L’économie malienne a renoué avec une forte croissance en 2014 (FMI)

Le Mali affiche un taux de croissance de 7,2% selon le Fonds monétaire international qui souligne les progrès accomplis après une grave crise politique et sécuritaire.

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“En 2014, l’économie malienne a renoué avec une croissance vigoureuse, enregistrant une augmentation de 7,2% du PNB. Ce chiffre est à comparer aux résultats de 2012, année où la croissance a été nulle en raison de la crise sécuritaire”, a déclaré vendredi Christian Josz, chef d’une délégation du FMI qui s’est rendue à Bamako.

Au cours d’une conférence de presse, il a rappelé qu’en 2013 “la croissance n’a pas dépassé 1,7% à cause d’une mauvaise récolte”.

Le pays avait plongé en 2012 dans une très grave crise marquée par un coup d’Etat militaire et la prise de contrôle du nord du pays par des groupes islamistes – alliés à Al-Qaïda – jusqu’au début 2013.

Interrogé sur l’achat d’un avion présidentiel et d’équipements militaires dans des conditions opaques qui avait provoqué l’ire du FMI, M. Josz a estimé que le Mali avait mis de l’ordre dans ses affaires. “La situation a été régularisée, des mesures ont été prises ” a-t-il affirmé.

“Le dernier trimestre 2014 a été marqué par des efforts importants pour renforcer la gestion des finances publiques en insistant sur le respect des règles budgétaires et de passations des marchés”, a-t-il ajouté.

Se félicitant de la confiance retrouvée entre son pays et le FMI, Mamadou Igor Diarra, le ministre malien de l’Economie, a déclaré que “le gouvernement malien était décidé à lutter contre la culture de l’impunité et à s’atteler à avoir une économie performante pour assurer le développement du Mali”.

La France avait lancé en janvier 2013 l’opération militaire Serval pour chasser les jihadistes du nord du Mali. L’opération Barkhane, dont le rayon d’action s’étend à l’ensemble de la zone sahélo-saharienne, a succédé en août 2014 à Serval.

La Mission de l’ONU au Mali est en outre déployée depuis juillet 2013 dans le pays. Mais des zones entières échappent encore au contrôle du pouvoir central malien, où ces groupes islamistes continuent de mener notamment des attentats et des enlèvements.

Avec AFP

Source: VOA

Incroyable mais vrai : La Direction Nationale des Domaines et du Cadastre en manque d’espace pour se loger

On pouvait tout penser sauf ce triste sort qui arrive à la Direction Nationale des Domaines et du Cadastre, structure compétente pour octroyer les terres et qui se trouve aujourd’hui en crise d’espace approprié pour se loger. Le ministre des Domaines de l’Etat et des Affaires Foncières, Me Mohamed Ali Bathily a animé, le lundi 20 avril dernier, dans la salle de réunions de son département, une conférence de presse sur les raisons de l’annulation des 198 hectares appartenant respectivement à Hamady Kindy Bathily et Mohamed Gagny Lah.

Siege direction nationale cadastre impots douanes

Après avoir évoqué les raisons de cette décision du département, le Ministre est revenu sur les tristes réalités de la spéculation foncière au Mali marquée par la multiplication des agences immobilières fictives qui se mettent à la trousse des terres des paysans. Le tout sous l’œil complice des structures concernées par la gestion du foncier.

Au point qu’aujourd’hui, l’Etat même est en manque d’espaces pour ses besoins vitaux comme les écoles, les dispensaires, les hôpitaux etc. Ou même pour loger ses services. Il a cité comme exemple, le triste sort de la Direction Nationale des Domaines et du Cadastre qui est aujourd’hui en besoin crucial d’espaces pour se loger alors que c’est elle qui est impliquée principalement dans l’attribution des terres.

C’est-à-dire que les responsables ont pensé à tout sauf  la préservation de l’essentiel. En effet, au niveau de cette direction, certains agents véreux sont prêts à tout pour satisfaire leurs désirs destructeurs. L’urgence s’impose donc au gouvernement de se pencher sérieusement sur le problème en soutenant les actions du ministre Bathily et de l’actuelle Directrice nationale des Domaine et du Cadastre, Mme Sy Awa Diallo dans leur politique d’assainir et sécuriser le secteur foncier malien.

Il est bien de faire cette précision car depuis l’annonce de cette décision du ministre, beaucoup restent réticents quant à la suite qui sera réservée à l’affaire en faisant référence à la décision de radiation des 263 agents radiés de la fonction publique. Lesquels ont ensuite été réintégrés malgré l’anomalie constatée. Ou encore cette affaire de Kalabambougou avec le même ministre, quand il était à la Justice avec la libération des accusés après 3 ou 4 mois d’emprisonnement sur près de 2 ans prévus. Affaire à suivre donc.

 

Modibo Dolo

Source: Tjikan

Secteur agricole : Mali Protection des Cultures (MPC) présenté à ses partenaires

Mali Protection des Cultures (MPC), une société de traitement des cultures  qui existe au Mali depuis 1998, a été présentée à ses partenaires le mardi 21 avril 2015 à l’Hôtel Salam. La cérémonie  était présidée par Messotigui Dioumandé, directeur général de MPC, en présence de Nonon Diarra directeur général de Croplife.

Le directeur général de MPC, M. Messotigui Diomandé, a au nom de sa structure et du  groupe ARYSTA LIfescience,  remercié l’assistance. Pour lui, l’idée de ce cadre d’échanges est venue de la volonté de raffermir leur lien avec leurs partenaires. Dans la vie de toute  entreprise, il est bon à un moment donné  de se poser des questions et de faire un bilan d’étape : voir ce qui a bien marché, ce qu’il faut améliorer et enfin, se projeter dans l’avenir a-t-il déclaré. L’agriculture au Mali représente un segment très important tant sur le plan social qu’économique et qu’il est impérieux qu’il bénéficie d’un accompagnement de qualité. « A MPC, nous nous sommes inscrits dans ce combat en proposant des produits de qualité et des solutions innovantes», a fait entendre M. Dioumandé.

Le président de l’association nationale des importateurs distributeurs professionnels des produits agro pharmaceutiques ou phytosanitaires (CropLife) dira que son association compte 20 sociétés et entreprises membres dont Mali Protection des Cultures (MPC). Il a fait savoir que la vocation principale de toutes ces sociétés est la mise sur marché des produits agro pharmaceutiques de meilleure qualité en conformité avec la réglementation en la matière. Etre membre de notre association exige le respect de son code de conduite calqué sur les textes nationaux et internationaux en la matière a expliqué le président. « Le respect de la législation est notre chemin directeur. Au Mali il existe une loi sur la vente, l’achat et l’utilisation des pesticides. Toutes structures impliquées dans ce domaine a obligation de se conformer aux idéaux de cette loi, selon lesquels ils est formellement interdit de mettre sur le marché, d’acheter, d’utiliser des produits non autorisés par le Comité Sahélien des Pesticides, organe du CILSS chargé de l’homologation des pesticides dans l’espace CILSS et CEDEAO maintenant », a-t-il rappelé. Pour l’orateur, de nos jours, le MPC est leader du marché malien de par le chiffre d’affaire et la représentativité sur le territoire nationale.

Koné

Source: Le Débat

PRPICA: RENDEZ-VOUS A OUGA EN 2016

Entre-temps, les membres du comité de pilotage se rencontreront en décembre à Abidjan et la présidence tournante du programme sera assurée par le Sénégal

ballot coton cmdt

La 8è réunion bilan du Programme régional de protection intégrée du cotonnier en Afrique (PRPICA) s’est achevée mercredi à l’hôtel Olympe international, sous la présidence du directeur général adjoint de la Holding Compagnie malienne de développement des textiles du Mali (CMDT), Abdoulaye Dolo. Ont pris part aux travaux des participants du Bénin, du Burkina Faso, de Côte d’Ivoire, du Mali, du Sénégal et du Togo.
Ils ont fait le point de la campagne agricole dans leur pays respectif. Des difficultés liées à l’installation tardive et à la mauvaise répartition des pluies dans la plupart des pays ont été constatées dans tous ces pays. Cependant, les superficies en coton sont en hausse dans la plupart de ces pays par rapport à la campagne précédente. Les problèmes de fertilité des sols sont toujours observés, avec pour conséquence une stagnation des rendements tournant autour d’une tonne à l’hectare, voire moins pour certains pays. D’où la nécessité de fédérer les actions pour améliorer la production et la productivité du coton.
Pour la situation parasitaire, les participants ont recommandé la poursuite du suivi parasitaire des parcelles paysannes, une plus grande vigilance vis-à-vis des ravageurs émergents au regard des changements climatiques, le renforcement des mesures de protection phytosanitaire, le semis précoce et le respect des recommandations de la recherche.
Pour endiguer les pertes de récolte dues aux ravageurs et renforcer l’efficacité des programmes de protection vulgarisés, ils ont préconisé leur amélioration pour permettre un contrôle biologique des pucerons au Bénin et au Burkina Faso, de la mouche blanche au Burkina Faso et des jassides en Côte d’Ivoire et au Sénégal.
Les participants ont demandé la poursuite de certains traitements en vue de satisfaire les exigences des comités d’homologation. Sur la fertilité des sols en culture cotonnière, il a été recommandé une régionalisation des plans de fumure et la mise en place d’un laboratoire régional d’analyses agronomiques et technologiques.
De nouvelles formules d’engrais coton enrichies en magnésium et en calcium ont été proposées en vue de résoudre le problème de l’acidité des sols. Les expérimentations seront conduites en milieu paysan et contrôlées à partir de la campagne agricole 2015-2016.
Pour la sélection variétale du cotonnier, les participants ont recommandé d’assurer la relève des sélectionneurs par le recrutement et la formation de jeunes, d’encourager les échanges entre sélectionneurs par des voyages d’études ou rencontres et partages d’informations et de doter les institutions de recherche d’équipements de laboratoire performants.
La rencontre de Bamako a décidé d’installer une commission interdisciplinaire pour s’attaquer au problème de la baisse des rendements. Pour l’introduction du coton génétiquement modifié, elle laisse la latitude à chaque pays de se doter des moyens nécessaires pour s’engager dans cette voie.
Pour le directeur adjoint de la CMDT, la rencontre de Bamako témoigne de la volonté des Etats membres de mettre en commun leurs savoirs, afin de mieux gérer les problèmes d’itinéraires techniques de la culture du coton.
La réunion de Bamako a fixé d’importants rendez-vous comme la tenue de la prochaine rencontre des membres du comité de pilotage en décembre à Abidjan (Côte d’Ivoire), la tenue de la prochaine réunion bilan à Ouagadougou au Burkina Faso en 2016. Par ailleurs, le Sénégal assurera la présidence tournante du PRPICA jusqu’en 2016.

M. COULIBALY

source : L Essor

Mine de Tabakoto : Les Travailleurs lancent un préavis de grève

Les travailleurs de la mine de Tabakoto exigent l’arrêt immédiat du recrutement des expatriés inutiles, le licenciement d’expatriés ayant plus de 2 ans de contrat et la promotion des nationaux qualifiés à des postes de responsabilités… Malgré le déplacement de l’inspection de travail de Kayes pour trouver une issue favorable et l’intervention du ministre Boubou Cissé, le syndicat a maintenu son mot d’ordre de grève de 48 heures allant du mercredi 29 à 00H au jeudi 30 avril 2015.

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Les travailleurs nationaux des mines ont estimé qu’ils sont laissés pour compte au profit des expatriés. Ni le traitement salarial n’est égal, ni les avantages. Et, pourtant, ils estiment qu’ils font le même travail sinon mieux que ces expatriés venus d’autres pays. Et, avec cette situation qui a perduré, le syndicat n’entend plus se laisser faire.

C’est au moment où le ministre des mines annonce l’inauguration d’une nouvelle mine à Tabakoto que les travailleurs montent au créneau pour dénoncer l’exploitation de l’homme par l’homme de ces entreprises minières. Selon le secrétaire général de travailleurs de la mine, Yaya Traoré, les sociétés et entreprises minières, au-delà des revendications citées ci-dessus, refusent l’application de la convention collective des sociétés minières, géologiques, hydrogéologiques,  la sécurité, la restauration et l’hébergement, l’installation d’une clinique SEMICO SA.

Aussi, le syndicat demande à la société : d’arrêter le harcèlement des représentants des travailleurs, c’est à dire les membres syndicaux et la reprise immédiate de leur collègue Abdoul Karim Traoré au département du mining et une augmentation de salaire de 25% pour tous les travailleurs de SEMICO SA ; vingt et un jour de break pour les cadres maliens ; la révision à la hausse de la prime de risque à la mine souterraine de Ségala et de Tabakoto ; l’application immédiate en fin avril 2015 des résultats des évaluations de 2014. Pour se faire entendre, le syndicat a fait une ampliation à la direction Régionale de Kayes, à la Préfecture de Kénièba, à la Direction SEMICO, la SECNAMI, la Coordination Tabakoto-Loulo-Goukoto ; l’UNTM Kéniéba ; la Synacome DE Kayes.

Fakara Faïnké

Source: Lerepublicainmali

Maman Zakara : Il faut se servir de notre première ressource : le soleil

Fatalistes, passez votre chemin. Maman Zakara n’est pas du genre à se laisser envahir par un pessimisme désarmant. «Il y a des solutions pour lutter contre le changement climatique, et pour nous, cela passe par notre première ressource : le soleil.» Chargé de programme au Mali Folkecenter, une ONG dont la grande sœur, danoise, promeut des énergies renouvelables à travers le monde, il raconte «comment l’accès à l’énergie permet de lutter contre la pauvreté, la déforestation, et le réchauffement».

Maman Zakara

Un défi de taille : à l’instar de l’Afrique de l’Ouest, moins de 20 % des Maliens ont accès à l’électricité.
Ce titulaire d’un troisième cycle en écologie appliquée multiplie donc les microprojets. Comme le développement de «boutiques énergétiques», qui fournissent du courant dans une dizaine de communautés rurales. «On met en place des kits solaires qui alimentent des lanternes, servent à charger les batteries de portables, ou nourrissent des fours solaires.» Un modèle axé sur la microfinance. Anecdotique ? «Non, plaide-t-il. L’idée, c’est de s’adapter.» Et grâce à différents relais d’ONG, telle Action Aid, ou d’institutions, comme la Banque mondiale, les projets prennent de l’ampleur. «Elle nous aide à développer des systèmes hybrides dans plus de 30 communautés, où le solaire vient en appui à des centrales qui fonctionnent au diesel.»

Résultat : des soudeurs ont enfin de l’électricité en continu. Des coopératives développent la culture du beurre de karité. Des petits vendeurs proposent de l’eau fraîche le long des routes. Hybrider les systèmes, c’est aussi«des fours améliorés, en métal noir, qui captent le soleil et consomment moins de charbon». Ou simplement coupler riziculture et pisciculture pour économiser l’eau. Produire de l’électricité avec un biocarburant à partir d’huile de jatropha ? Une culture éreintée par des ONG, car elle encouragerait l’accaparement des terres. «Sauf qu’ici, le projet est hyperlocal et ne concurrence pas les terres destinées à nourrir la population», dit-il. Et d’ajouter : «Le climat est au cœur de nos vies. Les gens disent : “Le temps change, trouvons des solutions.”»

Christian LOSSON

Source : Libération

Impôt : La grève de 48 heures évitée in extremis

C’est à partir d’aujourd’hui jeudi 23 avril que le comité syndical des impôts devait entamer une grève de 48 heures. Ce, pour protester contre la non satisfaction de ses doléances qui dorment, à les croire, dans les tiroirs depuis trois ans

Si le syndicat avait au départ accusé la Direction générale des impôts (DGI) de fermer la porte à toute négociation, il a, par contre,   trouvé une oreille attentive du côté de l’hôtel des Finances qui a pris   langue avec lui. Une démarche qui a semble t-il,porté fruit.

Car, selon plusieurs sources émanant non seulement du comité syndical mais aussi des agents des impôts, le mot d’ordre a été levé. » Nous avons rencontré hier des émissaires de l’hôtel des Finances.

Ensemble, nous avons parcouru nos revendications et le département a promis sur écrit de prendre en compte la plupart de nos préoccupations.  C’est partant de ces assurances que nous avons levé le mot d’ordre et informé la base  »

         Kassoum THERA

Source: L’Indépendant

Les brèves de tamani, DJENNE : traditionnelle pêche collective dans le village de Tiemela

le village de Tiemela dans le cercle de Djenné a débuté depuis hier (21/04/2015) sa traditionnelle pêche collective. L’événement s’est déroulé en présence des responsables politiques et administratives. Cette pêche collective est une fête populaire qui réunit tous les villages environnants. Cette année les fruits de la pêche semblent au dessous des autres années.

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TOMBOUCTOU : 70.000 000 FCFA pour le lancement de 25 micros projets

La paix passe aussi par l’insertion économique des populations. C’est autour de cette idée que 25 micros projets ont été lancés ce matin (22/04/2015)  à Tombouctou. Cette initiative devrait contribuer à améliorer les conditions de vie des bénéficiaires et instaurer des activités génératrices de revenus. Ces programmes sont financés à hauteur de 70.000 000 FCfa par alerte international et libre elfe fondation.

KOULIKORO : don à l’association des pionniers

L’association des pionniers de Koulikoro a reçu hier (21/04/2015) un don d’une valeur d’un million de francs CFA. Composée de chaussures, de chaussettes, de pantalons et jupes, de foulards et de bérets, cette dotation va permettre de redynamiser l’association. Elle a été financée par le gouverneur de la région.

SIKASSO : des élèves et étudiants échangent sur l’éducation civique en famille et à l’école

Une quarantaine d’élèves et étudiants ont échangé aujourd’hui (22/04/2015) sur l’éducation civique en famille et à l’école. Selon ses organisateurs, cet atelier permettra de rétablir les contacts entre les différentes générations. Cette rencontre a été organisée par la maison des aînés de Bamako.

 

Rokia Traoré membre du jury du festival de cannes 2015

Rokia Traoré figure parmi les membres du jury de la palme d’or du plus grand festival de cinéma du monde qui aura lieu au mois de mai. La chanteuse et musicienne malienne se réjouit du choix porté sur elle tout en regrettant l’absence de films africains dans la compétition.

Tamani

Source: L’Indicateur du Renouveau

Exclu ‘’injustement’’ de l’élection du CMTR : Le collectif des transporteurs routiers charge le ministre Koumaré

Exclu du processus électoral pour le renouvellement des instances du Conseil Malien des Transporteurs routier (Cmtr), le Collectif des transporteurs a organisé une conférence de presse pour dénoncer’’ la cacophonie administrative’’ provoquée par le ministre de l’Equipement, des Transports et du désenclavement, Mamadou Hachim Koumaré ; en ce qui concerne les conditions d’éligibilité du conseil malien des chargeurs et celles des transporteurs et surtout son refus de se conformer aux dispositions du décret no 04-359/P-RM du 08 septembre 2004 relatif au Cmtr.

Selon le collectif, la grave et préjudiciable confusion engendrée par la faute du ministre Koumaré, a fait qu’à cette date, seules 134 personnes sont inscrites sur plus de 900 porteurs de cartes professionnelles dans le District de Bamako.

