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Boulimie financière, voracité dans l’exploitation minière : La société Randgold spécialisée de la chasse aux gisements à prix cassés

Le rachat au controversé Dan Gertler, un homme d’affaires israélien, du gisement aurifère de Moku-Beverendi en République Démocratique du Congo (RDC) par Randgold dirigé par le patron sud-africain, Mark Bristow, très connu dans notre pays, est révélateur de la tendance de Randgold pour des mines en difficultés financières. Attendre que les mines aient des difficultés financières ou attendre que des projets miniers pataugent pour intervenir, telle semble être la vocation de Randgold.

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Et pour cause, pour le cas  du projet d’exploration aurifère de Moku-Beverendi dans le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), Mark Bristow avait dans un premier refusé de racheter le projet d’exploration aurifère de Moku-Beverendi. Des discussions, faut-il signaler, avaient déjà eu lieu entre le patron sud-africain Mark Bristow et l’homme d’affaires israélien controversé Dan Gertler.

Mais, Randgold avait refusé de racheter la mine, jugeant le gisement insuffisamment porteur. Le groupe britannique a finalement trouvé un accord pour le rachat du projet minier. Ainsi, le projet d’exploration aurifère de Moku-Beverendi  change donc de main. Randgold, faut-il le rappeler, va gagner une participation d’au moins 51 % dans le projet en finançant et en dirigeant l’exploration, de même qu’en réalisant une étude de préfaisabilité.

Pour les spécialistes, c’est un retournement par rapport aux intentions premières affichées par le patron sud-africain de Randgold, Mark Bristow. On se rappelle, en fin 2014, reconnaissant que des discussions avaient eu lieu avec Fleurette, il avait très clairement fait entendre son peu d’appétit pour le rachat. « On a évoqué un gisement de 5 millions d’onces pour cette prétendue ‘mine’ de Moku. Je vous le dis tout net : il n’existe pas, en dehors de l’imagination de quelques affairistes et journalistes ! » confiait Mark Bristow à un média français.

Ce changement prouve à suffisance que Randgold est à la chasse aux gisements à prix cassés sur le continent, ainsi qu’il l’annonçait lui-même à Mining Indaba en février. « Certaines des sociétés qui détiennent des projets d’exploration miniers sont désormais à court de liquidité », a indiqué Mark Bristow, cité par Reuters, à l’occasion d’une conférence de presse tenue à Kinshasa mardi le dernier. La haute prétention de Randgold est connue racheter à vil prix des mines en activité ou des projets miniers sachant bien qu’ils sont rentables et les exploiter à outrance avec à la clé des bénéfices incroyables largement supérieur aux investissements.

La société Randgold a-t-elle fait la même pratique au Mali où elle exploite certaines mines avec des retombées largement au-dessous de la valeur réelle des mines en question. Cette boulimie financière de Randgold, cette obsession de racheter des mines ou des projets miniers à court de liquidité est-elle une réalité dans notre pays ? La direction de Randgold à Bamako est fortement interpellée.

Elle doit se prononcer sur une série de questions, notamment celle relative aux exonérations accordées aux sociétés minières. Dans un récent rapport publié le 14 avril dernier, la branche malienne de l’organisation internationale Publiez ce que vous payez (PCQVP) estime à plusieurs milliards de F CFA le manque à gagner pour l’État malien en raison des nombreuses exonérations accordées aux sociétés minières y compris Randgold qui est la principale société minière qui suce le sang des maliens.

Moussa Mamadou Bagayoko

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