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Boubacar Baba Diarra – Mamadou Dipa Fané : Le face à face

Après plus de trois ans d’une crise qui s’est soldée par une suspension du Mali par la FIFA, les deux principaux protagonistes de cet épineux problème ont signé le 27 avril 2017, un accord censé y mettre fin. Dans la foulée, Boubacar Baba Diarra, président de la FEMAFOOT, et Mamadou Dipa Fané, président de Collectif des clubs et ligues majoritaires (CCLM), ont bien voulu nous accorder des interviews exclusives, respectivement le vendredi 5 et le jeudi 4 mai, dans lesquelles ils nous livrent leurs appréciations de l’accord et de la crise dont les multiples rebondissements n’ont que trop longtemps parasité le football malien.

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Général Boubacar Baba Diarra

Le 27 avril au soir vous avez serré la main de Mamadou Dipa Fané. Doit-on comprendre que la crise qui a longtemps paralysé le football malien est derrière nous ?

Je pense que l’accord est un bon compromis parce qu’il nous permet de sortir définitivement de la crise, s’il est exécuté dans son entièreté. De notre côté, nous sommes disposés à tout faire pour que l’accord soit appliqué. Encore une fois, il va permettre de mettre un terme à la crise, c’est le plus important.

Les termes de l’accord vous satisfont-ils vraiment, quand on sait que votre secrétaire général et son adjoint ne font plus partie de l’équipe ?

Quand on part dans une négociation, il faut faire des sacrifices. Le départ des deux secrétaires généraux a été très mal ressenti au niveau de la fédération parce que ce sont des personnes qui maîtrisent le football malien. Pour qui connait le SG, Yaco uba Traoré, c’est l’un des meilleurs administrateurs du football au Mali aujourd’hui. Lorsqu’on doit se séparer d’une personnalité comme ça, on ne peut que ressentir de l’amertume. Mais, nous avons décidé de mettre le pays au devant pour qu’ensemble nous avancions. C’est ce que l’on a fait.

En même temps, l’ancien secrétaire général ne répond pas à certains critères essentiels, tels que la catégorie A, pour occuper ce poste. La revendication du CLCM est donc légitime…

Oui, mais lorsque nous arrivions au football, il n’y avait pas ce critère de catégorie pour les administrateurs. Ce n’est pas comme au niveau de la CAF ou de la FIFA où on parle de catégorie. C’est récent. Quand on est mis devant une telle situation, on n’a pas de recul car ce sont les textes qui l’exigent. Il faut donc l’appliquer.

Pour certains observateurs cette paix est plus une accalmie qu’une fin de crise définitive. Que pensez-vous de cet avis ?

Au niveau de la fédération, nous ne savons pas ruser ni utiliser la malice pour faire avancer les choses. Personnellement, je ne pense pas que ce soit une accalmie. Peut-être que nos camarades d’en face sont pessimistes, mais pas nous.

Avez-vous respecté vos engagements prévus par l’accord ?

Jusqu’ici, j’ai exécuté à la lettre tout ce qui était prévu. Je devais procéder au changement des secrétaires généraux avant le vendredi 5 mai, je l’ai fait. J’ai écrit à la Cour suprême pour retirer la plainte que j’avais déposée contre la décision du ministre des Sports portant dissolution du comité directeur de la FEMAFOOT. Nous avons écrit aux différents clubs et ligues pour leur signifier la décision de la levée des sanctions prises à l’encontre des dirigeants de football dans le cadre de la crise. J’ai écrit à la FIFA qui a levé les sanctions qui pesaient sur le Mali. Je l’ai invité dans une autre lettre à assister à l’Assemblée générale du 12 juin, dans le but de mettre en place un comité de normalisation. Ce vendredi 5 mai 2017, j’ai écrit aux ligues de Ségou et Bamako pour leur dire de préparer la tenue de l’Assemblée générale extraordinaire élective pour le 26 mai.

Votre gestion financière de la fédération est mise constamment en doute.

