficacité énergétique.
Boubou Cissé s’est ensuite dit satisfait de constater que dans le cadre de leurs engagements contractuels, les sociétés minières participent de plus en plus au développement communautaire à travers la construction d’infrastructures ainsi que le financement de divers projets structurants. Pour augmenter et consolider cet apport, la politique de développement du secteur minier en cours de préparation se propose de donner une nouvelle impulsion à l’industrie minière à travers la diversification des zones d’exploration et la recherche de nouvelles substances porteuses, l’intensification des travaux de cartographie et d’inventaire minier, le développement des petites mines et l’encadrement de l’orpaillage, a ajouté le ministre des Mines.
Boubou Cissé a indiqué aussi que dans le domaine de l’Energie, de gros efforts ont été réalisés pour la couverture des besoins en énergie électrique des populations et des industries. La qualité du service public de l’électricité a été améliorée grâce au renforcement des capacités de production, l’extension des réseaux, la promotion de l’électrification en milieu rural et le développement des sources d’énergie renouvelables.
Il a précisé à ce propos que le taux d’accès à l’électricité au niveau national atteint 34,89%. En milieu urbain, ce taux grimpe à 71,2% et atteint 17,39% en milieu rural. Le nombre des abonnés à l’électricité au niveau d’EDM-sa est passé de 313.621 en 2013 à 346.978 en 2014. La production brute d’électricité a augmenté de 1096,84 à 1457,94 GWh de 2010 à 2014 soit un accroissement annuel de 7,37%.
Le ministre des Mines a annoncé aussi que les travaux de champs solaires photovoltaïques associés à des groupes thermiques diesels (centrales hybrides) sont terminés à Koro, Bankass, Tominian et Ouélessébougou. Une centrale est en cours de réalisation dans la ville de Nara.
Le système hybride participe pleinement à l’atteinte de l’objectif prioritaire des départements des Mines et de l’Energie qui est de satisfaire les besoins énergétiques des populations. Il sera bientôt élargi à l’ensemble des autres centres isolés d’EDM-SA et en milieu rural sous la gestion de l’AMADER, a promis le ministre Cissé.
A. TOURE

source : L Essor

5ème revue sectorielle conjointe du secteur agricole : Cerner les défis et identifier les problèmes du secteur

La 5ème revue sectorielle conjointe du secteur agricole a regroupé le lundi 11 mai au CICB les techniciens du développement rural, les acteurs de la profession agricole et les partenaires techniques et financiers.

La revue sectorielle conjointe du secteur du Développement rural a été instituée pour asseoir une bonne gouvernance du secteur agricole. Elle se matérialise par l’appropriation de l’Etat de l’ensemble des politiques, programmes et stratégies de développement, l’alignement des PTF sur les procédures et programmes nationaux, l’harmonisation des différents partenaires au développement, la gestion axée sur les résultats et la responsabilité mutuelle.

Dans son mot de bienvenue, le directeur de la cellule de planification et de statistique du secteur du développement a rappelé le processus qui a abouti à la présente rencontre. Aboudiem Touré a cité, entre autres, les ateliers préparatoires de la 5ème revue, d’actualisation des cadres de dépenses, de la validation de la 15ème revue et le bilan de la campagne.

Le coordonnateur des partenaires techniques et financiers (PTF) du groupe thématique «  Economie agricole et rurale  » (EAR), Paul Noumba Um, a félicité le gouvernement pour ses actions de promotion du secteur agricole. Il a cité la politique du développement agricole, l’élaboration d’une loi foncière et la mise en place du Fonds national d’appui à l’Agriculture. Toutefois, le représentant de la Banque mondiale dans notre pays a dit que les revues passées ont permis aux différents acteurs de s’accorder sur l’essentiel en terme de vision, de stratégie et de cohérence dans les interventions dans le secteur agricole. Le chef de file des PTF du développement rural a réaffirmé l’accompagnement des partenaires dans la mise en œuvre des nouveaux chantiers, dont celui des agropole. En outre, Paul Noumba Um a souhaité que le gouvernement s’investisse dans certaines réformes pour  atteindre une croissance agricole accélérée et créatrice d’emplois. Il a cité notamment la gestion de l’eau, le réexamen du statut des missions et attributions de l’ON, les subventions des intrants au secteur du coton et à l’amélioration du climat des investissements agricoles.

