Mali : l’électrification au solaire de 30 communautés pauvres du cercle de Kita

(Agence Ecofin) – Au Mali, 30 villages seront électrifiés par l’énergie solaire dans le cadre d’un projet lancé par la Facilité énergie ACP-UE. Ce projet sera réalisé grâce à la participation des ONG Plan Mali, Plan Espagne, Conseil et appui pour l’éducation à la base et l’Agence des énergies renouvelables du Mali. D’un coût total de 2,86 millions de dollars, il sera financé à 52% par l’Union européenne et à 42% par Plan Espagne.

Mamadou Frankaly Keita ministre energie secretaire general rpm

En trois ans, ce projet permettra la mise en place de 30 kiosques solaires, le forage de 30 puits équipés d’un pompage photovoltaïque, la réalisation de 30 000 mètres de réseau d’adduction d’eau, la distribution de 3086 foyers améliorés, l’éclairage de 24 écoles grâce à des kits solaires photovoltaïques à raison de 10 points lumineux par école, la construction de 30 moulins solaires, la mise en place de 60 lampadaires solaires et de 60 séchoirs pour les produits maraichers, ainsi que l’équipement de 5 centres de santé en réfrigérateurs solaires. 180 personnes seront en outre formées sur la maintenance des systèmes solaires et la fabrication des foyers améliorés. Au total, ce sont plus de 21 000 personnes dont près de 18 000 enfants qui bénéficieront de ce projet.

« Ce projet permettra l’amélioration des conditions de vie des enfants et de leurs familles grâce à un accès à des services énergétiques modernes, propres, et abordables dans 30 communautés pauvres du cercle de Kita. » a déclaré Mamadou Frankaly Keita (photo), le ministre malien de l’Energie et de l’eau lors de la cérémonie de lancement de l’exécution de ce projet.

Source: agenceecofin.com

Facilité énergie ACP-UE : Bendougouba et 29 autres villages sortent des ténèbres

En vue de doter l’ensemble du territoire national de l’électricité à moindre coût, le ministre Mamadou Frankaly Kéïta ne dort plus. Il cherche partout les voies et moyens nécessaires pour réaliser son rêve. Un rêve qui se réalise progressivement. D’où le lancement ce mardi 24 mars d’un grand projet à Bendougouba, cercle de Kita dans le cadre de la facilité énergie ACP-UE sous l’impulsion de plan Mali.

En cette heureuse occasion, le sketch bien monté par les villageois met en exergue toute la problématique de l’électricité qui loin s’en faut n’est pas un luxe mais une nécessité. Il trace toutes les difficultés des moyens de déplacement vers les centres de santé, pire de l’absence de lumière pour une femme enceinte au moment de son travail. Dieu merci, par les moyens de bord, après moult tractations, la femme accouche d’un joli garçon. Très ému, le ministre Kéïta, jurant de relever le défi, a indiqué que désormais ce ne serait qu’un mauvais souvenir. Le président IBK ne ménageant aucun effort pour doter le territoire de la lumière car sans lumière pas de vie.

En cette heureuse occasion, le Chef de village Soutoukou Kéïta après les salutations d’usage, a demandé du soutien de l’Etat. Afin que désormais, il ne se pose plus de problème d’électricité.

Pour le maire Fadel Diawara, l’occasion est opportune de remercier les plus hautes autorités de leur engagement aux côtés des populations locales. Il a salué le ministre Kéïta pour ses efforts louables de dotation du pays en énergies nouvelles et renouvelables.

Mamadou Kéïta, Directeur des programmes de plan Mali indique que cette cérémonie témoigne de l’engagement de Plan Mali dans la promotion des droits de l’enfant au Mali en général et dans le cercle de Kita en particulier. Il met l’accent sur la magnanimité du ministre Kéïta d’accorder de l’importance au développement des communautés démunies. Rappelant que plan est une organisation internationale non gouvernementale œuvrant pour la promotion des droits des enfants et des groupes marginalisés, il indique que son approche est de promouvoir la participation des enfants, la protection et l’autonomisation économique afin de réduire leur pauvreté et faire progresser leurs droits fondamentaux.

Enfin, rappelant les objectifs du président IBK de faire un nouveau Mali, le ministre de l’Energie et de l’Eau, Mamadou Frankaly Kéïta aïta a salué toutes les autorités présentes ainsi que les donateurs. Il cite Plan Espagne, Plan Mali et l’ONG Conseils et Appui pour l’Education à la Base (CAEB).  Indiquant que la cérémonie du jour consacre le lancement du projet : « Amélioration des conditions de vie des enfants et leurs familles grâce à un accès à des services énergétiques modernes, propres e énergétiques modernes, propres et abordables dans 30 communautés pat abordables dans 30 communautés pauvres du cercle de Kita dans le cadre de la facilité énergie ACP-UE », il dit que ce projet est le résultat d’une collaboration exemplaire. Entre 4 institutions : Plan Espagne, Plan Mali, l’ONG Conseils et Appui pour l’Education à la Base (CAEB) et l’Agence des Energies Renouvelables du Mali (AER-MALI). Faire des énergies renouvelables la principale source énergétique du Mali, martèle le ministre, est la vision sectorielle à long terme du président de la République. D’un coût total de 2,63 millions d’euros (environ 1.722.650.000 F CFA), M. Kéïta dit qu’il est financé par l’UE (union européenne) à hauteur de 58% et Plan International Espagne à 42%. Il les remercie pour ce geste de développement socio-économique de notre pays. Contribuant à l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement, à la réduction de la pauvreté, et aux objectifs du Développement Durable sur l’Energie tout en luttant contre les changements climatiques dans la zone rurale de Kita, ce projet d’une durée de 3 ans couvre 30 villages dans 4 communes du cercle de Kita. Il permettra d’atteindre les résultats suivants indique le ministre Kéïta. Il s’agit de : 3086 foyers améliorés ; 30 forages équipés de système de pompage PV ; 1000 m de réseau d’adduction d’eau par village ; 30 kiosques solaires pour la fourniture des services énergétiques ; 24 écoles éclairées par des kits solaires PV avec 10 points lumineux par école ; 30 moulins solaires ; 5 centres de santé équipés en réfrigérateur solaire, kits solaires et chauffe-eau solaire ; 60 lampadaires solaires ; 60 séchoirs pour le séchage des produits maraîchers fournis ; 180 bénéficiaires de renforcement de capacité en maintenance des systèmes solaires et dans la fabrication des foyers améliorés ; 21.621 personnes bénéficieront du projet dont plus de 17.822 enfants. En appui à l’AMADER, selon le ministre Kéïta, cette initiative contribue à la mise en œuvre des différentes politiques et stratégies, notamment politique énergétique nationale et la stratégie pour le développement des énergies renouvelables.

En visitant certaines réalisations, le ministre n’a pas occulté de rendre une visite de courtoisie aux notabilités. Finalement, ce sont nos petits esclaves malinkés (cousinage à plaisanterie) qui se retrouvaient autour de l’arachide ou de la pâte d’arachide. C’est sur ce que le ministre à déclarer le lancement de l’exécution dudit projet. Par cet acte, ce sont 30 localités dont Bendougouba qui sortent des ténèbres.

Boubacar DABO

Envoyé spécial à Kita

Source: Zénith Balé

Responsabilité sociale des entreprises minières : UN SOUTIEN SÛR A LA CROISSANCE DURABLE

Au regard de la contribution primordiale du secteur extractif dans l’atteinte des objectifs de développement durable et dans la réponse aux attentes de paix et de développement des jeunes et des femmes, l’Institut RSE-Mali (Responsabilité sociale des entreprises) s’est donné comme mission, en coopération avec des réseaux partenaires internationaux, d’initier et d’alimenter la réflexion et les prises de décision touchant la RSE et le développement durable dans le secteur extractif.

Boubou Cisse ministre industrie mine
Ainsi, l’Institut RSE-Mali, en partenariat avec l’ambassade du Canada au Mali et le ministère des Mines, a organisé un symposium d’un jour sur la Responsabilité sociale des entreprises (RSE) mercredi à l’hôtel Radisson Blu. Ont pris part à la cérémonie d’ouverture le représentant du ministre des Mines, Djibouroula Togola, l’ambassadeur du Canada, Louis de Lorimier, et le directeur de l’Institut RSE-Mali, Moussa Ben Deka Diabaté.
L’Institut RSE-Mali souhaite ainsi offrir l’occasion aux différents acteurs du secteur minier et à leurs partenaires d’exposer leur compréhension de la RSE, de préciser leurs attentes et de partager leurs expériences dans ce domaine.
La RSE englobe les activités volontaires menées de front par les entreprises, au-delà de toutes exigences juridiques, d’une manière durable du point de vue économique, social et environnemental. Il s’agit donc à travers cet atelier, selon le directeur de l’Institut RSE, d’inciter les sociétés minières à faire le suivi-évaluation de leur projet. « Celles (sociétés minières, Ndlr) qui, par exemple, décident de financer un jardinage pour une communauté définie, doivent créer les conditions adéquates pour que les populations puissent rentabiliser leurs productions, transporter leurs fruits sur des marchés voisins et surtout leur apprendre à vivre sans les mines », préconise-t-il.
Cette stratégie de développement à long terme à travers les outils d’évaluation de la RSE participe, de l’avis de Moussa Ben Deka Diabaté, à la bonne gouvernance dans notre pays.
La même conviction anime l’ambassadeur canadien, Louis de Lorimier, qui juge que les firmes minières peuvent contribuer grandement au développement durable en adoptant un comportement socialement responsable dans les pays où elles sont établies. « Le Canada est un intervenant de premier plan dans le secteur minier, ayant réalisé des investissements considérables internationalement, dont 24 milliards de dollars d’actifs miniers canadiens cumulés sur le continent africain incluant plus de 700 millions de dollars d’actif au Mali », précise, à ce propos, Louis de Lorimier.
Il est, par ailleurs, établi que la gouvernance économique est essentielle au développement durable et ne saurait être l’affaire que de quelques intervenants. La bonne gouvernance est le bon comportement que tous les acteurs doivent assurer pour garantir un développement durable. Cela, selon l’ambassadeur canadien, passe par la bonne application de la RSE tout en impliquant tous les acteurs : les entreprises, la société civile et les gouvernements. « C’est une vision, dira-t-il, que nous partageons avec le gouvernement qui a consacré à la responsabilité sociale une place de choix dans le nouveau code minier adopté en 2012 ».
La relecture du code minier envisagé par le ministère des Mines, selon son représentant, se traduira par d’importantes reformes au titre desquelles : l’intégration d’une directive sur la responsabilité sociale des entreprises minières, les directives pour la valorisation de revenus miniers affectés aux communautés locales et le renforcement des instruments de gouvernance dans l’industrie extractive.
Le gouvernement ambitionne en effet de faire du secteur minier un levier de croissance économique en vue de réduire la pauvreté et assurer un développement durable des communautés locales. La stratégie envisagée par le département des Mines consiste, par conséquent, à moderniser l’environnement juridique et législatif et à installer des infrastructures de base adéquates pour inciter les investissements privés dans l’industrie extractive.
« Le but de l’atelier est de créer un cadre ouvert de discussion, permettant de favoriser l’immersion des agents de l’administration publique, du privé et de la société civile sur les notions et les principes de base de cet outil de gouvernance », a précisé le représentant du ministre des Mines, Djibouroula Togola
A titre de rappel, en 2013, le Mali a atteint un rythme de croisière dans la production aurifère, grâce aux investissements privés qui ont permis de produire en moyenne 50 tonnes d’or par an depuis plus d’une décennie. Cette production, indique Djibouroula Togola, a rapporté à l’Etat plus de 218 milliards de Fcfa, soit entre 7 et 8% du PIB et 68,5% des recettes d’exportation au cours des dernières années. Cet or a rapporté aussi plus de 5 milliards aux collectivités territoriales.
Alhoudourou A. MAÏGA
Djibril KAYENTAO

source : L Essor

La Banque Atlantique dans son engagement soutenu pour le financement de l’économie malienne

Les actionnaires de la Banque Atlantique Mali, réunis en assemblée générale ordinaire le 25 mars, ont approuvé les comptes sociaux de l’exercice 2014 de la Banque.

 banque atlantique

Au regard des résultats, en dépit de l’environnement économique peu favorable, la Banque Atlantique Mali conforte son positionnement dans le secteur bancaire national grâce à son dynamisme commercial et de l’efficacité de son partenariat avec le Groupe Banque Centrale Populaire –BCP du Maroc (meilleure banque régionale zone Afrique du Nord). En témoigne, pour la deuxième année consécutive, la croissance à deux (2) chiffres de tous ses principaux indicateurs de performances.

Ainsi, son total bilan ressort à FCFA 255, 6 milliards contre 173, 3 milliards à fin décembre 2013, soit une croissance de 47% en raison de son soutien accru au financement de l’économie nationale avec un total de crédits directs consentis à la clientèle de FCFA 148,5 milliards contre FCFA 113 milliards en 2013, soit une hausse de 31% contre 18% pour le système bancaire malien.

Quant au résultat d’exploitation, il poursuit son trend haussier en s’appréciant de 23% à FCFA 5,7 milliards et le résultat net de 19% à FCFA 2,5 milliards.

L’effort de collecte de dépôts auprès de la clientèle s’est renforcé. Ainsi, le total  des dépôts de la clientèle s’élève au 31 décembre 2014 à FCFA 144,7 milliards contre 113,3 milliards en 2013 et un budget de FCFA 122,2 milliards,, soit un taux de progression de 28% (contre 19% pour le système bancaire) et un taux de réalisation du budget de 118%.

L’accroissement des dépôts de la banque résulte du renforcement de ses relations d’affaires avec les principaux clients institutionnels de la place et de l’optimisation de  son réseau de proximité, vecteur de son implication constante dans la bancarisation des ménages.

La Banque Atlantique Mali a poursuivi son engagement soutenu pour le financement de l’économie nationale à travers les crédits consentis à la clientèle qui s’établissent à FCFA 148,5 milliards contre FCFA 113 milliards en 2013 pour un objectif de FCFA 104, 3 milliards, soit une progression de 31% contre 18% pour le système bancaire.

Ainsi la Banque a octroyé à la Compagnie malienne de Développement du Textile (CMDT) un financement de FCFA  30 milliards.

Le dynamisme des activités a permis à la Banque Atlantique de générer un revenu ou Produit   Net Bancaire (PNB) de franc CFA 13,4 milliards contre FCFA 11,7 milliards en 2013 soit une augmentation de 15%.

L’exercice 2014 se solde ainsi par un résultat  d’exploitation de FCFA 5,7 milliards, contre FCFA 4,6 milliards en  2013, soit une augmentation de 23%.

Le résultat net ressort à un bénéfice de FCFA 2,5 milliards contre FCFA 2,1 milliards en 2013, soit une augmentation de 19%.

Ces performances ont été impulsées et soutenues par sa force de vente, son réseau de proximité et surtout par sa  large gamme de produits et de services adaptés aux besoins de la clientèle.

Au cours de l’année 2014, la banque a encore offert à ses clients des nouveaux produits qui ont  enregistré des succès majeurs confirmant ainsi son statut de banque moderne et innovante.

Parmi ces innovations, nous pouvons citer entre autres :

-La Banque unique : En souscrivant à ce produit, le client à un seul compte ou qu’il soit dans le grand réseau du  Groupe Banque Atlantique, présent dans les 7 pays de l’Uemoa. Il offre la possibilité au client d’effectuer sur son compte ouvert au Mali ses opérations de dépôts (et ultérieurement  les retraits) dans tous les autres pays de l’Union de façon instantanée et sans frais

-Offre packagée : Cette souscription permet au client de bénéficier de plusieurs produits et services à un prix forfaitaire unique notamment, des cartes monétiques, des couvertures assurances, des prêts à la consommation et surtout aux crédits immobiliers.

 

Dans le cadre du soutien de la banque au développement du secteur privé moteur de la  croissance économique et source de création d’emplois, la Banque Atlantique en sa qualité d’arrangeur a structuré le financement du projet d’extension et de diversification des activités de la société Moulin Moderne du Mali (M3) pour un coût global de FCFA 35,9 milliards dont FCFA 27 milliards d’investissements, avec la participation de la Banque Africaine de développement BAD (FCFA 11 milliards) et la Banque Ouest Africaine de Développement- BOAD (FCFA 7 milliards°

 

Actions sociales

En ce qui concerne sa traditionnelle journée citoyenne dénommée « Atlantique Day », le thème choisi  pour  2014 est « l’enfance déshéritée » et dans cette optique, la Banque Atlantique Mali a retenu le village  d’Enfants SOS Sanankoroba.

La délégation de la banque conduite par son Directeur général a procédé à l’assainissement des locaux, à la remise de vivres et jouets aux enfants, ainsi que des kits anti Ebola.

 

Les perspectives :

En ce qui concerne les perspectives, le plan triennal 2015-2017 adopté par son Conseil d’administration s’articule autour des axes prioritaires ci-après :

Lancement de la deuxième phase de son programme d’extension de réseau

– Lancement des programmes immobiliers à l’attention des salariés des secteurs publics et privés

– développement des produits nouveaux, notamment en bancassurance et monétique

– financement des PME/PMI dans les secteurs  porteurs de l’économie nationale.

Source : Banque Atlantique  Mali

96ème session du conseil d’administration de la BOAD : 13 propositions de prêts dont 4 maliennes (près de 50 milliards de FCFA) approuvées

96ème session du conseil d’administration de la BOAD : 13 propositions de prêts dont 4 maliennes (près de 50 milliards de FCFA) approuvées

Les propositions de prêts pour l’Aménagement d’infrastructures routières structurantes pour un coût de 20 milliards de FCFA, l’Implantation d’une centrale thermique de 90 MW à Kayes par la société Albatros Energy Mali SA (15 milliards de FCFA), La création d’un réseau de télécommunications par la société Alpha Télécommunication ( 10 milliards de FCFA), le prêt à court terme en faveur de la CMDT pour le financement de la campagne cotonnière 2014-2015  (4,42 milliards de FCFA).

Tels sont les quatre projets maliens sur les neufs approuvés par les travaux de la 96ème session du conseil d’administration de la BOAD. La banque ouest-africaine de développement a enregistré un bénéficie de 8,4 milliards de FCFA en 2014.

Placée sous la présidence de  Christian Adovelande, président du Conseil d’Administration et président de la BOAD, cette session tenue à Dakar, après avoir adopté le procès-verbal de sa 95ème réunion a examiné et approuvé plusieurs dossiers, dont celui relatif aux comptes de la BOAD pour l’exercice clos le 31 décembre 2014. L’institution a enregistré un résultat de 8, 399 milliards de FCFA contre 10, 872 milliards de FCFA au cours de l’exercice précédent. La baisse constatée est essentiellement due à la perte potentielle de change enregistrée sur les encours des dettes en devises. Au cours de l’année 2014, le Conseil des Ministres de l’UEMOA a décidé d’intégrer aux fonds propres de la BOAD, sous forme de don, la dotation initiale du Fonds de Développement Energie (FDE) de 250 milliards de FCFA. Cette décision a permis de porter à 619 milliards de FCFA les fonds propres au 31 décembre 2014 de l’Institution, élargissant ainsi sa base d’endettement.