C’est la Maison de la presse qui a servi de cadre, samedi dernier, pour la tenue de la conférence de presse présidée par le président du Collectif des Transporteurs du Mali, Moctar Théra, Pdg de Binké Transport. Il était entouré pour la circonstance par le 2ème  vice-président du bureau sortant du Cmtr, Malick B Diallo ; du Secrétaire général du Syndicat National des Transporteurs  Routiers Urbains,Inter Urbain et Internationaux (Syntrui) , Adama Coulibaly et  du Pdg de Ghana       Transport, Ibrahima Diarra…

Une occasion mise à profit par les responsables du collectif des transports pour dénoncer les conditions d’organisation de l’élection consulaire du Conseil malien des transporteurs. Selon le président du Syndicat national des transporteurs routiers Urbain-inter urbain et internationaux(Syntrui), Adama Coulibaly, la section 4  du décret  N°04-359 P-RM du 08 septembre relative au régime électoral stipule clairement «  Sont électeurs les membres qui remplissent les conditions ci-après : être de nationalité malienne, être âgé de 21 ans au moins, être détenteur de la carte professionnelle, être à jour dans les paiements de cotisation, des impôts et taxes, ne pas être sous le coup d’une incapacité ou d’une déchéance ». « L’Administration n’a  pris aucun  acte conservatoire pour pallier cette irrégularité», regrette-t-il.

La confusion créée par le ministre

S’agissant de l’application et du respect des textes, le Sg du Syntrui, Adama Coulibaly, a été sans équivoque : « Au lieu de s’en tenir aux textes, le ministre Mamadou Hachim Koumaré a créé la confusion dans les textes en prenant un premier arrêté, N°2014-3480 Metd-Sg  du 04 décembre, fixant la date des élections Consulaires du Cmtr au samedi 4 avril 2015. Dans cet arrêté, l’insuffisance qui a été relevée est la confusion faite entre le Décret N° 99-426/P-RM du 29 décembre 1999 régissant le Conseil Malien des Chargeurs et le Décret N°04-359 P-RM du 08 septembre 2004  relatif au Cmtr ». A l’en croire, le ministre Koumaré a voulu appliquer les textes du Conseil Maliens des chargeurs en lieu et place de ceux du Conseil Malien des Transporteurs Routiers pour organiser les élections. C’est suite à de nouvelles protestations, souligne-t-il, que le ministre Koumaré a pris un deuxième arrêté qui est paru avec de nouvelles irrégularités. Avant d’expliquer : « c’est devant une telle cacophonie administrative et surtout le refus du ministre de se conformer aux dispositions du décret no 04-359/P-RM, que les organisations professionnelles se sont vues dans l’obligation d’attaquer les deux arrêtés devant la Cour Suprême ». Comme si cela ne suffisait pas  le ministre Koumaré, selon les explications de Coulibaly, a pris un troisième arrêté sous le no 2015-0206/METD-SG du 02 mars 2015, qui stipule à son article 3, que les opérations d’enregistrement doivent commencer dans les 15 jours qui suivent la prise de l’arrêté fixant la date des élections et  s’étendront au moins 30 jours. Coulibaly a poursuivi en affirmant que l’article 18 de ce décret abroge toutes les dispositions antérieures contraires, notamment celles de l’arrêté no 2014 -3480/METD du 04 décembre 2014 comportant la même date, le même numéro et le même objet.

Mal lui en a pris également, car en voulant corriger une erreur, il a laissé paraitre de nouvelles irrégularités en oubliant de mentionner pour avoir la qualité d’électeur, la détention d’une carte professionnelle.

« C’est une grave et préjudiciable confusion », a fulminé le Sg du Syntrui, Adama Coulibaly. Avant de faire savoir que l’élection fixée au 25 avril n’est pas en conformité avec les délais  prescrits dans le Décret N°04-359 P-RM du 08 septembre.

A quoi joue le ministre Koumare et pour qui ?

Le collectif des transports routiers se dit surpris et étonné des agissements et du comportement du ministre Koumaré. Car, conformément au troisième arrêté, N° 2015-0206/Meted-sg du 2 mars,  les inscriptions devaient reprendre le 17 mars et s’achever le 17 mars. Mais, selon le collectif, à la surprise générale, quand les transporteurs se sont présentés pour s’inscrire le 18 mars, le gouverneur du District  de Bamako leur a opposé la clôture des inscriptions depuis le 16 mars, en leur signifiant la correspondance no 000345/METD-SG du 23 février 2015 portant instruction du ministre.

« A cette date, seules 134 personnes sont inscrites sur plus de 900 porteurs de carte professionnelle dans le District de Bamako. » a regretté le collectif.

« Tout a été fait pour nous exclure et nous éliminer des élections. Nous restons et demeurons des républicains. Si la grande mobilisation ne suffit pas, nous allons saisir qui de droit pour réclamer l’annulation de ces élections », a déclaré le président du collectif et Pdg de Binké Transport, Moctar Théra. Avant d’ajouter : « nous ne menons pas une bataille de leadership. La bataille que nous menons se passe sur le terrain, au sein des compagnies et non dans une quelconque salle ». Nous ne savons pas, poursuivit-il, à quoi joue le ministre et pour qui. « Seul le ministre peut dire les raisons de cette confusion qu’il a sciemment installée », a-t-il laissé entendre. Avant de poursuivre : « le Collectif des transporteurs veut aller aux élections, exige le respect des textes règlementaires régissant le processus électoral du Cmtr, souhaite des élections inclusives, libres, crédibles et transparentes».

Pour conclure, le président du collectif a demandé aux plus hautes autorités d’interpeller le ministre Koumaré, pour mettre fin à cette injustice qui déshonore le Mali. Car, dit-il, les vrais problèmes du Mali, ce sont les cadres.

Rappelons que, le conseil malien des transporteurs routiers est un organisme public à caractère professionnel, créé par la loi no 04-040 du 13 aout 2004. Au regard de la loi, les instances actuelles du Cmtr sont en fin de mandat depuis décembre 2012, donc ne jouissent d’aucune légitimité.

Badra Aliou

Source: Le Politicien Africain

BDM S.A. : LA GOUVERNANCE ÉVOLUE

L’établissement se donne de nouvelles règles de fonctionnement. Pour mettre fin à certaines confusions et améliorer ses performances

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Elle a démarré depuis plus deux décennies et se prolonge encore de nos jours. La vaste réforme macro et microéconomique, initiée par l’Etat, a notamment permis la mise en place d’un nouveau cadre réglementaire et institutionnel. Sur le plan structurel, il s’agit pour l’Etat de se désengager du monde des affaires à travers la privatisation de ses entreprises. Sur le plan macroéconomique, la privatisation contribue à rétablir les grands équilibres, particulièrement au niveau du budget de l’Etat. Au niveau microéconomique, cette même privatisation apporte une plus grande efficacité dans l’action par rapport aux pratiques qui avaient cours dans la gestion publique.
L’entreprise privée du type managérial favorise en principe la pose de garde-fous plus efficaces au niveau de la gestion, renforce les mécanismes de contrôle et permet une meilleure circulation d’information à moindre coût. Sa démarche l’oppose donc à l’entreprise publique qui crée dans la plupart des cas un environnement défavorable à l’efficacité économique, notamment par une situation de monopole, un faible degré de contraintes par rapport à la faillite et à l’insuffisance de trésorerie, une anémie envers la notion de risque et l’absence de répartition claire de responsabilités en son sein, sans oublier ses coûts de production exorbitants.
Comment se répercute dans le secteur bancaire malien l’évolution décrite plus haut ? De nos jours, ce dernier connaît une expansion singulière. En effet, malgré la crise politico-sécuritaire qui secoue le pays depuis 2012, la croissance de ce secteur reste soutenue. Ce qui n’empêche pas professionnels et experts du secteur de souhaiter de manière unanime que notre pays accélère la cadence des réformes structurelles. Cela afin de favoriser la mise en place d’un système économique performant et compétitif. Car, soulignent les spécialistes, la confusion entre la régulation et la gestion au niveau des banques et établissements financiers, le manque de transparence, la faiblesse des mécanismes de responsabilisation et l’intervention de la sphère politique dans la gestion des banques (nomination, avancement dans les grades) fragilisent le secteur.
EFFICACITÉ ET ÉCONOMIE. Répondant à ces inquiétudes, le processus de restructuration et de réorganisation en cours concerne plusieurs établissements financiers de notre pays dont la Banque de développement du Mali (BDM S.A.). Celle-ci, contrairement à une croyance très répandue, n’est pas la doyenne des établissements nés après l’indépendance. Elle a été précédée par la désormais défunte Banque malienne des crédits et des dépôts (BMCD) créée août 1961 avec un capital d’un milliard de francs cfa détenu à l’origine par l’Etat malien (51%) et le Crédit lyonnais (49%).
La BDM sera, elle, créée le 22 mars 1968 par la loi N° 68-24/ AN- RM dans le cadre de la mise en application des accords franco-maliens. Elle avait pour mission identifiée le financement des entreprises étatiques. Cependant elle est sortie assez vite de ce seul rôle. Les besoins de financement du pays étant énormes à l’époque, la Banque fut amenée à intervenir dans plusieurs domaines de développement. Malheureusement, la belle lancée initiale de l’établissement financier sera ralentie par une situation de cessation de paiement. La Banquet se trouva donc placée devant la nécessité d’évoluer pour se redresser.
La BDM procéda donc à une opération de rapprochement afin de mieux se positionner sur la scène financière nationale et internationale. En partenariat avec la Banque marocaine du commerce extérieur (BMCE) actionnaire dans le capital de l’établissement à hauteur de 8,34%, elle se porta acquéreur de 51% (soit 25,50% de parts pour chacune d’elles) du capital de la BMCD dans une optique de fusion absorption. Le processus sera bouclé le 2 novembre 2001.
Particularité à souligner de la fusion, cette dernière est conçue de telle sorte que sa mise en œuvre n’affecte ni les clients, ni les agences, encore moins le personnel. Elle avait aussi pour but de regrouper dans un souci d’efficacité et d’économie un certain nombre de fonctions communes des deux sièges. A ce jour, la nouvelle entité a déjà atteint plusieurs de ses objectifs, notamment la recherche de la taille critique et d’un positionnement valorisant au sein de l’UEMOA ainsi que le regroupement d’un certain nombre de fonctions communes des deux sièges. Des ajustements restent cependant nécessaires dans le domaine du traitement informatique, même si le grand chantier destiné à la mise en place d’un nouveau système est quasiment à terme.
Depuis la fusion, la BDM-SA s’est ouverte à d’autres partenaires. Aujourd’hui, la banque compte parmi ses actionnaires la BMCE-Bank du Maroc (27,3%), l’Etat du Mali (19,5%), la Banque centrale des états de l’Afrique de l’ouest (15,9%), la Banque ouest africaine de développement (15,9%), la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (12,8%) et les Privés maliens (8,26%). Actuellement, avec un capital de 10.000.429.600 Fcfa, la BDM S.A. se positionne comme l’une des plus importantes institutions bancaires de notre pays aussi bien par l’importance de son secteur d’intervention (notamment le financement du secteur privé) que par la densité de son réseau national (36 agences à travers le pays) et par la performance de la gestion.
DEUX INDÉPENDANTS. C’est précisément pour conforter sa place de leader national et sous-régional que la banque sous l’impulsion de ses actionnaires a entrepris une nouvelle réforme organisationnelle. Celle-ci modifie les modalités de fonctionnement de la BDM-SA. Le Pacte des actionnaires élaboré à cet effet et qui constitue la synthèse des préoccupations des actionnaires à propos de la gouvernance de la banque, régit dés à présent les principes et modalités de coopération des actionnaires ou groupe d’actionnaires avec la BDM S.A.
En ce qui concerne le fonctionnement des organes sociaux, l’établissement sera désormais dirigé par un conseil d’administration et une direction générale. Le Conseil d’administration est constitué de trois administrateurs désignés par l’Etat ainsi que d’un administrateur pour chaque détention par un actionnaire (autre que l’Etat du Mali) de 10% du capital et des droits de vote de la Banque. Cependant deux administrateurs ayant la qualité d’indépendants seront également désignés. Le Pacte fixe le mandat des administrateurs à deux ans renouvelables. Il indique que « les actionnaires s’engagent à désigner ou coopter comme administrateurs des personnes de bonne moralité, notamment dans leurs relations avec les institutions financières en général et la BDM en particulier. Tout administrateur en cours de mandat pour lequel des comportements financiers non orthodoxes sont découverts est immédiatement révoqué par le Conseil. Cette sanction s’applique notamment en cas de position d’impayé ou de douteux et litigieux d’un administrateur dans les livres de la BDM-SA ».
Le poste de président directeur général disparaît donc. Les fonctions de président du Conseil d’administration (PCA) et de directeur général (DG) de la BDM S.A. sont dissociées. Le document précise que le PCA est choisi parmi les administrateurs désignés par l’Etat malien tandis que le DG est nommé par le Conseil d’administration sur proposition de l’Etat du Mali. En outre, deux directeurs généraux adjoints (DGA) sont nommés par le Conseil d’administration, dont un DGA parmi les candidats proposés par la BMCE-Bank.
LE CONTRÔLE À LA BCEAO ET À LA BMCE. Le Pacte prévoit également la mise en place au sein du Conseil d’administration, des comités spécialisés, cela en conformité avec les dispositions de l’Acte uniforme de l’ OHADA et de la Loi bancaire. Les comités auront un rôle consultatif sur les points relevant de leurs compétences. Le document indique que chaque comité sera composé de trois membres, nommés par le Conseil d’administration, en raison de leur compétence en rapport avec les fonctions du comité. Il est convenu qu’un membre représentant l’Etat du Mali et un membre représentant BMCE seront nommés au sein du comité d’Audit et de contrôle interne, du comité des Risques et du comité Stratégique. La présidence des comités est assurée de sorte que chaque administrateur qui en est membre préside à tour de rôle.
Pour ce qui concerne le fonctionnement de la banque, le Pacte confie les fonctions de contrôle à la BMCE et à la BOAD. Il le formule de manière très explicite. « Reconnaissant, dit-il, à la BMCE et à la BOAD leur expertise et tenant compte du caractère sensible et important des postes de responsables Risques et de Contrôle général en matière bancaire, les candidatures retenues par le directeur général, doivent être soumises à l’avis de non objection du comité Ressources humaines avant toute décision de nomination, que ce soit par recrutement externe ou interne, les Parties conviennent que la nomination et la révocation des responsables Risques et de Contrôle général de la BDM S.A. se fera en concertation et avec l’accord de la BMCE et de la BOAD ».
Le Conseil d’administration est également chargé de définir la politique d’octroi de crédit de la BDM S.A., sur proposition du directeur général. Les actionnaires se chargeront, pour leur part, de contrôler la politique d’octroi des crédits. Les administrateurs devant être nommés au niveau des filiales seront aussi proposés par le Conseil d’administration de la Banque et nommés selon le cas soit par les Conseils d’administration, soit par les Assemblées générales desdites filiales. Enfin chaque actionnaire s’engage à ne pas détenir plus de 33,33% des droits de vote de la BDM S.A. et à ne disposer en aucun cas d’une minorité de blocage.

D. DJIRÉ

source : L Essor

Impôts : LA GREVE N’AURA PAS LIEU

Une commission de négociation composée de sages de l’administration fiscale et de responsables du département des finances a pu trouver un terrain d’entente avec le syndicat et éviter une paralysie de l’activité fiscale

bureau syndical impot  Ali Ousmane Daou

Le fait est incontestable. Une grève dans les services de l’assiette est très coûteuse pour les finances publiques. Elle perturbe le fonctionnement de l’Etat car l’administration fiscale couvre une bonne part de la dépense publique en fournissant plus de 40% des recettes fiscales du pays. Cette importante administration s’apprêtait donc à vivre une semaine mouvementée si le préavis de grève de 48 heures reconductible, annoncé par le Syndicat national des travailleurs des impôts (Syntim), n’avait pas été levé hier après-midi.
A l’origine du mécontentement : la lenteur dans la mise en œuvre des engagements pris par le département des finances à la veille d’un premier débrayage (13-15 août 2013). Ces engagements ont principalement trait à la relecture de textes régissant l’octroi et la répartition de primes et fonds communs. A l’époque, plusieurs commissions paritaires administration/syndicat avaient été mises en place et des projets de textes consensuels élaborés et transmis au département des finances. Depuis, les agents des impôts attendent l’adoption et l’application de ces textes. Cette vieille revendication revient chaque année à la même période, au moment où les soldats de l’économie s’apprêtent à recevoir les primes et gratifications des fonds spéciaux.
Les agents fiscaux bénéficient, en effet, de primes particulières chaque année en fonction de leur rendement. Ces primes sont octroyées à la fin de l’année lorsque les recettes prévues ont été atteintes. Tous les trimestres, l’argent provenant des fonds spéciaux, constitué généralement de pénalités sur les contribuables, est reversé aux agents des impôts en guise de motivation. En 2012, le montant à partager entre les agents, au titre de cette prime, s’élevait à 2,825 milliards Fcfa.
En exigeant la relecture du décret régissant ces primes et fonds spéciaux, le Syndicat national des travailleurs des impôts veut, selon son secrétaire général, Ousmane Aly Daou, garantir un partage équitable des primes entre les agents conformément aux missions. « Concernant les fonds spéciaux, par exemple, plus de 40% de l’argent reviennent seulement à une trentaine d’agents, alors que plus de 1200 autres agents des impôts doivent se partager le reste. Nous pensons que cela est une injustice criarde et inacceptable qui doit être corrigée. Chaque année, on dénonce, la hiérarchie promet de solutionner le problème, mais après rien. En 2013, on est parti en grève pour la même question, le ministre de l’époque avait promis de corriger la situation. Mais ces déclarations de bonnes intentions n’ont pas été suivi d’action », souligne le secrétaire général du Syntim.
Exposant les problèmes propres à l’agent fiscal, Ousmane Aly Daou liste longuement : absence de plan de carrière ; révision du cadre règlementaire des impôts ; manque de formation ; audit du fonds d’équipement de l’administration fiscale ; mauvaise gestion du personnel fiscal ; transfert tout azimuts d’agents de profils non conformes aux fiscalistes ; dégrèvement inexpliqué en faveur de certaines sociétés et dotation de l’agent fiscal d’un statut particulier. Bref, « l’amélioration des conditions de travail et de vie des agents » réclame-t-il.
Le cahier de doléances soumis au département comprend 13 points à satisfaire obligatoirement sous peine de subir la grève. Il s’agit, entre autres, de l’adoption et de la mise en œuvre diligente du projet de décret modifiant le décret n°02-299 du 3 juin 2002 et de l’arrêté n°06-797 du 19 avril 2006 régissant les primes et fonds spéciaux, de la transmission pour adoption du projet de décret portant plan de carrière et statut particulier de l’agent fiscal, de la mise en place d’une commission pour étudier les transferts à la DGI, du retour effectif et sans délais des syndicalistes déplacés et mutés de leurs services d’origine. La fin de la sédentarité des cadres dans les postes de responsabilité figure aussi au nombre des griefs des syndicalistes.
Le Syntim réclame aussi un ficher fiable du personnel pour mieux gérer les ressources et un comité pédagogique chargé de la formation des agents. Pour l’audit demandé sur le fonds d’équipement de la Direction générale des impôts, il faut savoir que ce fonds est alimenté par des primes annuelles et des fonds spéciaux de la direction générale des impôts. « Ce sont 14% des primes annuelles des agents et 10% des recettes des fonds spéciaux qui constituent le fonds d’équipement destiné à l’équipement des bureaux dans le cadre de l’amélioration des conditions de travail des agents. Mais depuis plusieurs années, les conditions de travail des agents n’ont pas changé », déplore le secrétaire général du Syntim.
Au niveau du département des Finances comme à la direction générale des impôts, la situation est prise très au sérieux. Une commission de négociation composée de sages de l’administration fiscale ainsi que de responsables du ministère des Finances a été chargée de trouver un terrain d’entente avec le syndicat et éviter une paralysie de l’activité fiscale. Cette commission a réussi sa mission. Le mot d’ordre de grève a été levé hier à 15 heures.
Les revendications ont été satisfaites, a annoncé le secrétaire général du Syntim. « Nous avons eu toutes les assurances nécessaires sur l’adoption et la mise en œuvre diligente des quatre projets de textes à savoir le projet de décret modifiant le décret n°02-299 du 3 juin 2002 et le projet modifiant l’arrêté n°06-797 du 19 avril 2006 régissant les primes et fonds spéciaux ainsi que l’adoption du projet de décret portant Plan de carrière et statut particulier de l’agent fiscal. Un comité interministériel sera mis en place dès la semaine prochaine pour finaliser et valider les quatre documents avant le 10 mai prochain. Nous avons également convenu que les dits documents passeront en Conseil des ministres pour adoption avant le 25 mai. Un autre comité paritaire sera mis en place pour finaliser et valider les autres points de revendication avant le 12 mai. Nous allons suivre avec une attention particulière le déroulement de ces travaux et aucune lenteur ne sera acceptée », commente Ousmane Aly Daou, plutôt confiant.