Dans ce pays, quand on veut accuser quelqu’un, on dit qu’il a volé de l’argent. C’est courant et c’est facile. Chaque année la FEMAFOOT est auditée au moins deux fois par la FIFA et la CAF. Lorsque la FIFA vous donne de l’argent et que vous l’utilisez, il est exigé de justifier les fonds à la suite d’un audit. Si on avait volé de l’argent, comme certains le prétendent, vous croyez que la FIFA nous aurait accordé d’autres financements ? Soyons sérieux.

Vous avez tenu tête au ministre Guindo et vous voilà de nouveau rétabli dans vos fonctions. Est-ce une victoire pour vous ?

Je n’ai pas tenu tête au ministre Guindo. J’ai passé 38 ans au service de la puissance publique, je connais l’État dans ses profondeurs, dans toutes ces dimensions et une personne qui a ce passé, cet état de service ne peut avoir que du respect pour l’État. Je ne peux vouloir humilier l’État encore moins son serviteur qu’est le ministre des Sports. Mais j’ai défendu une position de principe. Quand je crois à la justesse des actes que je pose, je les pose et je reste derrière ces actes-là. Je suis fondamentalement ancré dans la tradition malienne, et je ne pourrai jamais chercher à humilier un cadet, même s’il n’était pas ministre. Je ne considère pas ça comme une victoire. C’est un pan de l’histoire maintenant.

Vous êtes en place pour 45 jours ? Que comptez- vous faire ensuite ? Pensez-vous à vous représenter ?

J’avoue que je préfère ne pas répondre à cette question. On attend de voir les choses venir.

Vous avez chaleureusement serré la main de Mamadou Dipa Fané, qui était votre ami. La hache de guerre est-elle enterrée ?

Il n’y a pas d’anciens amis dans la vie. Dire ancien ami c’est un échec pour nous, pour Dipa Fané et pour moi. On a eu des divergences de points de vue à un moment donné et dès que c’est réglé on met ça sur le compte du passé, on continue. On peut s’empoigner sur le football, mais on ne se tuera pas. Il y a des limites qu’on ne dépassera jamais. Ils demeurent (Mamadou Fané et Moussa Konaté, ndlr) pour moi des amis.

La FIFA est accusée de partialité dans la gestion de la crise malienne. Qu’en pensez-vous ?

Vous pensez que la FIFA soit capable de partialité ?

Vous auriez même payé pour influencer la décision et l’agent incriminé, Primo Corcavo, aurait même été sanctionné par la FIFA ?

(Rire) Malheureusement, dans notre société, on a érigé le mensonge en mode de fonctionnement. Je ne sais pas si Primo a été sanctionné par la FIFA. Je sais que lorsqu’une nouvelle administration s’installe, elle est obligée de se défaire d’un certain nombre d’agents, ça arrive. Vous pensez que je peux avoir l’argent pour corrompre quelqu’un de la FIFA ? C’est mal connaître cette institution. Il faut qu’on sorte de la question d’argent. Nous sommes dans le domaine du football, mais j’ai constaté que ces trois dernières années, la question financière était l’épicentre de la crise.

Votre gestion financière est donc à l’origine de la crise ?

Non ce n’est pas vrai. C’est parti de la non application des dispositions d’un règlement spécial du championnat. Dans ces dispositions, il est dit qu’une équipe qui observe forfait est reléguée. Ces personnes n’ont pas voulu nous laisser travailler. Ce sont des mauvais perdants. À un mois des élections, ils ont lancé les hostilités. Quelle gestion ? Je n’aime pas jeter la pierre aux gens mais pourquoi cette importance de la gestion financière dans une discipline comme le football ? On dirait que la FEMAFOOT est une succursale de la Banque centrale. On n’a jamais autant parlé d’argent à la fédération que maintenant. Pourquoi ? Peut-être parce que quelqu’un est trop intéressé par les moyens de la fédération. Et personne ne peut apporter de preuve sur un détournement d’argent. Chaque année, je convoque une assemblée générale à laquelle je soumets un rapport financier, et ce rapport est envoyé à tous les membres de la fédération y participant, y compris le ministère des Sports. Pendant trois ans, on n’est jamais venu à l’assemblée pour dire « votre rapport n’est pas bon », mais c’est dans la rue qu’on apprend que l’argent a été détourné.