Par ailleurs, le Conseil d’Administration a approuvé 9 propositions de prêts à long et moyen termes d’un montant total de 109 milliards de FCFA et 4 propositions de prêts à court terme d’un montant de 17,4 milliards de FCFA. Ces nouveaux financements portent à 3 293,3 milliards de FCFA le montant global des financements à long et moyen termes de la BOAD hors FDE, correspondant à 736 projets. Le montant cumulé des financements à court terme s’élève, lui, à 191,5 milliards de F CFA.

En clôturant les travaux, le président Christian Adovelande a, au nom du Conseil d’Administration, remercié les autorités sénégalaises et le Gouverneur de la BCEAO, pour l’accueil chaleureux et fraternel qui a été réservé aux Administrateurs, ainsi que pour les dispositions matérielles et organisationnelles ayant permis la tenue de cette session dans les meilleures conditions.

 

Youssouf CAMARA

source :  L’Indépendant

Mali : la Chine citée comme partenaire dans la nouvelle vision de l’exploitation minière

La Chine a été citée comme un partenaire potentiel dans la nouvelle vision de l’exploitation minière du Mali, exposée par le ministre malien des Mines, Dr Boubou Cissé.

Boubou Cisse ministre industrie mine

Dans une interview accordée à l’hebdomadaire malien Le Reporter, le ministre a indiqué que l’ambition du Mali est de diversifier le secteur minier non seulement en termes d’exploitation, mais aussi en termes d’investisseurs.

“Nous sommes en train de nous intéresser à de nouveaux investisseurs qui sont des pays émergents d’Asie ou d’autres pays comme la Chine qui a exprimé un intérêt très fort pour le Mali”, a assuré Dr Cissé.

La nouvelle politique consiste à “quitter la vision qui reposait sur un objectif fiscal pour générer des revenus alimentant les comptes publics et à aller vers une exploitation minière qui puisse améliorer la qualité de vie des populations qui sont dans les zones minières et qui se plaignent souvent”, a-t-il précisé.

“Il faut que l’exploitation minière se traduise par des investissements en termes d’infrastructures. Il faut qu’on voit l’ exploitation minière comme une possibilité de réaliser une certaine indépendance énergétique au Mali”, a expliqué M. Cissé en évoquant la nouvelle politique minière.

“Il y a par exemple du gaz dans notre pays. Il ne faut pas qu’on l’exploite en ayant seulement l’aspect fiscalité en tête, mais aussi sa contribution à la production la moins chère possible et qui pourra alimenter tout le territoire. C’est ça la nouvelle ère minière. Nous sommes en train de mettre cela en oeuvre”, a-t- il ajouté.

Dans son interview, le ministre malien a rappelé que la contribution du secteur minier représente 70% des recettes d’ exportation du Mali et de 20 à 25% de ses recettes fiscales, soit une moyenne de 200 milliards de F CFA (environ 400 millions USD).

Cette contribution n’est visible qu’au niveau macro-économique. C’est pourquoi le département des mines, conformément à la nouvelle vision, travaille à faire en sorte que cette contribution soit “ressentie au niveau micro-économique”, a affirmé le ministre.

“Les conditions de vie des gens qui sont dans les zones minières puissent changer. Qu’ils puissent quitter la pauvreté dans laquelle ils vivent pour aller vers une amélioration de leurs conditions de vie”, a affirmé Dr Cissé.

Le sous-sol malien est riche en minerais. En dehors de l’or, le plus connu, le pays recèle de beaucoup d’autres ressources minières comme le pétrole, la bauxite, le manganèse, le phosphate, l’uranium.

“Aujourd’hui, nous sommes en train d’aller vers l’ exploitation de ces autres minerais, car il ne faut pas qu’on soit uniquement dépendant de l’or”, a conclu Dr Boubou Cissé. Fin

Source: Agence de presse Xinhua

La Banque Atlantique Mali en 2014 : Tous les chiffres sont au vert

Les responsables de la Banque Atlantique Mali ont présenté, ce mercredi 25 mars 2015, à la presse, les résultats de l’exercice 2014. C’était à l’hôtel Radisson Blu de Bamako. Principal enseignement, la banque est dans une dynamique de performance malgré un environnement économique peu favorable.

Directeur general Banque Atlantique Mali Niame Traore secretaire general Dotian Bamba Directeur financier Gaoussou Mariko.

Le Directeur général de la Banque Atlantique Mali, Niamé Traoré, était entouré pour cet exercice de son Secrétaire général, Dotian Bamba et du Directeur financier, Gaoussou Mariko.

C’est ce mercredi même que les actionnaires de la Banque Atlantique Mali, réunis en Assemblée générale ordinaire, ont approuvé les comptes sociaux de l’exercice 2014 lequel a pris fin le 31 décembre dernier. C’est une banque commerciale qui se porte bien. En témoigne, pour la deuxième année consécutive, la croissance à deux chiffres de tous ses principaux indicateurs de performance. Ainsi, son total bilan est de 225,6 milliards FCFA contre 173,3 milliards l’année dernière, soit une croissance de 47%. Un total de crédits directs de 148,5 milliards FCFA consentis à la clientèle contre 133 milliards en 2013, soit une hausse de 31% contre 18% pour le système bancaire malien en général. C’est la preuve d’un soutien accru de la banque au financement de l’économie nationale. Quant au résultat d’exploitation, il poursuit son trend haussier avec 5,7 milliards FCFA contre 4,6 milliards l’an passé, soit 23% de hausse. Le résultat net est de 2,5 milliards FCFA contre 2,1 milliards en 2013, soit une augmentation de 19%. En 2014, le total des dépôts de la clientèle s’est élevé à 144,6 milliards FCFA contre 113,2 milliards pour le précédent exercice, soit une hausse de 28%. Le total revenus (PNB) est de 13,4 milliards FCFA en 2014 contre 11,6 milliards précédemment.

C’est ce qui a fait dire au Directeur général de la banque, Niamé Traoré, qu’au regard des résultats réalisés, on peut dire que la Banque Atlantique Mali conforte son positionnement dans le secteur bancaire national grâce à son dynamisme commercial et de l’efficacité de son partenariat avec le groupe Banque centrale populaire-BCP du Maroc, meilleure banque régionale zone Afrique du Nord.

Toujours dans le domaine des performances financières, la banque a participé au financement de la campagne intrants de la Compagnie malienne du développement des textiles (CMDT) en donnant seule 30 des 70 milliards FCFA et en participant dans un pool bancaire au financement des 40 autres milliards. En 2014, la Banque Atlantique Mali s’est distinguée avec des produits innovants qui ont enregistré des succès remarquables tels que la Banque unique et l’offre packagée. Elle a aussi soutenu le secteur privé puisqu’en sa qualité d’arrangeur, la banque a structuré le financement du projet d’extension et de diversification des activités de la société Moulin moderne du Mali (M3) pour un coût global de 35, 9 milliards FCFA dont 27 milliards FCFA d’investissements, avec la participation de la BAD et de la BOAD. Une première au Mali, selon Niamé Traoré. La Banque Atlantique Mali est aujourd’hui à 30 000 clients et 34 000 comptes. Elle a des agences dans toutes les régions sauf Tombouctou et Kidal.

A en croire le Directeur général, Niamé Traoré, en termes de perspectives, il y a un plan triennal 2015-2017 qui a été adopté par le conseil d’administration qui s’articule autour des axes prioritaires comme : le lancement de la deuxième phase de son programme d’extension du réseau ; le lancement des programmes immobiliers à l’attention des salariés des secteurs publics et privés ; le développement des produits nouveaux, notamment en bancassurance et monétique et le financement des PME/PMI dans les secteurs porteurs de l’économie nationale. L’objectif en résultat net pour 2015 est aussi de 3 milliards FCFA contre 2 milliards en 2014.

 

A. Diakité

Source: Autre presse

Recettes douanières : c’est bon, mais ce n’est pas arrivé !

La direction générale de la douane a annoncé, la semaine dernière et à grands renforts de publicité, qu’elle a réalisé, entre janvier et février derniers, une recette estimée à  36,5 milliards CFA. « C’est bon, mais ce n’est  pas arrivé ! », disent les « y-voit-rien », pardon les ivoiriens. En clair, la direction générale de la douane est loin, très loin, du compte.

direction generale impots bamako dgi

En effet, la direction générale de la douane doit réaliser, entre janvier et décembre prochain, une recette globale de 458 milliards CFA. Soit 38,17 milliards CFA par mois. En faisant croire aux pauvres journalistes, qui l’ont naïvement cru, ces 36,5 milliards CFA constituent un record, la direction générale de la douane a tout faux.

Sous les colonels Amadou Togola et Modibo Maïga, qui ont précédé le colonel Modibo Kane Keïta, actuel patron de la douane, les recettes douanières oscillaient entre 35 et 37 milliards CFA. Avec des pics de 38 milliards CFA par  mois. A l’époque, les objectifs de recettes, à eux assignés, étaient estimés à environ 350 milliards CFA.

Mais aujourd’hui, le nouveau directeur général de la douane se félicite d’avoir réalisé 36,5 milliards CFA, alors qu’il devrait réaliser 39 milliards CFA par mois. Du moins, s’il veut être au rendez-vous des 458 milliards CFA, à lui assignés, par le gouvernement.

Or, sur les recettes de janvier dernier, le colonel MoumouniDembelé, prédécesseur de Modibo Kane Keïta, avait déjà prélevé 15 milliards CFA. Ce qui lui a permis de réduire son déficit de 65 à 44 milliards CFA.

Au rythme où vont les choses à la douane, l’équipe de Modibo Kane Keïta risque de ne pas être au rendez-vous des objectifs de recettes,  à lui fixé, par le gouvernement : 458 milliards CFA. Même avec le soutien d’une certaine presse qui, visiblement, semble se noyer dans les chiffres. Car  tous les cadres et agents, susceptibles de permettre au directeur général d’optimiser les recettes, ont été marginalisés. Au profit d’autres, à lui recommandés, par les bonzes du régime en place.

Oumar Babi

Source: Canard Déchainé

3ème licence de téléphonie au Mali : Alpha Telecom en quête d’argent pour être enfin opérationnel

Détenteur depuis 2012 de la troisième licence de téléphonie mobile au Mali, la société Alpha Telecom du Burkinabé Apollinaire Compaoré n’a toujours pas démarré ses activités. Et pour cause : elle s’est trouvée confrontée à d’énormes difficultés pour mobiliser le financement requis, évalué à plusieurs milliards de nos francs.

En effet, l’opacité qui a entouré l’attribution de cette troisième licence, les accusations de fraudes et d’irrégularités voire de distribution de bakchich abondamment relayées par la presse malienne et internationale, enfin l’annonce par le Bureau du Vérificateur Général (BVG) de sa décision de mener des investigations sur le dossier, tous ces facteurs réunis ont échaudé les banques qui voulaient injecter leurs fonds dans l’opération.

Au point qu’on en était à se demander si l’acquisition de cette licence (elle a coûté 55 milliards de FCFA depuis belle lurette consommés par le gouvernement) ne serait pas un énorme gâchis pour Alpha Telecom. D’autant plus que le délai de trois années qui lui a été accordé dans la Convention d’établissement pour ne pas subir la concurrence d’un quatrième opérateur s’achève en février 2016. Autant dire qu’il ne dispose plus que onze mois pour tirer partie des avantages qui lui avaient été concédés.

Les 23 et 24 mars dernier, le promoteur de Alpha Telecom, qu’on n’avait plus revu à Bamako depuis bien longtemps, a rencontré à l’hôtel Salam des banquiers pour les convaincre de l’accompagner dans la matérialisation de son projet. Y-a-t-il réussi ? Ses interlocuteurs ont-ils reçu suffisamment de garanties sur la fiabilité du projet ?

Ce qui est sûr, c’est que le temps presse pour Compaoré. Le gouvernement malien travaille déjà au lancement d’une quatrième licence. Plusieurs opérateurs ont manifesté leur intérêt et les appels d’offres sont attendus avant la fin de l’année en cours .

SH

Source: L’Indépendant

5e rencontre banques presse : Le Financement de l’économie en mire

Pour la 5ème année consécutive l’Association des professionnels des banques et établissements financiers (APBEF) et les patrons de la presse privée du Mali viennent de se rencontrer. Le thème a tournée autour du financement de l’économie nationale.

Placé sous le haut patronage du gouverneur de la région de Ségou, Thierno Boubacar Cissé,  la cérémonie d’ouverture a enregistré la présence de toutes les autorités politiques et administratives de la région.

Dans son allocution de bienvenue, le maire de la commune urbaine de Ségou, Mamadou Simaga, a salué la tenue régulière dans la cité des Balazans de ce rendez-vous du donner et du recevoir, un événement majeur pour le développement local de sa commune et également une forme de collaboration qui permettra de mieux outiller les populations. Aussi, il a lancé un pressant appel aux opérateurs économiques de la région de Ségou afin qu’ils s’approprient ces journées

Pour le président de l’APBEF du Mali, c’est toujours un plaisir que les banquiers et les hommes de médias se retrouvent pour échanger sur l’économie du Mali ainsi que l’apport des médias dans la relance de l’économie malienne. Selon lui, cette rencontre qui est à sa cinquième édition, a permis aux banques et aux établissements de se doter d’un chargé à la communication dans leurs services. Aussi, l’APBEF a permis à chaque organe de presse d’ouvrir un compte bancaire au nom de leur journal ou de leur radio. Ce choix de financement de l’économie, a fait savoir le président de l’Association, doit permettre de conduire d’une part, une réflexion très approfondie sur les contraintes et opportunités liées au financement des PME, les facteurs clés de réussite et les enjeux et les risques et d’autre part, de proposer des éléments de stratégies pour la promotion et le développement des PME dans un cadre sous régional (Uémoa) et réglementaire (Bcéao).

Pour le président de la Maison de la presse du Mali, Dramane Aliou Koné « nos rencontres, échanges et nos discussions ont permis des avancées: la presse privée a bénéficié de facilités pour l’accès aux prêts bancaires avec des taux d’intérêts préférentiels et toutes ses requêtes font l’objet d’un traitement diligent ». Le président de la Maison de la presse a également remercié l’APBEF pour tout ce qu’elle fait dans le cadre du raffermissement des rapports avec la presse.

Il a souhaité que les recommandations issues de cette 5ème rencontre soient transformées en plans d’actions. Il a remercié très sincèrement le président de l’APBEF, Moussa Alassane Diallo pour son engagement personnel.

Le gouverneur de la région de Ségou, Thierno Boubacar Cissé, a précisé que ces rencontres annuelles s’inscrivent dans les annales des événements majeurs des deux professions, mais aussi de ceux de sa région. Selon lui, la région de Ségou a un rôle important à jouer dans la mise en œuvre du cadre stratégique pour la croissance et la réduction de la pauvreté au regard des avantages comparatifs dans le secteur agricole, pilier de l’économie nationale et aussi des orientations stratégiques régionales en matière de développement. Il a mis l’accent sur la pertinence du thème retenu qui constitue à ses yeux un challenge national. Ce challenge, a-t-il dit, ne laisse personne indifférent au moment où notre pays est préoccupé par la relance du développement humain durable après la crise dont il vient d’être victime.

Le directeur de publication du journal  Les échos,  Alexis Kalambry, membre du comité d’organisation, a indiqué que le thème de cette année a été choisi en fonction de la crise récente qu’a connue notre pays. Selon lui, les échanges  entre les banques et la presse  vont permettre  aux deux parties de faire en sortes que l’économie malienne puisse être relancée avec l’accompagnement des  medias privés du Mali.

Mahamadou Niambélé

 

source :Yeko

Note sur les variations des prix fournisseurs et leurs impacts sur les prix à la pompe (De juillet 2014 à mars 2015)

 

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I-         Introduction

La présente note a pour objet d’expliquer le mécanisme de fixation des prix des produits pétroliers et la gestion de la répercussion des variations des prix fournisseurs sur les prix à la pompe au Mali.

II-       Mécanisme de fixation des prix à la pompe des produits pétroliers

Les prix à la pompe sont fixés dans le cadre de la Commission de Suivi du Mécanisme de Taxation des Produits Pétroliers, créée en juillet 2001. Cette Commission, composée des représentants de l’Administration, des Opérateurs et des Consommateurs, est placée sous l’égide du Ministre chargé de l’Economie. Elle se réunit le 10 de chaque mois et a pour mission d’analyser les fluctuations des prix fournisseurs, de proposer les révisions de prix à la pompe, le cas échéant. Les prix à la pompe comprennent des postes de charge comme les prix fournisseurs, les frais d’approche, les droits et taxes et les marges des opérateurs pétroliers. En vue d’observer les tendances des cours mondiaux des produits pétroliers, les prix à la pompe varient dans les deux sens (hausse ou baisse).

III-     Evolution des prix fournisseurs des produits pétroliers  

Les prix fournisseurs sont indexés sur les prix des produits pétroliers du marché International et sur le cours moyen du dollar publiés par le PLATT’S. De juillet 2014 à février 2015, les prix fournisseurs des carburants ont baissé en moyenne de 41% et non de moitié comme le laissent croire certaines rumeurs. Les baisses des prix fournisseurs ne sont pas proportionnelles à celles des cours du pétrole brut. Les prix fournisseurs comprennent d’autres charges tels que les coûts et marges de raffinage, le fret maritime, le profit du vendeur et l’assurance de la cargaison. S’agissant les prix fournisseurs de mars 2015, ils ont évolué à la hausse. En effet Ils ont augmenté par rapport à ceux de février 2015 en moyenne de 51 FCFA/L. Cette augmentation s’explique par la hausse des cotations des produits pétroliers de référence de la revue spécialisée Platt’s et par la hausse du cours du dollar américain qui s’est établi à 577 FCFA/L  en février 2015 (données vérifiables à l’ONAP). Sur la base de ces données, la Commission de Suivi du Mécanisme de Taxation des Produits Pétroliers a déterminé les prix fournisseurs du mois de mars 2015. Ils se chiffrent à 290 FCFA/L pour le supercarburant et à 315 FCFA/L pour le gasoil. Pour prendre en charge la hausse des prix fournisseurs de 51 FCFA/L le gouvernement a augmenté les prix à la pompe de 25FCFA/L et a diminué les recettes fiscales de 26 FCFA/L  soit un manque à gagner attendu de 1, 793 milliard de FCFA/L  en fin mars 2015. Il convient de rappeler que le mécanisme de fixation des prix des produits pétroliers repose sur l’observation des tendances (hausse ou baisse) des prix fournisseurs et leur répercutions sur les prix à la pompe et sur les recettes budgétaires (hausse ou baisse).

IV-      Gestion par le gouvernement des effets de la flambée des cours des produits pétroliers

En période de flambée continue des cours des produits pétroliers, le Gouvernement a pris des mesures pour minimiser l’incidence de ces hausses sur les prix à la pompe en renonçant à une partie des droits et taxes en vue d’avoir des niveaux de prix à la pompe compatibles avec le pouvoir d’achat des consommateurs. Lesdites mesures se sont toujours traduites par des moins – values importantes de recettes pétrolières au cordon douanier comme suit :

–          année 2008                                     : 38 milliards de F CFA ;

–          année 2010                                      : 17 milliards de F CFA ;

–          année 2011                                       : 15 milliards de F CFA.