D. DJIRE

source : L Essor

Femme et entrepreneuriat Mme Camara Anne-Marie Dabo: la «Nana Benz» malienne des Mines

Ce portrait aurait pu s’intituler «Anne-Marie, la femme qui veut révolutionner le secteur des Mines au Mali». En fait de femme, cette amazone est une vraie fusée, tellement elle bouillonne d’idées, d’initiatives et d’ambitions

En effet, à l’écouter, on ne peut s’empêcher de penser à une fusée, qui, sous une formidable poussée, arrive à s’arracher, au milieu d’un déluge de feu, aux forces de gravité.

De même, Mme Camara, Mama pour les intimes, forte de ses convictions, d’une volonté de fer et d’une longue expérience de terrain, donne l’image d’une battante, sûre de vaincre toutes les forces de régression et autres écueils, pour arriver à ses fins: mettre les Mines au service de l’autonomisation et de l’émancipation de la femme malienne.

Ne croyant qu’à ce qu’elle voit, à l’instar de Saint Thomas, elle décide de s’investir à fond dans le secteur en descendant sur le terrain. Ce fut d’abord le diamant. Tous les compartiments du négoce de cette reine des pierres précieuses furent explorés: exploitation sur place, achat, vente sur place, vente dans les comptoirs, exportation, etc.

Le monde du diamant n’a plus aucun secret pour elle. «Pendant 15 ans, j’ai côtoyé l’extérieur avec les diamants du Mali, et d’autres pays africains, comme l’Angola et la Guinée» confie-t-elle simplement. En 2003, Mama crée GMEX (Gold Minerals Exploitation), dont le siège se trouve à l’Hippodrome. La création de cette société lui permettra d’acquérir beaucoup d’expérience dans le domaine des pierres fines, autres richesses dont Dieu a doté le Mali.

Elle lui donnera l’occasion de parcourir Madagascar, la Namibie et la Tanzanie. Voir ces pierres (prehnite, grenat, agate, calcédoine…) transportées par containers entiers à l’état brut vers Allemagne ou la Thaïlande lui fendait le cœur. Aussi a-t-elle décidé de tout mettre œuvre pour leur valorisation sur place. Ses efforts seront récompensés, car la Banque Mondiale finira par financer, pour 89 millions de FCFA, une taillerie qui sera bientôt inaugurée dans la commune de Soroma, sous-préfecture de Diakon, cercle de Bafoulabé.

L’objectif de Mme Camara est de créer un Centre de formation continue en taille de pierres précieuses et semi-précieuses, de valoriser les pierres du Mali et de favoriser l’émergence des femmes par le canal de ce secteur. Et, last but not least, d’aider les artisans à maîtriser les pierres qu’ils exploitent. Ce qui n’est certainement pas le cas maintenant.

L’enjeu est de taille, car, judicieusement exploité sous forme de chaine de valeurs (exploitation, transformation et commercialisation), ce secteur peut rapporter au Mali des dizaines de milliers d’emplois. IBK tient là une occasion en or de matérialiser sa promesse de campagne d’en créer 500 000 avant la fin de son mandat.

A condition que l’AFEMIN (l’Association des Femmes Minières du Mali), membre à part entière de Mali Mining House, société créée pour les fédérer et booster la production minière des nationaux, bénéficie des appuis et de l’accompagnement idoine de l’Etat, via le ministère des Mines, qui doit l’associer à ses activités et autres rencontres internationales.

L’AFEMIN est également une création de Mme Camara, qui n’a eu de cesse d’arpenter le Mali pour sensibiliser les femmes à se mettre ensemble et à investir un créneau porteur. On y trouve pêle-mêle médecins, commerçantes, spécialistes des finances… Parmi ses nombreux projets, une action en direction des Maliennes de l’extérieur pour qu’elles s’investissent dans les mines et le lancement d’un site web.

Mme Camara a un trophée remarquable: elle a accompli avec brio sa mission de Coordinatrice pour la mise en place de la Chambre des Mines, dont elle est au demeurant la Secrétaire aux Relations Extérieures, seule femme membre du Bureau.

Cette diplômée de Paris II (gestion des entreprises) évolue également dans le courtage et ambitionne d’instituer une rencontre internationale sur les pierres du Mali, à l’image de la rencontre de Tucson aux Etats Unis, pour aider à l’émergence de «Nana Benz» Maliennes des Mines. Mariée et mère de trois enfants, Mme Camara meuble son peu de loisirs par l’écriture. «Ma passion pour les mines» sera son prochain livre.

Yaya Sidibé

SOURCE : 22SEPTEMBRE

Lutte contre la fraude à l’importation et à l’exportation : La DNCC, les DRCC et la direction des Douanes désormais interconnectées

Après dix ans d’attente, le Projet d’interconnexion de la Direction Nationale du Commerce et de la Concurrence (DNCC) à la Direction Générale des Douanes, ainsi qu’aux Directions Régionales du Commerce et de la Concurrence (DRCC) voit enfin le jour.

Accompagné du Président du Conseil national du patronat, Mamadou Sidibé, du Directeur Général des Douanes, Modibo Kane Kéïta, et de la plupart de ses collaborateurs, le ministre du Commerce et de l’Industrie, Abdel Karim Konaté, a procédé au lancement de cette interconnexion le mardi 21 avril 2015, dans la cour de la DNCC.

Fruit d’un partenariat public / privé entre la Direction nationale du Commerce et de la Concurrence et le Conseil National du Patronat, qui gère le fonds PVI, ce projet permettra de corriger le manque de communication en temps réel entre la DNCC et la Direction générale des Douanes, qui ne recevait pas toutes les intentions émises au niveau de la DNCC par les opérateurs économiques.

D’un coût de 249 millions de francs CFA, cette installation fonctionne à travers un grand serveur, installé à la DNCC, qui communique avec des pylônes de l’AGETIC dans les capitales régionales. Elle permettra de réduire au maximum les fraudes liées aux émissions d’intention aussi bien à l’importation qu’à l’exportation et à faire gagner à nos opérateurs économiques un temps combien important en matière de commerce.

Outre ces avantages, l’interconnexion permettra aux utilisateurs de la plateforme d’aller se renseigner et de nourrir les statistiques du commerce extérieur et les contrôles de redevance de PVI.

Dans ce partenariat public / privé, le CNPM, par la voix de son Président, se dit ouvert à aller de l’avant, permettre à la Douane de faire le maximum de recettes et réduire les demandes de dons. Car, selon Mamadou Sidibé, aucun pays au monde ne peut se développer sans les ressources propres de ses fils.

Pour Modibo Kane Kéïta, Directeur Général des Douanes, au-delà de sa contribution à l’objectif zéro papier dans les services des Douanes, cette interconnexion est une occasion pour ses services de mettre en œuvre la traçabilité réelle des marchandises.

Tout en se réjouissant du lancement de ce projet, le Directeur général des Douanes a donné l’engagement que toutes les informations de son service seront désormais sur cette plateforme, afin de garantir la sécurisation des données.

Pour sa part, le Directeur national du commerce et de la concurrence, Modibo Kéïta, a remercié le ministre du Commerce et de l’Industrie, qui a su traduire en réalité ce vieux projet, qui était devenu un rêve à la DNCC. Il a également insisté sur l’entretien des installations et le renforcement des capacités des ressources humaines pour leur gestion.

Yaya Samaké

source : 22septembre

Pour un développement harmonieux des localités du Delta Intérieur du Niger: Un comité régional est né !

La création d’un comité régional des cadres de concertation locale des commissions internationales de suivi du Programme de Développement Durable du Delta Intérieur du Niger (PDD-DIN) a fait l’objet d’un atelier, organisé  par ledit programme. C’était le 7 Avril  dans la salle de réunion de la Direction régionale de l’Agriculture de Mopti, à Sévaré.  Il a été  présidé par le  1er adjoint au Préfet de Mopti, Abdoulaye Guindo, en présence du coordinateur régional du PDD-DIN, Abdoulaye Biné Guindo.

mopti bateau fleuve delta niger lac debo

D’entrée de jeu, le représentant du gouverneur, Abdoulaye Guindo, après avoir salué les participants, a mis l’accent sur les enjeux de la création d’un comité régional des cadres de concertations locales des commissions internationales de suivi du Programme de développement durable du delta intérieur du Niger, en évoquant leurs apports dans le développement des actions du PDD-DIN.

Abdoulaye Biné Guindo,  conférencier et  coordinateur régional du PDD-DIN,  a témoigné que c’est le Royaume de Suède, en partenariat avec  la République du Mali,  qui a financé ce projet pour une durée de 10 ans. Selon lui, ledit projet est reparti en deux phases à savoir : De 2013 à 2015, il concerne l’exécution pour les zones de Mopti ville, Ségou et Tombouctou et pendant 7 ans, il s’exécutera pour les zones de Djenné, Tenenkou, Goundam et Diré.

Le projet a pour zone d’action : Ké-Macina (Ségou) jusqu’à Niafounké (Tombouctou). Il est financé à hauteur de 3.286.511.760 FCFA par le Royaume de Suède et plusieurs centaines de million par ans sont déboursés  par le gouvernement malien. Toujours selon le coordinateur du PDD-DIN, les projets s’étendent sur une superficie de 4195 Kilomètres carrés que le PDD-DIN doit servir à travers des actions concrètes.  Surtout pour les zones qui ont des déficits d’eau, à travers le développement du maraichage, l’implantation des châteaux d’eau, l’interdiction des coupes de bois sera appuyée par des actions concrètes pour la sauvegarde des forêts. Pour ce faire, des sensibilisations, à travers l’utilisation des énergies renouvelables seront nécessaires. Les projets soutiennent les femmes également dans la fabrication du savon pour le développement personnel de ces dernières.

Pour appuyer les propos de Abdoulaye Biné Guindo, le colonel Alkaïdi Touré, consultant expert a évoqué la menace qui  pèse actuellement sur le Delta Intérieur du Niger. Selon lui, cette zone ne possède plus de forêt classée alors qu’elle en-possédait 7 auparavant. Aussi, poursuit-il, la pêche prématurée des poissons, consistant à envahir des espèces de poissons avant même l’âge adulte où ils sont plus rentables, empêche également la reproduction des poissons, donc entraine la diminution voire même la disparition des poissons.

A noter que le PDD-DIN a son siège à la direction régionale des eaux de forêts de Mopti, sise à Sévaré.

 

Cheick

Source: Le Canard de la Venise

Accord de partenariat économique(APE) ou accord de perte économique La complicité et l’immobilisme avérés de la société civile malienne !

Encore une fois ça fait mal au cœur et à l’esprit que l’Afrique marche comme un enfant tenu à la main par celui qui lui commet l’infanticide. On cache au peuple l’essentiel pour des raisons non connues ou tout simplement pour conserver une parcelle de pouvoir. Faites une enquête dans la population malienne pour savoir son niveau de connaissance sur les APE. On peut, sans risque de se tromper dire que ceux  qui savent même la définition n’atteignent pas les 2% et encore moins ceux qui connaissement le contenu. Alors où est la démocratie ? En réalité la démocratie n’existe pas mais on fait semblant.

cedeao ecowas logo

Cet accord encore peut être signé en catimini par le Mali à travers la CEDEAO, mais il peut être plus nocif qu’une guerre en réalité. D’ailleurs c’est une guerre, la guerre économique de domination dont le vrai est la Globalisation économique.

Je vous donne quelques repères pour vous permettre de comprendre un tout petit peu le contenu de cet accord Afrique – Pacifique – Caraïbes et l’Union Européenne (ACP-EU):

Publication de SEDELAN (Service d’Editions en Langues Nationales, de Koudougou, au Burkina Faso) sous la direction du père Maurice Oudet Président.

Pas d’APE, sans Souveraineté alimentaire !

Nous sommes au bord du gouffre et nous nous préparons à faire un grand pas en avant !

Il y a dix ans, en 2004, le SEDELAN (Service d’Editions en Langues Nationales, de Koudougou, au Burkina Faso) publiait un petit livre intitulé : « Les filières rizicoles en Afrique de l’Ouest et la nécessité de la Souveraineté Alimentaire ». Ce petit livre, nous l’avons publié pour manifester notre inquiétude. Inquiétude partagée alors par une bonne partie de la société civile du Burkina Faso et de l’Afrique de l’Ouest. Dans ce livre nous avons écrit : « Pas d’APE, sans souveraineté alimentaire… ».  En 2005, avant la réunion ministérielle de l’OMC, les paysans burkinabè ont manifesté nombreux contre cette inquiétude avec des banderoles où il était écrit : « Pas d’APE, sans souveraineté alimentaire ». Aujourd’hui, il ne s’agit plus seulement de manifester notre inquiétude Nous voulons pousser un cri d’alarme. Nous sommes au bord du gouffre, et voici que nous nous préparons à faire un grand pas en avant !

Ces jours-ci, j’ai lu dans la presse africaine, à plusieurs  reprises  que l’Afrique de l’Ouest se préparait à faire « un grand pas » ou « un bond » « en avant ». Voilà 10 ans que les pays de la CEDEAO (Communauté Economique Des Etats de l’Afrique de l’Ouest) négocient leur Tarif Extérieur Commun (le TEC), c’est à dire l’ensemble des droits de douanes à l’importation. S’il a fallut dix ans de négociations, c’est bien que celles-ci n’étaient pas faciles ! Alors avant de se réjouir, il faudrait regarder le résultat. Or, jusqu’à aujourd’hui, je n’ai pas trouvé un journaliste pour en expliquer le contenu, ni un homme politique pour expliquer les choix qui ont été faits.

Or ces choix sont désastreux pour l’Agriculture du Burkina et de l’Afrique de l’Ouest. Les paysans n’ont rien obtenu de ce qu’ils ont demandé. Un seul exemple, alors que les pays de l’Afrique de l’Est protègent leur filière riz avec succès, en taxant leurs importations de riz de 35 % à 75 %, la CEDEAO a maintenu son taux à 10 %, avec les résultats que nous connaissons bien, nos pays sont envahis de vieux riz (jusqu’à 10 ans d’âge) à prix cassé (le riz également cassé, mais baptisé « brisure de luxe ! ». Or, on nous annonce que le nouveau TEC va entrer en vigueur le 1er janvier 2015.

Et comme une catastrophe n’arrive jamais seule, je viens d’apprendre que l’Europe vient de signer, sans débat, l’Accord de Partenariat Economique (APE) avec l’Afrique de l’Ouest – l’Europe n’ayant pas le courage d’appeler cet accord « Accord de Libre Echange », ce qu’il est en réalité.

Comment alors caractériser ce « grand pas en avant » ? Comme l’a fait récemment un ami dans une de ses lettres. « Pour tous les pays concernés en Afrique, l’ensemble de l’agriculture paysanne et vivrière, la sécurité alimentaire, les projets actuels de transformation sur place, le développement de l’industrie régionale, tous seront frappés de plein fouet par une concurrence européenne destructrice d’emplois, et par une dépendance accrue vis-à-vis des cours des marchés mondiaux. C’est le pillage programmé de leurs ressources naturelles, du sol et du sous-sol. Le développement endogène de ces pays et les projets d’intégration régionale seront sacrifiés au bénéfice d’une économie européenne tournée vers l’exportation, fortement “carbonée” et loin du respect de l’écologie. Les peuples d’Afrique seront réduits à importer des produits européens subventionnés qui, bien que de qualité douteuse, viendront concurrencer les productions locales… Une autre conséquence est prévisible : la migration massive des populations. »

Avec cette question, qu’aujourd’hui, nous ne pouvons pas ne pas nous poser. Parmi ces millions de migrants qui perdront tout en espoir de vivre dignement chez eux, combien rejoindrons les rangs de Boko  Haram  ou de l’Etat Islamique.

Oui, nous sommes au bord du gouffre et nous nous préparons à faire un grand pas en avant !

Ou, si vous préférez, « le bateau coule » et nous fêtons l’indépendance du Burkina.

Oui, fêtons notre indépendance, mais alors dès demain, réfléchissons, et essayons de gagner du temps, voire d’empêcher notre bateau de couler.

J’en appelle au gouvernement de transition du Burkina. Si vous pouvez bloquer la signature des APE par la CEDEAO, n’hésitez pas. Quant au TEC, il a déjà été signé. Il est entrer en vigueur le 1er janvier 2015. Ce TEC comporte plus de 5 000 lignes tarifaires. Sans vouloir tout changer, proposez de l’amender progressivement.

Commencez par constituer une liste de produits sensibles.

Nous sommes au bord du gouffre et nous nous préparons à faire un grand pas en avant !

Il y a dix ans, en 2004, le SEDELAN (Service d’Editions en Langues Nationales, de Koudougou, au Burkina Faso) publiait un petit livre intitulé : « Les filières rizicoles en Afrique de l’Ouest et la nécessité de la Souveraineté Alimentaire ». Ce petit livre, nous l’avons publié pour manifester notre inquiétude. Inquiétude partagée alors par une bonne partie de la société civile du Burkina Faso et de l’Afrique de l’Ouest. Dans ce livre nous avons écrit : « Pas d’APE, sans souveraineté alimentaire. » En 2005, avant la réunion ministérielle de l’OMC, les paysans burkinabè ont manifesté nombreux cette inquiétude avec des banderoles où il était écrit : « Pas d’APE, sans souveraineté alimentaire ». Aujourd’hui, il ne s’agit plus seulement de manifester notre inquiétude Nous voulons pousser un cri d’alarme. Nous sommes au bord du gouffre, et voici que nous nous préparons à faire un grand pas en avant !

Ces jours-ci, j’ai lu dans la presse africaine, à plusieurs  reprises que l’Afrique de l’Ouest se préparait à faire « un grand pas » ou « un bond » « en avant ». Voilà 10 ans que les pays de la CEDEAO (Communauté Economique Des Etats de l’Afrique de l’Ouest) négocient leur Tarif Extérieur Commun (le TEC), c’est à dire l’ensemble des droits de douanes à l’importation. S’il a fallut dix ans de négociations, c’est bien que celles-ci n’étaient pas faciles ! Alors avant de se réjouir, il faudrait regarder le résultat. Or, jusqu’à aujourd’hui, je n’ai pas trouvé un journaliste pour en expliquer le contenu, ni un homme politique pour expliquer les choix qui ont été faits.

Or ces choix sont désastreux pour l’Agriculture du Burkina et de l’Afrique de l’Ouest. Les paysans n’ont rien obtenu de ce qu’ils ont demandé. Un seul exemple, alors que les pays de l’Afrique de l’Est protègent leur filière riz avec succès, en taxant leurs importations de riz de 35 % à 75 %, la CEDEAO a maintenu son taux à 10 %, avec les résultats que nous connaissons bien, nos pays sont envahis de vieux riz (jusqu’à 10 ans d’âge) à prix cassé (le riz également cassé, mais baptisé « brisure de luxe ! ». Or, on nous annonce que le nouveau TEC va entrer en vigueur le 1er janvier 2015.