Dans son intervention, Dr Bocary Treta a salué l’accompagnement des partenaires au développement du secteur agricole. En effet, le ministre a souhaité que cet accompagnement se fasse dans le respect des choix politiques élaborés par l’Etat souverain du Mali. Le chef du département a saisi l’occasion pour rappeler les efforts déployés par ses services techniques pour améliorer la gouvernance du secteur agricole, la lutte contre la corruption, l’amélioration de la qualité des engrais et la promotion des investissements dans le secteur agricole. Pour soutenir cela, Dr Treta a énoncé les mesures prises dans certains projets, programmes et audits initiés par son département.

Le chef du département a cité également l’envoi des échantillons dans les laboratoires nationaux et sous-régionaux afin de contrôler la qualité des engrais utilisés. Ces mesures, soutient le ministre, visent à améliorer la qualité des engrais. Toute chose qui va contribuer à augmenter les revenus des producteurs et à lutter contre la pauvreté, a fait savoir Bocary Treta.

Moussa SIDIBE 

Source: L’Indépendant

Relation institutionnelle : Le Conseil économique social et culturel à la Cour constitutionnelle

En début de semaine, le Conseil économique social et culturel (Cesc) a rendu une visite de courtoisie à la Cour constitutionnelle. Au cours de cette visite qui a permis une prise de contact entre les deux institutions, le  Cesc a présenté son bureau aux juges constitutionnels.

A l’occasion, le président du Cesc, Boulkhassoum Haïdara indiquera que son institution n’est pas visible. Ses actions restent méconnues du grand public. C’est pourquoi, expliquera-t-il, il y a des reformes en vue. La prochaine session sera consacrée à la relecture des textes et le recueil va attendre.

Consciente de l’important rôle que joue le Cesc dans la bonne marche du pays, la présidente de la Cour constitutionnelle a assuré le Conseil économique social et culturel de sa disponibilité à l’accompagner. Partant, elle a rappelé certaines missions du Cesc : éduquer, être sur le terrain pour informer les populations et répondre à toutes les attentes. Alors la Cour ne peut que les accompagner, ajoutera-t-elle. Avant d’inviter l’équipe de Haïdara à s’investir pour sauver le Mali.

Après la Cour constitutionnelle, les responsables du Conseil économique social et culturel se sont rendus à la Haute cour de justice le mardi 12 mai. Selon le président du Cesc, Boulkhassoum Haïdara, cette rencontre est une visite de courtoisie, d’amitié et de prise de contact. Pour la circonstance, il a expliqué sa mission constitutionnelle qui consiste aussi à examiner les projets de loi qui ont un sens très économique, social et culturel. Creuset de la société civile, son institution recueille des collectes et données concrètes. Une mission très délicate tant à l’intérieur qu’à l’extérieur. Pour mener à bien ses missions, il a en projet des réformes pour la prochaine session.

Pour sa part, le président de la Haute Cour de justice, Abdramane Niang a aussi présenté son institution qui, essentiellement, s’occupe de juger le Président de la République et les ministres accusés de crime selon les  dispositions constitutionnelles.

Oumar KONATE

Source:  Le Prétoire

Affaire Wac-Bhm : Les éclaircissements d’Aguibou Boiré, secrétaire général du syndicat de la BHM

La Cour de justice de l’OHADA, juridiction supranationale, qui est au-dessus des juridictions nationales des pays membres de l’Ohada dont les décisions sont insusceptibles de recours, a définitivement tranché entre la Banque malienne de l’habitat du Mali (BHM) et Wac. Elle donne définitivement raison à la BHM.

Selon Aguibou Boiré, secrétaire général du bureau syndical de la BHM, la Cour de justice de l’Ohada a définitivement tranché entre la BHM et Wac. Dans un entretien qu’ils nous accordé,, il a expliqué que l’Arrêt n° 038/2015 de la Cour date du 27 avril 2015 n’est pas susceptible de recours.

Cet Arrêt confirme, dit-il, sans possibilité de recours, la créance de la BHM sur  Waic. Il valide aussi l’hypothèque judiciaire formalisée au profit de la BHM sur les titres fonciers, objet du programme immobilier «La Mangueraie». Cet Arrêt annule également deux décisions préjudiciables à la BHM: un jugement du Tribunal de la Commune IV de Bamako qui refusait de valider les hypothèques judiciaires susvisées au profit de la BHM et un Arrêt de la Cour d’Appel de Bamako qui confirmait ce jugement. L’Arrêt de la CCJA ôte enfin tout effet à celui en date du 5 mars 2015 par lequel la Cour suprême du Mali avait annulé le titre de créance de la BHM sur Waic au motif que  Haïdara (directeur de WAIC) et Mamadou Diawara (ex-PDG de la BHM) avaient été condamnés par la Cour d’Assises à payer les mêmes montants à la BHM.