Vous avez reproché à la presse d’envenimer la crise…

Je l’ai dit frontalement à certains journalistes. Il y a des journalistes qui sont venus me voir pour me dire qu’il était temps d’arrêter cette crise. Je leur ai rétorqué que si la crise avait pris de l’ampleur, pour atteindre un certain niveau, il y allait de leur faute parce qu’à un moment donné, il y a des journalistes qui ont pris position pour l’un des deux camps. Si les journalistes s’étaient mis ensemble pour aller dire au protagoniste qui a tort, vous avez tort, il faut revenir en arrière, la crise n’aurait pas atteint ce niveau. Chacun a prêché pour sa chapelle et s’est abrité derrière la version de son camp. Cela a fait empirer les choses.

Votre vision pour l’avenir du football malien ?

Vu tout le travail de fond effectué par la Fédération malienne de football, l’amélioration des infrastructures du football et la formation, et surtout l’investissement qu’on a fait sur les jeunes, je peux dire que l’avenir du football malien peut être radieux. Si l’effort que nous avons fait, la vision que nous avons étaient soutenus par ceux qui viendront après nous, le Mali pourra respirer dans les deux ou trois années à venir.

Mamadou Dipa Fané

Le 27 avril au soir, vous avez serré la main de Boubacar Baba Diarra. Doit-on comprendre que la crise qui a longtemps paralysé le football malien est derrière nous ?

Nous sommes au sortir du tunnel, nous n’en sommes pas totalement sortis. Vous vous mettez autour d’une table, vous convenez de quelque chose, vous le mettez sur papier. À partir du moment où c’est écrit, il se pose des questions d’interprétation et c’est là où les avis divergent et ces divergences peuvent faire en sorte qu’au lieu que nous sortions tout de suite de la crise, celle-ci peut trainer un tout petit peu parce que, il faut en toute chose moins de malice et beaucoup de bonne foi. Quand vous prenez un texte, il y a l’esprit, il y a la lettre. Un exemple : il est dit qu’« il sera nommé un secrétaire général » et un secrétaire général adjoint. Les gens vont dire « mais vous n’avez pas tout dit parce que vous auriez dû mettre le mécanisme de nomination qui nomme, quand il doit le faire, la procédure de nomination, etc. ». Les gens qui sont autour de la table sont intelligents, sont des adultes, sont des responsables. Nous avons pris soin de ne pas noter dans le protocole que ce serait quelqu’un du comité de normalisation (CONOR) parce que la FIFA aurait dit « ah bon, ils ont déjà décidé ». Mais autour de la table, il a été précisé que pour des questions d’éthique et de neutralité, le secrétaire général et le secrétaire général adjoint viendraient du CONOR. Donc ce n’est pas encore la sortie du tunnel. L’interprétation fait que cette sortie traîne encore.

Êtes-vous satisfait par les termes de l’accord ?

Nous sommes satisfaits. Notre combat depuis trois ans, c’était de faire en sorte que nous puissions avoir au niveau de la FEMAFOOT une autre forme de gouvernance administrative et financière. L’accord dit dans son troisième point que le même jour (vendredi 28 avril), le président de la Fédération doit s’engager à tenir une assemblée générale au plus tard le 12 juin à l’effet de la mise en place d’un comité de normalisation sous la supervision de la FIFA. Pour nous, l’ancien président devait donc, le 28, faire une lettre à la FIFA pour dire que la situation était devenue saine et qu’il fallait qu’elle vienne pour que nous mettions en place le CONOR. Jusqu’au moment où je vous parle, il ne l’a pas fait. Tout cela fait que l’application de l’accord est un tout petit peu inquiétante pour nous, car chacun avaient des obligations. La nôtre c’était d’arrêter les procédures judiciaires contre la fédération, ce que nous avons fait. Si les obligations ne sont pas actées, à un moment le tout s’arrête. Vous ne pouvez pas vous asseoir devant le président de la République pour dire, nous adhérons à l’accord, c’est un bon compromis, et après vous ne respectez pas les obligations qui vous reviennent. C’est en dessous de tout.