–          année 2014                                      : environ 20 milliards de FCFA.

Les opérateurs pétroliers ont aussi accepté des baisses de marges brutes, dans le cadre du partenariat avec l’Etat. C’est ainsi que les prix à la pompe ont été soit maintenus, soit revus à la baisse, soit modérément augmentés. Pour minimiser autant que possible ces pertes, une nouvelle approche de la gestion du sous – secteur a été mise en œuvre depuis novembre 2013en concertation avec les tous les acteurs, à savoir, l’observation de la tendance des cours des produits pétroliers se traduisant par des répercussions modérées des fluctuations des prix fournisseurs sur les prix à la pompe.

V-       Evolution des prix à la pompe des produits pétroliers

Les baisses constatées au niveau des prix fournisseurs ont été mises à profit pour atteindre l’objectif de recettes pétrolières au cordon douanier et avoir des niveaux de prix à la pompe plus bas. De juillet 2014 à février 2015, les prix à la pompe ont baissé de 50 FCFA/L pour le supercarburant et de 51 FCFA/L pour le gasoil. Par contre, en mars 2015les prix à la pompe ont augmenté de25 FCFA/L pour le supercarburant et pour le gasoil.

VI-      Conclusion

La politique du Gouvernement en matière de gestion du sous – secteur des hydrocarbures est guidée, entre autres par la maîtrise des prix à la pompe et le développement dudit sous – secteur. Aussi, l’Etat doit – il gérer des contraintes de diverses natures dans le sous – secteur pétrolier. Il s’agit, entre autres, de concilier la gestion des fluctuations des prix fournisseurs avec le souci constant de préserver le pouvoir d’achat du consommateur, l’atteinte des objectifs de recettes pétrolières et les marges des opérateurs et le développement du sous – secteur des hydrocarbures.

 

Bamako, le 17 mars 2015

Source: Le Reporter

Dr. Boubou Cissé, ministre des Mines : «L’or brille au Mali et nous ferons en sorte qu’il brille davantage pour les Maliens»

Le ministre des Mines, Dr. Boubou Cissé, vient d’effectuer des missions en Afrique du Sud et au Canada à la conquête de nouveaux investisseurs. Revenu au bercail, nous nous sommes entretenus avec lui sur le secteur minier au Mali, les nouveaux investisseurs, la prochaine fermeture des mines de Morila et de Yatela, la question des orpailleurs, la politique minière du Mali avec en toile de fond la création de 16 mines. Sans oublier la nouvelle ère minière -une volonté du président de la République- qu’il entend développer.

Boubou Cissé ministre mines

Le Reporter : Vous revenez de missions à l’extérieur. Ont-elles été  bénéfiques pour le Mali ?

Dr. Boubou Cissé : Je pense que ces missions ont été très bénéfiques. Evidemment, on ne le sentira que dans quelques mois, dans quelques années parce qu’on est parti présenter le Mali, son secteur minier et ses opportunités d’affaires, à un certain nombre d’investisseurs. Il leur faut un peu de temps pour pouvoir venir dans notre pays. L’objectif de notre mission, c’était d’attirer des investisseurs étrangers dans le secteur minier au Mali. Les échanges qu’on a eus sur place avec eux me font penser que la mission a été bien accomplie. On a suscité beaucoup d’intérêts chez ces nouveaux investisseurs. Je pense qu’ils s’apprêtent à venir au Mali. Ceux qui sont déjà présents dans notre pays ont aussi été ravis de voir ce qui va être le Mali d’après-crise.

Ce sont des Sud-africains seulement ou il y a d’autres pays ?

Il y a plusieurs nationalités : des Canadiens et des Sud-africains et des Australiens. Nous avons l’ambition de diversifier notre secteur minier. Diversifier non pas seulement en termes d’exploitations, mais aussi en termes d’investisseurs. Nous sommes en train de nous intéresser à de nouveaux investisseurs qui sont de pays émergents d’Asie ou d’autres pays comme la Chine. Ces derniers aussi ont exprimé un intérêt très fort pour le Mali. Ils étaient tous présents à Itaba et à Toronto. Je pense que dans les mois et les années à venir, le Mali va diversifier même ses clients en termes d’investissements dans le secteur minier.

Est-ce qu’avec la crise, vous avez eu la chance de convaincre ces investisseurs ?

C’est vrai que quand on voit comment le premier gouvernement a été mis en place après l’arrivée du président Ibrahim Boubacar Keïta au pouvoir, le contexte n’était pas le plus attrayant pour le Mali. On sortait d’une crise politico-sécuritaire avec à l’appui un coup d’Etat. Bref, il y avait des facteurs de risque qui n’encourageaient pas l’investissement. Avec IBK et la mise en place du gouvernement et d’autres institutions comme le Parlement, les signaux sont devenus forts et positifs. Toutes choses que nos partenaires et les investisseurs ont accueillies avec beaucoup d’enthousiasme, et ça s’est traduit par un intérêt exprimé pour le Mali. La situation n’était pas facile, mais je pense qu’on est en train d’en sortir progressivement.

Il y a actuellement la fermeture de certaines mines. Comment cela se passe ?

C’est précisément à cause de la fermeture de certaines mines que nous sommes obligés d’aller vers de nouveaux investisseurs. Les minerais sont des ressources qui ne sont pas renouvelables. Donc, quand on commence à les exploiter, à un moment donné, l’exploitation s’arrête parce qu’ils s’épuisent. C’est pourquoi nous sommes très agressifs sur les questions liées à la promotion de ce secteur minier. Maintenant, c’est vrai que pour la première fois de son histoire, le Mali va connaître la fermeture d’un certain nombre de mines. Morila est un exemple dans la région de Sikasso, mais il y a aussi Yatela dans la région de Kayes. Mais il faut faire en sorte que la fermeture de ces mines se fasse dans les règles de l’art, en respect des procédures et des normes environnementales requises, pour qu’une fois une mine fermée, une autre activité économique puisse prendre le relais. C’est ce qu’on est en train de préparer à Morila à travers des projets d’agro-business comme la pisciculture, l’aviculture qui seront des activités économiques qui vont pouvoir aider les communautés locales à gagner des revenus.

Est-ce que la dégradation du sol, une des conséquences de l’exploitation minière, permettra de faire l’agriculture et l’élevage dans ces zones ?

Morila, il ne faut pas oublier qu’on est dans une zone quasiment de l’Office du Niger. Il y a beaucoup de terres, d’eaux et  l’agriculture est y pratiquée. Maintenant, premièrement, l’extraction minière se fait sur un périmètre qui est limité, qui n’empêche pas de faire l’agriculture. Deuxièmement, la fermeture de la mine entraîne la réhabilitation des sites. Cela veut dire que la société a l’obligation de remettre le site en l’état qu’il l’a trouvé. Normalement, cela devrait permettre de faire en sorte que le sol puisse être propice à la culture du riz, du maïs ou tout autre produit agricole. Il n’y a pas d’inquiétudes réelles à avoir sur ce plan. Il nous faut donc être très vigilant en ce qui concerne cette réhabilitation qui est une obligation pour la société qui exploite la mine. Quand vous partez à Morila aujourd’hui, il y a des sites où l’extraction avait eu lieu. Mais vous n’imaginerez pas qu’il en avait eu parce qu’il y a un lac artificiel qui est là. Cela permet de travailler la terre.

L’autre défi, c’est la création de 16 mines avant la fin du mandat du président IBK. Comment cela va se faire ?

On a 9 mines aujourd’hui, moins les deux qui vont fermer. Donc, il restera 7 mines. Nous avons des projets relativement bien avancés qui devraient déboucher sur l’ouverture d’autres mines qui seront de taille moyenne et puis dans deux ou trois ans, deux autres qui seront de taille mondiale et seront les importantes de la sous-région. Donc, d’ici 2019, il n’est pas exclu qu’on puisse avoir au moins 13 mines, dans le scénario le plus pessimiste ; et à peu près 16 mines, dans le scénario le plus optimiste. Evidemment, il y a des facteurs qu’il faut prendre en compte. Je dirai que le Mali est en mesure d’aller jusqu’à 15 à 16 mines d’ici la fin de 2019. Tout en espérant que le prix sera à notre avantage avec un certain nombre de projets qui sont importants, tels que les projets d’électricité, de transport…

Le Malien moyen ne voit pas l’or. Est-ce qu’il brille et quelle est sa contribution dans l’économie malienne ?

Très bonne question ! La contribution du secteur minier dans notre économie est importante : c’est 70% de nos recettes d’exportation et 20 à 25% de nos recettes fiscales. C’est en moyenne 200 milliards de Fcfa qui vont dans les caisses de l’Etat. 200 milliards de Fcfa sur un budget global d’environ 1800 à 2000 milliards de Fcfa, ce n’est pas mal, c’est beaucoup ! C’est cet argent qui sert à payer les salaires de nos fonctionnaires et à prendre en charge certaines dépenses de l’Etat. On ne peut donc pas dire que la contribution est négligeable. Au contraire, elle est importante. Maintenant, cette contribution malheureusement ne se voit qu’au niveau macro-économique. Il s’agit donc de faire en sorte qu’elle puisse descendre au niveau micro-économique et que les conditions de vie des gens qui sont dans les zones minières puissent changer. Qu’ils puissent quitter la pauvreté dans laquelle ils vivent pour aller vers une amélioration de leurs conditions de vie. C’est sur ça que le président de la République veut qu’on insiste et c’est sur ça qu’on est en train de travailler. Donc, je dirai que l’or brille au Mali et nous ferons en sorte qu’il brille davantage pour les Maliens.

Avec les sociétés minières, vous n’avez pas assez de problèmes ; mais quelle est la politique de l’Etat pour l’orpaillage ?

L’orpaillage est une activité séculaire ici, au Mali. Vous connaissez l’histoire de notre roi Kankou Moussa qui, en partant à la Mecque, avait emporté 7 à 8 tonnes d’or qu’il a distribuées sur son chemin jusqu’à avoir un impact sur le prix de l’or. Cette quantité d’or a été trouvée à travers l’orpaillage. Donc, depuis la nuit des temps, nous pratiquons l’orpaillage dans notre pays. C’est ancré dans notre pays et dans notre tradition ; ce n’est pas une activité que l’on peut ignorer. Mais c’est une activité qui est complexe et aujourd’hui, en tout cas depuis 3 à 5 ans, elle est complètement sortie de son contexte. Le prix de l’or a beaucoup augmenté, il y a 5 ans. Il y a 2 ans pratiquement, de 600 dollars, il est passé à 1800 dollars l’once. Donc, ça a suscité beaucoup d’intérêts et a eu un impact sur le nombre de personnes qui se sont intéressées à l’activité minière artisanale. Le nombre d’orpailleurs a augmenté. C’est pourquoi je vous dis que c’est une activité qui est sortie de son contexte. Certes, elle est importante puisqu’elle est économique au même titre que l’agriculture et l’élevage, mais ce secteur n’est pas bien organisé. Aujourd’hui, c’est une activité dont la pratique a des conséquences néfastes sur notre environnement, sur la santé des populations, sur la scolarisation des enfants. Il faut alors faire en sorte qu’elle puisse être considérée comme une activité économique susceptible d’aider les populations à gagner plus de revenus pour sortir de la pauvreté et renflouer les caisses de l’Etat, parce qu’aujourd’hui, l’orpaillage échappe à la fiscalité. Il y a officiellement 4 tonnes d’or qui sont produites à travers l’orpaillage. On pense que ça vaut au moins le double, sinon le triple. C’est de l’argent qui échappe à notre fiscalité. Donc, notre première tâche, c’est d’organiser ce secteur, de mieux l’encadrer, d’organiser les orpailleurs en des entités qui ont des statuts juridiques, en des coopératives ou en des GIE. En ayant des entités juridiques qui ont des responsabilités vis-à-vis de l’Etat, vis-à-vis des salariés, tout en respectant un certain nombre de normes environnementales,  d’hygiène…tout le monde y gagnera.

Le secteur n’est pas organisé et on assiste à des querelles entre les populations, surtout les conflits avec les pays voisins. Que va faire l’Etat ?

Le problème qu’il y a eu à la frontière guinéenne était moins dû à la pratique de l’orpaillage qu’à un problème de territorialité. Les Guinéens croyaient que cette partie appartenait à la Guinée, alors que c’est un placer qui était sur le territoire malien. Le problème était beaucoup plus lié au contrôle et à l’exploitation de ce placer où on avait trouvé des indices intéressants d’or. C’est vrai que cette question est importante, parce que la communauté des orpailleurs au Mali est diverse et variée. Vous ne trouverez pas que des Maliens. En majorité, on pense que ce sont des étrangers ou d’autres pays qui viennent pratiquer l’orpaillage au Mali avec des méthodes que nous ne connaissions pas jusqu’à récemment. Ce n’est plus l’orpaillage traditionnel au sens propre du terme, car avant, on utilisait des instruments ou des équipements rudimentaires très simples. Aujourd’hui, on utilise des instruments très sophistiqués avec des pelleteuses, des broyeurs…et même certains produits chimiques. Tout cela est importé ! On ne connaissait pas ça au Mali. La question des autres pays voisins est très importante à régler. Nous sommes en train de travailler sur cela en coordination avec les autres pays voisins, avec d’autres ministres des Mines de la sous-région pour que l’on trouve une solution sous-régionale à ce problème spécifique.  L’Uemoa est en train de mettre en place une initiative dans ce sens et nous allons nous rencontrer dans quelques mois pour pouvoir prendre des orientations.

Au Mali, on sait qu’il y a un arrêté interministériel pour réglementer les périodes de fermeture et d’ouverture des sites d’orpaillage. Est-ce qu’il est en vigueur actuellement ?

La question de la fermeture des placers est une question très importante. Jusqu’à l’année dernière, il n’y avait pas de fermeture. L’activité était pratiquée toute l’année, mais maintenant, nous avons constaté ces 4 dernières années qu’il y a beaucoup d’accidents pendant la saison des pluies parce que les gens creusent partout et n’importe comment. Avec l’arrivée de la saison des pluies, il y a beaucoup d’éboulements avec beaucoup de morts que nous avons enregistrés ces dernières années. Nous avons souhaité que, pour éviter ce type de tragédie, l’activité puisse s’arrêter pendant l’hivernage. Mais aussi pour donner l’opportunité au gouvernement ou  à la collectivité peut-être de réhabiliter les sites qui ont fait l’objet d’extraction artisanale avec des trous partout. Cela, pour que ces sites puissent être utilisés par d’autres personnes pour pratiquer l’agriculture ou favoriser la transhumance du bétail. Il ne faut que le bétail tombe dans les trous. C’est ça l’idée. Il y a eu un arrêté interministériel qui a été pris pour interdire la pratique de l’orpaillage pendant la saison des pluies. Cet arrêté fixe la fermeture de fin mai jusqu’en début octobre, normalement. L’année dernière, c’était la première fois que l’on mettait cet arrêté en application. On a constaté que 70 à 90% des orpailleurs avaient évacué les sites pour se rendre dans leurs villes ou villages respectifs afin de s’adonner à d’autres activités qui sont importantes pendant cette période, notamment l’agriculture qui est aussi importante pour notre économie nationale. Mais on ne peut pas dire que ça a été suivi entièrement partout. Il y a eu des zones de résistance comme Kobada dans la zone de Kangaba. Comme c’était la première fois, nous ferons mieux cette année, l’objectif étant qu’à terme, ça soit une pratique constante et suivie à la lettre.

C’est quoi la nouvelle ère minière ?

La nouvelle ère minière, c’est une nouvelle vision du président de la République, El Hadj Ibrahim Boubacar Keïta. Elle est simple. L’idée, c’est de quitter la vision qui était la nôtre, en tout cas de l’Etat malien et qui reposait simplement sur un objectif fiscal. On allait vers l’exploitation minière pour générer des revenus pour alimenter nos comptes publics. Je vous ai dit, ça sert à payer les salaires, les charges de l’Etat… Aujourd’hui, le président IBK nous demande d’aller plus loin, tout en ne négligeant pas l’aspect lié à la fiscalité. Il faut y ajouter un aspect aussi important qu’est le développement socio-économique durable. Donc, on veut aller vers une exploitation minière qui puisse améliorer la qualité de vie des populations qui sont dans les zones minières et qui se plaignent souvent. Et aussi vers une exploitation qui puisse se traduire en investissements importants pour le développement économique de notre pays. Des investissements à capital humain. C’est pour cela que le président IBK insiste sur cette idée d’avoir une Ecole des mines au Mali et on est en train d’y travailler. Des investissements en termes d’infrastructures routières ou ferroviaires. Nous sommes en train de discuter de la réhabilitation du chemin de fer Bamako-Dakar. Cette réhabilitation va se faire à travers l’exploitation d’une mine de fer à Tienfala, par exemple. Nous parlons aussi de la construction du chemin de fer Bamako-Conakry en passant par Kankan. Ça aussi, c’est lié à une exploitation de fer. Il faut que l’exploitation minière se traduise par des investissements en termes d’infrastructures. Il faut qu’on voie l’exploitation minière comme une possibilité de réaliser une certaine indépendance énergétique au Mali. Il y a du gaz dans notre pays, par exemple. Il ne faut pas qu’on l’exploite en ayant seulement l’aspect fiscalité en tête. Il faut qu’il soit exploité pour pouvoir contribuer à la production qui sera la moins chère possible et qui pourra alimenter tout le territoire. C’est ça la nouvelle ère minière. Nous sommes en train de mettre cela en œuvre.

Vous  avez des mots pour conclure cet entretien ?

D’abord, je vous remercie pour m’avoir donné cette opportunité de m’adresser à vos lecteurs, de parler du secteur minier malien. Nous avons un sol qui est riche en minerais. L’or est le plus connu jusqu’à présent, mais je veux que vos lecteurs comprennent qu’au-delà de l’or, le Mali a beaucoup d’autres ressources minières comme le pétrole que l’on a au Nord. Mais en plus, on a de la bauxite, le manganèse, le phosphate, l’uranium… Aujourd’hui, nous sommes en train d’aller vers l’exploitation  de ces autres minerais, car il ne faut pas qu’on soit uniquement dépendant de l’or. Il est important que vos lecteurs sachent aussi ce qu’on est en train d’essayer de faire, afin que l’exploitation de nos minerais puisse, en premier, bénéficier au Mali. Je vous remercie.

 

Kassim TRAORE 

Source: Le Reporter

Le Mali, producteur d’or, en dépit des aides financières…

Le continent africain souffre de la pauvreté malgré la richesse de sa terre. Le commerce des mines en Afrique est en pleine progression. Mais le peuple n’est pas le bénéficiaire. Santé, éducation, infrastructures sont encore sous la moyenne. Le Mali est un exemple.