Désormais, malgré l’Arrêt de la Cour suprême, la BHM détient un titre de créances à travers l’Arrêt de la CCJA qui, faut-il le rappeler, a un degré supérieur à la Cour Suprême du Mali. L’Etat malien a exercé un recours en tierce opposition contre l’Arrêt de la Cour suprême qui, en annulant le titre de créances de la BHM, a porté atteinte aux intérêts de l’Etat, la BHM étant une banque étatique. Que ce recours étatique aboutisse ou non, nul ne peut plus nier la créance de la BHM sur WAIC. L’Arrêt de la CCJA consacre donc pour de bon la victoire du droit et de la vérité.

Il faut par ailleurs rappeler que Ismaïla Haïdara, revendeur de véhicules d’occasion, en son temps, a proposé à la BHM-SA d’introduire des investisseurs allemands, à travers le financement de la promotion immobilière objet principal de la BHM.

Au terme d’une Convention de partenariat, après avoir créé une société de droit Malien dénommée Waic avec un Allemand, F. Konrad Gutman, signée avec la BHM, il s’était engagé à financer intégralement le programme immobilier «Mangueraie» propriété de Ifa Baco, au moyen de levée de fonds allemands.

Dans le montage, la BHM devrait simplement assurer la commercialisation du programme auprès de sa clientèle.

Après moult promesses (à travers des correspondances dont les copies sont disponibles) jamais tenues, Waic n’a pu mobiliser un copeck allemand, à tout le moins à travers les livres de la BHM. Entre-temps, les dirigeants de cette société (WAIC) avaient tiré plus de 7 milliards Fcfa sur les caisses de la BHM.

Il faut noter que ces avances en compte et autres prêts devraient être remboursés incessamment (selon les multiples promesses de M. HAIDARA et WAIC) par des promesses de financement en provenance d’Allemagne. C’est dans cette entrefaite que M. Mamadou Diawara, ex-PDG de la BHM, a été révoqué et M. Haïdara a cru à l’occasion rêvée de pouvoir nier tous ses engagements, en ignorance des règles élémentaires du droit des affaires (la preuve par tous moyens, notamment par une comptabilité régulièrement tenue). C’est cette tentative de nier ses engagements, alors même que les supports (chèques, ordres de virement etc.) des retraits existent, qui a conduit à toutes ces procédures dont l’épilogue est venue de la très haute et prestigieuse Cour Commune de Justice et d’Arbitrage d’Abidjan, comme il fallait s’y attendre.

Abdoul Karim KONATE

Source: Le Katois

Bonne gouvernance : Moussa Mara, un exemple à suivre !

1,150 milliard Fcfa économisé rien que sur le téléphone et l’eau ; des réalisations socio-économiques d’un montant de plusieurs centaines de milliards Fcfa

Ces performances hautement appréciables dans une république cotonnière sont à mettre à l’actif de Moussa Mara, ancien maire, ancien ministre, ancien chef de gouvernement. Le président du parti Yelema est un exemple de probité dans un contexte où les nouveaux arrivants se livrent bataille pour accéder aux postes de responsabilité afin de piller les ressources de l’Etat. Et c’est à ces prédateurs que Moussa Mara avait fait la leçon en déclarant ses biens à chaque fois qu’il acceptait une responsabilité ou s’en déchargeait. Mais ces ennemis de la Nation vont-il comprendre la leçon et suivre l’exemple du président Mara ?

Harouna COULIBALY

 

Source: Le Katois

APCAM : L’étau se resserre autour de Bakary Togola

Il avait le vent en pourpre sous Amadou Toumani Touré et ne craignait rien car il bénéficiait de la protection de ce dernier, qui le soutenait malgré ses sales affaires. Parmi celles-ci, une relative à l’étranger risque de péter sur son visage, et dont IBK ne serait pas prêt à le soutenir. Bakary Togola, puisque c’est de lui qu’il s’agit risque de méditer seul son sort. Est-il rattrapé par son passé ? Tout semble le montrer.