Et comme une catastrophe n’arrive jamais seule, je viens d’apprendre que l’Europe vient de signer, sans débat, l’Accord de Partenariat Economique (APE) avec l’Afrique de l’Ouest – l’Europe n’ayant pas le courage d’appeler cet accord « Accord de Libre Echange », ce qu’il est en réalité.

Comment alors caractériser ce « grand pas en avant » ? Comme l’a fait récemment un ami dans une de ses lettres. « Pour tous les pays concernés en Afrique, l’ensemble de l’agriculture paysanne et vivrière, la sécurité alimentaire, les projets actuels de transformation sur place, le développement de l’industrie régionale, tous seront frappés de plein fouet par une concurrence européenne destructrice d’emplois, et par une dépendance accrue vis-à-vis des cours des marchés mondiaux. C’est le pillage programmé de leurs ressources naturelles, du sol et du sous-sol. Le développement endogène de ces pays et les projets d’intégration régionale seront sacrifiés au bénéfice d’une économie européenne tournée vers l’exportation, fortement “carbonée” et loin du respect de l’écologie. Les peuples d’Afrique seront réduits à importer des produits européens subventionnés qui, bien que de qualité douteuse, viendront concurrencer les productions locales… Une autre conséquence est prévisible : la migration massive des populations. »

Avec cette question, qu’aujourd’hui, nous ne pouvons pas ne pas nous poser. Parmi ces millions de migrants qui perdront tout en espoir de vivre dignement chez eux, combien rejoindrons les rangs de Boko Haram ou de l’Etat Islamique.

Oui, nous sommes au bord du gouffre et nous nous préparons à faire un grand pas en avant !

Ou, si vous préférez, « le bateau coule » et nous fêtons l’indépendance du Burkina.

Oui, fêtons notre indépendance, mais alors dès demain, réfléchissons, et essayons de gagner du temps, voire d’empêcher notre bateau de couler.

J’en appelle au gouvernement de transition du Burkina. Si vous pouvez bloquer la signature des APE par la CEDEAO, n’hésitez pas. Quant au TEC, il a déjà été signé. Il doit entrer en vigueur le 1er janvier 2015. Ce TEC comporte plus de 5 000 lignes tarifaires. Sans vouloir tout changer, proposez de l’amender progressivement.

Commencez par constituer une liste de produits sensibles. Dans cette liste, vous mettrez en priorité le riz et le lait en poudre. Proposez de remplacer les lignes tarifaires du riz et du lait (10 % pour le riz, et 5 % pour le lait en poudre) par une alternative toute simple : un prix d’entrée (à la porte de la CEDEAO, comme les ports de Lagos, Cotonou, Lomé, Abidjan, Dakar…) pour la tonne de riz. Par exemple 400 000 F la tonne en 2015. Cela veut dire que la tonne de riz qui arrive à un de ces ports à 350 000 F sera taxée à 50 000 F (400 000 F – 350 000 F = 50 000 F, à peine plus que les 10 % prévus par le TEC. Par contre, le bon riz de qualité récolté il y a moins d’un an (loin des 10 ans de certains riz thaïlandais ou autres) qui arrivera à Abidjan à 500 000 F la tonne entrera sans être taxé. C’est ce que l’on appelle un « prélèvement variable ». Ce système devrait nous protéger des importations massives de riz à prix cassé, qui ruinent les producteurs de riz et freinent le développement de la filière riz.

Pour le lait en poudre, je propose, comme prix d’entrée, 75 000 F pour le sac de lait en poudre de 25 kg à l’entrée de la CEDEAO. Les sacs de 25 kg de lait qui arrivent au port de Lomé à 70 000 F seront taxés à hauteur de 5 000 F (= prélèvement variable). Un peu plus de 7 %. A peine plus que les 5 % d’aujourd’hui.

A noter, que si les prix flambent sur le marché mondial, comme en 2007, les prix du marché dépasseront les prix d’entrée. Les prélèvements variables seront nuls. C’est dire que les prix d’entrée auront un rôle stabilisateur. En listant ainsi (de façon progressive) l’ensemble des produits sensibles agricoles ou alimentaires (une cinquantaine) nous préserverons notre souveraineté alimentaire.

Pour approfondir ce système composé de couples « prix d’entrée plus prélèvements variables », je vous invite à relire les lettres 472) Réguler les prix agricoles et alimentaires et 473) Les règles de l’OMC ne permettent pas à la CEDEAO de protéger son agriculture.

Ce sujet mériterait une émission à la télévision nationale, du style des émissions d’Eco finances, précédemment animées par Madame Amina Billa/Bambara, aujourd’hui Ministre Délégué auprès du Ministre de l’Économie et des Finances, chargé du Budget au gouvernement de transition. J’ai participé plusieurs fois à ses émissions. Je participerais volontiers à une émission ayant, par exemple, pour titre : « Quelle politique agricole et alimentaire après les signatures du Tarif Extérieur Commun de la CEDEAO et de l’Accord de Partenariat Economique entre l’Europe et l’Afrique de l’Ouest ?».

Que fait la société civile malienne pour éviter la signature des APE ?

Apres la lecture de cet article ne restez pas immobile mais agissons pour le droit des peuples !

 

SDF

Source: Le Canard de la Venise

Interdiction de l’importation de l’oignon et de la pomme de terre au Mali Les gouvernants commencent à entendre le cri du peuple rural !

Dans la parution N° 21 du 17 Décembre 2014 au 06 Janvier 2015 de votre bimensuel Le Canard de la Venise, nous avions suggéré la prise de responsabilité par le gouvernement du Mali  dans les importations des produits agricoles surtout pour la protection de la filière échalote au Mali sous le titre : « Mort programmée de la filière échalote au plateau dogon : l’Etat malien responsable ». Dans ce cadre, le gouvernement du Mali vient de prendre  une des décisions les plus souveraines depuis l’indépendance : celle interdisant l’importation de l’oignon et de la pomme de terre. Alors nous disons bravo au Ministre en charge du commerce.

pomme-terre-legume-fruits-frite

Cependant, pour que  cette décision soit salutaire et bénéfique pour le peuple malien,  il faudrait prendre des mesures d’accompagnement suivantes :

-Faire face à une éventuelle pression des importateurs  faisant appel aux règles de l’OMC (organisation internationale du commerce) dont le Mali est membre ;

-Avoir une stratégie de stimulation de la production interne de l’échalote et de la pomme de terre. Si pour la première culture la filière est maitrisée par les producteurs, pour la seconde, l’importation de semence reste le maillon le plus important car le Mali ne produit aucune semence de pomme de terre même en essai. Toute la rentabilité de la pomme de terre au Mali reste conditionnée aux coûts de la semence et à ses périodes de livraisons ;

-Sensibiliser les acteurs des deux filières surtout les commerçants grossistes et détaillants sur la valeur ajoutée à capter par les productions nationales et leur contribution à la sécurité et à la souveraineté alimentaire et nutritionnelle surtout des exploitations familiales ;

-Sensibiliser les consommateurs par un système de communication pour le développement en mettant en exergue les avantages liés aux produits nationaux et le rapport qualité/prix ;

-Travailler sur les maillons conservation et commercialisation en vue de rendre disponible ces produits sur le marché de façon mieux organisée ;

-Stimuler la production de l’échalote surtout au pays dogon par l’irrigation de proximité ;

-Stimuler la production de pomme de terre dans les zones à système d’irrigation contrôlée (Office du Niger) à travers une interprofession efficace non manipulée par des « paysans de dimanche » ou des techniciens de l’agriculture qui ne sont pas engagés pour la souveraineté alimentaire du Mali ;

-Le Maillon semence de la pomme de terre doit faire l’objet d’une subvention à grande échelle pendant une période de dix ans de façon régressive ;

-Travailler en synergie avec le ministère en charge de l’Agriculture et en charge de l’industrie et du commerce pour aller vers une véritable transformation de ces produits à haute valeur ajoutée.

Cette grande décision est un test véritable pour le gouvernement malien et présage des résultats et impacts très importants sur le monde rural : meilleure  organisation de l’exode rural, lutte contre les faibles revenus monétaires, meilleur accès aux services sociaux de base… et n’en parlons pas pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle.

Si cette décision n’est pas cassée, le Mali amorcera une marche vers la souveraineté et le respect des droits des peuples qui peuvent produire ce qu’ils consomment et vice versa.

Nous osons croire et espérer que la mise en   œuvre de cette décision s’étendra avec tact dans les autres productions agricoles comme : le riz, la tomate, etc.

Pas de stabilité politique dans un pays dont le peuple ne mange pas à sa faim pour des raisons de fausses règles internationales souvent criminelles.

 

SDF

Source: Le Canard de la Venise

Randgold Ressources : Après un an, Kibali projette son avenir

La recherche en cours d’onces de réserve supplémentaires à Kibali assurera son avenir comme mine à longue durée de vie et comme un des plus importants producteurs d’or d’Afrique, a confirmé le week-end dernier, Mark Bristow, directeur exécutif de Randgold Resources. Randgold développe et exploite la mine, qu’elle détient en partenariat avec AngloGold Ashanti et la société congolaise parapublique de Somiko

mine or yatela sadiola semos randgold

En 2014, son premier exercice complet d’exploitation, Kibali a produit 526 627 onces d’or à un total des coûts directs de production de $573/oz et M. Bristow a indiqué qu’au cours d’un point de presse que la production et le coût pour le premier trimestre de 2015 devraient être conformes aux prévisions.

«Quand on produit de l’or au rythme de 600 000 onces l’an, il est d’une importance critique de remplacer les réserves qui sont consommées», a-t-il ajouté. «Nous croyons que la structure KZ de Kibali possède suffisamment de ressources supplémentaires, et l’exploration en cours confirme ce potentiel. Diverses cibles ont été identifiées dont deux, Kalimva-Ikamva et Kanga sud, ont été considérées comme prioritaires pour des recherches supplémentaires».

Kibali est toujours un chantier en cours, la troisième mine à ciel ouvert est maintenant opérationnelle et le développement de la mine souterraine est en avance sur le calendrier. Déjà, du minerai provenant de ses chambres est livré à l’usine, mais la mine souterraine sera en pleine production seulement en 2018. La première des quatre centrales hydroélectriques a été mise en service au cours de l’exercice précédent mais les travaux portant sur la deuxième sont bien avancés. L’usine métallurgique fonctionne à sa capacité théorique et l’installation de remblayage par pâte est presque terminée. Malgré le niveau élevé d’activité de production et de développement (quelque 5 000 personnes sont employées sur le site) Kibali maintient un bon dossier de sureté, avec une diminution de 16% du taux de fréquence des accidents partant de l’année dernière.

Kibali représente un investissement de plus de 2 milliards de dollars dont il pourra récupérer le capital après 2024, partant de son plan de mine actuel au prix de l’or estimé à 1 200 dollars/oz.Toutefois, grâce à ses flux de trésorerie consistants, la mine a déjà remboursé la première tranche de sa dette au mois de mars.

  1. Bristow a indiqué que Kibali continuait d’investir dans le développement de l’économie locale en faisant affaire dans la mesure du possible avec des sous-traitants et des fournisseurs de la région. Une étude de préfaisabilité d’un projet d’huile de palme, visant à produire une source durable d’activité économique post-extraction dans la région, a été achevée et une étude de faisabilité se prêtant à un concours bancaire a été commencée.

En regard du nouveau code minier proposé par la RDC, M. Bristow a annoncé qu’il accueillait favorablement la récente déclaration du premier ministre Augustin Matata Ponyo indiquant que l’État était prêt à réviser le projet soumis au parlement et était ouvert à d’amples discussions avec le secteur. «Nous avons été étonnés et déçus lorsque le ministre des Mines a mis fin à ses discussions avec le secteur minier en février et a présenté au parlement un projet de code qui déviait radicalement du terrain d’entente que nous avions cru avoir convenu. Comme la chambre des mines de la RDC avait énoncé alors, l’adoption du code d’une telle forme hostile aux investissements aura des conséquences catastrophiques non seulement pour le secteur minier mais également pour l’ensemble de l’économie congolaise. Cela a donc été d’un grand réconfort d’apprendre du premier ministre que l’État avait réaffirmé son intention de négocier»,a-t-il ajouté.

Abdoul Karim Konaté

Source: Le Katois

Inauguration hier de l’application de gestion des titres du commerce extérieur : La DNCC et la Douane désormais reliées pour une gestion transparente des intentions de commerce

Le ministre du Commerce et de l’industrie, Abdel Karim Konaté, avec à ses côtés le président du CNPM, Mamadou Sidibé, les Directeurs généraux des Douanes (Modibo Kane Kéïta) et de la Direction nationale du commerce et de la concurrence (DNCC) Modibo Kéïta a procédé, hier mardi 21 avril, au lancement du projet d’interconnexion DNCC-DRCC-DGD. D’un coût de près de 250 millions de FCFA, ce projet, fruit du partenariat public-privé, va permettre une gestion transparente des intentions d’importation et accroître les recettes de la Douane

L’import- export est conditionné à la levée d’une intention d’importation au niveau de la DNCC. Cependant, il se trouve qu’avec les nouvelles technologies, les documents délivrés faisaient objet de toutes sortes de falsifications de la part de certains importateurs indélicats qui pouvaient changer la nature des produits autorisés à l’aide des nouvelles technologies de l’information et de la communication. Avec des vrai-faux-documents, ils parvenaient à tromper la vigilance des douaniers,   entrainant des manques à gagner pour l’Etat mais aussi permettant d’importer des produits prohibés. Ainsi, depuis plus de dix ans, la DNCC a élaboré un projet d’interconnexion de ses services avec ceux de la Douane destinataire des intentions délivrées par la DNCC.

Malheureusement, faute de financement, ce projet dormait encore dans les tiroirs jusqu’à l’arrivée de l’actuel ministre Abdel Karim Konaté. Il est désormais effectif grâce à un partenariat entre son département et le CNPM, qui a assuré son financement à travers le Fonds PVI.  C’est donc dans une atmosphère bon enfant  que ce projet a été inauguré, hier après-midi, à la DNCC.

L’application est composée d’un serveur de dernière génération relié à une antenne serveur de l’AGETIC et de la Cellule d’appui à l’informatisation des services financiers et fiscaux.

Ainsi, avec cet équipement, toute intention d’importation émise par la DNCC ou ses directions régionales est immédiatement sue à la minute par la Direction générale des Douanes et ses différents démembrements, les banques et les services d’assurance. Ce qui empêche toute falsification. Pour le Directeur national du commerce et  de la concurrence, cet outil va non seulement permettre de lutter contre la falsification des titres de commerce, mais aussi réduire les coûts des transactions, lutter contre l’importation des produits prohibés et améliorer le cadre des affaires.  C’est pourquoi, la DNCC et ses services partenaires souhaitent faire de cette plate-forme un guichet unique de traitement des titres de commerce.

Le président du CNPM, Mamadou Sidibé, s’est réjoui de ce projet  qui va permettre d’accroitre la mobilisation des recettes au cordon douanier pour l’intérêt du pays. Car, assure t-il, aucun pays ne pourra se développer  avec l’aide extérieure mais plutôt qu’à partir de ses ressources internes. Pour sa part, le patron de la Douane, Modibo Kane Kéïta s’est dit convaincu que ce projet est un atout pour son service. Car devant permettre une plus grande fluidité et de transparence dans la gestion des dossiers.

  1. CAMARA

Source: L’Indépendant

Le nouveau Directeur général de API-Mali, Moussa Ismaïla Touré : – » Le guichet unique a pu créer plus de 6 000 entreprises en 2014 «

-« Nous voulons démontrer que le Mali a un potentiel important d’investissements »

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C’est au terme d’un processus d’appel à candidatures coordonnée par une commission mixte Etat – secteur privé que Moussa Ismaïla Touré a été désigné Directeur  général de l’API-Mali. Sa mission : donner un nouveau souffle à ce service qui a connu beaucoup de difficultés ces deux dernières années. Le nouveau patron de l’Agence, tout en saluant les efforts enregistrés, affiche une ambition claire et précise. Celle de prouver au monde des investisseurs nationaux et étrangers que le Mali a un important potentiel d’investissements dans presque tous les domaines.

c’est à la faveur des travaux de la 6ème session du conseil d’administration que le grand public a connu le visage du tout-nouveau Directeur général de l’API-Mali. Moussa Ismaïla Touré, puisque c’est de lui qu’il s’agit, est un expert en management, gestion d’entreprise, développement des affaires, gestion de projet, pilotage stratégique et animation d’équipe.  Diplômé de l’université de Paris IX Dauphine en 1995 gestion d’entreprise et de l’ENA du Mali en gestion en 1993, il était, jusqu’à sa nomination, Directeur régional Afrique centrale de Coca-Cola Company, basé à Douala, au Cameroun. Il avait été auparavant Directeur des opérations et du marketing de la même société au Gabon, au Bénin et Togo. Avant d’aller faire ses preuves dans ces pays, il avait été Directeur commercial et marketing de Coca-Cola Mali et responsable des stocks et transport & cellule ticket de Shell Mali.  Il a été désigné meilleur employé 2011 de la Business Unit Coca-Cola Afrique de l’est, du centre de l’ouest couvrant 39 pays.

Voilà un homme au parcours honorable et également arbitre international de basketball, chargé  désormais  de relancer la promotion des investissements dans notre pays.

Moussa Ismaïla Touré a rappelé qu’ « à l’image du pays depuis deux ans, l’agence traverse une période difficile caractérisé par un problème de disponibilité de  ressources pour la mise en œuvre du programme d’activités et des ressources pour assurer le salaire du personnel contractuel « . Face à cette situation, le service a entamé plusieurs démarches avec le soutien du département de tutelle dont un appui exceptionnel au niveau du ministère de l’Economie et des finances.

Pour le futur, le nouveau patron s’engage à mener des actions louables pour un nouveau départ. «  Tout d’abord il s’agit de renforcer les ressources de l’agence en termes d’agents, car avec la crise, une bonne partie du personnel a pris congé du service. Ensuite, le doter de capacités financières pour faire face aux objectifs assignés. A ce niveau, il s’agira d’ouvrir des pistes pour que l’agence puisse générer elle-même des ressources à travers ses prestations.  Parallèlement à cette crise, il y a une mauvaise perception qui est ancrée et qui veut que les investisseurs plaçent le Mali dans une zone rouge, donc il s’agira pour nous de travailler à démontrer que le potentiel d’investissements est là, dans presque tous les domaines « , a-t-il expliqué.

Malgré cette situation difficile, le personnel n’a pas croisé les bras. A en croire le Directeur général, le guichet unique, qui est l’organe le plus connu de l’Agence, a pu créer  plus de 6 000 entreprises en 2014, soit une progression de plus de 10% par rapport à l’année précédente. «Cette année nous avons une ambition plus grande» assure t-il.

L’API-Mali, faut-il le souligner, est un établissement public à caractère administratif créé en 2005, mais opérationnel en 2008. Elle a pour mission d’encourager le développement des investissements directs et de contribuer à la planification et à la régulation de zones industrielles.

L’API-Mali, à travers son Guichet unique, offre un point unique pour toutes les procédures de créations d’entreprises, d’assistance aux investisseurs et de délivrance d’agréments au code des investissements.

Youssouf CAMARA

Source: L’Indépendant

Orange Awards : La récompense des partenaires

La société de téléphonie mobile Orange-Mali a récompensé le vendredi 17 avril 2015 ses meilleurs partenaires des différents services qu’elle offre aux Maliens. C’était à la faveur d’une soirée des Awards au Musée national.