Boubou Cisse ministre industrie mine

Le Mali a perdu plus de seize milliards de FCFA

Le Mali est un pays producteur d’or, mais qui vit en dépit des aides financières et des prêts. Il cherche alors à engager des négociations avec les sociétés sur l’or, pour que cette ressource puisse mieux profiter aux populations.

Pour le représentant de la Fondation Pour le Développement au Sahel (FDS), Nouhoum Diakité, les quantités exploitées de l’or ne sont pas déclarées, la production artisanale échappe à tout système de contrôle. En effet, au Mali, 60 tonnes sont déclarées, dont 40 tonnes pour les sociétés et 20 tonnes pour la production artisanale. Il a indiqué que, de 2006 à 2010, le Mali a perdu plus de 16 milliards de FCFA en termes de redevance.

Zones minières : un secteur à redresser

Selon des experts, les exemptions fiscales, les flux illicites, la corruption et les changements dans les codes miniers sont les principales causes qui entravent l’avenir des investissements dans les zones minières. L’Institut de Recherche et de Promotion des Alternatives en Développement en Afrique (IRPAD Afrique), en partenariat avec TrustAfrica, a initié un projet, visant à explorer différentes études de cas exploratoires dans cinq pays. A savoir : la Mauritanie, le Burkina Faso, le Niger, la Guinée et le Mali. Le but est de mettre l’exploitation minière au profit du développement régional.

Par La Revue De l’Afrique.

Source: La Revue De l’Afrique

Produits électriques en Afrique : la contrefaçon touche entre 40 à 80% du marché

Les produits électriques contrefaits en Afrique représentent 40 à 80% du marché en fonction des pays, relève une étude réalisée par l’Organisation de la presse africaine (APO). Les produits les plus contrefaits sont les câbles, les disjoncteurs et les interrupteurs, précise cette étude faite dans 11 pays africains et publiée lundi. Les marques les plus contrefaites, selon les 8.500 personnes interrogées (officiels, électriciens, vendeurs de matériel électrique, etc.) sont Legrand, Hager, General Electric, Schneider Electric et ABB.

homme brule vif electricite

Les produits contrefaits représenteraient entre 40% (Kenya) et 80% (Guinée) des volumes vendus de matériel électrique en fonction des pays, selon l’étude réalisée pour le compte de Schneider Electric. Ces produits viennent essentiellement de Chine (34%), du reste de l’Asie (31%), d’Afrique (18%) et du Moyen-Orient (18%), relève l’étude qui souligne que “la plupart des pays africains n’ont pas une industrie suffisante pour fabriquer des biens électriques”.

Source:  lexpressiondz.com

Candidat à sa succession au Conseil malien des Chargeurs CMC : Ousmane Daou Babalaye déjà boudé par sa base

Durant le week-end, vendredi et samedi (20 – 21 mars 2015), tout le gotha du monde des affaires s’était réuni au siège du Groupement des commerçants du Mali, sis à la Zone industrielle. A l’ordre du jour, la situation du Conseil malien des chargeurs (Cmc). Soya Golfa, Mamadou Sinsi Coulibaly, et bien d’autres, ont fustigé la gestion du bureau sortant et réclamé l’état des lieux. En attendant, ils exigent la mise en place d’une délégation spéciale avant les élections. Appel est fait au ministre de tutelle.

Ousmane Babalaye Dao président conseil malien chargeurs cmcSale temps pour le président du bureau sortant du Conseil malien des chargeurs (Cmc), Ousmane Babalaye Daou ! En effet, à l’occasion de deux réunions successives du Groupement des commerçants du Mali, en fin de semaine dernière, vendredi et samedi (20 et 21 mars 2015) exactement, ils étaient très nombreux à se retrouver au siège du Groupement, sis à la zone industrielle (ex – siège du Patronat). Autour de Soya Golfa, président du Groupement, l’on pouvait noter la présence, entre autres, de Mamadou Sinsi Coulibaly, des candidats à la succession d’Ousmane Babalaye Daou, des chargeurs, etc.

L’intéressé, lui – même, était présent. Evidemment, la police des débats était assurée par le doyen Soya Golfa, bénéficiant de la confiance de ses pairs. L’ordre du jour portait essentiellement sur la situation du Conseil malien des chargeurs. Contexte aidant, le renouvellement du bureau du Conseil pointant à l’horizon, les intervenants ont tour à tour fustigé la gestion du bureau sortant. C’est pourquoi, ils n’ont pas manqué de réclamer l’état des lieux.

Autrement dit, ils ont souhaité avoir sous la main l’audit de leur Conseil avant d’aborder toute question d’élection ou de renouvellement de bureau. Plusieurs intervenants sont revenus sur les diverses investigations menées ces dernières années au Cmc. Du Bureau du vérificateur général (Bvg) au Contrfôle général des services publics,  en passant par l’Inspection des Finances, des enquêteurs avaient séjourné au Cmc. Et des rapports de missions avaient été produits.

Curieusement, tous ces rapports dorment dans les tiroirs. Ce n’est pas que les autorités n’avaient pas eu connaissance des missions de contrôles. Certainement, leurs contenus les gênaient.

Au sein du Groupement des commerçants, structure qui avait parrainé et soutenu la candidature du président sortant, Ousmane Babalaye qui était le secrétaire général du Groupement, cela inquiète et la situation mérite d’être clarifiée pour mieux guider leurs choix lors des prochaines élections du Cmc attendues dans moins de deux mois.

Beaucoup de membres du Groupement des commerçants s’interrogent sur l’attitude des autorités face à la gestion d’Ousmane Daou Babalaye au niveau du Cmc. L’arrivée au gouvernement de Mamadou Hachim Koumaré, la tutelle, leur avait donné un moment de l’espoir qui s’est révélé de courte durée. Apparemment, celui – ci semble faire la sourde oreille car à maintes reprises il avait été interpellé sur la gestion cavalière de leur Conseil. Ils ont toujours attiré son attention sur la fréquence des missions à l’extérieur du président du Cmc, l’absence de réalisations concrètes sur place. Sans compter, tout dernièrement, les sollicitations abusives de crédit au niveau des banques et au nom du Cmc, pour dit-il, pouvoir organiser les élections dont le coût, selon sa propre estimation, varie avec un écart de plusieurs dizaines de millions de nos francs, selon qu’il s’adresse à une banque ou à son ministre de tutelle.

Lors des interventions, d’aucuns ont soulevé le fait que Ousmane Babalaye Daou n’aurait posé aucune brique depuis son élection à la tête du Conseil. «Il n’a fait aucune réalisation. Rien que des missions à l’étranger », dira l’un d’eux devant l’auditoire. Un autre renchérit en ces termes : «Cela fait plus de sept ans qu’il est là. Il ne peut présenter aucun bilan crédible ».

Des candidats à la succession d’Ousmane Babalaye Daou, dont nous taisons les noms pour le moment, en attendant de les rencontrer pour une confirmation, ont aussi fait part de leurs griefs. Pour certains, le Conseil court le risque d’aller vers sa perte si rien n’était fait. Ils en appellent au bon sens de l’autorité de tutelle pour parer au plus pressé.

Samedi soir, les membres du Groupement étaient unanimes sur le départ du sieur Daou. En attendant, ils exigent des autorités la mise en place d’une délégation spéciale pour gérer les affaires courantes. Ils ne veulent pas du tout entendre parler d’élections au Cmc sans cela.

Au passage, un rappel avait été fait de l’existence de marchés passés avec des opérateurs étrangers dont la moralité serait plus que douteuse. Le Groupement des Commerçants du Mali, faut- il rappeler, est la principale force du monde des affaires et la première association professionnelle du Mali dans les milieux d’affaires. Il est présidé par le vieux Soya Golfa.

source :La Sentinelle

Banques et compagnies d’assurances : DES INTERMEDIAIRES BIEN FORMES SUR LE MARCHE

L’’intermédiaire met le client à l’abri d’éventuels risques qu’il peut courir

Mamadou Igor Diarra president directeur general pdg boa ministre economie finances

La direction nationale du trésor et de la comptabilité publique a organisé une formation de trois mois à l’intention des intermédiaires d’assurance du marché malien. Ils étaient plus de 200 participants à manifester leur intérêt pour cette formation qui, selon ses initiateurs, est une première dans notre pays. Cette session de formation a regroupé des intermédiaires d’assurances et autres agents de banques venus de toutes les régions du pays.
Au terme de la formation, 145 participants ont eu le mérite d’avoir une moyenne supérieure ou égale à 10/20, soit un taux de réussite de 72%. D’où toute la satisfaction du chef de division assurances de la direction nationale du trésor et de la comptabilité publique, Mamadou Sy, qui a présidé la cérémonie de clôture consacrant la remise des attestations. Elle s’est déroulée vendredi dans l’après midi au CICB.
Mamadou Sy avait à ses côtés, outre les représentants des formateurs, ceux des sociétés d’assurances, et de plusieurs banques de la place. « On peut affirmer que ce résultat est positif et témoigne de votre abnégation dans la recherche du savoir », a-t-il dit. L’organisation d’une formation modulaire en assurance, découle d’un constat formulé sur la pratique de l’intermédiation dans notre pays a estimé Mamadou Sy. Le Mali est, selon lui, l’un des rares pays où la carte professionnelle n’est pas encore exigée pour exercer la profession d’intermédiaire. Cependant, a-t-il poursuivi, cette disposition réglementaire est entrée en vigueur depuis plus de quinze ans, mais il n’est jamais trop tard pour bien faire. C’est dans cette optique que « nous avons demandé et obtenu du ministre de l’Economie et des Finances, l’autorisation de délivrer les cartes professionnelles, conformément aux exigences réglementaires en la matière ».
Cependant la délivrance de la carte doit obéir à des conditions de forme et de fond qui placent l’intermédiaire au cœur de l’ouvrage, c’est à dire qui en fait un acteur clé de l’industrie des assurances.
S’adressant aux heureux bénéficiaires, le chef de division assurances de la direction nationale du trésor et de la comptabilité publique ajoute : « Forts de vos convictions, et de vos désirs de progresser dans la maitrise des outils de travail, donc, des dispositions réglementaires et techniques, vous avez abordé cette formation avec un enthousiasme croissant jusqu’aux dernières heures ». Il assuré qu’à travers la direction des assurances, sa structure s’engage à faire en sorte que dans cette phase d’assainissement du secteur, la formation devienne une des priorités des actions de l’Etat. Il a donné la garantie aux participants, de tout le soutien du département de tutelle pour les accompagner dans la mise en œuvre des reformes indispensables à l’assainissement du secteur des assurances et à une plus grande mobilisation de l’épargne nationale pour le développement économique de notre pays.
Les responsables du comité des compagnies des assureurs ont également exprimé leur satisfaction. Ils estiment que les récipiendaires sont désormais mieux armés pour expliquer le contenu des contrats, pour faire la promotion des produits d’assurance, afin de permettre au marché malien d’accroître son chiffre d’affaires et d’améliorer son image. « Notre marché a besoin de personnel bien formé pour l’atteinte de nos objectifs », pensent-ils.
Pour les bénéficiaires, sans être une simple remise d’attestations, l’événement est aussi une occasion de rappeler le département de l’économie et des finances à ses engagements d’achever les réformes en cours. « La formation dont nous venons de bénéficier vient à point nommé. Elle nous met dans les conditions d’exercice de la présentation des opérations d’assurances telles que prévues par les textes. Cette formation va combler nos lacunes eu égard aux difficultés et aux manquements constatés dans la réalisation de nos activités », se sont-ils réjouis.
A l’issue de la formation les récipiendaires ont exprimé leurs sentiments. Très satisfait, Oumar Touré, agent à Eco-Bank, a reconnu la nécessité de cette formation. Selon lui, les travaux se sont déroulés à un rythme très intense. Mais il fallait cela pour combler certaines lacunes qui freinent le développement du secteur des intermédiaires d’assurances.
Comme son nom l’indique, un intermédiaire intervient entre un client et une société d’assurance. Riche de ses connaissances sur les risques que peuvent courir les clients en question, l’intermédiaire paraît comme un conseil dont le rôle est capital auprès de la clientèle, en mettant ce dernier à l’abri d’éventuels risques qu’il peut courir. D’où toute son importance sur le marché.
La cérémonie s’est achevée par la remise symbolique des attestations à une vingtaine de récipiendaires. Les trois premières places ont été occupées par des femmes. Assétou Diarra s’est classée première avec mention soit une moyenne de 15/20. Vu tout l’engouement qu’a suscité cette formation, la direction nationale de la comptabilité publique, à travers la division des assurances, prévoit une autre séance du même genre au cours de l’année.
Mh.TRAORE

source : L Essor

Mine : le Mali a perdu plus de seize milliards de FCFA en cinq ans d’exploitation minière

Influencer les politiques, les mauvaises pratiques dans les industries extractives, tel est l’objectif recherché par l’IRPAD. L’ONG, en partenariat avec Trust Africa, a organisé une conférence débat sur le thème : «  comment lutter contre les flux financiers illicites dans les industries extractives ». C’était du 18 au 19 mars 2015.

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Bien qu’il soit reconnu que son sous-sol est un scandale géologique en terme de richesses minières, le continent africain peine à retrouver la voix du développement.  Selon Briggs Bomba du Zimbabwe, le commerce de l’or est en train d’augmenter mais les populations n’en sont pas les  bénéficiaires en termes d’éducation, de santé, d’infrastructures de bases. « Nous sommes un continent invulnérable (sida, Ebola, paludisme) et le continent n’est pas capable de contrecarrer ses problèmes », a-t-il indiqué. Selon l’expert Zimbabwéen, c’est un paradoxe, car les pays Africains producteur d’or ne sont pas en train de faire des épargnes pour financer le développement. Et, les aides financières, les prêts, les politiques étrangères entament le développement du continent et créent la dépendance, a-t-il ajouté. Selon des experts, les flux illicites, les exemptions fiscales, les changements dans les codes miniers, la corruption sont, entre autres, des causes essentielles qui compromettent l’avenir des investissements dans les zones minières. Avec la nouvelle Vision africaine des mines (VAM) qui met l’accent sur l’exploitation minière comme un patrimoine à mettre au profit du développement, il existe une opportunité de travailler plus profondément sur des études de cas et de lutter pour des changements de politiques et des pratiques. Selon Mamadou Goita de l’IRPAD, le Niger est actuellement en lutte pour changer la tendance avec AREVA dans le secteur de l’uranium. Le Mali cherche à engager des négociations avec les sociétés sur l’or pour que cette ressource puisse mieux profiter aux populations. Pour le représentant de la FDS (Fondation Pour le Développement au Sahel), Nouhoum Diakité, les quantités exploitées ne sont pas déclarées, la production artisanale échappe à tout système de contrôle. Au Mali, 60 tonnes sont déclarées dont  40 tonnes pour les sociétés et 20 tonnes pour la production artisanale. Il a indiqué que de 2006 à 2010, le Mali a perdu plus de 16 milliards de FCFA en termes de redevance. Pour renforcer cette tendance, IRPAD en partenariat avec TrustAfrica, a initié un projet dont l’intitulé est similaire à celui du colloque. Il vise à explorer différentes études de cas exploratoires dans cinq pays (Burkina Faso, Guinée, Mali, Mauritanie et Niger). Selon Mamadou Goîta, directeur exécutif de l’IRPAD, le processus d’intégration régionale est une autre opportunité à saisir pour un tel travail de plaidoyer multi-pays. Cependant, il a estimé que malgré l’engagement et l’expertise avérée des différentes équipes de recherche, force est de constater que la question de recherche sur les flux illicites est assez complexe. « Les données à collecter sont par nature des informations « frauduleuses » et donc très souvent « sécrètes», a-t-il déclaré.

Fakara Faïnké

SOURCE :  Le Républicain

Hydrocarbures et boissons : Qui a donc décidé de sacrifier les consommateurs ?

Après la hausse controversée du prix des boisons, toutes catégories confondues, celui des hydrocarbures vient de connaitre une augmentation que rien ne justifie a priori. Les autorités qui ont annoncé ces augmentations demeurent silencieuses sur ces mesures qui augurent des jours difficiles pour les citoyens maliens.

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La hausse du coût des produits pétroliers au Mali vient d’entrer en vigueur, au moment où l’on s’attendait à une réduction du prix à la pompe de l’essence et des autres hydrocarbures. Sur le marché international, le prix du baril de pétrole a perdu la moitié de sa valeur. Cette baisse historique a entrainé une réduction du prix à la pompe dans de nombreux pays voisins comme le Burkina Faso et le Sénégal.

La décision de ne pas réduire le prix à la pompe au Mali a été dictée par le Fonds monétaire international (FMI). Il reste à savoir si cette institution financière a recommandé la présente hausse du prix des produits pétroliers. Le FMI soutient que le maintien ou l’augmentation des prix apporte des revenus supplémentaires au gouvernement malien qui doit surtout atteindre des objectifs de performance.

Mais on ne comprend pas pourquoi le Mali fait exception alors que tous les pays du monde ont tendance à commercialiser des produits pétroliers moins chers. Le gouvernement qui n’a pas justifié la décision doit fournir des informations sur les vraies raisons de ces mesures qui feraient polémique ailleurs.

Comme d’habitude, les conséquences pourraient se manifester rapidement avec l’augmentation tous azimuts du coût de la vie. Rien n’empêche en effet l’augmentation du tarif des transports et des denrées de première nécessité comme c’est très souvent le cas en de pareilles circonstances. Ce qui est plus inquiétant, c’est que ces augmentations décidées par le gouvernement ouvrent un cycle infernal.

En fait, puisque le baril de pétrole pourrait coûter plus cher dans l’avenir sur le marché international, une nouvelle augmentation des prix à la pompe n’est pas à écarter. Alors, il faudra plus de victimes sacrificielles dans un pays où les soins décents ne sont qu’à la portée d’une minorité.

Le gouvernement reste également muet sur les raisons de l’augmentation du prix des boisons. A ce sujet, certains disent que le gouvernement faisait en réalité un clin d’œil aux islamistes à qui il avait été promis de frapper fort contre les boissons alcoolisées.

PAR MLSIDIBE

Concertation Banques/Presse Privée : «Les rencontres Banques presse offrent un cadre de travail agréable et favorable à la réflexion, aux échanges et à la concertation», dixt Moussa Allassane Diallo

Les 13 et 14 mars dernier, s’est tenue à Ségou la 5ème édition des concertations Banques/ Presse privée sur le theme : «Le financement des petites et Moyennes Entreprises : Défis et Opportunités. La cérémonie d’ouverture était présidée par le Gouverneur de la Région de Ségou. Nous vous proposons le discours du Président de l’Association Professionnelle des Banques et Etablissements Financiers

 Moussa Alassane Diallo, président de l’APBEF

A l’entame de mes propos, permettez moi d’adresser à monsieur le Gouverneur de la Région de Ségou les sincères remerciements et la profonde gratitude de la profession bancaire du mali qui a bien voulu honorer de sa présence cette cinquième édition des journées de concertation APBEF- Presse malgré son agenda particulièrement chargé.

Monsieur le Gouverneur,

Les présidents des Organisations professionnelles de la presse Ecrite, les Directeur de publication des organes de presse, les présidents Directeurs Généraux des Banques et Établissements Financiers du mali apprécient hautement votre présence à cette cérémonie d’ouverture, qui témoigne de l’intérêt que vous portez à nos travaux, mais aussi et surtout de l’hospitalité légendaire de votre ville que vous administrez Ségou.