Bakary togola apcam

En effet, cette affaire qui risque d’écrouler Bakary Togola s’est passée il y a quelques années dans un pays occidental. En son temps, l’affaire avait suscité un tollé mais avec le soutien du prince de Koulouba à l’époque, il avait été masqué. Aujourd’hui, l’on revient à la charge et les carottes semblent cuites pour le président très controversé de l’APCAM Bakary Togola car le président IBK ne serait pas prêt à le protéger, celui-là même qui a placé son mandat sous le signe de la lutte contre la corruption et de la délinquance financière.

Il faut noter que ces faits précèdent également le ras-le-bol des cotonculteurs qui répugnent à Togola, suite à sa volonté de se maintenir illégalement au sein de la présidence de l’union nationale des producteurs de coton.

L’actuel bureau qui est à 8 ans (2007-2014) sans renouvellement, sous la houlette de Bakary Togola, veut se donner, sans élection, un nouveau mandat de 5 ans sous l’emprise de la substitution, depuis le 16 Mai 2013, de la loi susvisée, par l’acte uniforme OHADA sur le droit des  sociétés coopératives. Depuis la signature  d’une pétition signée par plus de 10 355 personnes, les cotonculteurs exigent aujourd’hui à Bakary Togola et son équipe l’audit interne et externe de l’union de 2007  à  2015, chose qui n’a jamais été faite et aussi le renouvellement de toutes les structures, de la base au sommet et non du sommet à la base.

Bakary Togola semble faire la sourde oreille à ce niveau, car comme pour montrer à Koulouba que les cotonculteurs sont derrière lui, il a organisé une journée au Centre International de Conférence. Echec et mat, car son objectif était qu’on voie tous les leaders à cette rencontre pour faire croire que tout va bien, mais aucun des leaders du collectif n’a honoré de sa présence. Cette alliance entend dans un bref délai tenir des assemblées à Koutiala et Sikasso. A suivre !

A.D

 

Source: Sirène

Lancement du programme SAPEP ET PRIA MALI : Pour l’éradication totale de la faim au Mali

Les membres du projet de renforcement de la résilience contre l’insécurité alimentaire et ceux du programme d’amélioration de la productivité agricole des petits exploitants en Afrique sub saharienne étaient au Centre International de conférence de Bamako le 07/ 05. Une cérémonie Présidée par le Commissaire à la sécurité alimentaire M.Nango Dembélé.

La présente cérémonie a enregistré la présence du représentant du Ministre du développement rural, de l’économie  et des finances, et du représentant  de la Banque Islamique pour le Développement.

La productivité agricole des exploitations familiales au cœur du développement rural est une opportunité d’amélioration  de la productivité agricole des exploitations familiales vulnérables.

Ces deux projets contribuent à assurer la subsistance des populations rurales, développer la capacité d’adaptation aux changements climatique des populations rurales vulnérables, à aider les décideurs nationaux et régionaux à disposer d’information nécessaire pour prévenir et gérer les crises alimentaires.

Le représentant de la BID dans son discours a souligné que cet événement s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la décision prise par le gouvernement du Mali de redynamiser la filière agricole par une agriculture de seconde génération avec une attention particulière accordée aux petits exploitant agricoles , et celui de renforcer la résilience des populations vulnérables qui devraient adapter leurs activités et systèmes de productions pour se prémunir contre les avaries occasionnées par les effets néfastes des changements climatiques.

L’objectif global visé est l’accroissement substantiel des revenus du petit paysan contribuant de façon significative à l’augmentation de la productivité des systèmes de production en régime pluvial et irrigué, opérés par les petits exploitants agricoles.

Par ailleurs il soulignera qu’on ne peut mieux répondre à crise économique et sociale qu’en mettant en place les conditions d’un développement durable et structurel, ce qui passe par le renforcement du secteur agricole par une agriculture de type nouveau à la portée du monde rural.

Nango Dembélé dira que SPEP ET PRIA MALI sont des programmes crées à l’initiative de la BID en faveur du soutien à tous les pays membres affectés par la crise alimentaire mondiale survenue en 2008 et 2009 pour les aider à faire face à la fois aux besoins urgents immédiats, mais aussi  à long terme. L’objectif spécifique de ces programmes est de rendre les agriculteurs et éleveurs moins vulnérables.

Boubacar Diam Wagué

Source: La Sirène

Forum des Investisseurs du PCDA : La mangue a rapporté au Mali, entre 2007 et 2014, plus de 60 milliards de FCF A

Le Mali peut asseoir son développement sur les filières agricoles pour lesquelles il jouit d’un avantage comparatif, comme la mangue. Deuxième produit agricole d’exportation du pays après le coton, elle a rapporté, entre 2007 et 2014, plus de 60 milliards de FCFA au Mali.