Directeur general orange mali Jean-Luc Bohe

Cette soirée de récompense des partenaires a enregistré la présence de plusieurs invités mais aussi des responsables de la société dont le Directeur général, Jean-Luc Bohé. Dès son lancement, Orange a affiché sa volonté de démocratiser les TIC et d’offrir les meilleures innovations à chaque malien, où qu’il se trouve et quels que soient ses moyens. Une volonté affichée et réalisée au quotidien avec le soutien de nombreux partenaires, grâce à qui Orange a pu enregistrer de nombreux succès, malgré un marché hautement concurrentiel. Opérateur leader sur le mobile avec plus de 15 millions de clients ; opérateur leader sur le fixe et internet avec plus de 140 000 clients ; opérateur leader sur le mobile money avec plus de 2 500 000 clients d’Orange Money ; plus de 12 000 points de vente Orange money ; plus de 63 000 points de vente Orange ; 97% de taux de satisfaction clients ; plus de 35 000 empois créés ; une contribution à hauteur de 4,9% au PIB du Mali.

La société Orange doit ces réussites au soutien indéfectible, au dynamisme et à la confiance de chacun de ses partenaires. C’est pourquoi Orange-Mali, à travers la Direction clients grand public et la Direction Orange money, a décidé de consacrer à son réseau de partenaires la soirée Orange Awards pour leur manifester toute sa gratitude.

Cette soirée a été l’occasion de primer 3 partenaires de la Direction clients grand public et 3 autres de la Direction Orange money sur les critères de la qualité de leurs services, de leur collaboration avec Orange, de leur professionnalisme et aussi de la satisfaction apportée aux clients.

Au cours de cette soirée, 3 partenaires de la Direction clients grand public et 3 autres de la Direction Orange money ont reçu des prix de distinction dans 3 catégories. Dans la catégorie management interne, le prix de la direction commerciale grand public est revenu à Sira Télécom alors que c’est la Sobaf Sarl (Sikasso) qui a remporté celui de la direction d’Orange-Money. S’agissant de la catégorie du dynamisme commercial, Astan Djitèye (Sikasso) est la récipiendaire du prix de la direction commerciale grand public alors que le prix de la direction d’Orange money est revenu à Universal Beauté. Dans la catégorie de l’excellence, le prix de la direction commerciale grand public est revenu à Global phone et CEI remporte celui de la direction d’Orange money. Les lauréats effectueront un voyage de rêve de 6 jours à Dubaï.

Le directeur général d’Orange-Mali, Jean-Luc Bohé, a salué le partenariat entre sa société et ses partenaires grâce auxquels toutes les performances sont faites. Il  a ajouté que l’activité d’Orange-Mali s’est augmentée de 40% dans les 2 dernières années. Jean-Luc Bohé a promis que dans les années à venir Orange-Mali va apporter de nouveaux services pour le bonheur de ses clients.

Yattara Ibrahim

Source: L’Informateur

BCEAO : LA PROBLEMATIQUE DES COMPTES DORMANTS

Plus de 800.000 attendent que leurs propriétaires se manifestent dans l’espace UEMOA

bceao siege bamako

Le constat est alarmant. Plus de 800.000 comptes attendent que leurs propriétaires se manifestent dans l’espace Uemoa. Ces avoirs sont constitués, des soldes créditeurs des comptes ouverts dans les livres des établissements bancaires, des systèmes financiers décentralisés, des services financiers. Longtemps ils n’ont fait l’objet d’aucun mouvement ou transaction à l’initiative de leurs titulaires. Ceux-ci ne se manifestent plus à l’adresse indiquée dans leur documentation. Même après une tentative de contact de la part de l’organisme dépositaire.
Les comptes dormants posaient un sérieux problème. Le corpus juridique des Etats membres de l’Union avait du mal à cerner la situation. Il ne possédait pas de dispositions spécifiques encadrant la gestion des avoirs des titulaires de ces comptes inactifs depuis des décennies. Il faut reconnaître que dans la plupart de nos pays, les cadres législatifs et réglementaires ne prévoient pas de dispositions particulières pour le traitement des avoirs dormants dans les livres des organismes financiers.
Face au vide juridique, chaque pays et chaque institution financière dépositaire traitait la question en fonction de ses textes ou l’approche différenciée du traitement de ces avoirs par les établissements dépositaires. Dans certaines institutions, aucune action n’était entreprise pour une gestion transparente desdits avoirs, ce qui est de nature à porter préjudice aux intérêts des déposants. D’autres établissements ont tendance à faire valoir les règles de droit commun relatives à la prescription en matière commerciale ou civile.
Les interprétations divergentes des délais de prescription en matière commerciale ou civile exposaient les établissements dépositaires à des risques de contentieux qui pourraient les opposer aux titulaires des avoirs concernés ou leurs ayants droit. Ces comptes pouvaient donner lieu à des fraudes ou des malversations internes, qui exposeraient les organismes financiers concernés à des risques de dégrader leur réputation. Il était urgent pour la Bceao de réglementer le traitement de ses avoirs dormants au sein de l’espace Uemoa, en vue de préserver la sécurité juridique des organismes et les protecteurs des titulaires de ces avoirs ou leurs ayants droit.
Soucieux de résoudre définitivement cette question, la banque centrale a adopté une démarche participative. Un recensement des avoirs dormants auprès du système bancaire, des institutions de microfinance et des services financiers en 2006 avait permis de relever plus de 775.000 comptes au niveau de l’ensemble du système bancaire de l’Union économique et monétaire Ouest africain (Uemoa) pour un pactole de 61,5 milliards de Fcfa. C’était en 2006. Aujourd’hui, le pactole s’est amplifié.
La Banque centrale a commis un nouveau recensement.
Au Mali, les données provisoires recueillies à ce jour, font état de 40.000 comptes dormants soit un montant de plus 01 milliards de Fcfa.
C’est à la suite de ce constat qu’une loi uniforme a été élaborée. Elle est composée de 24 articles et précise désormais le traitement réservé aux comptes dormants, notamment, les droits et les devoirs des établissements dépositaires. La nouvelle loi fait obligation de rechercher les titulaires des comptes dormants à leur charge. Et les modalités de conservation des avoirs dormants sont désormais clarifiées. La loi traite également l’épineuse question de la procédure de réclamation de ces avoirs par leurs titulaires ou leurs ayants droit ainsi que de la prescription et de la dévolution desdits avoirs.
Les modalités de conservation des comptes dormants sont définis, tout comme le rôle des institutions dépositaires des comptes et les démarches à suivre en cas de découverte de comptes dormants. La grande difficulté dans la gestion de ces fonds était liée au manque d’assurance dans la définition du compte dormant. Il en était de même de la détermination de la personne à qui confier ces fonds. Et l’utilisation qui doit en être faite.

Plus de 1 milliard de F cfa. L’existence des comptes dormants peut provenir de situations diverses telles que le décès du client, lorsque celui-ci n’a pas laissé à ses héritiers les informations nécessaires pour retrouver la banque dépositaire de ses actifs. Le plus souvent les titulaires de compte ne pensent pas systématiquement à informer leur banquier en cas de changement d’adresse. Le titulaire lui-même peut oublier l’existence d’un compte qu’il a ouvert des années auparavant. Les hypothèses sont nombreuses dans lesquelles une personne a ouvert un compte au nom d’une autre sans nécessairement l’en informer.
Le caractère régional de notre espace économique et l’éloignement géographique des clients, conjugués au fait que le courrier est souvent domicilié auprès de la banque, peuvent conduire à une multiplication des comptes dormants. L’existence de comptes dormants ou d’avoirs en déshérence n’implique en soi aucune obligation particulière d’ordre juridique à charge du banquier. Chaque établissement détermine sa propre politique, ce qu’il y a lieu de faire ou à tout le moins de ne pas faire, dans de telles hypothèses. Lorsque les banques et les organismes financiers ont des comptes dormants, ils essayent d’en contacter les propriétaires.
Selon un expert de la question, légalement, les banques et établissements financiers sont obligés de suivre un certain nombre d’étapes. « D’abord, ils envoient une lettre à la dernière adresse connue. À défaut de réponse, votre banque peut demander votre adresse la plus récente et y envoyer ensuite une lettre recommandée. Si cette lettre recommandée ne donne lieu à aucune réaction, le compte est alors déclaré dormant.
Des exceptions sont prévues pour cette procédure. Parfois, les banques ou institutions financières déclarent le compte comme dormant sans recherche préalable du client. Dans certaines banques, la déshérence est de mise avec ces centaines de milliers de comptes bancaires dormants dont les propriétaires sont décédés sans que les ayants droit se manifestent, faute de connaître l’existence de ce compte.
Les banques n’ayant aucune obligation en la matière (sauf morale…), des milliers et des milliers de comptes « dorment », sans le moindre mouvement. Ce qui n’empêche pas la plupart des établissements bancaires de prélever, chaque année, des frais de gestion qui, peu à peu, vident les comptes », explique notre interlocuteur. Toutes les banques ne sont pas à mettre dans la même corbeille même si le phénomène avait tendance à s’étendre. En raison de l’éclatement des familles et de la dispersion géographique, de nombreux ayants droit ignorent l’existence de fonds déposés par leurs parents.
La Bceao doit établir un fichier sous régional dans lequel banques et assurances auront l’obligation de mentionner les comptes inactifs et les assurances-vie en déshérence. L’obligation d’information des notaires sera renforcée et les frais de tenue de comptes plafonnés pour ces fonds dor mants. Les mesures de contrôle doivent être plus sévères pour s’assurer que les établissements respectent bien l’obligation de transfert à la Bceao à l’issue des 10 ans », analyse notre spécialiste.
La nouvelle loi uniforme de l’Uemoa qui résoud cette question fait obligation aux organismes dépositaires (banques et établissements financiers) de rechercher les titulaires ou les ayants droit des comptes qui n’ont fait l’objet d’aucune intervention depuis au moins huit (8) ans.
En l’absence de résultat à cette première phase, la recherche est poursuivie sur une période de deux (2) ans. Au terme de la deuxième année de recherche continue et à défaut de retrouver les titulaires ou leurs ayants droit, les comptes concernés sont considérés comme dormants et seront transférés à la Bceao. Elle les conservera pour le compte du titulaire ou de ses ayants droit jusqu’à l’expiration d’un délai de vingt (20) ans, à compter de la date de transfert par l’organisme dépositaire.
La nouvelle loi prévoit des sanctions pour le non-respect des dispositions par un Etablissement de Crédit. Tout organisme dépositaire qui contrevient aux dispositions de la loi, en dissimulant la situation de ses comptes dormants, est passible d’une sanction pécuniaire dont le montant est égal au quart du montant du solde créditeur du compte dormant concerné . D’autres sanctions pécuniaires sont envisagées en cas de récidive.
Avis donc aux detenteurs de comptes non mouvementés depuis quelques années ainsi aux ayants droits des personnes disparues qui des documents sur les comptes de leurs parents. Plus de 1 milliard de Fcfa dorment dans nos banques et leurs propriétaires introuvables.

D. DJIRE

source : L Essor

Enchères. Un diamant « parfait » adjugé 22 millions de dollars

Un diamant « parfait » de 100 carats découvert dans une mine d’Afrique du Sud a été vendu aux enchères 22,1 millions de dollars à New York mardi en seulement trois minutes.

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Sotheby’s avait évalué le diamant de 100,20 carats entre 19 et 25 millions de dollars, le qualifiant de « diamant parfait, taillé comme une émeraude, le plus gros jamais proposé dans une vente ».

Le bijou est dit « parfait », parce qu’il est « plus blanc que blanc, il ne comporte aucune imperfection. Il est si transparent qu’on ne pourrait le comparer qu’à de l’eau glacée », avait expliqué Gary Schuler, chef du département joaillerie de Sotheby’s, avant la vente.

Découvert dans une mine de la compagnie De Beers en Afrique du Sud, le diamant a été taillé puis poli et perfectionné pendant plus d’un an.

L’acheteur a enchéri par téléphone et a souhaité conserver l’anonymat, a indiqué Sotheby’s. La maison d’enchères avait exposé le diamant à Doha, Dubaï, mais aussi Los Angeles, Hong Kong, Londres et New York, dans l’espoir d’attirer de riches acheteurs.

Selon Sotheby’s, seuls cinq diamants d’une qualité comparable et pesant plus de 100 carats ont été vendus aux enchères dans l’histoire. Le plus onéreux a été adjugé 30,6 millions de dollars à Hong Kong en 2013.

source : ouest-france

Bank Of Africa : DES RESULTATS EN PROGRESSION CONSTANTE

Les actionnaires de la Bank Of Africa-Mali ont tenu ce week-end, leur assemblée générale ordinaire pour l’exercice de 2014. C’était à l’hôtel Azalaï Grand Hôtel sous la houlette de Paul Derreumaux, le président du conseil d’administration de la banque, en présence du tout nouveau directeur général, Bouchaïb Fachar, des deux commissaires au compte ainsi que des actionnaires et cadres de la banque. Cette rencontre annuelle a porté entre autres sur l’approbation du bilan et le compte de l’exercice de l’année 2014.

Mamadou Igor Diarra president directeur general pdg boa ministre economie finances

A l’issue de la présentation des rapports du conseil d’administration et des commissaires aux comptes, les actionnaires ont approuvé à l’unanimité les comptes et bilan de l’exercice 2014 qui dégagent essentiellement un total bilan de 502 milliards de Fcfa, soit une progression de près de 61% par rapport à l’exercice précédent. L’institution bancaire a par ailleurs enregistré une hausse de 23,4% au niveau des crédits octroyés à la clientèle qui ont atteint 225,5 milliards de Fcfa fin décembre 2014. Il faut aussi noter un total de dépôts collectés auprès de la clientèle de 259 milliards de Fcfa, en progression de 20,5% par rapport au 31 décembre 2013.
Paul Derreumaux s’est par ailleurs réjoui du fait que le PNB soit en hausse de 34% soit 26,9 milliards de Fcfa. Bref, la BOA Mali a enregistré un résultat net de 4,021 milliards de Fcfa en évolution de 90% par rapport à l’exercice précédent. A cet effet, l’assemblée générale a décidé de distribuer une dividende brute de 4000 Fcfa par action d’une valeur nominale de 10 000 Fcfa. Après prélèvement de l’Impôt sur le revenu des valeurs mobilières (IRVM) au taux de 10%, le montant net qui sera effectivement versé aux actionnaires est de 3600 Fcfa par action.
A cette occasion, la Bank Of Africa Mali informe les ayants droit que le paiement des dividendes leur revenant s’effectuera à compter du lundi 4 mai 2015, au guichet réservé à cet effet au 2è étage de l’immeuble du siège social de la Banque, par estampillage du coupon numéro 27 des actions en possession de chaque actionnaire.

M. A. Traoré

source : L Essor

Prix des produits pétroliers : HAUSSE GENERALE

 

station essence diesel gasoil pompe depot carburants petroleSur la base des prix fournisseurs du mois de mars 2015 qui ont augmenté en moyenne de 51 Fcfa le litre, soit 19%, les prix indicatifs plafonds à la pompe des produits pétroliers sont fixés  comme suit et applicables à compter du mardi 17 mars 2015 :

– Supercarburant sans plomb : 759 Fcfa/l
– Pétrole lampant : 559 Fcfa/l
– Gas-oil : 660 Fcfa/l
– Distillat Diesel oil (DDO) : 660 Fcfa/l
– Fuel-oil : 463 Fcfa/l
– Jet A1 : libre
.
Il faut noter que le prix subventionné du kilogramme de gaz butane est de 584 Fcfa. Par conséquent, l’emballage de 2,75 kilogrammes est vendu à 1605 Fcfa tandis que la bouteille de 6 kilogrammes coûte 3500 Fcfa.
Quant au prix non subventionné du kilogramme de gaz butane, il est fixé à 830 Fcfa.

source : L Essor

Direction générale des impôts : Le syndicat maintient la grève des 23 et 24 avril 2015

Le Syndicat des travailleurs des impôts maintient sa grève de 48 heures. En effet, le syndicat, non content de la négligence des pouvoirs publics pour la satisfaction de ses doléances, dit n’avoir pas d’autre choix que de respecter son  préavis de grève déposé sur la table de la direction depuis le 2 avril 2015. Le syndicat n’adhère pas à la décision des autorités de mettre en place un comité interne au lieu d’une commission de conciliation. Du coup, la grève prévue les 23 et 24 avril prochains semble inévitable.

 direction generale impots bamako dgi

Selon le secrétaire général du syndicat des travailleurs des impôts, Aliou Ousmane Dao, les pouvoirs publics restent sourds à leurs doléances et les négociations sont au point mort. Et cela, malgré la mise en place d’un comité interne par les pouvoirs publics. Chose qui n’est pas du goût du syndicat qui souhaitait la mise en place d’une  commission de conciliation pour trouver une issue favorable à leurs doléances. Du coup, selon Aliou Ousmane Dao, la grève semble inévitable. « Nous avons des doléances depuis plusieurs années qui ne sont pas satisfaites. Ces doléances ont été toujours repoussées à plus tard. Et depuis le 2 avril passé, nous avons déposé un préavis de grève, mais malheureusement ça n’avance pas. C’est incompréhensible », explique le secrétaire général joint au téléphone. Et pourtant, ajoute-t-il, c’est des doléances qui peuvent être évacué si on avait pris à bras le corps. « Nous allons en grève malgré nous même. On ne nous laisse pas le choix. Pour un préavis déposé depuis le 2 avril, c’est seulement hier qu’un comité a été mis en place.  Sur nos 15 points de doléances, on a eu aucune satisfaction », s’est plaint le secrétaire général du syndicat des travailleurs des impôts. Avant d’ajouter que leur souhait n’est nullement d’aller en grève, mais qu’ils sont obligés. Rappelons que les doléances du syndicat sont entre autres :  la relecture du décret N° 02 299/PRM du 03 juin 2002 portant partage de la pénalité et prime, la relecture de l’arrêter N° 06-0797/MEF-SG du 19 Avril 2006 ; l’adoption du projet de décret portant plan de carrière du cadre des impôts ; l’adoption du statut particulier de l’agent des impôts, l’audit du fonds d’équipement de la direction générale des impôts pour les cinq dernières années ; le retour des syndicalistes qui ont été déplacés de leur base, la mise en place d’un fichier du personnel pour mieux gérer les ressources humaines, la participation du syndicat au briefing de la direction etc. la réponse à ces préoccupations, qui contribueront à l’amélioration des conditions de travail des agents de l’impôt n’a trouver aucune satisfaction venant des pouvoirs publics.

Madiassa Kaba Diakité

Sidiki Adama Dembelé, stagiaire

Source :  Le Républicain

Exercice 2014 de la BANK OF AFRICA – MALI : Les comptes et bilan affichent une progression de près de 61% par rapport à 2013

Les comptes et bilan de l’exercice 2014 de la BANK OF AFRICA – MALI dégagent essentiellement un total bilan de 502 milliards de FCFA, soit une progression de près de 61% par rapport à l’exercice 2013.  Les crédits octroyés à la clientèle qui ont atteints 225,5 milliards de FCFA en fin décembre 2014, connaissent une hausse de 23,4%. C’est ce qui ressort de l’Assemblée Générale Ordinaire des actionnaires de la BANK OF AFRICA – MALI, qui s’est tenue le samedi 11 avril 2015 à l’hôtel Azalaï Grand Hôtel. Les comptes ont été approuvés à l’unanimité par les actionnaires à l’issue de la présentation des rapports du Conseil d’Administration et des Commissaires aux Comptes.

Le samedi 11 avril 2015, à l’hôtel Azalaï Grand Hôtel, où s’est tenue l’Assemblée Générale Ordinaire des actionnaires de la BANK OF AFRICA – MALI, les actionnaires ont approuvé à l’unanimité les comptes et bilan de l’exercice 2014. Ces comptes bilan dégagent essentiellement : un total bilan de 502 milliards de FCFA, soit une progression de près de 61% par rapport à l’exercice 2013 ; une hausse de 23,4% au niveau des crédits octroyés à la clientèle qui ont atteints 225,5 milliards de FCFA à fin décembre 2014 ; un total de dépôts collectés auprès de la clientèle de 259 milliards de F CFA, en  progression de 20,5% par rapport au 31 décembre 2013, selon le communiqué de presse mis à la disposition de la presse. On retient en outre, un PNB en hausse de 34%, soit 26,9 milliards de F CFA, un résultat net de 4, 021 milliards de F CFA, en évolution de 90% par rapport à l’exercice 2013.