Le protocole d’accord recommande que les parties lèvent leurs recours au niveau national et international. L’avez-vous fait ?

Nous sommes comme un chat échaudé. Au niveau de la médiation que l’Assemblée nationale avait initiée, ils nous avaient dit d’arrêter la procédure judiciaire. Mais n’étant pas mis en confiance, nous avons plutôt suspendu. Les recommandations n’ont pas été respectées. Nous avons donc dit que nous n’allions pas arrêter parce que nous sommes sûrs de gagner cette procédure. À charge pour la partie fédération, d’accomplir ses obligations, dès qu’ils le feront, nous transformerons la suspension en arrêt de la procédure.

Vous avez rencontré le président de la République. Qu’en est-il sorti ?

L’État nous a dit qu’il faut tout faire pour que les jeunes puissent aller défendre leur titre de cadets. Alors ce que l’on a pu faire c’est ce protocole qui, je pense encore une fois, est un très bon compromis pour la sortie de crise et pour l’avenir du football malien, à partir du moment où les deux protagonistes que nous sommes avec la Fédération vont être mis de côté et où un CONOR, censé être neutre, va gérer le football le temps de mettre en place une nouvelle fédération. Je pense cela plus responsable, plus proche d’une gestion saine tant administrativement que financièrement.

Pensez-vous que le délai de 45 jours prévus par le protocole d’accord pour la mise en place du CONOR sera respecté ?

Quand deux parties sont en conflit et que vous vous mettez autour d’une table, en principe, il y a une tierce partie qui doit être là pour intervenir en cas de divergences. L’État a endossé ce protocole, c’est l’État qui doit être arbitre. On a dit autour de la table que l’on doit choisir les secrétaires parmi les membres du CONOR. On ne va plus choisir une personne qui soit du collectif ou de la fédération. C’est ce qui doit être fait. Mais pour l’heure ce n’est pas le cas. La fédération est dans la dynamique de vouloir choisir quelqu’un pour ce poste et l’a déjà désigné. Par honneur, puisque nous avons apposé notre signature et que nous sommes allés devant la plus haute autorité du pays pour dire que nous étions d’accord, la fédération a l’obligation morale de respecter son engagement.

Que feriez-vous si ce n’était pas respecté ?

Je vous ai dit que notre procédure judiciaire au niveau du TAS est simplement suspendue. Vous devez savoir les conséquences qu’il peut y avoir.

Vous gardez donc toujours la carte de la sentence du TAS du 4 octobre 2016 sous le coude ?

Ceux qui ont prononcé la sentence ne sont pas des Maliens, ni des Africains. Cela vient de l’extérieur et d’Europe. Ils ne connaissent pas le collectif, ils connaissent sûrement quelques membres de la fédération, mais sont attachés à dire le droit. La sentence du TAS est au-dessus de tout. Voilà pourquoi notre plainte reste suspendue et nous pensons que le CONOR qui sera mis en place doit s’attacher à faire en sorte que la sentence soit appliquée parce que c’est cela le droit. Cela doit être une sorte de bréviaire pour la bonne marche du football malien.

Pourquoi le protocole a écarté les secrétaires généraux du comité de Baba Diarra ?

Le président de la fédération est élu, mais le secrétaire général et son adjoint sont nommés. Ce sont des salariés. Et pour occuper ces postes, il y a des critères, notamment ceux d’être de nationalité malienne, d’être de bonne vie et mœurs, d’être cadre A et d’avoir une profonde connaissance du football. Malheureusement, dans le cas d’espèce, pour les deux, aucun n’est cadre A et la fédération a fonctionné avec ça. C’est déjà un impair. Voilà pourquoi je dis que la gouvernance administrative doit être restaurée en mettant les hommes qu’il faut où il faut.

Les causes profondes du conflit sont-elles également derrière vous ?