Je voudrais souhaiter la cordiale bienvenue aux présidents des Organisations professionnelles de la presse, aux directeur de publication et directeur de radio et leurs exprimer au nom des Institutions  Bancaires et Financières de notre pays nos sincères remerciements et notre reconnaissance pour avoir bien voulu accepter de répondre à notre invitation.

Votre présence à cette cérémonie nous honore et nous conforte dans notre conviction de la qualité et de la franchise de la collaboration que nous avons au des années durant dans la construction et dans la consolidation des relations de partenariat et de collaboration entre les Etablissements de crédit et la presse.

Les rencontres Banques presse offre un cadre de travail agréable et favorable à la réflexion, aux échanges et à la concertation.  Elles ont permis depuis la crise institutionnelle et sécuritaire de 2012 de conduire une réflexion très approfondie sur les grandes préoccupations économiques, financières de notre pays et sur l’environnement et le climat des affaires.

C’est ainsi que les thèmes ci-après ont été successivement débattus aux cours de nos rencontres des trois dernières années :

2012 : Evaluation des dégâts causés aux Banques et Etablissements financiers du mali à la suite du coup d’état militaire et de l’occupation des régions nord du mali,

2013 : Impacts de la crise politico Sécuritaire de 2012 sur l’économie : et Rôle et place des Banques et Etablissements financiers du Mali.

Permettez-moi de saluer la pertinence des recommandations de nos travaux et surtout d’apprécier la qualité de nos propositions.

Aux membres de la commission d’organisation des présentes assises, j’adresse mes vifs remerciements pour votre dévouement, l’écoute et l’assistance dont le bureau de l’APBEF a bénéficié de vous pour que cette manifestation soit un succès.

Enfin, aux Responsables de la communication des Banques et Établissements financiers, je voudrais vous dire un grand merci pour les efforts déployés depuis plusieurs semaines pour assurer à cette rencontre une réussite totale. Nous avons apprécié votre engagement et votre détermination durant les travaux préparatoires de cette cérémonie.

Monsieur le Gouverneur,

Honorables invités,

Mesdames et Messieurs,

Le thème de la 5ème édition des journées de concertation Banques presse résulte de la suite logique des thèmes traités depuis 2012 et porte sur le Financement des PME/PMI/PMA : Défis et opportunité.

Le choix de ce thème doit permettre de conduire d’une part, une réflexion très approfondie sur :

Les contraintes et opportunités liées au financement des PME,

les facteurs clés de réussite,

Les enjeux et les risques.

Et d’autre part, de proposer des éléments de stratégies pour la promotion et le développement des PME dans un cadre sous régional (UEMOA) et réglementaire (BCEAO).

Monsieur le Gouverneur,

Honorables invités,

Mesdames et Messieurs,

L’association professionnelle des banques et Etablissement financiers du Mali a inscrit dans ses priorités le renforcement de la communication interne et externe de l’association pour mieux partage les défis auxquels la profession est confronté.  Dans cette perspective, l’APBEF a mis en place des activités de relation avec le grand public, et notamment les consommateurs. Il s’agit :

Des journées portes ouvertes des banques et établissements financiers,

La création du journal Courrier du banquier,

Les journées de concertation Etablissements de Crédit presse.

Aussi, les banques et les établissements financiers sont dans la dynamique de relever les défis et obstacles à la construction au Mali d’un secteur financier accessible à tous. A ce titre, notre profession cherchera à susciter et à renforcer l’adhésion des décideurs politiques et des autre acteurs concernés à ses efforts visant à assurer aux populations à faibles revenus, ainsi qu’aux micros entreprises, un accès durable à une large gamme de produits et services financiers. L’objectif final étant la construction d’un secteur financier malien inclusif pour le développement et la croissance économique de notre pays. Au nom de l’ensemble des présidents Directeurs Généraux et Directeurs Généraux des Banques et Etablissements Financiers du Mali, je formule les vœux les plus ardents de voir se développer et se renforcer les relations cordiales de collaboration entre les Etablissements de Crédit et les organes de presse dans une démarche constructive de diagnostic des préoccupations économiques et bancaires de notre pays, d’analyse des perspectives et de proposition d’actions.

Que Dieu nous assiste dans la conduite de nos travaux,

Que Dieu bénisse le Mali,

Je vous remercie de votre aimable attention. /.

Moussa Alassane DIALLO

Président APBEF

source : Le Progrès

Le mystère du siècle : L’état dépense 1873 milliards sans pouvoir donner de justifications

Le Groupe de Suivi Budgétaire (GSB), association dédiée au suivi des finances publiques et à la promotion de la bonne gouvernance, a initié une étude d’évaluation de la conférence des donateurs pour le développement du Mali, tenue à Bruxelles le 15 mai 2013.

Le rapport d’évaluation a été publié le mercredi 18 mars 2015 au siège du GSB, à l’Hippodrome, Bamako. Dramane Lassana Traoré, présentant le rapport, a révélé la situation des aides financières promises par les bailleurs de fonds au Mali.

 Fonds promis

 Il ressort du rapport que le gouvernement malien, pour obtenir des financements, avait soumis aux bailleurs de fonds réunis à Bruxelles un document intitulé « Programme de Relance Economique Durable » (PRED).Dans leur volonté de soutenir notre pays plongé dans la guerre et les convulsions politiques, de nombreux partenaires techniques et financiers ont donné des promesses d’aides financières. Courant 2014, la longue liste des partenaires a atteint 29.

A la date dui 31 décembre 2014, la situation finale des fonds promis par l’ensemble des 29 partenaires techniques et financiers se présente comme suit :

– le montant total des aides financières promises s’élève à 2.994 milliards de FCFA ;

– pour obtenir ces fonds promis, le Mali devait personnellement payer et a effectivement payé 1.873 milliards de FCFA, sauf qu’à ce jour, le gouvernement malien n’arrive pas à dire à quoi ni comment ont été dépensés ces 1 873 milliards;

– quant aux bailleurs de fonds internationaux, ils ont effectivement payé 1.411 milliards;

– Sur cette somme, 35% seulement (soit 650 milliards) ont été versés au trésor public malien; le reste (environ 800 milliards) a été remis, non pas au trésor public malien, mais à des bailleurs multilatéraux comme le  PNUD (Programme des Nations Unies pour le Développement), la MINUSMA (Mission Multidimensionnelle de l’ONU pour la Stabilisation du Mali) et l’Union Européenne.

Questions troublantes

Ce qui étonne dans l’affaire, c’est que le Mali ne puisse pas justifier les 1.873 milliards de FCFA qu’il a débloqués entre 2013 et 2014. Ce montant équivaut au budget d’une année entière mais a été dépensé hors de tout circuit budgétaire. A quoi a-t-il servi ? Qui l’a dépensé ? De quelle manière ? Y a-t-il eu visa du contrôle financier ? En contrepartie des dépenses, qu’est-ce que le Mali a acquis ? Sous quel régime ? Pourquoi les bailleurs de fonds ne demandent-ils pas compte de ces énormes dépenses ?

Autre bizarrerie: les bailleurs ont jugé bon de ne pas laisser au Mali la liberté de dépenser les fonds débloqués par eux à son profit. Ainsi, sur les 1411 milliards débloqués par les bailleurs, plus de la moitié (800 milliards de FCFA) a transité par des institutions de développement internationales comme le PNUD.

Le cas de la MINUSMA est encore plus étonnant. On croyait que cette force onusienne de maintien de la paix venait porter, sur fonds onusiens, aide et assistance à un pays membre. On se rend compte qu’elle vient, en réalité se sucrer en mettant ses lourdes dépenses sur le dos du Mali. Tant qu’à faire, pourquoi les groupes armés du nord et leurs soutiens extérieurs ne contribueraient-ils pas aux dépenses de la MINUSMA  qui, en principe, se tient à égale distance d’eux et du Mali ?

Abdoulaye Koné

Source: Procès Verbal

Mine : Wassoul’Or paie plus de 7 milliards de FCFA à ses créanciers

La société Wassoul’Or prépare lentement mais sûrement la reprise des activités de production d’or dans les prochains jours.

En effet, selon une information tombée hier dimanche 22 mars, la société vient de payer plus de 7 milliards de FCFA à ses créanciers constitués de fournisseurs, sous-traitants, salariés et l’Etat.

Après ces efforts d’apurement du passif, la société envisage la reprise des travaux sur le site très prochainement au grand bonheur du secteur minier.

M HAIDARA

Source: L’Indépendant

Étude d’évaluation de la conférence des donateurs pour le mali, un handicap majeur : La mobilisation du financement intérieur tarde à se mettre en place

Pour soutenir la sortie de crise et la relance économique, un Plan pour la relance durable du Mali (PRED) avait  été adopté lors de la conférence des donateurs tenue le 15 mai 2013 à Bruxelles. Cette conférence des donateurs pour le développement du Mali a permis de mobiliser l’ensemble des PTF autour de ce plan. Les partenaires du Mali s’étaient engagés à mobiliser 3,2 milliards d’Euro soit 2849 milliards FCFA pour la réalisation du PRED. Sur ces 2849 milliards FCFA, la quote-part du Mali s’élèverait à 1562 milliards FCFA. Il ressort de l’étude d’évaluation menée par le  Groupe de suivi budgétaire (GSB) de la conférence des donateurs que la mobilisation du financement intérieur tarde à se mettre en place.

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Le rapport a été présenté le mercredi 18 mars dernier au cours d’une conférence-débat tenue au siège du Groupe de suivi budgétaire sis à l’Hippodrome.

En effet, il ressort de cette étude d’évaluation que le PRED a été le principal cadre de mobilisation des financements pour la relance de notre pays et la réalisation d’activités de développement dans un contexte transitionnel et démocratique. Il s’agissait à travers cette évaluation de s’assurer du respect des engagements de Bruxelles en termes d’appui budgétaire, d’appui aux ONG, de vérifier si le mécanisme de suivi a bien fonctionné ou si le niveau de réalisation des engagements, ont été à la hauteur des attentes des maliens conformément aux 12 thématiques prioritaires. En outre, il fallait aussi voir si les ressources ont contribué à la construction d’une paix durable, à la consolidation d’un Etat démocratique et au développement économique et social en termes d’activités.

Dans sa présentation du rapport, le conférencier Dramane Lassana Traoré a expliqué que la conférence de Bruxelles partait d’un constat simple : « il n’y aura pas eu de sécurité et de stabilité durable sans la démocratie et sans le développement ». Il a fait savoir que les ressources mobilisées devaient permettre au Mali et à ses partenaires d’agir sur les trois côtés du triangle qui sont la sécurité, la démocratie et le développement. Pour lui, la conférence a été une expérience réussie en matière de mobilisation de l’aide extérieure pour le développement socio-économique du Mali. Elle a été également une occasion pour le gouvernement de mobiliser au niveau interne, l’ensemble des acteurs de la société civile et du secteur privé.

Toujours selon le résultat de l’étude, le dispositif de suivi mis en place a permis d’établir régulièrement la situation des décaissements et l’orientation de ces décaissements vers le PRED. L’implication au plus haut niveau a facilité l’obtention des résultats utiles.
M. Traoré a dans sa présentation rappelé que le PRED constituait le seul outil de référence en matière d’aide pour la relance du Mali. C’était sur la base des douze priorités identifiées par le PRED que les donateurs s’étaient engagés à fournir leurs assistances. Mais cette assistance était conditionnée à un certain nombre d’éléments inscrits dans les conclusions de la conférence qui a insisté que le Mali mette l’accent sur un certain nombre de points sans lesquels la relance ne serait pas possible. C’est ainsi que par principe, le gouvernement a privilégié la gestion prioritaire des urgences humanitaires, la paix et la sécurité durant la période du PRED.
Il ressort de cette étude d’évaluation que dans le cadre de la mise en œuvre de ce Plan que 1411 milliards FCFA ont été décaissés. Sur cette somme, 253 milliards ont transité via un autre bailleur public, tel que la Minusma et le PNUD. Ainsi, à l’analyse on constate que 66% des décaissements, soit 937,5 milliards FCFA effectués hors budget. M. Traoré indiquera qu’en 2013 et 2014, le volume d’aide pour l’ensemble des conventions signées par les 29 PTF s’élevait à 2 994 milliards FCFA. Pour tous instruments confondus, il a été mobilisé 1 873 milliards FCFA, soit un taux de 62% du volume de conventions signées. Le budget de l’Etat a reçu 35 % des aides soit 650 milliards FCFA.

Il importe donc d’indiquer que la quote-part du Mali dans le PRED, en ce qui concerne la mobilisation du financement intérieur, soit 1 562 milliards de francs CFA sur 2 849 milliards FCFA de coût total du fonds, tarde à se mettre en place. Pour lui, c’est un handicap majeur de l’évaluation du processus de Bruxelles.
«Les montants mobilisés sont largement supérieurs aux besoins de financement extérieur inscrits dans le PRED. Les décaissements obtenus sont les résultats d’un respect mutuel des engagements pris par le gouvernement et ses partenaires de Bruxelles» a estimé M. Dramane Lassana Traoré.
En vue de capitaliser les acquis et de résoudre les difficultés liées au processus de Bruxelles, M. Traoré recommande d’établir une situation relative au financement intérieur du PRED, de renforcer la chaîne des sanctions en assurant de façon préventive la mise en application stricte des lois du pays. Le conférencier souhaite aussi la mise en place de mécanismes opérationnels aux changements de comportement, l’élaboration d’un référentiel unique de développement qui intégrerait les leçons apprises sur le processus de Bruxelles et qui permettrait de procéder à une évaluation d’impact du PRED afin d’en tirer les leçons dans la perspective d’une approbation du nouveau plan de développement.

Dieudonné Tembely

SOURCE : Inf@sept

Douanes maliennes : Le nouveau D.G à l’œuvre pour relever les défis

La nomination de l’Inspecteur Général des douanes Modibo Kane Keita à la tête du service des soldats de l’économie, vise l’objectif de maximaliser les recettes de ce service pourvoyeur de recettes pour le Trésor public. Son choix n’est pas un fait du hasard. Rompu à la tâche, il a gravi plusieurs échelons dudit service et servi dans de nombreuses structures. C’est en terrain connu qu’il est investi de la mission d’insuffler du sang nouveau au service des douanes.

Les actions que le nouveau D.G est en train d’entreprendre s’inscrivent dans la dynamique de la continuité des actes posés par son prédécesseur qui aura lui aussi beaucoup fait dans un contexte et un environnement défavorables à des performances souhaitées. L’insécurité qui a perduré dans les régions nord du pays a été un facteur ayant négativement influé sur le niveau des recettes. Qu’à cela ne tienne, le service des douanes a d’énormes potentialités qu’il faille exploiter pour obtenir les résultats escomptés. C’est à cela que s’atèle le nouveau Directeur général. Il a les moyens de ses ambitions, puisqu’il bénéficie du soutien du ministre de la tutelle, Mamadou Igor Diarra, qui a les yeux grandement ouverts sur ses activités. Après sa prise de fonction, le ministre avait rencontré en son temps tous les chefs de services relevant de son département pour leur transmettre les consignes du président de la République et ses attentes à lui-même

Peu après sa nomination, il a fait le tour des différentes structures relevant de la direction pour échanger avec les agents, ses collaborateurs sur les acquis, les difficultés et les insuffisances constatées afin de s’inspirer de cela, en procédant à des correctifs là où cela est nécessaire pour donner une nouvelle impulsion au service, notamment à travers le relèvement du niveau des recettes. Les corrections porteront sur le recouvrement des recettes (taxes dues) mais aussi sur l’arrêt de la pratique qui a consisté à encaisser par anticipation des taxes afin d’atteindre à tout prix les objectifs de recettes fixés par la hiérarchie. Le Général des douanes Modibo Kane Keita est en train de se donner effectivement les moyens de relever les défis. Il a les moyens de ses ambitions. En outre le contexte et l’environnement actuel sont favorables aux réformes qu’il entend insuffler au service. A tout cela, il convient de saluer le retour progressif de la paix dans les régions nord du pays. L’insécurité permanente représentent un handicape sérieux à l’atteinte des objectifs. Le nouveau D.G et ses collaborateurs et agents peuvent gagner le pari, relever les défis majeurs. De même, il importe qu’il soit vigilant et veille à ce que les textes soient effectivement appliqués. Avec tout ce qu’il y a comme projets, problèmes et attentes, l’arrivée de l’inspecteur Général des douanes, Modibo Kane Keita doit permettre de créer les conditions de la hausse des recettes du service des douanes.

.Tiémoko Traoré

source : Le Pouce

Candidature à la présidence de la chambre de commerce et d’industries du Mali : Bouakar Tandia annonce sa candidature

Quadragénaire, Bouakar Tandia, fils de Diaby Tandia et de Assan Doucouré n’est pas un inconnu du monde malien des affaires. Il est aussi un ex trésorier général de la chambre de commerce et d’industrie du Mali. Lequel poste lui a valu la confiance des partenaires de la chambre, des commerçants, opérateurs économiques, industriels et chefs d’entreprises.

Aujourd’hui qu’il est question d’assurer la bonne gestion des ressources et des affaires concernant la chambres, ce sont des grands commerçants qui ont approché Bouakar pour lui demander de briguer le poste de Président.

Ainsi, il le dit : «  C’est après avoir été approché par plusieurs commerçants et hommes d’affaires que j’ai décidé de postuler à ce poste.»

Mais, pour celui que les commerçants maliens considèrent comme  homme de talent,  il faudra aller avec beaucoup de simplicité.

De là à entrer dans de polémiques stériles, Tandia ne voudrait point s’immiscer.

« Ce sont de commerçants et des industriels, ayant été convaincus de ses talents de commerçant, né et grandi dans le commerce qui ont décidé qu’il postule, a commenté un connaisseur de l’homme. Et d’ajouter, que ce qui est important pour nous est que Bouakar a accepté de postuler, et nous nous réjouissons beaucoup tout en restant convaincus qu’il pourra offrir un bond de d’épanouissement aux entreprises maliennes, le moteur de notre économie ».

Pour celui qui a déjà occupé le poste de trésorier général de ladite chambre, il est primordial que l’élection se fasse de manière apaisée, dans l’entente et la cohésion pour le bonheur des affaires. Dans son plan, il propose un consensus objectif.

A noter que Bouakar Tandia est aussi le vice-président de l’Organisation des Patrons de Industriels du Mali(OPI). Il est aussi, le Président du Groupe Tandia. Ce dernier groupe a réalisé plusieurs actions de développement du monde commercial et des affaires dans notre pays et dans la sous-région.

En tout cas, Bouakar Tandia, avec beaucoup de sérénité, s’engage à relever les défis s’il parvenait aux futures élections à la tête de la chambre de commerces et d’industrie du Mali.