L’Assemblée Générale a décidé de distribuer un dividende brut  de 4 000 FCFA par action d’une valeur nominale de 10 000 FCFA. Après prélèvement de l’Impôt sur le Revenu des Valeurs Mobilières (IRVM) au taux de 10%, le montant net qui sera effectivement versé aux actionnaires est de 3600 FCFA par action. « A cette occasion la Bank Of Africa Mali informe les ayants droit que le paiement des dividendes leur revenant s’effectuera à compter du lundi 04 mai 2015,  au guichet réservé à cet effet au 2ème étage de l’immeuble du Siège Social de la Banque, par estampillage du coupon numéro 27 des actions en possession de chaque actionnaire », précise le communiqué.

B. Daou

SOURCE :  Le Républicain

Processus électoral pour le renouvellement des instances du CMTR : Le collectif des ‘’transporteurs exclus’’ dénonce une cacophonie administrative entretenue par le ministre Koumaré

A travers une conférence de presse qu’ils ont animée, samedi 18 avril dernier, à la Maison de la presse, les transporteurs exclus du processus électoral pour le renouvellement des instances du Conseil Malien des Transporteurs Routiers (CMTR), réunis au sein d’un collectif, ont dénoncé une cacophonie administrative extraordinaire entretenue par le ministre de l’Equipement, des Transports et du Désenclavement, Mamadou Hachim Koumaré.

Une cacophonie dont le modus opérandi est la transposition  des textes du Conseil Malien des Chargeurs(CMC) au Conseil Maliens des Transporteurs Routiers (CMTR), excluant ainsi près de 770 détenteurs de cartes professionnelles  de ces élections. Cette conférence de presse était animée par Siaka Diakité, Malick Doudou Diallo, 2ème vice-président du bureau sortant du CMTR, Sidi Moctar Thèra, PDG de Binkè Transport, Adama Coulibaly  et Amadou Diabaté, tous responsables de ce collectif.

Elle a eu lieu seulement quatre jours après la grève des transporteurs. Une grève que les responsables du collectif ont décidé d’annuler à la dernière minute pour la transformer en caravane en raison de l’arrivée de plusieurs chefs d’Etat et de gouvernements au Mali pour participer à la rencontre du CILSS.

Pour l’occasion, plus que jamais décidés à se faire entendre, et faire respecter leurs droits, les transporteurs avaient pris d’assaut la Maison de la presse, histoire de prendre à témoin la presse sur la violation flagrante de leurs textes par le ministre Mamadou Hachim Koumaré dans le cadre du renouvellement des instances du CMTR.

D’entrée de jeu, Adama Coulibaly a rappelé que le CMTR est un organisme public à caractère professionnel créé par la loi N°04-040 du 13 août 2004.

Selon lui, le décret N°04-359/P-RM du 8 septembre 2004 qui fixe l’organisation et les modalités de fonctionnement du CMTR stipule dans sa section 4 relative au régime électoral que « sont électeurs les membres les membres du CMTR qui remplissent les conditions suivantes : Etre de nationalité malienne, être âgé de 21 ans au mois, être détenteur de la carte professionnelle de transporteur, être à jour dans les paiements de cotisation, des impôts et taxes, ne pas être sous le coup d’une incapacité ou d’une déchéance… ».

Mieux poursuit-il, l’article 15 du même décret précise que « peut être candidat toute personne inscrite sur la liste électorale de sa circonscription ».

A en croire Adama Coulibaly, les instances du CMTR sont en fin de mandat depuis décembre 2012 et ne jouissent donc d’aucune légitimité. Et de dénoncer que face à une telle situation, le ministre Koumaré n’a pris aucune mesure conservatoire comme ce fut le cas à la CCIM où le ministre de tutelle  avait procédé à la mise en place d’un collège transitoire.

Selon lui, c’est suite aux nombreuses plaintes des organisations professionnelles des transporteurs auprès du département que le ministre Koumaré a pris un premier arrêté sous le N°2014-3480-METD-SG-04 du 4 décembre 2014 fixant la date des élections de l’Assemblée consulaire du CMTR au samedi 4 avril 2015.

Le ministre Koumaré accusé d’entretenir une cacophonie administrative

Pour les conférenciers, l’insuffisance principale relevée dans ledit arrêté est la confusion faite entre le décret N°99-426/PRM du 29 décembre 2009 régissant le Conseil Malien des Chargeurs(CMC) et le décret N°04-359/P-RM du 08 septembre relatif au Conseil Malien des Transporteurs Routiers (CMTR).

Sidi Moctar Thèra a dénoncé une volonté manifeste du ministre Koumaré d’appliquer les textes du Conseil Malien des Chargeurs en lieu et place de ceux du Conseil Malien des Transporteurs Routiers. Toute chose qu’il juge inacceptable. Une situation devant laquelle, le collectif  a fait de nouvelles protestations, obligeant le ministre à prendre un deuxième arrêté sous le même numéro, le même objet et sous la même signature que le précédent. Dans cette tentative de corrections, poursuit M. Thèra, le ministre a laissé paraitre de nouvelles irrégularités sans abroger le premier et toujours en transposant les textes du CMC au CMTR.

C’est face à cette cacophonie, explique-t-il,  que le collectif a attaqué les deux arrêtés du ministre devant la section administrative de la Cour suprême. Et encore, le ministre a pris un troisième arrêté sous le N°2015-0206/METD-SG du 2 mars 2015 qui stipule à son article 3 que « les opérations d’enregistrement doivent commencer dans les 15 jours qui suivent la prise de l’arrêté fixant la date des élections  et s’étendront sur au moins 30 jours. ».  Ainsi, conformément à cet arrêté, les inscriptions devaient reprendre le 17 mars et s’achever le 15 avril 2015. A leur surprise générale indiquent les conférenciers, quand les transporteurs se sont présentés pour s’inscrire le 18 mars, le gouverneur du District de Bamako leur a opposé la clôture des inscriptions depuis le 16 mars 2015 en leur signifiant la correspondance N°000345/METD-SG du 23 février 2015 portant instruction du ministre.  Ce qui fait qu’à cette date, seuls 134 transporteurs sont inscrits sur plus de 900 porteurs de cartes professionnelles dans le District de Bamako.

Pour Sidi Moctar  Théra, tout ce qu’ils veulent aujourd’hui, c’est aller aux élections, le respect strict des textes régissant le processus électoral du CMTR par le ministre Koumaré et  des élections inclusives libres, crédibles et transparentes.

D. Diama

Source: Tjikan

Le président du CNJ-Mali Mohamed Salia Touré à la jeunesse de Mopti : « Nous avons adhéré à l’Accord d’Alger parce qu’il prend en compte beaucoup de nos préoccupations »

Les différentes actions menées par le Conseil national de la jeunesse dans le cadre de la réconciliation nationale et de la cohésion sociale, les principaux acquis des Accords d’Alger pour la jeunesse et la nation malienne.

Voilà les principaux sujets abordés par le   président du conseil national de la jeunesse Mohamed Salia Touré avec la jeunesse de la cinquième région du Mali. C’était le week-end dernier au cours d’une conférence-débat organisée   dans la salle de conférence du Gouvernorat sous le thème  » rôle et  responsabilité des jeunes dans la mise en œuvre de l’Accord « .

Cette rencontre du président du CNJ avec la jeunesse de Mopti intervient après celle de Koulikoro, où il s’est rendu il y a environ une dizaine de jours, pour  échanger avec la jeunesse sur les questions liées à la  sécurité,  la  paix et la cohésion sociale. Actualité oblige, l’Accord d’Alger a été le principal sujet abordé au cours des débats.

Se prononçant sur  l’Accord d’Alger, le président du CNJ Mali a invité non seulement ses camarades à  adhérer au document mais aussi les groupes armés qui  n’ont pas encore paraphé le document à le faire au plus vite. » Nous sommes conscient que le document comporte des insuffisances mais il est évident que de nos jours rien ne vaut la paix. Car depuis trois ans  nombreux sont nos compatriotes qui ne vont plus à l’école, au travail compte tenu de l’insécurité. D’autres se sont exilés dans certains pays certains et cela sans tenir compte des morts suite aux conflits  armés  » a déclaré Mohamed Salia Touré. A l’en croire, dans cet Accord beaucoup de leurs préoccupations ont été prises en compte notamment le respect de l’intégrité du territoire national,  son caractère laïc. En plus de cela, il s’est réjoui du fait que ce document met l’accent  sur la responsabilisation des jeunes dans les instances de décision.Tout comme à Koulikoro, le conférencier a rassuré l’assistance que cette initiative est la contribution de la jeunesse  à l’effort de construction nationale. » Bien avant, nous avons eu à organiser plusieurs foras dans le cadre de la paix et de la réconciliation nationale. Des actions inscrites au premier plan dans notre plan d’action triennal  » a soutenu le premier responsable de   l’organisation faitière de la jeunesse malienne. Avant d’ajouter que des conférences similaires seront organisées dans  d’autres régions du Mali. Enfin, le conférencier de poursuivre que l’ organisation entend occuper la place qui est la sienne dans la mise en œuvre de l’Accord et qu’un projet d’explication du contenu du document aux jeunes  est en voie de finalisation avec la MINUSMA.

Le  Conseil régional de la jeunesse de Mopti, initiatrice de cette conférence-débat en partenariat avec le bureau national du CNJ, a, par la voix de son président Sékou Cissé, exprimé le soutien de l’ensemble des conseils locaux de la cinquième région à ce  document. Il a, par la  même occasion, invité ses camarades à s’approprier  son contenu.Du directeur de Cabinet du gouverneur de Mopti, au maire de la ville, tous ont apprécié cette initiative qui ne pourra que conforter les différentes démarches des autorités pour le retour de la paix et du vivre ensemble.

Kassoum  THERA, envoyé spécial

Source: L’Indépendant

Kalifa Sanogo, PDG de la CMDT à propos de bilan de la campagne 2014/2015 : « Le coton malien se vend très bien aujourd’hui à telle enseigne que nous avons des problèmes pour satisfaire les clients »

Telle est la très bonne nouvelle livrée à chaud, par le premier responsable de la CMDT le samedi dernier en marge de la 77ème session de la clôture d’exercice de la Compagnie Malienne pour le Développement des Textiles (CMDT Holding), tenue à l’Hôtel Salam. Il ressort  de cette rencontre que la production de la compagnie est passée de 440 000 à 548 695 tonnes avec un bénéfice de 14,168 milliards de FCFA dont 2 milliards de dividende pour l’Etat malien. Pour expliquer ce bilan et les perspectives de la compagnie, le  PDG de la CMDT Kalifa Sanogo  était devant la presse accompagné de son adjoint, Abdoulaye Dolo et le président de l’Union des Producteurs du Coton du Mali Bakary Togola et les administrateurs.

Un très bon résultat et un honneur pour le PDG Kalifa Sanogo, qui a été extrait de sa retraite paisible en 2013 par le président IBK pour prendre la commande de la société après une période de difficulté. En dehors des bons résultats de la campagne 2014/2015, la CMDT sous la direction de cet homme rompu à la tâche, a engagé des procédures pour le recouvrement des dettes. En effet, à la suite d’une procédure judiciaire, le Groupe Tomota, propriétaire d’Huicoma, doit rembourser les 23 milliards FCFA qu’il doit à la CMDT. Aussi, en République de Togo, la CMDT a obtenu de la justice togolaise  une condamnation de son débiteur pour le paiement de 1,5 milliard FCFA.

Il ressort du bilan sommaire de la campagne 2014/2015, que la CMDT qui constitue un maillon essentiel du développement socioéconomique du pays, a atteint les principaux résultats suivants : sur  une production comptage de 547 700 tonnes, il a été transporté 548 715 977 kg sur lesquels 548 695 157 kg ont été enregistrés, soit 100,18% de la prévision initiale. Il a été enregistré une production de fibre de 232 748 027.5 kg avec un rendement de 42,42% pour une prévision de 42% soit 101%. S’y ajoutent une production graine de 290 106 356 kg avec un rendement de 52,87% pour une prévision de 53,16% soit 99,45%, un taux de grade de tête de 83,2% contre une prévision de 81,2% soit 102,4%.

La compagnie a obtenu un record absolu avec une cadence moyenne en jour calendaire de 3305 tonnes pour une somme de la moyenne des usines de 3678 tonnes contre une prévision de 3499 et le raccordement des usines de Sikasso 2 et Koutiala 4 sur un réseau interconnecté d’EDM-SA. Le remboursement par anticipation de ses dettes, le paiement des producteurs dans des délais raisonnables sont autant de résultats record pour la CMDT pendant la campagne 2014/2015.

Selon Kalifa Sanogo, c’est une première dans l’histoire de la CMDT d’avoir une production de 440 000 à 548 695 tonnes enregistrant un bénéfice de 14,168 milliards dont 2 milliards FCFA de dividende pour l’Etat. Fort de cette situation dit-il, le Mali peine aujourd’hui à satisfaire sa clientèle. Le PDG a salué l’engagement des paysans et leur encadrement.

Pour la campagne 2015/2016, la compagnie annonce des perspectives ambitieuses pour la production de 650 000 tonnes de coton graine au titre de la campagne. Avec comme stratégie, une meilleure préparation de l’outil industriel pour la prise en charge du transport et l’égrenage de la production à bonne date. Le PDG de la CMDT a livré des dispositions adéquates prises à cet effet. Il s’agit, entre autres du renforcement du parc de transport de la CMDT par l’acquisition de 23 camions multi-bennes et de 10 engins de manutention, du renforcement de la capacité d’égrenage suite au remplacement prévu de deux kits d’égrenage, 158 scies par kits de 170 scies à Dioïla et Koumantou, l’augmentation de la capacité d’égrenage par l’installation d’une nouvelle usine de 3×161 scies d’une capacité de 45 000 tonnes, la recherche de financement pour la réhabilitation des pistes cotonnières, le vaste programme de formation professionnelle pour améliorer la prise en charge de la maintenance afin d’améliorer certains ratios d’exploitation de l’outil de production de la compagnie.

Daniel KOURIBA

Source: Tjikan

Un vaste réseau de distribution d’engrais de mauvaise qualité démantelé : TOGUNA, APCAM et ministère de l’Agriculture mis en cause

La campagne 2014 – 2015 a été émaillée de fraudes et d’irrégularités dans la distribution d’engrais de qualité inférieure aux normes régulièrement admises dans l’espace CEDEAO et UEMOA.

La faute à des entreprises pourtant jugées respectables et qui étaient jusque-là considérées comme étant au – dessus de tout soupçon. Résultat : la direction nationale de l’Agriculture à travers le Laboratoire Sol – Eau – Plante de Sotuba a mené des investigations et est parvenu à situer les différentes responsabilités. L’enquête est accablante : un doigt accusateur est pointé sur l’agro – industrie TOGUNA. L’APCAM est aussi soupçonnée de complicité dans cette affaire qui a des ramifications inquiétantes au niveau même du ministère de l’Agriculture. La chasse aux sorcières est ouverte.

Le rapport technique sur le contrôle de la qualité des engrais en zone CMDT et OHVN (1ertour) pour la campagne 2015-2016 produit par l’Institut d’économie rurale (IER) à travers le Laboratoire Sol – Eau – plante est formel : des déficiences notoires ont été relevées et des prélèvements d’échantillons d’engrais ont prouvé que des limites de tolérance ont été franchies par TOGUNA dans la distribution des engrais.

Ce sur quoi tous les techniciens et experts sont unanimes, c’est la qualité des engrais, un des piliers essentiels dans la production cotonnière au Mali. Déjà, on se rappelle que, lors du Forum national sur la relance de la culture de coton au Mali, les 2-3 mai 2011, dans notre pays, il a été souligné dans les recommandations de veiller sur la qualité des engrais fournis aux producteurs. Il en fut de même pour l’atelier de Sikasso (2012) relatif au Plan d’actions des stratégies d’amélioration des rendements coton lequel a recommandé un contrôle a posteriori des engrais livrés par chaque fournisseur dans les zones de la Compagnie malienne de développement des textiles (CMDT) et de l’Office de la Haute vallée du Niger (OHVN).

L’objectif recherché par les autorités maliennes relativement au contrôle qualité des engrais commercialisés est de sauvegarder les intérêts des agriculteurs contre les déficiences des éléments nutritifs, la contrefaçon, les fausses déclarations, les déficits en poids afin de contribuer à la création d’un environnement favorable à l’investissement privé dans l’industrie des engrais (CEDEAO, UEMOA, IFDC, 2013).

C’est dans ce contexte et en vertu de la responsabilité de l’Etat et du droit de regard des autorités que des échantillons d’engrais ont été fournis par la direction nationale de l’agriculture au Laboratoire Sol – Eau – Plante de Sotuba pour un contrôle de qualité.

 

Méthodologies

 

Le Laboratoire de Sotuba a fait un contrôle transparent et équitable respectant l’orthodoxie qui régit la matière. Les prélèvements d’engrais ont concerné le complexe coton, céréale et urée. L’échantillonnage a été réalisé par une équipe d’agents de la direction nationale de l’agriculture (DNA). Sur chaque lot de 100 tonnes d’engrais, un échantillon consistant en 2 sacs, pris au hasard, a été prélevé pour subir les analyses physiques. Dans chaque sac ouvert, un échantillon de 500g d’engrais a été prélevé. Les échantillons prélevés dans les 2 sacs ont été mélangés pour former un composite représentatif des 100 tonnes pour les analyses chimiques.

Le nombre total d’échantillon prélevé a été de 73 pour le complexe coton, 49 pour les complexes céréales, et 41 pour l’urée soit un total de 163 échantillons d’engrais pour toutes les filiales confondues, CMDT et OHVN. C’est après cette opération que les échantillons ont été envoyés au laboratoire Sol – Eau – Plante avec des numéros de code sans aucune mention de noms de fournisseurs ni de marques. Ce qui est intéressant à savoir ici, c’est que les analyses ont été conduites en conformité avec le manuel d’analyses des engrais (CEDEAO 2012) pour la détermination de l’azote (N), du phosphore (P2O5) et du potassium (K2O) audit laboratoire.

Les analyses physiques ont porté sur la détermination du poids des sacs par type d’engrais. Les interprétations des résultats ont obéi aux normes internationales édictées par la CEDEAO/UEMOA pour le contrôle qualité en Afrique de l’Ouest. Il faut savoir que les limites tolérance admises de la teneur des engrais en éléments nutritifs des plantes concernant l’engrais simple, complexe et NPK de mélange, sont connues (nous y reviendrons).

Il ressort des résultats au niveau du complexe coton que 55% du lot d’échantillon sont en dehors de la norme requise. Ce déficit important est dû au manque de phosphore et du potassium. Et un doigt accusateur est pointé sur TOGUNA aidée certainement par certains agents véreux de l’APCAM avec des ramifications inquiétantes au niveau du ministère de l’Agriculture où des cadres sont impliqués dans l’affaire.

Le coton de mauvaise qualité « filé » par TOGUNA a été livré le 14/12/2014 à Kignan, le 04/12/2014 à Koutiala, le 05 à Kimparana, le 06 à Dioïla et à Fana, le 09 à Bamako – OHVN, le 02 à Bougouni, le 03 à Sikasso, etc. la liste est très longue. Ce n’est pas tout car concernant les complexes céréales, 29% du lot sont hors norme. Quant à l’urée, 46% des échantillons accusent un déficit supérieur à la norme requise. Un vrai scandale !