Ces chiffres ont été communiqués à l’issue du Forum des Investisseurs du PCDA, sur lequel les lampions se sont éteints le 13 mai 2015 à l’Hôtel Salam de Bamako. Organisé par le Programme de Diversification et de Compétitivité Agricoles (PCDA), ce forum, qui intervient deux mois avant la clôture du PCDA, a regroupé tous les intervenants de la filière mangue: producteurs, exportateurs et importateurs, transformateurs, banquiers et investisseurs privés et bailleurs de fonds des filières agricoles.

Il visait à recenser non seulement les opportunités d’affaires dans la filière mangue du Mali et à spécifier les accords commerciaux pouvant déboucher sur des contrats portant sur la filière mangue, mais aussi à élaborer une note conceptuelle, présentant les problématiques résiduelles majeures de la filière.

Cadre privilégié pour aborder la transformation de la filière, pour laquelle Ie Mali dispose d’un avantage comparatif et d’opportunités de marché réelles, le forum a fait un rappel de la mise en œuvre du PCDA. Cette mise en œuvre, faut-il le signaler, s’est traduite par l’augmentation des filières ciblées, des productions et des volumes de produits commercialisés, du nombre d’opérateurs, des investissement privés et de la gamme de produits offerts et la mise au point et la diffusion de technologies innovantes pour les petits producteurs et transformateurs des filières ciblées, particulièrement au niveau des technologies d’irrigation et de transformation (26 référentiels technico-économiques traduits en 17 Kits de projets), une meilleure connaissance des filières ciblées et de leurs marchés, le tout pour un chiffre d’affaire de plus de 60 milliards de FCFA entre 2007 et 2014.

Mesurant l’impact du PCDA au cours de l’ouverture des travaux de ce forum, Paul Numba Um, Directeurs des opérations de la Banque Mondiale au Mali, a expliqué que le programme a permis, entre autres, la mise en place de 600 petites entreprises agricoles ou agroalimentaires, qui ont prouvé une amélioration de leur productivité, leur lien avec Ie marché, leur rentabilité et leur pérennité et l’émergence d’au moins 4 grandes entreprises agro-alimentaires ou opérantes, pour les entreprises agro-alimentaires.

Évènement important pour le PCDA, compte tenu de la nature de la filière concernée, le forum permettra de lancer les bases d’un partenariat fécond entre les acteurs de la filière mangue et les importateurs européens, selon le ministre du Développement Rural. Pour Dr Bokary Tréta, la filière mangue constitue l’une des filières agricoles prioritaires du PCDA, dont les trois chaines de valeur, production, transformation et commercialisation, sont maitrisées, avec l’application des nouvelles technologies performantes d’irrigation, de transformation et de promotion à l’exportation, avec une augmentation annuelle du volume exporté de 4 700 tonnes en 2007 à 28 000 tonnes en 2015.

Selon lui, ce résultat en volumes exportés a été atteint grâce à l’amélioration de la qualité du produit, à travers la réalisation et la mise à niveau d’infrastructures commerciales de conditionnement de mangue, comme Ie PLAZA de Bamako et Ie pôle de Sikasso. Il faut souligner que la production annuelle de mangues, toutes variétés confondues, au Mali, est estimée à 500 000 tonnes et Ie potentiel de production de mangues exportables à plus de 100 000 tonnes.

Au menu du forum, une session plénière, une synthèse des travaux, des visites de plantations et d’infrastructures de conditionnement et de transformation de la mangue; des rencontres B2B entre les exportateurs maliens et leurs clients et un rapport synthétique des résultats de l’atelier. Nous y reviendrons!

Yaya Samaké

source : 22SEPTEMBRE

Création d’usines et aménagement des zones industrielles : La Chine et Mali signent 4 protocoles d’accord de plus de 100 milliards de FCFA

Pour créer trois usines et aménager huit zones industrielles, le ministre du Commerce et de l’industrie, Abdel Karim Konaté, et le Pdg de la Société Chinoise de l’industrie légère pour la coopération technico-économique avec l’étranger (Cletc), Wang Xiang Yang, ont signé, le vendredi 8 mai dernier, les documents relatifs à quatre protocoles d’accord. Le montant de ces investissements s’élève à plus de 100 milliards de FCFA.