IMT

source :  La Révélation

Election a la chambre de commerce et d’industrie du Mali : Les favoris, les secondes chances et les outsiders

C’est parti pour la désignation des membres consulaires de la Chambre de Commerce et d’industrie du Mali (Ccim), après le décret du 21 août 2014 fixant l’organisation et les modalités de fonctionnement de la Ccim, et l’arrêté n°2015-0066/MCI-SG du 10 février 2015 organisant les élections et fixant le jour ainsi que les heures d’ouverture et de clôture du scrutin des membres de l’assemblée consulaire de la Ccim, la procédure d’enregistrement des candidatures et d’enrôlement des électeurs vient de commencer ce matin. Il y a déjà plusieurs candidatures déclarées dans les régions et le district de Bamako.

C’est le 10 mai prochain qu’auront lieu les élections consulaires de la Ccim. Ils sont nombreux à vouloir présider aux destinées de l’instance consulaire, qui dans sa région, qui dans le district de Bamako et au bureau national. C’est cette instance suprême qui attirait le plus d’attention, car les enjeux sont énormes et le rapport de force entre les différents candidats qui se sont prononcés est presqu’égal. Ce qui laisse présager une bataille rude, il n’y aura aucun cadeau à se faire à ce niveau. Chacun se battra avec ses armes et les moyens de bord. Nous avons recensé ces candidats de Kayes à Kidal en passant par Bamako.

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Le consensus l’emporte dans les régions

Ainsi, à Kayes, c’est un consensus qui se dessine autour du président sortant Diaby Doucouré, mais une opposition timide qui ne s’est pas encore affichée gesticule dans les coulisses. Il s’agirait de Mamadou Lamine Djittèye et de Seyba Lamine qui se réclament du secteur commerce. Le secteur service serait aussi prétendant au poste de la présidence régionale à travers Diakou Konaté, pharmacien de son état. Le secteur industrie souhaiterait aussi présider aux destinées de la Ccim régionale, Drissa Konaté porterait ce flambeau. L’actuel Président Diaby Doucouré, qui est à son deuxième mandat, pense que son bilan plaide largement en sa faveur. Vu son ambition de doter la chambre consulaire d’un siège digne de ce nom, il croit qu’il mérite d’être plébiscité.

La 2ème région, Koulikoro, semble la plus paisible quant à ces élections. Ici, il n’y a aucune opposition, c’est un véritable consensus qui prévaut autour du président sortant Baba Sanogo, qui visiblement est incontestable dans la région.

A Sikasso, c’est plus compliqué. Plusieurs candidats se sont annoncés, à commencer par le Président sortant, Oumar N’Diaye, ce dernier a hérité du fauteuil après le décès du Président élu Daouda Konaté. Il a assuré l’intérim et la gestion du collège transitoire. Le pétrolier et propriétaire d’une huilerie, Boubacar Bagayogo dit Bébé, est un opérateur économique très connu en 3ème région.

Un autre candidat, pas des moindres, est Bemba Ouattara, pharmacien, il était le challenger de Daouda Konaté lors des élections de 2006. Il est candidat très sérieux avec beaucoup d’expérience en la matière. Dans les coulisses, on annonce la candidature d’Abdoulaye Diawara dit « Blo », promoteur d’Hôtel du Cinquantenaire et opérateur économique très influent dans la région. Si sa candidature se confirmait, les autres auront du fil à retordre.

Une seule candidature est en lice dans la région de Ségou, celle d’Adama Kouma, frère du richissime Amadou Baiba Kouma. Sa force est le consensus que les jeunes commerçants de la région ont décidé de faire autour de lui. Il semble peinard car le vieux Salia Daou, président sortant, a décidé de ne pas briguer un autre mandat. Donc Kouma se voit dérouler un tapis rouge sur lequel, il est le seul à marcher.

C’est en principe à Mopti que les choses semblent plus compliquées. Ils sont cinq prétendants pour le même fauteuil : l’industriel Gory Tapo, Vieux Traoré, Yaya Koutam, Badjé Kouma et Dramane Diakité, tous commerçants et milliardaires. La bataille s’annonce très serrée.

A Tombouctou, Papa Faye est le seul candidat. Même chose à Gao où Ould Nema, opérateur économique et transporteur, est le seul candidat connu.

Kidal sera représentée par Sidy Amar, évoluant dans le secteur des services et promoteur de boulangerie, est le seul candidat de la Région. Il est le président sortant. Il a hérité ce poste en tant que vice-président au décès du président Abdoul Salam Ag Assaleh, lors d’un accident de la route en 2010.

Bureau national : chacun voit midi devant sa porte

S’il y a une chose qu’il faut craindre lors de ces élections consulaires de la nouvelle chambre du district de Bamako et du bureau national, c’est que l’enjeu ne tue pas le jeu. Pour le moment, ils sont cinq prétendants qui ont rendu officielle leur candidature. Ils sont tous de grosses pointures et de gros calibres qui devront s’affronter. Il s’agit de Mamadou Tiéni Konaté, président du collège transitoire et auteur d’un bilan élogieux en deux ans de transition. Il est l’un des candidats les plus sérieux. Il ne souhaiterait pour rien au monde laisser passer l’occasion d’achever ce qu’il a commencé. En face de lui, l’opérateur économique et industriel malien très connu, Tahirou Sy. Avec l’expérience qu’il a accumulée au Mali et à l’extérieur, il serait le plus sérieux et le plus craint à cause de son langage de la vérité. Il est très respecté dans le milieu des affaires, car il dit tout haut ce que les autres pensent très bas. Il faudra compter avec lui. Il aurait déjà avec lui plusieurs groupements de commerçants, d’industriels et d’opérateurs favorables à sa candidature. Avec son aura, cette occasion est certainement la bonne pour lui. Il dispose en tous cas d’atouts pour remporter ces élections haut la main.

Une autre candidature à suivre de très près est celle du jeune Boubacar Tandja, un jeune loup aux dents très longues. Au sommet de sa gloire, le jeune et ambitieux Tandja est un opérateur économique à qui tout semble réussir. Commerçant très influent dans la sous-région, Tandja ferait trembler plusieurs candidats en face de lui. Avec un programme très ambitieux et viable pour la relance économique tant chère aux plus hautes autorités du pays, il se donne comme mission de révolutionner le secteur économique du Mali. Il a les idées et les ressources nécessaires pour cela. Sa jeunesse aidant, il a toutes ses chances pour présider aux destinées de la Ccim. Il aura son mot à dire.

De l’autre côté se positionne un géant du monde des services, il s’agit de Diadié Sangaré, PDG de Mali Créances et de Saer emploi. Il semblerait avoir une bonne lecture du monde des affaires et,  surtout, des ambitions pour redresser la Ccim. Sa casquette de politicien aidant, il disposerait d’un carnet d’adresse très fourni. Des relations qu’il pourrait certainement mettre à contribution pour drainer les investisseurs étrangers vers la destination Mali. Diadié Sangaré a beaucoup de cartes en main qui font de lui un sérieux prétendant. Sa candidature compte.

S’agissant d’Ousmane Guittèye, c’est une grosse pointure, un habitué de ce genre de combat pour avoir affronté Jamille Bittar à l’époque dans un combat similaire. Il représentait ce que l’on a appelé le groupe des 8 milliardaires qui ont fini par perdre la bataille les armes à la main. Il revient cette fois certainement avec d’autres arguments plus convaincants en espérant ne pas commettre les mêmes erreurs qu’en 2006. Ousmane Guittèye est un richissime homme d’affaire ayant fait fortune dans la fabrication des filets de pêche. Avec l’expérience accumulée durant sa première mésaventure, il saura certainement où mettre les pieds et surtout avec qui composer.

En tous cas les dés sont jetés, les états-majors sont en train de se mettre en place. Chacun croit en son étoile et sa force. Les campagnes vont bon train. Les uns et les autres font feu de tout bois. Midi est devant la porte de tout le monde. Les jours à venir promettent d’être très chauds, surtout lorsque des mastodontes s’affronteront.

Les règles du jeu : Les listes électorales et les listes de candidature

Suivant l’arrêté n°2015-0066 du 10 février organisant les élections de l’assemblée consulaire de la Ccim, les listes électorales comportent les indications suivantes : nom, prénom, âge, lieu de naissance, nationalité, résidence, profession, qualité pour laquelle l’électeur est inscrit. Les listes de candidature doivent être présentées sur des listes comportant chacune un nombre de candidats qui ne saurait être supérieur à celui des sièges à pourvoir. Elles sont affectées des lettres A, B, C, suivant l’ordre chronologique dans lequel elles sont enregistrées. Chaque liste doit être accompagnée de la déclaration de candidature de chacun des candidats. Toute réclamation formulée par  un électeur ou un candidat doit être écrite et parvenir au président de la commission d’enregistrement dans les 15 jours qui suivent la publication des listes. Lorsqu’une réclamation est rejetée, elle est notifiée au requérant avant les élections.

Le bureau de vote et le déroulement du scrutin

Le décret cité ci-dessus souligne que chaque bureau de vote est composé, en plus du Président, de 3 membres dont un représentant du maire assisté du plus jeune et du plus âgé des électeurs présents à l’ouverture du scrutin. La date du scrutin est fixée au 10 mai 2015, de 08h à 18h. Le vote est secret et chaque votant doit émarger sur la liste électorale. Dès la clôture du scrutin, le bureau procède au dépouillement des bulletins de vote après s’être assuré de la concordance entre le nombre des électeurs ayant émargé sur les listes électorales et celui des bulletins trouvés dans les urnes. Les résultats du dépouillement sont proclamés par le président du bureau de vote et consigné dans les procès-verbaux qui relatent les opérations électorales.

Le procès-verbal mentionne la date du scrutin, le nombre des électeurs inscrits, celui des votants d’après l’émargement de la liste, le nombre de bulletins trouvés dans les urnes, le nombre de voix obtenues par chaque liste de candidats.

Il est signé par les membres de chaque bureau de vote. Aussitôt après la proclamation du scrutin, le président du bureau de vote transmet le procès-verbal des opérations accompagné s’il y a lieu des bulletins contestés au Gouverneur du District ou de la Région qui l’adresse au ministre de tutelle.

La composition des membres de l’assemblée consulaire

L’assemblée consulaire de la Ccim est composée de cent quarante sept (147) membres titulaires et autant de suppléants repartis comme suit : section commerce : 86 titulaires et autant de suppléants ; la section industrie : 35 titulaires et autant de suppléants et la section services : 26 titulaires et autant de suppléants.

Harber MAIGA

source : Pretoire

Kinshasa, Lubumbashi et Kisangani bientôt reliés par la fibre optique

Le programme régional des réseaux de télécommunication haut débit en Afrique centrale a été lancé jeudi 19 mars à Kinshasa. Ce projet devrait relier les villes de Kinshasa, Lubumbashi et Kisangani, principaux pôles économiques de la RDC, par la fibre optique et assurer l’interconnexion de la RDC avec ses neuf voisins.

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Ce réseau haut débit dénommé CAB 5 fait partie de la cinquième phase du programme régional des réseaux de télécommunications haut débit en Afrique centrale.

Il est financé par la Banque mondiale à hauteur de 92 millions de dollars et consiste en la construction, la gestion et la commercialisation d’un câble à fibre optique.

Pour la ministre du Portefeuille et le représentant de la Banque mondiale en RDC, ce projet va appuyer la reforme de la Société congolaise de postes et télécommunications (SCPT), l’entreprise publique des télécommunications.

A en croire ces deux responsables, ce projet est aussi censé assurer le développement de l’économie numérique en RDC, accroître la connexion Internet à haut débit et réduire les prix de services de télécommunications pour permettre un plus grand accès aux nouvelles technologies de l’information.

Ce réseau qui va relier Kinshasa, Lubumbashi et Kisangani va s’ajouter aux 3 300 kilomètres de fibre optique qui relient Moanda, Kinshasa et Kasumbalesa.

Le projet a été lancé par le vice-Premier ministre et ministre des Postes, télécommunications et nouvelles technologies de l’information et de la communication, Thomas Luhaka.

Source: radiookapi.net

Les gouverneurs des Banques centrales à Addis-Abeba

Banques centrales africaines – La Commission économique pour l’Afrique (CEA) et la Commission de l’Union africaine (CUA) accueilleront le deuxième Caucus des gouverneurs de Banques centrales africaines à Addis Abeba, en Ethiopie, en marge de la huitième réunion annuelle conjointe du Comité technique spécialisé des finances de l’UA, des affaires monétaires, de la planification économique et de l’intégration, ainsi que de la Conférence des ministres africains des Finances, de la Planification et du Développement économique.

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Un communiqué de presse conjoint de la CEA et de la CUA a déclaré que la Conférence se tiendra sous le thème ‘Mettre en œuvre Agenda 2063 – la planification, la mobilisation et le financement du développement’.

La réunion aura lieu, le 29 mars, au Centre de conférences des Nations unies à Addis-Abeba.

Il a déclaré que les principaux objectifs du Caucus sont d’identifier les mesures de suivi concrètes pour les résultats du premier caucus, qui s’est tenu à Abuja, au Nigeria, en 2014.

Ils vont également se pencher sur des mesures visant à renforcer le rôle des gouverneurs des Banques centrales dans les consultations qui ont mené à la troisième Conférence internationale sur le financement du développement, qui aura lieu en juillet 2015, dont les résultats devraient avoir des implications directes pour les Banques centrales en Afrique.

Le Caucus, qui réunit les gouverneurs des Banques centrales d’un certain nombre de pays africains, sera une occasion unique pour les gouverneurs de s’engager dans un dialogue structuré sur les questions qu’ils aimeront voir reflétées dans le document final.
Un plan d’action, a-t-il déclaré, sera élaboré, définissant une feuille de route pour la mise en œuvre des propositions du premier caucus qui a eu lieu à Abuja.
Les principaux acteurs impliqués dans l’agenda de développement post-2015, ainsi que le financement pour les discussions de développement durable seront présents pour assurer des synergies entre les deux processus.

Pana 21/03/2015

Source: afriquejet.com

Jeu tombola recharge : Orange Mali fait de nouveaux heureux

Dans le cadre de son jeu de Tombola recharges, la société de téléphonie, Orange Mali, a procédé, jeudi 19 mars dernier, à son agence sise au quartier Hippodrome, à la remise de prix aux heureux gagnants de la semaine. Les lots sont constitués de motos Yamaha, de groupe électrogène de la même marque, des téléphones Iphone6+ et un chèque de 1 million qui représente le gros lot.

Après un tirage qui s’est déroulé en présence d’un huissier de justice, en la personne de Me Alassane Maïga, la Direction Générale a organisé une grande manifestation en l’honneur de ces clients dont les numéros ont été tirés…

Dans la catégorie Moto Yamaha, il y avait trois gagnants : Abdoulaye Alou, Seydou Moulaye.

Abaye Abdoulaye et Basseydou Diabaté ont reçu chacun un téléphone iphone 6+.

Ils sont cinq à avoir enlevé (chacun) un groupe  électrogène tout neuf de la marque Yamaha. Il s’agit de Seydou Keita, Abdoulaye Cissoko, Ali Coulibaly, bezandri Eric et Abdoulaye Kassambara un exploitant de sable.

Quant au gros lot qui fait un chèque de 1 million de F CFA, l’heureux bénéficiaire reste toujours injoignable. Il s’agit, semble t-il, du titulaire du numéro de téléphone : 76 03 75 57. Il a jusqu’à un mois pour se présenter à Orange Mali pour retirer son prix.

C’est le 4 mars dernier que Orange Mali a lancé ce jeu tombola recharge auquel le client est automatiquement inscrit à chaque recharge de 1000 F CFA ou des recharges cumulées atteignant cette somme.  La finale du jeu est prévu pour le 7 avril prochain avec comme cadeau à enlevé une voiture Rave4.

Source: autre presse

Afrique du Sud: le secteur privé promet d’aider à trouver une solution aux problèmes d’électricité

Les entreprises privées d’Afrique du Sud a promis vendredi d’aider le gouvernement à dépasser les difficultés émanant de la distribution limitée d’électricité dans le pays et les problèmes que rencontre la compagnie Eskom.

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Cette promesse a été faite lors d’une réunion entre le vice- président Cyril Ramaphosa et le Business Leadership South Africa ( BLSA) à Pretoria.

Le BLSA a exprimé sa volonté de travailler avec le gouvernement pour restaurer la confiance de l’opinion publique et des entreprises en Eskom et dans l’économie dans son ensemble, a déclaré le porte-parole de M. Ramaphosa, Ronnie Mamoepa, après la réunion.

Le BLSA a souligné l’importance stratégique d’Eskom pour l’économie et a appelé à une résolution des problèmes que connaît la compagnie, a indiqué M. Mamoepa.

M. Ramaphosa a remercié les entreprises pour l’intérêt qu’elles portent à trouver une réponse nationale à la situation actuelle, a poursuivi M. Mamoepa.

La délégation des entreprises a également été informée du travail de la cellule de crise mise en place par le gouvernement pour répondre aux contraintes actuelles, a-t-il expliqué sans entrer dans les détails.

La réunion avec le BLSA est un des nombreux engagements pris par M. Ramaphosa avec les partenaires sociaux pour venir à bout des problèmes de distribution d’électricité dans le pays. F

Source: Agence de presse Xinhua

 

Économie : Pourquoi l’Afrique ne se développe pas

Le continent n’exploite pas ses nombreuses richesses et n’a pas su tirer les leçons des modèles sociopolitiques expérimentés à travers le monde.

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C’est une lapalissade de dire que l’Afrique est un continent riche, tant elle regorge de ressources naturelles. Même ci celles-ci ne sont pas inépuisables, l’Afrique est encore riche de ses terres en grande partie cultivables et de ses ressources humaines. Et pourtant, elle peine à se développer —c’est le moins que l’on puisse dire.

Au lieu de tirer leçon des succès et des échecs des modèles de développement qui ont été expérimentés de par le monde, elle continue à s’engluer dans ses politiques stériles. Plusieurs facteurs essentiels sont la cause de cette situation.

La faillite des politiques

Depuis la fin de la colonisation, presque tous les pays africains ont été dirigés par une élite sans vision politique à moyen ou long terme. Cette élite, qui s’est substituée aux anciens colonisateurs, a été incapable d’ambition et s’est davantage préoccupée d’elle-même que des peuples dont elle prétend défendre les intérêts. Résultat: le système colonial a été purement et simplement perpétué sous une autre forme dans les domaines politique, économique et culturel au fil des années. A cela, il faut ajouter l’insécurité de l’environnement économique qui ne favorise pas les investissements, et le règne de l’informel.

L’indépendance est donc devenue une véritable dépendance vis-à-vis des puissances étrangères, en particulier des anciennes puissances coloniales. Faute de réflexions endogènes ou prospectives et de volonté politique en vue d’amorcer un changement par une synergie d’actions, les politiques actuelles sont une navigation à vue. Les Etats sont gérés à la petite semaine par les dirigeants, juste le temps d’accomplir les hautes charges qui sont les leurs.

Le marché de consommateurs

Il n’y a pas meilleur marché de consommation que l’Afrique. C’est ce que nous appelons, avec un certain humour, dans nombre de pays africains les «receveurs universels». Comment peut-on se développer quand on consomme tout ce qui vient de l’extérieur sans distinction et qu’on ne produit rien, ou pas grand-chose?