Pour vous faire un peu la genèse, nous sommes d’abord allés voir le Comité olympique, qui nous a lié en huit recommandations, sur lesquelles nous étions d’accord parce que nous avons mis en avant le Mali. Ensuite pour entériner cela, nous sommes allés à l’Assemblée nationale qui a accepté cinq recommandations. L’important pour la fédération était que Baba Diarra reste président. Nous l’avons accepté malgré nous, parce qu’il fallait qu’on s’en sorte. Nous sommes allés dans la salle pour signer. Le président de l’Assemblée nationale (Issaka Sidibé) nous a dit que finalement c’était seulement trois points. Les trois points retenus étaient de lever les sanctions, faire monter les clubs en première division et reconnaitre M. Diarra comme président de la fédération. Une assemblée générale devait se tenir pour rapidement acter ces trois recommandations. Nous sommes partis sur cette base, nous avons fait confiance. Ils ont convoqué l’assemblée, et ils ont juste accepté de faire monter les quatre clubs en première division et les dirigeants qui financent sur leurs propres deniers sont restés suspendus. De ce jour, jusqu’à maintenant, nous avons cherché à rencontrer le président de l’Assemblée nationale, en vain. Donc nous avons pensé que nous avions été grugés. À partir de là, nous nous sommes dit que si nous arrêtions nos procédures, nous allions nous faire avoir. On a vu tout le monde, de Dioncounda, aux religieux et tous nous ont dit « vous avez raison ». Même les familles fondatrices l’ont dit. L’origine de la crise, c’était des questions financières. Les violations des textes étaient là, mais l’important était la question financière.

Quid de la gestion de l’affaire par la FIFA ?

La FIFA vient imposer aux fédérations africaines ce qu’elle n’impose pas aux fédérations européennes. Alors que celles-ci sont différentes. En Afrique, c’est l’État qui paye tout. Les stades appartiennent à l’État. Les équipes lorsqu’elles sont à l’internat, c’est l’État qui met les milliards. En plus, ce qui est juridiquement important de savoir, c’est que c’est le ministre des Sports, au nom de l’État du Mali, qui donne délégation de pouvoir à une fédération pour gérer une discipline. La FIFA impose aux États africains de ne pas mettre le nez dans la gestion des fédérations africaines, sous prétexte d’immixtion. Nous avions proposé que les ministres des Sports africains se mettent ensemble pour demander à la FIFA de revoir ces règles.

Beaucoup pensent que le ministre Housseiny Amion Guindo a été obligé de trouver un accord avec Baba Diarra. Êtes-vous du même avis ? 

Le ministre est resté toujours droit dans ses bottes par rapport à la décision de suspension de la FEMAFOOT. Toutes les autorités que nous avons rencontrées nous ont affirmé que la décision du ministre est avant tout la décision du gouvernement. Le plus important pour le gouvernement et le ministre des Sports était de trouver une solution pour sortir de ce problème. L’annulation de sa décision était certes difficile, mais elle témoigne de la bonne volonté du ministre à aller de l’avant. Le plus important pour le gouvernement et pour tous les Maliens, c’est que le football soit remis sur pieds. On a annulé pour que nous puissions continuer, mais ce n’est pas un désaveu pour le ministre.

Souhaitez-vous rejoindre l’équipe du comité de normalisation ?

Non ! Je suis dans cette histoire pour que les choses s’arrangent, c’est tout. Je ne souhaite occuper aucune fonction dans le domaine du football au Mali

Quelle est votre vision du football pour les cinq années à venir ?

Ma vision est un football entre les mains des politiques. Quant à la politique du football, il faut d’abord former les footballeurs, notamment les plus jeunes, et les administrateurs (arbitres, encadreurs, entraîneurs…). Il faut ensuite aller vers la professionnalisation du football en octroyant un salaire aux joueurs locaux et aux administrateurs. Les infrastructures doivent être également aménagées. Enfin, il faut améliorer la rentabilité au niveau des équipes en trouvant des sponsors de taille pour les clubs de première division. Pour les clubs de deuxième division, il faut les confier aux sociétés nationales comme l’a fait le président Alpha Omar Konaré. Si on arrive à faire ça, le football se portera bien.

 

Source: journaldumali

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