Abdel Karim Konaté ministre commerce

Ces protocoles sont relatifs à la réalisation d’un programme d’aménagement de zones industrielles, à la mise en place d’unités agro-alimentaires de production d’huile d’arachide à Kita ; de transformation de manioc  et de production de concentrés de tomate en zone Office du Niger.

Création de zones  industrielles

Le premier protocole signé avec le gouvernement est relatif à la réalisation d’un programme d’aménagements de zones industrielles dans les localités de Mopti d’une superficie de 300 ha, Sikasso (100 ha) Fana (90 ha) Koutiala (100 ha) Commune du Mandé (200 ha) Sanakoroba (200 ha) Koulikoro (45 ha) et Ouélessébougou (40 ha).

Ce programme, qui sera réalisé avec l’AZI-SA, doit se traduire par des travaux de vitalisation (bitumage, électrification, caniveaux…) à des conditions très avantageuses. Ce qui permettra à notre pays de se doter de zones industrielles propices à la promotion d’un secteur industriel, pour soutenir le développement.

Usine de production d’huile d’arachide

Les trois autres protocoles d’accord sont relatifs à la mise en place d’une usine de production d’huile d’arachide à Kita (avec une capacité de 30 000 tonnes par an pour un coût de près de 30 milliards de FCFA) la mise en place dans la zone Office du Niger d’une usine de transformation de manioc en alcool (10 millions de litres par an), en amidon pour la consommation, en papier, en emballage biodégradable et en vêtements pour également une trentaine de milliards de FCFA d’investissements.

Enfin, la troisième unité est une société de production de concentrés de tomate (SMPCT-SA)  avec une capacité de 1 000 tonnes de tomates fraiches par jour. Selon les signataires, ces projets vont contribuer à renforcer la coopération sino-malienne.

Pour le ministre du Commerce et de l’industrie, ces projets contribueront sans doute à l’atteinte des objectifs de développement économique et de création d’emplois du président de la République. « Ils vont accroître la densification et la diversification du tissu industriel, accroître la production agricole, créer des emplois, améliorer les revenus des producteurs, limiter notre dépendance vis-à-vis de l’importation », a-t-il conclu en souriant, visiblement comblé.

Badra Aliou

Source: Politicien

Convention Etat-Entreprises : Le gouvernement signe un contrat de performance avec 3 sociétés de la place

L’Etat du Mali, à travers le ministère du commerce et de l’industrie, a signé le 4 mai avec 3 sociétés, la société des tabacs et allumettes du Mali (SONATAM), la compagnie Malienne des textiles (COMATEX) et la société des terres cuites de Bamako (TCB-SA), une convention de performance pour une durée de 3 ans.

Abdel Karim Konaté ministre commerce

Pour le ministre Abdel Kader Konaté, les difficultés de unités industrielles sont : l’insuffisance des infrastructures de base, la faiblesse de l’offre de financement  du secteur industriel, le coût élevé des facteurs de production, l’insuffisance des ressources humaines qualifiées ; la faible qualité de la gouvernance d’entreprise et la vétusté des équipements et matériels de production.

C’est pour trouver des solutions à ces difficultés qu’en 2010, le premier ministre a instruit à son département de présenter des propositions concrètes au comité interministériel de suivi macroéconomique, en vue de relancer les entreprises industrielles en difficulté. Après des concertations avec les acteurs, le ministère en charge de l’industrie et du commerce a soumis au gouvernement une proposition visant à apporter un appui aux unités industrielles en difficulté, à condition qu’elles acceptent de prendre des engagements fermes pour améliorer leurs performances et leur rentabilité. « C’est ainsi qu’est née l’idée de contrat de performance », a-t-il rappelé.

Il dira ensuite que trois critères ont prévalu pour la sélection des trois entreprises : Leur caractère stratégique pour l’économie nationale, le nombre de leurs employés et leur capacité à se relancer.

Afin de s’assurer de l’efficacité du contrat et de l’amélioration progressive des performances de l’entreprise, le mécanisme prévoit une évaluation périodique de la mise en œuvre des engagements des parties.

Pour le ministre, de façon générale, les contrats entre le gouvernement et les unités industrielles concernées permettront la prise en charge du passif des dites sociétés par les actionnaires. Pour ce qui est des industries textiles, le contrat permettra l’amélioration du taux de transformation du coton fibre de notre pays, pour atteindre l’objectif de l’agenda coton de l’UEMOA (25% à l’horizon 2020). Ces contrats permettront le maintien des emplois existants et le renforcement de la compétitivité des entreprises.

Fousseyni SISSOKO

Source: Politicien