 

TOGUNA chef d’orchestre

 

Sous l’ancien régime, l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture (APCAM), sous la conduite de Bakary Togola, travaillait en étroite collaboration avec l’agro-industrie TOGUNA. Chacun sait que les habitudes ont la vie dure. Et souvent, des engrais destinés au Mali prennent le chemin du Burkina Faso ou d’autres destinations où ils sont vendus plus chers au détriment des marchés maliens. Cette spéculation continue de plus belle.

Selon nos informations il y a une complicité au plus haut niveau avec des personnes habituées à ce genre de rouages dans l’appareil administratif. Dans cette affaire, il s’agit de milliards à bouffer. Outre TOGUNA qui se frotte les mains, l’APCAM et certains membres du département de l’Agriculture s’en tirent à bon compte. Il faut arrêter l’hémorragie.

TOGUNA ne peut pas continuer à livrer des produits de mauvaise qualité et que l’Etat lui renouvelle sa confiance sous prétexte que c’est une entreprise malienne. Basta, il y a d’autres sociétés plus sérieuses et plus compétentes en la matière qui attendent. Stop ! Nous ne pouvons pas être un déprédateur pour nous- mêmes car l’agriculture est la sève nourricière du Mali.

C’est pourquoi pour la campagne 2015 – 2016, les services techniques du ministère de l’agriculture à travers la direction nationale sont à pied d’œuvre pour trouver un succédané. Il ne s’agira plus de donner des marchés à tort et à travers au détriment des paysans maliens et de l’intérêt de l’Etat, mais de dissocier les bonnes graines de l’ivraie.

Nos enquêtes ont permis de savoir qu’à l’Institut d’économie rurale, la rigueur sera de mise. Affaire à suivre.

 

Issiaka Sidibé

Source: Le Matinal

Atelier National de Coordination et d’échange sur la riziculture: L’USAID s’implique pour la promotion du système riziculture intensif au Mali

Un atelier National de Coordination et d’échange sur la vulgarisation à grande échelle du système de riziculture intensif au Mali, s’est tenu du 17 au 18 Avril au CICB. C’était en présence du représentant du ministre du Développement rural, M. Jean Parfait Dako directeur général adjoint de la direction nationale de l’agriculture, le maire adjoint de la commune III M. Mohamed Lamine Diarra, le représentant de la plateforme riz, M.Amadoun Cola Minta , M. Ivola Afoda représentant du Giz, le représentant de l’ USAID et plusieurs leaders d’organisations féminines, venues de l’intérieur du pays.

repiquage riziculture office niger niono cultivateur agriculteur

Dans le but d’améliorer la productivité des exploitations rizicoles, et créer un surplus commercialisable substantiel, l’USAID soutient la vulgarisation à grande échelle du Système de Riziculture Intensif (SRI) pendant la campagne 2014-2015 dans certaines régions de notre pays, notamment la région de Sikasso, Mopti et Ségou (la zone de Diabaly/Dogofry) avec les services techniques de la Direction Nationale de l’Agriculture (DNA) et l’Institut d’Economie Rural (IER) et les Organisations producteurs (OP) avec résultant probants.

Dans ce cadre, les superficies planifiées avec les leaders des (OP) étaient environ 2000 ha dans les zones de Diabaly/Dogofry (Ségou), Mopti et Sissoko,  s’y ajoutent les Mini – rizeries Delta, Farafasi So, Riz Lac Débo et Planète Distribution.  Sur ces zones, le taux de réalisation dépasse les 90%   avec un rendement moyen qui atteint 8T/ha  dans les zones de maîtrise totale de l’eau contre un rendement moyen de 4-5T /ha avec la pratique conventionnelle, soit une croissance moyenne de 60%.  Ainsi, il a été observé une augmentation du rendement au niveau paysan de la zone pluviale et dans les bas-fonds de Sikasso avec une moyenne de 2,5 à 3 T/ha contre 1,2 T/ha pour la pratique conventionnelle, en dépit de l’inondation dans certaines zones. A cet effet, il ressort que la méthodologie SRI s’est avérée économique en eau, en semence et en engrais.

A signaler que les résultats obtenus entre autres, par l’USAID, le projet Chaîne de valeur Céréales (USAID-CVC) et leurs partenaires DNA, IER, les leaders des OP,  les gestionnaires des Mini- Rizeries Delta et Farafasi So, des producteurs et femmes repiqueuses pour l’appropriation de la méthodologie SRI  a été un « succès story ».

Selon les responsable de l’USAID , d’autres acteurs ont mené des activités concrètes sur le terrain, à savoir CNS Riz WAAPP, WAAPP Coordination, PAPAM, Office du Niger, Gestion Intégré de la production et des Déprédateurs (DIPD) etc. mais  en dépit de ces atouts, il y a le besoin d’information, de concertation, de coordination et capitalisation des actions des différents intervenants. Ainsi que la nécessité d’initier le plaidoyer  visant à introduire le SRI  comme système de production du riz dans le plan d’action de la politique de développement agricole (PDA) du Mali à l’instar des autres pays comme Vietnam, Nigeria et Libéria pour améliorer la productivité des exploitations rizicoles et assurer la compétitivité   de la production locale condition nécessaire pour satisfaire la demande nationale.

Les objectifs de cet atelier sont entre autres la concertation et capitalisation des résultats dans les différents système de production de riz, l’identification des avantages et des contraintes de la méthodologie SRI dans les différents systèmes de production de riz, recensement des différents acteurs du SRI au Mali pour  leur mettre  en relation,  proposer  des stratégie de vulgarisation  à grande échelle du SRI et enfin proposer une stratégie de plaidoyer pour une institutionnalisation de l’approche SRI au Mali.

 

Fily Sissoko

Source: Tjikan

Assemblée Générale de l’APCAM: Le monde rural malien en rang serré derrière Bakary Togola

C’est en principe aujourd’hui, mardi 21 avril que l’assemblée générale de l’APCAM s’ouvrira avec la réunion des délégués venus de tous les démembrements de l’organisation principale du monde rural malien. Cette assise se poursuivra les 22 et 23 Avril 2015, toujours à Bamako. Elle sera un tremplin pour les participants de procéder à la relecture de leurs textes et consolider les acquis des grands chantiers amorcés sous le magistère de leur président, Bakary Togola.

Bakary togola apcam

L’Assemblée permanente des Chambres d’Agriculture du Mali (APCAM) est  sur les sentiers battus. Consciente des attentes des autorités publiques sur l’émergence de l’Agriculture malienne, elle entend faire sa mue pour répondre favorablement à ce défi.

Faut-il le rappeler au regard de la stratégie de développement rural, le rôle des Chambres d’Agriculture constitue un atout essentiel pour la mise en œuvre  de la politique du Ministère du Développement Rural, dont la réussite reste intimement liée à l’émergence d’une profession agricole solide et structurée. C’est pourquoi, l’APCAM intervient à travers ses programmes d’action dans les domaines suivants : la définition des politiques et programmes de développement rural; l’information et la communication; la formation; l’appui/conseil pour la professionnalisation et la structuration du secteur agricole.

Sans doute, sous l’égide de Bakary Togola, l’APCAM a affirmé sa visibilité et sa crédibilité auprès des pouvoirs publics, des partenaires au développement et du monde agricole. Et ce, grâce à une politique active. Partant, par la force des choses elle est devenue un instrument de consultation par les pouvoirs publics, les partenaires et d’expression des ruraux.

Le patronat du monde rural malien  a mis en œuvre  des programmes ambitieux  autour des besoins essentiels pour l’émergence de l’agriculture malienne. A cet égard, les chambres d’agriculture ont pu : se doter d’outils et de méthodes de travail en adéquation avec la particularité de ce type d’institution professionnelle pour remplir leur mission et répondre à leur vocation.  Au nombre desquels un système d’information permettant aux agriculteurs de s’informer, de communiquer et de donner leur avis sur les problèmes agricoles, la formation des responsables élus et des leaders paysans pour leur permettre d’accomplir leurs missions dans le cadre de l’exercice de leurs nouvelles responsabilités… En parallèle, sous la clairvoyance de son président, Bakary Togola, l’APCAM est lancée sur le chantier, entre autres de renforcement de ses capacités institutionnelles, d’appui à la professionnalisation de l’Agriculture et de soutien aux initiatives de promotion et de modernisation de l’Agriculture.

La preuve de cette nouvelle dynamique est sans doute la tenue régulière des sessions et des réunions de bureau ainsi que des commissions de travail, la formation des élus et des cadres pour une gestion adéquate des Chambres.

A cet effet, cette assemblée générale, sera une occasion opportune pour les délégués d’engager des réflexions pour compléter et adapter les textes régissant les Chambres d’Agriculture pour marquer l’élan professionnel des ressortissants et prendre en compte le nouveau contexte lié à la décentralisation. Mais surtout, passer au peigne fin les grands chantiers engagés par leur président, Bakary Togola, en vue de dégager les voies et moyens pour leur réalisation, à court, moyen et long termes. Notamment le financement pour la mise en œuvre de 300 sous projets.

Sans être une assemblée élective cette rencontre des acteurs de l’agriculture malienne va permettre de consolider les acquis pour permettre à l’APCAM  de maintenir le cap et de jouir toujours de sa grande renommée sur le plan national et international.

Est-il besoin de le rappeler, au niveau national, les chambres d’agriculture du Mali sont membres de plus de 60 conseils d’administrations et comités de pilotages des institutions, projets et programmes. Et au niveau international,  elles sont membres de :  la Fédération internationale des producteurs agricoles (Fipa); du Réseau des chambres d’agriculture de l’Afrique de l’Ouest (Recao); du Comité de gestion du projet régional de l’interface entre les États et les chambres d’agriculture de l’Afrique de l’Ouest (PRIECA/AO) ; du Comité directeur de la Plate-forme pour le développement rural et la sécurité alimentaire en Afrique de l’Ouest et du Centre (Hubrural). L’APcam est aussi président d’honneur de l’Association des producteurs de coton africains (Aproca) et président du Comité de gestion du Mistowa (système d’information des Marchés agricoles).

 

Moustapha Diawara

Source: Tjikan

77è session du conseil d’administration de la CMDT : LA FILIÈRE COTON RENOUE AVEC L’EMBELLIE

Le premier responsable de la société a remercié les producteurs et l’encadrement pour les résultats satisfaisants obtenus

CMDTcompagnie malienne du developpement textile coton engran agriculteur

La Holding Compagnie malienne de développement des textiles (CMDT) a tenu, samedi à l’hôtel Salam, la 77è session de son conseil d’administration. Placée sous la présidence du président directeur général de la société, Kalfa Sanogo, cette session s’est tenue en présence du secrétaire général du ministère du Développement rural, Daniel Siméon Kéléma, du président de l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture du Mali (APCAM), Bakary Togola, des responsables de la structure et des administrateurs.
La session a examiné le bilan de l’exercice 2014 de la société qui a engrangé un bénéfice net de 14,168 milliards Fcfa à l’issue de la campagne 2014-2015. Pour le PDG Kalfa Sanogo, ces résultats sont intéressants. En effet, au terme de cet exercice, la CMDT a vendu 548.695 tonnes de coton graine, soit 24% d’augmentation par rapport à la campagne précédente 2013-2014. Les rendements sont passés de 900 kg à l’hectare à 1017 kg à l’hectare en moyenne. C’est la 4è fois dans l’histoire de la CMDT, qui a été créée en 1974, que la société atteint un tel record de production, s’est félicité le PDG. La capacité d’égrenage installée du parc industriel de la CMDT est de 575.000 tonnes. Avec cette production, les usines ont égrené 108.000 tonnes de plus que la campagne précédente.
Les responsables de la société ont jugé utile de convoquer une conférence de presse pour partager l’information avec le public. Evoquant le record de production atteint, le PDG l’a mis en premier lieu à l’actif des producteurs et productrices qu’il a chaleureusement remercié, mais aussi au dévouement de l’encadrement technique qui n’a ménagé aucun effort pour apporter l’assistance indispensable aux cotonculteurs du pays. « A ce jour, je confirme que tout le coton a été entièrement payé aux producteurs. Et d’ores et déjà, les prix sont fixés pour la campagne 2015-2016 qui sont de 237,2 Fcfa pour le coton de 1er choix, contre 235 Fcfa en 2014-2015, 212,5 Fcfa le coton de 2è choix, contre 210 Fcfa précédemment, et 192,5 Fcfa le coton de 3è choix, contre 190 Fcfa lors de la dernière campagne », a énuméré Kalfa Sanogo.

Dividendes. Par ailleurs, les unités industrielles d’égrenage ont achevé leur travail le 3 avril. Les activités avaient démarré le 20 octobre 2014. C’est l’usine de Karangana dans la filiale Nord-Est (Koutiala) qui avait donné le coup d’envoi de la campagne d’égrenage. Le fait que les unités industrielles ont fini plus tôt l’égrenage, a aussi permis à la société de se positionner sur le marché de vente du coton fibre où elle a engrangé des bénéfices intéressants en raison de l’embellie que le coton malien connaît, a expliqué le PDG Kalfa Sanogo. Il a rappelé que les premières balles de coton fibre ont été expédiées à partir du port d’Abidjan dès le mois de novembre vers les marchés.
Le Mali est le 2è producteur de coton au sud du Sahara après le Burkina Faso. « Nous sommes loin derrière la Chine, l’Inde, les Etats-Unis, le Kazakhstan ou l’Ouzbékistan, dont les productions sont évaluées en millions de tonnes par campagne. Le coton malien brille plus par sa qualité », a soutenu le PDG.
La CMDT a aussi produit pour cette campagne 2014-2015, 82,3% de grades de têtes supérieurs. La qualité « Sarama » est très recherchée et prisée par les filateurs. « Le coton malien se vend très bien à telle enseigne que nous avons des problèmes à satisfaire des clients exigeants qui demandent notre qualité », a reconnu le responsable de la société.
Grâce aux revenus ainsi engrangés à l’issue de la campagne 2014-2015, la CMDT a payé toutes ses créances vis-à-vis des banques beaucoup plus tôt (le 31 janvier déjà) que le délai contractuel requis, soit le 31 mars. Aussi, la société s’apprête à verser des dividendes aux actionnaires, dont l’Etat malien qui va encaisser 2 milliards Fcfa au titre des bénéfices. La CMDT a déjà payé 7 milliards Fcfa au titre des impôts.
La Compagnie malienne de développement des textiles a un effet d’entrainement sur le reste de l’économie nationale à travers, en premier lieu, la production céréalière. Ainsi, le PDG a révélé que les zones CMDT ont produit 1.920.000 tonnes de céréales sèches (mil, maïs et sorgho) sur lesquelles l’excédent céréalier est de l’ordre de 600.000 tonnes qui peuvent être vendus sur les marchés intérieurs en vue de résorber, le cas échéant, des déficits céréaliers.
Les opérateurs économiques, à l’instar des banques, bénéficient des activités de la CMDT à travers le transport, la fourniture d’hydrocarbures, de pièces de rechange pour les engins et les unités industrielles, les fournitures de bureau, les transitaires pour le transport des balles de coton et les huileries qui achètent la graine pour en extraire l’huile et produire l’aliment bétail.

Arriérés de paiement. Le PDG a évoqué l’incendie survenu la semaine dernière à l’usine d’égrenage de Bamako, où 588 balles de coton sont parties en fumée. Des enquêtes sont en cours pour situer les causes de l’incendie et les responsabilités, le préjudice financier causé est évalué à 150 millions de Fcfa, a chiffré Kalfa Sanogo qui a précisé que les balles de coton sont assurées dès leur sortie d’usine. En conséquence, la société sera dédommagée conformément aux clauses de ce contrat d’assurance. « Tout franc manquant est considéré comme de l’argent perdu par la société. A l’avenir, nous allons veiller à ce que tout le dispositif anti-incendie mis en place et opérationnel, puisse nous mettre à l’abri de pareilles tragédies », a promis le premier responsable de la société.
Concernant les arriérés de paiement, le PDG a expliqué que certaines créances ont été jugées irrécouvrables et donc, la société a cessé de les réclamer. Toutefois, en ce qui concerne le dossier Huicoma, la justice a estimé que cette société doit 23 milliards Fcfa à la CMDT. « Donc, nous attendons que Huicoma s’exécute conformément à cette décision de justice », a indiqué Kalfa Sanogo.
Concernant une autre créance évaluée à 1,5 milliard Fcfa, contractée par un négociant indien installé à Lomé, le dossier est également tranché par la Cour suprême du Togo. Kalfa Sanogo a expliqué que du coton fibre avait été expédié à la demande de ce négociant indien qui exerçait à Lomé pour une valeur de 1,5 milliard Fcfa pour des filateurs. La CMDT s’est exécutée en envoyant les balles, mais ces dernières ne sont jamais arrivées à destination. Malgré toutes les recherches, aucune trace des balles n’a jamais été retrouvée. La CMDT qui avait alors intenté un procès en justice au client indélicat s’est retrouvée condamnée à payer, dans un premier temps, un dédommagement de 100 millions Fcfa à ce dernier pour « trouble commercial », selon les motivations de la Cour d’appel. En second appel devant cette même cour, le montant de l’amende a été doublé. Après deux recours infructueux, la CMDT a interjeté appel auprès cette fois-ci de la Cour suprême qui vient fort heureusement de lui donner raison et a condamné le client indien à lui rembourser 1,5 milliard Fcfa.
La CMDT est une société commerciale anonyme de droit privé dont les actions sont détenues à 99,49% par l’Etat malien et 0,51% par la société Géo coton (France).

M. COULIBALY

Site d’orpaillage traditionnel à Kadiolo : Machôgô reprend sur accord clandestin

Le site d’orpaillage traditionnel connu sous le nom de Machôgô dans la commune de Misseni (Cercle de Kadiolo) est de nouveau fonctionnel. Dans les années 2007, le site a été fermé par les autorités parce que l’espace est une forêt classée.

 orpaillageIl y a de cela  un mois (mars) les activités ont repris dans le site d’orpaillage traditionnel connu sous le nom de Machôgô. L’on se rappelle que ce site avait défrayé la chronique en 2007 par la descente musclée des porteurs d’uniforme afin de chasser les exploitants de force. Non seulement la zone est une forêt classée, mais un autre fait inquiétant se manifestait à l’époque. L’hygiène n’y était pas et les gens mourraient comme des poulets. Toute maladie était synonyme de ce voyage sans retour.

L’exploitation de la zone de nouveau n’est pas sur autorisation officielle. Elle part du fait, selon des informations qui se partagent dans le cercle, que les responsables des Eaux et Forêt, sensés préservés la zone à cause de son statut de forêt classée, sont les instigateurs de la pratique aujourd’hui.

Des hommes quittent le territoire ivoirien, traversent le fleuve (qui sépare le Mali et la Côte d’Ivoire) pour y exploiter.Un accord clandestin. Les exploitants, paient de l’argent (somme moyenne estimée à 5000). Ce  prix n’est valable que pour un seul jour et par individu.

Des notables révoltés

La pratique est jugée injuste par les chefs de villages de Machôgô, Kebeni et Lougani ; les trois villages auxquels appartient la forêt classée. Ils auraient manifesté leur mécontentement auprès des autorités. Seuls ceux qui quittent le territoire ivoirien ont accès au site et non les Maliens. Incompréhensible !

Une manifestation restée sans suite. Sous le choc de ce mépris, les chefs de villages auraient donné l’autorisation aux jeunes des villages environnants mais aussi d’autres qui y désir d’aller travailler dans le site.A la suite de cette décision des notables, les Eaux et Forêts auraient dépêché un convoi à Misseni afin de conduire les notables à la gendarmerie sous convocation, semble-t-il.