Le comble, c’est que beaucoup d’Africains ont le complexe suranné de la préférence étrangère. Même quand ce qui est produit localement est de bien meilleure qualité que ce qui est importé. L’extraversion est non seulement un phénomène économique, mais aussi culturel. Et cette tendance doit être inversée par la création et la recherche de qualité, afin que les produits africains puissent être concurrentiels à l’échelle internationale.

L’Afrique ne doit pas être uniquement un marché de consommateurs —bien au contraire, elle a tout intérêt à se lancer dans la production tous azimuts. En effet, les Africains doivent encore prouver, comme qui dirait, qu’ils ne savent pas jouer que du banjo.

La négligence de l’agriculture

L’agriculture a toujours été reléguée au dernier rang des activités humaines en Afrique. Le paysan est considéré comme un citoyen de seconde zone. C’est le moins que rien. La plupart des Africains veulent être des commis de l’Etat. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, tous les pays africains font de l’agriculture la base de leur développement. Mais ils ne font rien pourtant pour développer cette agriculture. Et ce n’est qu’un euphémisme.

Il faut bien le dire, depuis l’époque de la pierre, l’Afrique n’a remplacé l’outil agricole que par le fer. Rien de plus. Ce n’est pas avec la houe et la daba que l’Afrique peut se rendre autosuffisante alimentairement avant de parler de développer son agriculture à des fins de commercialisation ou de transformation. Comme les résultats d’investissements dans ce secteur ne s’obtiennent qu’à moyen ou long terme, cela intéresse peu les investisseurs étrangers et les Etats eux-mêmes.

Pourtant, cela concerne la presque totalité de la population du continent. Avec une démographie galopante et un dérèglement climatique qui s’accentue d’année en année, les moyens agricoles traditionnels ne peuvent plus nourrir les nombreuses bouches du continent tant qu’ils n’évolueront pas. Et un homme qui a faim est un homme qui ne pense pas, et par conséquent ne se donne pas les moyens de son développement.

L’inadéquation du système éducatif

Plus de cinquante après les indépendances de la plupart des pays d’Afrique, le système éducatif ne s’est toujours pas adapté aux réalités du monde actuel et à l’évolution des sociétés africaines. L’enseignement élémentaire reste encore un luxe pour la majorité. Et l’enseignement supérieur ne forme en grande partie que des diplômés sans emploi, incapables d’entreprendre ou de s’insérer dans la vie active dès qu’ils quittent leur formation.

Malheureusement, dans un tel contexte, l’enseignement technique et professionnel qui devrait être privilégié demeure le parent pauvre du système éducatif africain. C’est une des questions essentielles du développement de l’Afrique à laquelle il convient absolument d’apporter une solution adéquate.

L’instabilité sociopolitique

On peut compter sur les doigts d’une seule main les pays africains qui peuvent se targuer d’avoir connu une longue stabilité sociopolitique. Or celle-ci est une condition sine qua non du développement. L’Afrique souffre de la faiblesse de son organisation sociale et politique. Tant et si bien que la conjugaison des conflits internes et des appétits voraces externes que suscitent ses richesses ne sont pas pour la prémunir de crises plus ou moins graves.

L’une des raisons à cette instabilité chronique et récurrente est la difficulté à s’approprier les principes de la démocratie. Qu’ils accèdent au pouvoir, au pire par un coup d’Etat, succession dynastique ou au mieux par des élections passablement démocratiques, les chefs d’Etat africains finissent la plupart du temps par succomber à la tentation de la dictature. Grâce à l’absence d’armées républicaines, à la corruption, à l’analphabétisme d’une grande partie des peuples, au clientélisme, au culte de la personnalité et tutti quanti. Toutes choses qui engendrent des conflits sociopolitiques. De manière inconsciente ou non, les peuples africains sont eux-mêmes des usines à dictateurs.

La corruption : une gangrène

La corruption est un véritable fléau en Afrique, qui touche particulièrement les élites. En l’absence d’initiatives individuelles ou collectives de production de richesses, l’Etat reste la seule vache à lait. La politique est ainsi le plus grand pourvoyeur d’emplois et le seul moyen de s’enrichir de façon licite ou illicite sans travailler. Cet état de fait inhibe toute initiative et transforme certains agents de l’Etat, mais surtout ceux qui sont au pouvoir ou proches, en de véritables sangsues. Les économies en sont du coup gangrénées.

Si l’argent qui part en fumée au moyen de la corruption était effectivement investi en faveur des populations, l’Afrique aurait fait un grand bond en avant sur la voie du développement. Mais qui refuse de gagner de l’argent sans travailler? Ils ne sont pas légion, ces agents de l’Etat ou hommes politiques en Afrique. De nos jours, ils sont malheureusement comme des espèces humaines en voie de disparition.

La bonne gouvernance n’est pas le fort des dirigeants africains. Bien au contraire, c’est ce qui leur permet de rester au pouvoir en organisant des élections truquées d’avance par l’achat de conscience non seulement des électeurs en majorité analphabètes, mais aussi de ceux qui organisent les élections. Quand ils ne sont pas purement et simplement des dignes représentants de groupements économiques et politiques étrangers qui font feu de tout bois à cet effet.

Marcus Boni Teiga

Journaliste depuis 1987, Marcus Boni Teiga est le Fondateur de Courrier des Afriques.

Source: Courrier des Afriques

Conférence des donateurs pour le développement du Mali à Bruxelles le 15 Mai 2013 : S’assurer que les ressources ont contribué à la consolidation …

Conformément à sa mission d’engager la réflexion sur la gouvernance budgétaire dans notre pays, tout en informant les principaux acteurs sur les sujets communs sensibles, le Groupe de suivi Budgétaire a fait son rapport d’évaluation de la conférence des donateurs pour le développement du Mali à Bruxelles le 15 Mai 2013.

conférence reunion rencontre Bruxelles donateurs aide humanitaire développement

GSB a été créé en mars 2007, sur l’initiative de certaines organisations de la société civile malienne suite à l’atelier régional sur le contrôle citoyen des politiques de développement et le suivi des budgets organisé à Bamako en mars 2007 par Oxfam Novib. Il se veut une organisation crédible, reconnue comme le centre d’excellence et d’expertise de la société civile en matière de suivi des budgets de l’Etat et des collectivités par l’analyse fiable et critique, afin de contribuer au développement durable du Mali. La mission principale du GSB est de contribuer à la bonne gouvernance budgétaire publique, réductrice de l’inégalité et la pauvreté à travers le renforcement des capacités des organisations de la société civile au processus budgétaire de l’Etat et des communes, afin de contribuer à l’amélioration de l’efficacité des dépenses et de la mobilisation des recettes tout en renforçant la recevabilité dans la gestion des ressources publiques.

Pour la réalisation de ses objectifs, le GSB travaille sur la thématique du budget de l’Etat et des collectivités avec un accent sur la décentralisation, le genre et les droits humains. Le projet d’appui aux initiatives de contrôle citoyen de l’action publique, appuyé financièrement par l’Ambassade du Danemark, à compter d’avril 2013, s’inscrit en droite ligne du troisième objectif du GSB qui vise à renforcer la bonne gouvernance à travers la culture de la recevabilité de la gestion des ressources publiques. Pour permettre de faire des adaptations en adéquation avec sa conviction, le GSB a décidé d’évaluer la conférence des donateurs pour le développement du Mali, tenu à Bruxelles, le 15 mai 2013. En effet, treize chefs d’Etat et cent sept délégations étaient à ladite conférence pour réaffirmer leur soutien au peuple malien et leur appui au plan pour la relance durable, adopté par les autorités maliennes. Les maliens et les bailleurs de fonds, ont chiffré à environ 4 milliards d’euros le budget nécessaire au développement des services, des infrastructures et de l’économie au cours des deux prochaines années. La moitié de cette somme sera financée par les ressources des maliens eux-mêmes. Pour l’autre moitié, ils sollicitent l’aide de la communauté internationale. L’enjeu de la conférence de Bruxelles est donc d’obtenir des engagements à la hauteur des besoins sous la forme de dons et de prêts. 3,2 milliards d’euros de promesses d’aide ont été confirmées par les pays participants. Le constat qui est à l’origine de cette réunion est simple : « il n’y aura pas de sécurité et de stabilité durable sans la démocratie et sans le développement ».

Les ressources mobilisées devaient permettre au Mali et ses partenaires d’agir sur les trois côtés du triangle : sécurité, démocratie, 20développement. La réalisation d’un tel rapport, permet desavoir si le niveau de réalisation des engagements ont été à la hauteur des attentes des maliens. L’objectif de changement préconisé par le GSB, est d’amener le citoyen à s’approprier de toutes les informations relatives aux engagements de Bruxelles. De s’assurer du respect des engagements de Bruxelles en termes d’appui budgétaire, d’appui aux ONG ou autres ; vérifier si le mécanisme de suivi a bien fonctionné ; s’assurer que les ressources ont contribué à la construction d’une paix durable et à la consolidation d’un Etat démocratique et au développement économique et social du Mali en
termes d’activités, de services et autres.

Mah Traoré

L’auteur de cet article est seul responsable de son contenu.
source : La Nouvelle Patrie

Géologie et mines : UNE ANNEE DIFFICILE POUR LE PDRM

La Direction nationale de la géologie et des mines (DNGM) a tenu hier dans ses locaux, la 9è session de son conseil d’orientation de l’année 2015 sur le Programme pour le développement des ressources minérales (PDRM). L’ouverture des travaux a été présidée par le ministre des Mines, Boubou Cissé, en présence de la directrice générale de la DNGM, Mme Lelenta Awa Ba, et de nombreux administrateurs.

Boubou Cisse ministre industrie mine
« Cette rencontre se tient après une année difficile pour le Programme pour le développement des ressources minérales, car il a été confronté à de nombreux problèmes notamment le ralentissement des travaux d’exploration, le retard de payement des salaires et la vétusté des équipements », a déploré la patronne de la DNGM. Elle a, par conséquent, souhaité que les travaux débouchent sur des recommandations qui jetteront les bases de la résolution des problèmes rencontrés.
Durant cette session, les administrateurs ont examiné le rapport d’activités 2014, la situation financière du PDRM et particulièrement le plan d’action que la direction, en collaboration avec les travailleurs, a élaboré pour la sortie de crise du programme.
«Les difficultés de la DNGM ne datent pas d’aujourd’hui. Ce sont des difficultés de plusieurs années auxquelles la direction et ses départements devront faire face actuellement sans aucune ambigüité », a jugé le ministre Boubou Cissé. Pour relancer rapidement les activités, il urge, de son point de vue, de trouver des solutions au problème de trésorerie, au retard des salaires et autres. Outre ces difficultés, le ministre des Mines a évoqué la dégradation des outils de travail, la perte de la performance de la structure et la mauvaise gouvernance.
Il a rappelé, qu’en 2013 au cours de sa visite des archives de la structure, il avait constaté que la DNGM se classait deuxième de la sous-région en matière de géologie. Mais aujourd’hui, cet important capital est en passe d’être déprécié. Boubou Cissé a demandé aux administrateurs une analyse rigoureuse du document de la 9è session du conseil d’orientation.
A. TOURE

source : L Essor

Industries extractives : LA GOUVERNANCE RENFORCEE PAR UN RESEAU SOUS-REGIONAL DE PARLEMENTAIRES

La salle de réunion « Kadari Bamba » de l’Assemblée nationale a abrité, jeudi, une rencontre entre la coalition « Publiez ce que vous payez » (PCQVP-Mali) et les députés pour installer un réseau sous-régional de parlementaires sur la gouvernance dans les industries extractives. La session participe de la mise en œuvre du programme d’activités 2014-2015 du projet « Plaidoyer dans les industries extractives » de la coalition financée par Oxfam. La réunion, présidée par le président du Réseau des parlementaires pour la mine africaine (REPEMA), Boubacar Sissoko, s’est déroulée en présence de la présidente de PCQVP-Mali, Mme Barry Aminata Touré, des membres de la coalition et de ceux du réseau parlementaire.

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Si l’implantation des compagnies minières a favorisé la réalisation de plusieurs infrastructures de développement comme des écoles, des centres de santé, etc., elle a aussi entrainé des bouleversements au sein des communes. En effet, les mines ont créé d’énormes dommages en matière de respect des droits de l’homme, d’accès à la terre, aux revenus, à la santé, à l’éducation.
Tous ces problèmes justifient la création d’un réseau sous-régional des parlementaires sur la gouvernance dans les industries extractives. Ce qui, de l’avis de la coalition, va permettre d’élaborer et de mener des actions de plaidoyer en faveur de la transparence des revenus tirés de l’exploitation minière. La présente rencontre visait donc à discuter avec le REPEMA de la mise en place d’un réseau sous-régional de parlementaires sur la gouvernance dans les industries extractives. Dans cette perspective, la coalition PCQVP était chargée de convaincre les parlementaires de la nécessité de cette union sous-régionale.
Ce réseau parlementaire sous-régional sur les mines, a ainsi expliqué Mme Barry Aminata Touré, reposera sur le fondement que les ressources financières issues de l’exploitation minière et pétrolière, éléments particuliers du budget, représentent un des domaines d’intérêt des parlementaires parce qu’elles sont étroitement liées à la croissance économique et à la réduction de la pauvreté et des inégalités. Vu sous cet angle, de l’avis de la présidente de la coalition PCQVP-Mali, l’exploitation minière et pétrolière peut affecter positivement ou négativement la vie des citoyens que les députés représentent au parlement. Mme Barry a expliqué que ce réseau, une fois implanté, facilitera le rôle des parlementaires dans le suivi, l’interpellation du gouvernement et aussi dans la proposition d’alternatives dans la gestion des industries extractives dans notre pays.
En effet, les questions relatives à l’exploitation minière sont complexes. Selon la présidente de PCQVP, aucune organisation faisant un travail non inclusif des différents acteurs du développement, ne pourra aboutir à des résultats dans la transparence de la gouvernance du secteur minier et pétrolier.
Boubacar Sissoko a salué l’initiative de la coalition et l’a assurée de la disponibilité du réseau des parlementaires qu’il préside à accompagner et soutenir l’initiative. Cela, dira-t-il, pour la simple raison que le réseau sous-régional des parlementaires sur la gouvernance dans les industries extractives offre l’opportunité de travailler en synergie pour plus de transparence dans la gouvernance des industries extractives. Il a rappelé à cet effet que l’Etat est en pourparlers avec les sociétés minières dans notre pays pour corriger certaines lacunes dans ce domaine. Selon Boubacar Sissoko, ce réseau sera un cadre de plaidoyer multi pays qui va plaider pour un changement positif afin que nos Etats puissent bénéficier comme il se doit de l’or que nous produisons.
M. A. TRAORE

source : L Essor

FINANCES : Les nouvelles ambitions de la BIM sa

Filiale du Groupe Attijariwafa Bank, la BIM sa entend davantage renforcer sa participation au développement de l’économie malienne, notamment en direction des PME. Plus qu’une simple promesse, c’est là l’ambition du nouveau Directeur général de l’établissement, Hassan Oustani. Banquier chevronné, il vient de prendre les rênes de la BIM sa avec en tête beaucoup d’initiatives et autant d’ambitions.

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« Nous avons investi massivement au Mali pour faire en sorte que la BIM puisse, au mieux, servir les clients maliens et l’économie malienne. Nous sommes une banque universelle. Nous intervenons sur tous les compartiments ; toutes les clientèles à la fois les particuliers, les petites entreprises, les commerçants, les artisans, les PME…

Nous finançons aussi des projets structurants pour accompagner le développement de l’économie malienne » affirme Hassan Oustani, visiblement très heureux de se retrouver au Mali, après avoir servi en Mauritanie. Présent un peu partout à travers le Mali, la BIMaccorde annuellement plus de 162 milliards de crédits. Un chiffre qui sera dépassé cette année, selon le responsable de l’établissement bancaire.

Autre ambition affichée ? C’est de renforcer la présence de la BIM dans le milieu rural, à travers le financement de PME. A ce titre, le directeur général de la BIM évoque une des réussites de sa banque à Sandaré (Région de Kayes). « Le fait de participer au financement de l’économie, notamment des PME, nous permet de développer l’emploi. A Sandaré, nous avons financé une PME qui fait travailler plus de 42 villages et qui emploie plus de 200 personnes », affirme M. Oustani.

 

  1. H. Sylla

Source: L’Aube

Variations des prix fournisseurs et leurs impacts sur les prix à la pompe : Les explications du gouvernement

La présente note a pour objet d’expliquer le mécanisme de fixation des prix des produits pétroliers et la gestion de la répercussion des variations des prix fournisseurs sur les prix à la pompeau Mali.

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I- MECANISME DE FIXATION DES PRIX A LA POMPE DES PRODUITSPETROLIERS

Les prix à la pompe sont fixés dans le cadre de la Commission de Suivi du Mécanisme de Taxation des Produits Pétroliers, créée en juillet 2001.
Cette Commission, composée des représentants de l’Administration, des Opérateurs et des Consommateurs, est placée sous l’égide du Ministre chargé de l’Economie.
Elle se réunit le 10 de chaque mois et a pour mission d’analyser les fluctuations des prix fournisseurs, de proposer les révisions de prix à la pompe, le cas échéant.
Les prix à la pompe comprennent des postes de charge comme les prix fournisseurs, les frais d’approche, les droits et taxes et les marges des opérateurs pétroliers.
En vue d’observer les tendances des cours mondiaux des produits pétroliers, les prix à la pompe varient dans les deux sens (hausse ou baisse).
II- EVOLUTIONDES PRIX FOURNISSEURS DES PRODUITS PETROLIERS
Les prix fournisseurs sont indexés sur les prix des produits pétroliers du marché International et sur le cours moyen du dollar publiés par le PLATT’S.
De juillet 2014 à février 2015, les prix fournisseurs des carburants ont baissé en moyenne de 41% et non de moitié comme le laissent croire certaines rumeurs.
Les baisses des prix fournisseurs ne sont pas proportionnelles à celles des cours du pétrole brut. Les prix fournisseurs comprennent d’autres charges tels que les coûts et marges de raffinage, le fret maritime, le profit du vendeur et l’assurance de la cargaison.
S’agissant les prix fournisseurs de mars 2015 o ils ont nt évolué à la hausse. En effet Ils ont augmenté par rapport à ceux de février 2015 en moyenne de 51 FCFA/L. Cette augmentation s’explique par la hausse des cotations des produits pétroliers de référence de la revue spécialisée Platt’s et par la hausse du cours du dollar américain qui s’est établi à 577 FCFA/L en février 2015 (données vérifiables à l’ONAP). Sur la base de ces données, la Commission de Suivi du Mécanisme de Taxation des Produits Pétroliers a déterminéles prix fournisseurs du mois de mars 2015. Ils se chiffrent à 290 FCFA/L pour le supercarburant et à 315 FCFA/L pour le gasoil.
Pour prendre en charge la hausse des prix fournisseurs de 51 FCFA/L le gouvernement a augmenté les prix à la pompe de 25FCFA/L et a diminué les recettes fiscales de 26 FCFA/L soit un manque à gagner attendu de 1, 793 milliard de FCFA/L en fin mars 2015.
Il convient de rappeler que le mécanisme de fixation des prix des produits pétroliers repose sur l’observation des tendances (hausse ou baisse) des prix fournisseurs et leur répercutions sur les prix à la pompe et sur les recettes budgétaires (hausse ou baisse).
III- GESTION PAR LE GOUVERNEMENT DES EFFETS DE LA FLAMBEE DES COURS DES PRODUITS PETROLIERS
En période de flambée continue des cours des produits pétroliers, le Gouvernement a pris des mesures pour minimiser l’incidence de ces hausses sur les prix à la pompe en renonçant à une partie des droits et taxes en vue d’avoir des niveaux de prix à la pompe compatibles avec le pouvoir d’achat des consommateurs.
Lesdites mesures se sont toujours traduites par des moins – values importantes de recettes pétrolières au cordon douanier comme suit :
– année 2008 : 38 milliards de F CFA ;
– année 2010 : 17 milliards de F CFA ;
– année 2011 : 15 milliards de F CFA.
– année 2014 : environ 20 milliards de FCFA.
Les opérateurs pétroliers ont aussi accepté des baisses de marges brutes, dans le cadre du partenariat avec l’Etat.
C’est ainsi que les prix à la pompe ont été soit maintenus, soit revus à la baisse, soit modérément augmentés.
Pour minimiser autant que possible ces pertes, une nouvelle approche de la gestion du sous – secteur a été mise en œuvre depuis novembre 2013en concertation avec les tous les acteurs, à savoir, l’observation de la tendance des cours des produits pétroliers se traduisant par des répercussions modérées des fluctuations des prix fournisseurs sur les prix à la pompe.
IV- EVOLUTION DES PRIX A LA POMPE DES PRODUITS PETROLIERS
Les baisses constatées au niveau des prix fournisseurs ont été mises à profit pour atteindre l’objectif de recettes pétrolières au cordon douanier et avoir des niveaux de prix à la pompe plus bas.
De juillet 2014 à février 2015, les prix à la pompe ont baissé de 50 FCFA/L pour le supercarburant et de 51 FCFA/L pour le gasoil.
Par contre, en mars 2015les prix à la pompe ont augmenté de25 FCFA/L pour le supercarburantet pour le gasoil.
V- CONCLUSION
La politique du Gouvernement en matière de gestion du sous – secteur des hydrocarbures est guidée, entre autres par la maîtrise des prix à la pompe et le développement dudit sous – secteur.
Aussi, l’Etat doit – il gérer des contraintes de diverses natures dans le sous – secteur pétrolier. Il s’agit, entre autres, de concilier la gestion des fluctuations des prix fournisseurs avec le souci constant de préserver le pouvoir d’achat du consommateur, l’atteinte des objectifs de recettes pétrolières et les marges des opérateurs et le développement du sous – secteur des hydrocarbures.
Bamako, le 17 mars 2015

Source: L’Indicateur du Renouveau

Évoquant des tentatives tendant à écarter ses membres des élections de la CCIM : La Fédération nationale des transporteurs menace d’aller en grève de protestation

C’est l’information fournie aux médias à la suite de la réunion de crise qui a eu lieu, hier, au siège de la FENAGROUPE à Djikoroni Para. Cela faisant suite aux propos d’un membre du Collège Transitoire de la CCIM selon lesquels les ” transporteurs ne font pas partie de la CCIM “. De ce fait, il ne seraient donc pas concernés par les élections qui aboutiront, le 10 mai prochain, à l’élection du président de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali.

 Mamadou Koroba Traore vice president federation national groupement transporteur

Le premier vice-président de la Fédération nationale des groupements de transporteurs du Mali (FENAGROUP), Mamadou Koroba Traoré et les responsables des différentes organisations de transporteurs avaient réuni la presse pour faire part de leur décision de saisir le ministre de tutelle de la CCIM, à savoir celui du commerce et de l’industrie,  afin qu’il éclaircisse sa position vis-à-vis des propos de ce responsable du bureau provisoire de la CCIM qui soutient que les « transporteurs ne font pas partie de la CCIM« .

Pour contredire cette allégation, Mamadou Koroba Traoré a rappelé que les deux derniers présidents de la CCIM, à savoir Jeamille Bittar et Mamadou Lamine Tounkara étaient des transporteurs qui provenaient tous les deux des « Services ». La Chambre étant constituée des opérateurs économiques venant du commerce, de l’industrie et des services. La loi n’ayant pas été modifiée comment se fait-il, se demande un participant à cette rencontre, que ce membre du Collège Transitoire de la CCIM s’exprimer ainsi. Une manière grossière, selon ce syndicaliste, d’écarter d’éventuels concurrents de la course à l’élection du président de la CCIM prévue le 10 mai prochain.

C’est ainsi que dans une pétition en voie d’élaboration, les participants à cette rencontre se sont donnés 48 heures pour avoir la réponse des autorités compétentes. Car, pour eux «  tous ceux qui payent la patente sont membres de la CCIM ».

Si la réponse des autorités n’est pas satisfaisante, les transporteurs soutiennent qu’ils iront en grève de Kayes à Kidal. Il  était prévu hier, selon la FENAGROUPE, que le président du CMTR (Conseil malien des transporteurs routiers), Youssouf Traoré rencontre le ministre du commerce et de l’industrie pour échanger autour des déclarations de cette personnalité de la CCIM et, le cas échéant, lui demander de de le démettre de ses fonctions. A défaut, la FENAGROUPE et l’ensemble de ses membres envisagent de demander la dissolution pure et simple dudit collège qui, selon les uns et les autres, a raté sa mission qui était de « réconcilier les opérateurs économiques » et de « tenir des élections pour la mise en place d’un bureau légitime ». D’autre part, la FENAGROUPE dit ne pas comprendre l’attitude des autorités qui laissent le collège en question choisir le délégué au titre des « Services » au sein de la commission de recensement.

En tout cas, la FENAGROUPE dit espérer qu’elle n’ira pas à cette  » grève illimitée  » si toutefois les autorités mettaient fin immédiatement à cette gestion partisane des futures élections à la CCIM.

Abdoulaye DIARRA

Source: L’Indépendant

Produits pétroliers au Mali : L’ONAP décide d’augmenter les prix de l’Essence et du gaz oil au mépris des baisses du prix du baril

L’Office national des produits pétroliers (Onap), a décidé unilatéralement d’augmenter les prix des produits pétroliers au Mali alors que le prix du baril ne cesse de baisser.

 station essence diesel gasoil pompe depot carburants petroleA la surprise générale et de façon cavalière, l’Onap se fend d’une décision on ne peut plus inacceptable pour nombre de Maliens qui continuent de se courber sous le poids de la pauvreté : une augmentation du prix à la pompe de l’essence et du gaz oil.

C’est à la suite d’une réunion houleuse que les responsables de l’Onap (mise en coupe réglée par la Commission de Suivi, du Mécanisme  de Taxation des Produits Pétroliers), ont eue avec les associations de consommateurs, le lundi 16 mars dernier, que la décision d’augmenter les prix a été rendue publique. En revanche, les associations de consommateurs qui se sont offusquées n’ont pas manqué de montrer leur désaccord avec l’Onap et le gouvernement. En effet dans un communiqué déposé à notre rédaction, les Association de consommateurs se sont indignées de cette augmentation injustifiée. « La Commission de Suivi, du Mécanisme  de Taxation des Produits Pétroliers, au cours de sa réunion tenue ce jour 16 mars 2015 dans la salle des conférences de l’ONAP , a décidé d’augmenter les prix à la pompe du super carburant et du Gaz oïl de 25 F CFA en ignorant volontairement les baisses successives du prix du baril sur le marché international et les préoccupations des consommateurs maliens. »

Les associations de consommateurs (Redecoma, Ascoma et Adac-Mali) exigent le maintien des prix de 635 F et 734 F du mois de février respectivement pour le super et le gaz oïl.

Mais tout laisse croire que le gouvernement (ministère de l’Economie et des Finances) est derrière cette décision. Censé apporter du grain à moudre pour le panier de la ménagère, le gouvernement s’emploie, au contraire, à enfoncer les pauvres bouts de bois de Dieu. Cette augmentation intervient après celles très impopulaires de l’eau et de l’électricité, l’année dernière.

Alhassane H. Maïga

Source: Le Matin

Plan pour la relance durable du Mali : LE GSB FAIT LE POINT

Le PRED a été le principal cadre de mobilisation des financements pour la relance de notre pays et la réalisation d’activités de développement dans un contexte transitionnel et démocratique

Groupe Suivi Budgétaire gsb partenaire technique financier ptf
La crise politico sécuritaire que notre pays a traversée en 2012 a entrainé la suspension de la coopération avec nos partenaires techniques et financiers. Pour soutenir la sortie de crise et la relance économique, le Plan pour la relance durable du Mali (PRED) a été adopté. La conférence des donateurs pour le développement du Mali qui s’est tenue à Bruxelles le 15 mai 2013 a permis de mobiliser l’ensemble des PTF autour de ce plan. L’évaluation sur le suivi de cette conférence a fait l’objet d’une étude menée par le Groupe de suivi budgétaire. Le rapport a été présenté, hier, lors d’une conférence débat dans les locaux du groupe. C’était en présence du représentant du comité de pilotage du GSB Daouda Dioa, du représentant de la direction générale du budget, Cherif Ben Alwata, du représentant du secrétariat pour l’harmonisation des donateurs (SHA) Drissa Sidibé, du consultant économiste Dramane Lassana Traoré.
Il s’agissait à travers cette évaluation de s’assurer du respect des engagements de Bruxelles en termes d’appui budgétaire, d’appui aux Ong, de vérifier si le mécanisme de suivi a bien fonctionné ou si le niveau de réalisation des engagements ont été à la hauteur des attentes des maliens conformément aux 12 thématiques prioritaires. Il s’agit donc de s’assurer que les ressources ont contribué à la construction d’une paix durable, à la consolidation d’un Etat démocratique et au développement économique et social en terme d’activités. Le rapport a été présenté par Dramane Lassana Traoré.
Ce dernier a expliqué que la conférence de Bruxelles part d’un constat simple : il n’y aura pas eu de sécurité et de stabilité durable sans la démocratie et sans développement. Les ressources mobilisées devaient permettre au Mali et ses partenaires d’agir sur les trois côtés du triangle qui sont la sécurité, la démocratie et le développement. Pour lui, la conférence a été une expérience réussie en matière de mobilisation de l’aide extérieure pour le développement socioéconomique du Mali. Elle a été également une occasion pour le gouvernement de mobiliser au niveau interne, l’ensemble des acteurs de la société civile et ceux du secteur privé. Le dispositif de suivi mis en place a permis d’établir régulièrement la situation des décaissements et l’orientation de ces décaissements vers le PRED. L’implication au plus haut niveau a facilité l’obtention des résultats utiles.
Il rappelle que PRED constituait le seul document de référence en matière d’aide pour la relance du Mali. C’était sur la base des douze priorités identifiées par le PRED que les donateurs s’étaient engagés à fournir leur assistance. Mais cette assistance était conditionnée à un certain nombre d’éléments inscrits dans les conclusions de la conférence. La conférence a insisté pour le Mali de mettre l’accent sur un certain nombre de points sans lesquels la relance ne serait possible. C’est ainsi que par principe, le gouvernement a privilégié la gestion prioritaire des urgences humanitaires, la paix et la sécurité au cours de la période du PRED.
Dans le cadre de la mise en œuvre du PRED, 1411 milliards Fcfa ont été décaissés. Sur cette somme 253 milliards ont transité via un autre bailleur public. En effet, 66% des décaissements soit 937,5 milliards Fcfa ont été effectués hors budget. En 2013 et 2014, le consultant indique que le volume d’aide pour l’ensemble des conventions signées par les 29 PTF s’élève à 2 994 milliards Fcfa. Pour tous instruments confondus, il a été mobilisé 1 873 milliards Fcfa, soit un taux de 62% du volume de conventions signées. Le budget de l’Etat a reçu 35 % des aides soit 650 milliards Fcfa.
Les résultats de l’évaluation de la conférence montrent que le PRED a pleinement été le principal cadre de mobilisation des financements pour la relance du Mali et la réalisation d’activités de développement dans un contexte transitionnel et démocratique. Mais les montants mobilisés sont largement supérieurs aux besoins de financement extérieur inscrits dans le PRED. Les décaissements obtenus sont les résultats d’un respect mutuel des engagements pris par le gouvernement et ses partenaires de Bruxelles a estimé Dramane Lassana Traoré.
En vue de capituler les acquis et de résoudre les difficultés liés au processus de Bruxelles, le consultant recommande d’établir une situation relative au financement intérieur du PRED, de renforcer la chaîne des sanctions en assurant de façon préventive la mise en application stricte des lois du pays, de mettre en place des mécanismes opérationnels aux changements de comportement, d’élaborer un référentiel unique de développement en intégrant les leçons apprises sur le processus de Bruxelles et de procéder à une évaluation d’impact du PRED et en tirer les leçons dans la perspective de l’approbation du nouveau plan de développement.
F.NAPHO

source : L Essor

Boubacar Alou Diallo (PDG Wassoul’Or) – La Nouvelle Patrie. : L’affaire, renvoyée au 15 avril prochain

Ouverte au Tribunal de grande instance de la CIV du District de Bamako, sis à Hamdallaye, dans le voisinage de la maternité, la première audience en flagrant délit de diffamation qui oppose Sory Haidara, Directeur de Publication, au ‘’tout puissant’’ PDG de Wassoul’ Or, Boubacar Alou Diallo, a été renvoyée au mardi 15 avril 2015, à la demande de son conseil, Me Alassane Diop, du Cabinet Exe quo Droit, domicilié à l’immeuble Bâ Djélika.

 aliou boubacar diallo president directeur general pdg Wassoulor societe miniere

Ce grand monsieur des mines, s’estime diffamer dans des articles, que votre Journal a publiés, en même temps que 4 autres journaux bien connus de la place. Passant sous silence les détails du dossier de ce procès déjà connus, la direction, les lecteurs et même les 19travailleurs de Wassoul’Or qui, étaient nombreux à l’audience d’hier mardi, pour témoigner toute leur solidarité, s’interrogent encore.
Pourquoi,  Diallo s’acharne t –il  sur ce journal, qui n’aurait publié que des articles, que d’autres ont publié en même temps que lui. Se vexerait- il du fait que ce journal, tout puissant minier qu’il resterait, n’a jamais eu aucune accointance avec sa grande stature d’homme puissant, adulé et courtisé ?

Et pourtant, ces conseils qui ont été alerté du fait que, ce journal, cité à comparaître en diffamation, était loin d’être le seul, à avoir publié les mêmes faits. En guise de réponse, ces derniers auraient laissé entendre, que ces journaux aussi seraient très prochainement cités. On était au mois de février. Mais à ce jour, aucun huissier, comme cela avait été le cas avec votre journal, n’a jusqu’à hier mardi 17 mars, jour de l’ouverture du procès et du renvoi, foulé le sol d’aucune de ces rédactions, encore, moins envoyer une quelconque citation. Ces conseils s’étaient-ils élevés ainsi, juste pour masquer une ignorance de leur mandant, c’est-à-dire, Boubacar Alou Diallo ? En tout cas, dans ces rédactions, nos confrères se disent sereins et attendent de pieds fermes.

La rédaction

source : La Nouvelle Patrie

Augmentation de 25 FCFA des prix à la pompe pour le supercarburant et pour le gasoil

Suite à sa décision du 16 mars 2015, d’augmenter  de 25 FCFA les prix à la pompe pour le supercarburant et pour le gasoil, nous vous proposons ci-dessous, la substance de la note d’explication du ministère à l’intention de la presse.

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MECANISME DE FIXATION DES PRIX A LA POMPE DES PRODUITS PETROLIERS

Les prix à la pompe sont fixés dans le cadre de la Commission de Suivi du Mécanisme de Taxation des Produits Pétroliers, créée en juillet 2001. Cette Commission, composée des représentants de l’Administration, des Opérateurs et des Consommateurs, est placée sous l’égide du Ministre chargé de l’Economie. Elle se réunit le 10 de chaque mois et a pour mission d’analyser les fluctuations des prix fournisseurs, de proposer les révisions de prix à la pompe, le cas échéant.

Les prix à la pompe comprennent des postes de charge comme les prix fournisseurs, les frais d’approche, les droits et taxes et les marges des opérateurs pétroliers. En vue d’observer les tendances des cours mondiaux des produits pétroliers, les prix à la pompe varient dans les deux sens (hausse ou baisse).

 

GESTION PAR LE GOUVERNEMENT DES EFFETS DE LA FLAMBEE DES COURS DES PRODUITS PETROLIERS

 

En période de flambée continue des cours des produits pétroliers, le Gouvernement a pris des mesures pour minimiser l’incidence de ces hausses sur les prix à la pompe en renonçant à une partie des droits et taxes en vue d’avoir des niveaux de prix à la pompe compatibles avec le pouvoir d’achat des consommateurs. Lesdites mesures se sont toujours traduites par des moins – values importantes de recettes pétrolières au cordon douanier comme suit :

 

  • année 2008 : 38 milliards de F CFA ;
  • année 2010 : 17 milliards de F CFA ;
  • année 2011 : 15 milliards de F CFA.
  • année 2014 : environ 20 milliards de FCFA.

 

Les opérateurs pétroliers ont aussi accepté des baisses de marges brutes, dans le cadre du partenariat avec l’Etat. C’est ainsi que les prix à la pompe ont été soit maintenus, soit revus à la baisse, soit modérément augmentés. Pour minimiser autant que possible ces pertes, une nouvelle approche de la gestion du sous – secteur a été mise en œuvre depuis novembre 2013 en concertation avec les tous les acteurs, à savoir, l’observation de la tendance des cours des produits pétroliers se traduisant par des répercussions modérées des fluctuations des prix fournisseurs sur les prix à la pompe.

EVOLUTION DES PRIX A LA POMPE DES PRODUITS PETROLIERS

 

Les baisses constatées au niveau des prix fournisseurs ont été mises à profit pour atteindre l’objectif de recettes pétrolières au cordon douanier et avoir des niveaux de prix à la pompe plus bas. De juillet 2014 à février 2015, les prix à la pompe ont baissé de 50 FCFA/L pour le supercarburant et de 51 FCFA/L pour le gasoil. Par contre, en mars 2015 les prix à la pompe ont augmenté de 25 FCFA/L pour le supercarburant et pour le gasoil.

CONCLUSION

 

La politique du Gouvernement en matière de gestion du sous – secteur des hydrocarbures est guidée, entre autres par la maîtrise des prix à la pompe et le développement dudit sous – secteur. Aussi, l’Etat doit – il gérer des contraintes de diverses natures dans le sous – secteur pétrolier. Il s’agit, entre autres, de concilier la gestion des fluctuations des prix fournisseurs avec le souci constant de préserver le pouvoir d’achat du consommateur, l’atteinte des objectifs de recettes pétrolières et les marges des opérateurs et le développement du sous – secteur des hydrocarbures.

 

Bamako, le 17 mars 2015

 

source :  Le Républicain