D’autresvieux seraient venus de tous les recoins et à leur suite les jeunes afin de donner mains fortes à leurs chefs. L’affaire se calme, mais l’attitude des jeunes à l’égard des agents des forces de l’ordre auraient été considérée comme agression. Ils auraient proféré des injures, des menaces de mort avec des machettes et gourdins en mains à l’endroit de ceux-ci.

Certains sont conduits à la gendarmerie de Kadiolo où ils passèrent quelques jours ; l’affaire est enfin transférée à la justice au prix de 100.000 F CFA payés à la gendarmerie, selon plusieurs sources. L’affaire est toujours en cours et doit être jugée le 28 de ce mois.

Dans la ville, le Commandant de Brigade (CB) de la Gendarmerie et le chef des Eaux et Forêts n’ont pas une bonne aura. On les accuse d’abus de pouvoir.

A suivre…

Boubacar Yalkoué, envoyé spécial à Kadiolo

source : Le Pays

Présidence de la BAD : Le Mali debout derrière Birama Sidibé, mais…

Quelque soient les qualités professionnelles et morales du candidat de notre pays, il lui sera très difficile voire impossible de se taper le fauteuil de président de la grosse institution financière, qu’est la BAD, cela pour plusieurs raisons.

Expert des questions de développement, homme ayant une réputation établie, Birama Boubacar Sidibé, le fils aîné de l’ancien ministre de la Justice du Mali, sous le régime Moussa Traoré, arriverait difficilement à ravir le fauteuil de président de La BAD, face à des candidats, tous, plus ou moins bien capés que lui. Son premier grand et très sérieux adversaire, est ivoirien, le candidat du pays abritant le siège de l’Institution financière internationale.

Tout comme pour le fauteuil  de Directeur Afrique de l’OMS, les candidats de la sous-région Ouest- Africaine, sont d’emblée fragilisés face aux adversaires des pays des autres régions africaines, par l’absence de solidarité entre leurs pays respectifs. C’est pourquoi, il lui  sera très difficile de remporter le siège face par exemple au candidat de la Côte d’Ivoire.

Bargondaga Cissé

source :  La Nouvelle Patrie

Protection du cotonnier : LES PRODUCTEURS EN SESSION À BAMAKO

La 8è réunion de bilan du PRPICA se veut un cadre de réflexion pour lever certaines contraintes auxquelles les sociétés cotonnières sont confrontées

ballot coton cmdt

Le Programme régional de protection intégrée du cotonnier en Afrique (PRPICA) qui regroupe les pays africains producteurs de coton, notamment le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Mali, le Sénégal et le Togo, tient dans notre capitale sa 8è réunion de bilan.
Créé à Bobo Dioulasso en 1998, le PRPICA a évolué pour prendre sa dénomination actuelle en 2005 à Dakar. Sa première réunion de bilan s’était tenue en 2007 à Bamako.
L’ouverture de la présente session a été présidée hier par le ministre du Développement rural, Bocari Tréta, en présence du président directeur général de la Holding compagnie de développement des textiles (CMDT), Kalfa Sanogo, du chef de la Mission de restructuration du secteur coton (MRSC), Abdoulaye Koïta, du président du Comité de pilotage du PRPICA, Adjanor T. Agbélenko du Togo, des représentants des sociétés cotonnières, des firmes agro-pharmaceutiques, des organisations de producteurs de coton et de recherche agronomique des pays membres.
L’occasion est bonne pour relever que la CMDT enchaîne depuis quelques jours, les bonnes nouvelles dont la dernière en date sont les 7 Fcfa de plus entre le prix du coton malien et les autres fibres sur le marché boursier Cotlook de New York. Cette différence positive de prix récompense la qualité supérieure du coton malien. Ainsi depuis une semaine, notre coton se vend très bien sur le marché boursier. Cette bonne nouvelle vient s’ajouter à l’annonce faite le week-end dernier par le premier responsable de l’entreprise d’un bénéfice de 14,168 milliards Fcfa dégagé à l’issue de l’examen des comptes de l’exercice 2014.
Pour revenir à la réunion bilan du PRPICA qui se déroulera sur trois jours, le ministre Tréta a relevé que ce programme demeure un cadre de concertation pour la recherche des moyens de pérenniser la culture du coton en Afrique, face aux nombreuses difficultés auxquelles cette culture est confrontée. Parmi ces difficultés, on peut retenir les aléas climatiques, le problème de la fertilité des sols et les attaques des ravageurs.
« Le PRPICA constitue un levier important sur lequel les Etats doivent agir pour mettre la filière à l’abri des facteurs endogènes qui peuvent être de nature à handicaper son épanouissement », a recommandé le ministre du Développement rural. Pour le Mali, l’importance de la filière coton n’est plus à démontrer car elle constitue la deuxième source de revenus d’exportation après l’or et fait vivre plus de 4 millions de personnes.
En tant que locomotive des cultures vivrières, notamment le maïs, le coton a été retenu comme l’une des cinq filières prioritaires devant bénéficier d’un développement soutenu par l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA). De ce fait, le coton occupe une place de choix dans les politiques de développement et programmes de lutte contre la pauvreté.
Il est important de souligner qu’en dépit des réformes déjà accomplies dans nos filières cotonnières au prix d’efforts considérables, beaucoup reste encore à faire pour améliorer leur compétitivité. La rencontre de Bamako offre un cadre idéal de réflexion pour lever certaines contraintes auxquelles les sociétés cotonnières sont confrontées.
Toujours selon le ministre Tréta, les efforts fournis durant les 5 dernières campagnes agricoles ont permis à notre pays de passer de 229.000 à 549.000 tonnes au cours de la campagne agricole 2014-2015. Il a adressé ses félicitations à la recherche agricole, particulièrement à la recherche cotonnière des pays membres du PRPICA, pour les résultats obtenus dans le cadre de l’amélioration de la production aussi bien sur le plan quantitatif que qualitatif dans des conditions souvent très difficiles.
Les réunions bilan du PRPICA constituent toujours des moments d’échanges d’expériences fructueux entre les chercheurs et les cadres des sociétés cotonnières dans la lutte contre les ravageurs. A ce propos, le projet « Gestion intégrée des ravageurs par les traitements sur seuils et le fractionnement des récoltes pour une production cotonnière durable en Afrique de l’ouest » (GIRCOT) qui va être exécuté sur une durée de 3 ans (2014-2016) contribuera à améliorer la production et la productivité du coton dans la sous-région.
Avec l’appui financier de la Commission de l’UEMOA et en collaboration avec la société Toguna Agro-industries, le PRPICA se propose d’actualiser les formules d’engrais pour le coton dans les 6 pays du PRPICA dès la campagne 2015-2016.
La rencontre de Bamako est aussi l’occasion de fêter les 10 ans d’existence du PRPICA. Pour ce faire un document intitulé « Guide pratique de protection du cotonnier en Afrique » sera examiné par les participants. Il décrit des éléments comme la reconnaissance des ravageurs du cotonnier et de leurs ennemis naturels, la protection du cotonnier sur seuil et le fractionnement des récoltes de coton graine.

M. COULIBALY

source : L Essor

Renouvellement des instances du conseil malien des transporteurs routiers : Dieu est Grand, le ministre Koumaré n’est pas petit !

Il paraît que les lois sont faites pour être violées. Loin de nous, toute idée malsaine. L’’auteur de cette phrase n’aura pas tout à fait tort. Surtout pas quand même au Mali où des ministres de la République à l’image de Mamadou Hachim Koumaré n’ont aucune gène à défier les textes et règlements d’un organisme public pour des raisons personnelles et inavouées.

Ce samedi 24 Avril 2014, sur  plus de 900 électeurs éligibles, seulement 134 sont appelés à aller voter pour l’élection du conseil  malien des transporteurs Routiers. Et pour cause : trois arrêtés pris  par le ministre de tutelle, Mamadou Hachim Koumaré, ont semé la confusion.

Le premier de ces arrêtés  enregistré sous le n° 2014-3480/METD-SG du 4 décembre 2014 fixait la date de l’assemblé consulaire  du CMTR au 4 Avril  2015. Ce premier décret, signale-t-on,  était bourré d’erreurs. L’insuffisance relevée était la confusion faite par le signataire entre le  décret  N° 99-426/PRV du 29 décembre régissant  le CMC (conseil malien des chargeurs) et le Décret N°04-359/P-RM du 08 septembre 2004 relatif au CMTR. Par ce geste le ministre  a-t-il voulu appliquer  les textes du CMC en lieu et place de ceux  du CMTR ? De toute façon,  il s’agit  d’un gros péché, surtout de la part du ministre d’un Etat sérieux.

Devant les protestations  de la part des syndicats de transport, le ministre eut conscient de sa forfaiture et prit un deuxième Arrêté quelques jours aussitôt, mais  avec la date et le même numéro que celui du premier Arrêté.

En clair, les deux arrêtés du ministre Koumaré étaient sous le même numéro (n° 2014-3480/METD-SG) et à la même date (4 décembre 2014). Quels tripatouillages ! D’aucuns parlent  « d’une cacophonie administrative  extraordinaire».

Raison pour laquelle,  des syndicats de transporteurs  ont aussitôt attaqué les deux arrêtés du ministre Koumaré devant la section administrative de la  Cour Suprême. Alors que le verdict  était attendu le 04 mars  2015, le ministre prit un troisième arrêté le 02 mars 2015 organisant  et fixant le jour  ainsi que les heures d’ouverture et de clôture du scrutin des membres  de l’assemblée consulaire du CMTR.

Ce troisième Arrêté, en son article 3 précise que  « Les opérations d’enregistrement doivent commencer dans les quinze jours qui suivent la prise de l’Arrêté fixant la date des élections et s’étendront au moins sur trente jours ».

Mais lorsque des électeurs sont partis pour s’inscrire sur les listes électorales à la date du 18 mars, soit 16 jours seulement après l’ouverture des inscriptions qui doivent s’étaler sur 30 jours comme précisé par l’article 3 du 3ème l’Arrêté, ils ont été surpris de se voir opposer un refus catégorique, sous le prétexte que le Ministre a donné l’ordre de clôturer les listes à travers, notez bien,  une correspondance  signée  à la date du 23 février 2015. Soit, cinq jours avant  l’Arrêté du 02 mars qui précise en son article 3  que  « Les opérations d’enregistrement doivent commencer dans les quinze jours qui suivent la prise de l’Arrêté fixant la date des élections et s’étendront au moins sur trente jours ».

De toute évidence, il ressort  que le ministre Koumaré en toute seigneurie et à travers des décrets controversés,  organise ces élections ratées d’avance  et dépourvues de toute transparence.

Dans le milieu syndical des transporteurs,  l’on s’interroge également dans quel intérêt le ministre Koumaré se comporte de la sorte ?  Des compétences ont (peut-être) manqué quelque part.

A  la faveur d’une conférence de presse samedi dernier à la maison de la presse,  le collectif  des transporteurs exclus du processus électoral pour le renouvellement  des instances du conseil malien des transporteurs Routiers, a étalé son souhait d’aller aux élections, mais à condition que le scrutin en question soit d’abord crédible et transparent.

Rappelons que le collectif  des transporteurs exclus du processus électoral pour le renouvellement  des instances du CMTR est composé en majorité  des syndicats  de transports routiers dont  le  SUNTRUI-Mali (syndicat National des Transporteurs Routiers  Urbains-inter Urbain et internationaux) et le SET (Syndicat des Entreprises de Transport)… L’UNSTRM (Union Nationale des sociétés Coopératives de Transports Routiers) fait aussi partie des protestataires.

Djibi Karim

source :La Sentinelle

24 et 25 avril 2015 : 5ème édition de la journée des banques et des établissements financiers du Mali

L’Association Professionnelle des Banques et Établissements Financiers du Mali (APBEF) et l’agence Pact Afrique organiseront les vendredi 24 et samedi 25 avril prochains, au Centre international de conférence de Bamako (Cicb), la 5ème édition de la journée des banques et des établissements financiers du Mali. Les objectifs et les résultats attendus de cette journée ont été données par le Président de l’APBEF, Moussa Alassane Diallo et non moins Président Directeur Général de la BNDA. C’était au cours d’une conférence de presse tenue, le lundi 13 avril passé, au siège de ladite Association.

Moussa Alassane Diallo president Président apbef Directeur Général bnda

Le Président de l’APBEF, Moussa Alassane Diallo, a précisé dans son propos introductif que cette journée a pour objectifs, entre autres, la création d’un cadre d’échange entre banquiers et populations, la promotion des produits et services de banques et la promotion de la bancarisation des populations. Cette 5ème édition sera meublée par le salon des banques et des établissements financiers, les conférences/débats et la nuit du banquier.

Plusieurs thèmes seront débattus au cours de cette journée. Notamment le financement des petites et moyennes Entreprises (PME) et les facteurs de promotion pour l’inclusion financière, qui seront exposés par le Président de l’Apbef, Moussa Alassane Diallo et Blaise AHOUANTCHEDE, Directeur général du GIM-UEMOA.

 

Seydou Karamoko KONÉ

Source: Le Flambeau

Signature de protocole d’accord entre le ministère du Développement rural et deux entreprises chinoises : Vers l’aménagement de 100.000 hectares, l’élargissement du canal de Macina et la réhabilitation de celui de Fala à l’Office du Niger

Le ministre du Développement rural, Dr Bocari Tréta a procédé, le jeudi 16 avril, dans la salle de conférence de son département, à la signature du contrat clé en main avec deux entreprises chinoises. Ce contrat vise l’aménagement de 100.000 hectares à Mema, l’élargissement et la réhabilitation du canal de Macina et du Fala de Bokywere en zone Office du Niger.

Dans le cadre d’une visite en Chine, le ministre du Développement rural, a rencontré les responsables chinois dans le but de nouer des contacts avec des entreprises chinoises spécialisées dans l’aménagement agricole.

Quelques mois après cette visite, l’entreprise China Gezhouba Company Limited (CGGC) et Sinohydro Corporation Limited ont répondu par la signature de la présente convention. Elle consiste à la mise en œuvre du projet d’aménagement Hydro agricole de 100 000 hectares dans les systèmes hydrauliques et Farimaké ainsi que l’élargissement et la réhabilitation du canal de Macina et du Fala de Bokywere en zone Office du Niger. La réalisation des 100 000 hectares du Mema et du Farimaké sera effectuée par l’entreprise CGGC et celui du canal de Macina et le Fala de Bokywere par Sinohydro.

Les représentants des deux entreprises ont exprimé au ministre Bocari Treta la contribution de leur entreprise au développement socio-économique de notre pays par la réalisation des ouvrages hydro-agricoles.

Qinzhenqi de CGGC et Gao de Sinohydro ont remercié le gouvernement du Mali et le président IBK pour le choix porté sur leurs entreprises, ce qui est une marque de confiance et prouve la bonne coopération qui existe entre les deux pays.

En réponse , le ministre Treta a déclaré que la l’Office du Niger constitue pour le Mali un outil stratégique pour l’atteinte de la sécurité alimentaire et nutritionnelle. Cela compte tenu de son vaste potentiel et l’impact socio-économique que ces projets pourront engendrer dans la zone. A travers l’aménagement de 100 000 hectares à Mema et à Farimaké, l’élargissement du canal de Macina et la réhabilitation du Fala de Bokywere, dira le ministre, ce sont des parcelles aménagées et des ouvrages modernes qui seront mis à la disposition des exploitations familiales et aux entreprises agricoles.

Pour Bocari Treta, la réalisation de ces infrastructures rentre dans la vision du département qui consiste à mettre en place des pôles de développement dans plusieurs zones du pays. Cela traduit, a fait savoir le chef du département, la volonté du président de la République de faire de l’Agriculture le moteur de la croissance économique du pays. Il a exhorté les entreprises signataires à œuvrer au respect du contrat par l’application des accords. Il a ajouté que son département mettra tout en œuvre pour la réalisation de ces projets qui vont accélérer le développement et la modernisation de l’agriculture.

Youssouf CAMARA

Source:  L’Indépendant

Le ministre de l’Energie et de l’eau à Nara, Diéma et Nioro du sahel : Trois centrales dont deux hybrides et une thermique pour un montant de plus 4 milliards de FCFA

C’est au pas de charge que le ministre de l’Energie et de l’eau, Mamadou Frankaly Kéita, a effectué une visite de suivi sur le chantier des centrales hybrides de Nara et Diéma et thermique de Nioro du Sahel. Au passage, il a procédé à la mise en marche du groupe électrogène flambant neuf qui ravitaille la ville de Nara en eau potable.

Accompagné des membres de son Cabinet et des responsables des services techniques de l’électricité et de l’eau parmi lesquels Doroh Berthé, DG de l’EDM-SA, partout où il est passé, le ministre a instruit aux entreprises de respecter le délai contractuel pour soulager les souffrances des populations.

Le ministre sur le chantier des centrales hybrides

La délégation ministérielle a bataillé dur pour arriver à Nara. En effet, les 198 km qui séparent ce Cercle de la route principale constituent un véritable cauchemar pour les usagers tant l’état de la route est mauvais. Fort heureusement, les membres de la délégation ont été reçus dans la grande bâtisse construite par l’honorable Niamé Kéita il y a des années et qui comporte toutes les commodités.

Requinquée, la délégation s’est immédiatement rendue sur le site de la centrale hybride de Nara. D’un coût d’un peu plus d’un milliard de nos francs, les travaux de la centrale sont assurés par l’entreprise ZED-SA et connaissent un taux de réalisation de 85%. A l’issue des travaux, prévue dans deux mois, Nara pourra bénéficier de 1,3 MW d’électricité sur une durée d’au moins 5 ans. Avant de quitter Nara, le ministre s’est rendu à Tendié, en compagnie de l’honorable Niamé Kéita pour la mise en marche du groupe électrogène afin de soulager les souffrances liées à la pénurie d’eau.

La deuxième centrale hybride, celle de Diéma, d’un coût  d’un peu plus d’un milliard, a également reçu la visite ministérielle. Ici, les travaux qui sont effectués par la même entreprise ZED-SA, connaissent un taux de réalisation  d’environ 75% et la puissance attendue est, comme à Nara, de 1,3MW.

La centrale thermique de Nioro du Sahel

D’un coût de réalisation d’un peu plus de 2 milliards de nos francs, les travaux de la centrale sont effectués par  l’entreprise Mitsubishi Turncharger and Engine Europe BV, sous la maitrise d’ouvrage de la société EDM-SA. A la fin, en septembre selon les prévisions, la centrale sera dotée d’une puissance additionnelle de 4,2 MW et verra sa puissance portée à 6,74 MW.

A la fin de la visite, le ministre de l’Energie et de l’eau, Mamadou Frankaly Kéita a déclaré :  » Je suis satisfait de constater que Diéma et Nara connaissent pratiquement le même niveau de réalisation. Je suis persuadé que d’ici quelques mois, les problèmes d’eau et d’électricité, qui sont une réalité partout au Mali, ne seront plus que de mauvais souvenirs pour les localités bénéficiaires. Nous y travaillons. Car, avec celle d’Ansongo, nous sommes à notre septième centrale. Avec nos différents partenaires, les allons prioriser les régions du Nord pour lesquelles les études commenceront en septembre prochain et les travaux proprement dits au 1er trimestre 2016».

Il faut rappeler, enfin, qu’à Nara, Diéma et Nioro du Sahel, le ministre a transmis le message de salutation du Président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita, aux notabilités (Imams de Nara, Diéma et Nioro du Sahel et familles Tall et Haidara de Nioro). En retour, celles-ci ont formulé des vœux pour un retour à la paix et à la stabilité dans notre pays à travers des prières et des bénédictions.

Avant de prendre congé des notabilités, le ministre Mamadou Frankaly Kéita a remis à chacune d’elles une lampe basse consommation et une enveloppe symbolique.

 Diakaridia Yossi, envoyé spécial

Source: L’Indépendant