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Bac 2015 : COMME SUR DES ROULETTES

Au premier jour, les épreuves se sont déroulées normalement à la satisfaction des présidents de centres d’examen

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Après les examens du Certificat d’aptitude professionnelle (CAP) le 1er juin, du Diplôme d’études fondamentale (DEF) le 3 juin, des Brevets de techniciens 1ère et 2ème parties (BT1 et 2), le 9 juin, ceux du baccalauréat (BAC) de la session de juin 2015 ont démarré hier sur l’ensemble du territoire national. 127.948 candidats sont inscrits cette année, dont 44.372 filles et 19.098 candidats libres (CL), repartis dans 164 centres.
Le baccalauréat se déroule du mercredi 17 au samedi 20 juin. Les candidats doivent composer en français, en histoire et géographie, mathématiques, langue vivante 1 (anglais), langue vivante 2 et en linguistique. La philosophie, la sociologie, l’économie, la comptabilité commerce, la biologie, la physique, la chimie, la géologie et les arts et lettres sont aussi d’autres épreuves auxquelles les postulants vont devoir se soumettre, selon la série dans laquelle ils s’alignent.
Notre équipe de reportage a visité, mercredi matin, 5 centres d’examen. Il s’agit des centres « Beydi Konadji » de Hamdallaye ACI 2000, « Notre Dame du Niger » du Quartier du fleuve, « Massan Makan Diabaté », de Baco-Djikoroni, « Ecole fondamentale » de Sabalibougou » et « Progrès » à Faladié.
Le centre « Beydi Konadji » compte 300 candidats repartis dans 12 salles. Le seul problème enregistré dans ce centre est celui d’une candidate qui avait oublié sa carte d’identité. Celle-ci n’a pu accéder à la salle d’examen. 450 candidats repartis dans 18 salles, supervisés par 4 chefs de centres et encadrés par 41 surveillants occupent le centre « Notre Dame du Niger ».
Le retrait du téléphone portable d’un candidat en plein examen et la remarque de certains surveillants de n’avoir pas été informés de la réunion préparatoire des examens sont quelques problèmes signalés à  Notre Dame du Niger.
Avec ses 750 candidats repartis dans 30 salles et encadrés par 60 surveillants à raison de 2 par salle, le centre d’examens du lycée « Massan Makan Diabaté » a exclu 3 candidats qui, eux aussi, avaient oublié leurs pièces d’identité. Le Centre de l’école fondamentale de Sabalibougou compte 479 candidats présents repartis dans 20 salles encadrés par 49 surveillants.

GESTION DES NON VOYANTS. Quant au lycée du « Progrès », ses 29 salles sont occupées par 737 candidats dont 37 candidats non voyants. Ces non voyants, dont 14 femmes et 13 candidats libres (CL), viennent de Bamako et de l’intérieur du pays. Ils composent tous au centre du « Progrès », non loin du siège de l’IJA compte tenu de la complexité de leurs examens. Outre les épreuves de littérature, les non voyants sont soumis à celles des langues vivantes 1 (anglais) et 2 et de philosophie. Ils sont dispensés des épreuves scientifiques. Après l’ouverture de l’enveloppe contenant les sujets d’examen, ceux des aveugles sont remis au responsable de la division suivi et transcription des copies des non voyants à l’IJA, Abdoulaye Samaké.
Celui-ci est immédiatement escorté par les forces de l’ordre pour transcrire les sujets en écriture braille à l’Institut des jeunes aveugles afin de les soumettre aux candidats. Les non voyants sont encadrés et sont soumis aux mêmes exigences, règles et principes, que les autres candidats. Leurs surveillants ne sont pas des aveugles mais ils sont assistés par ceux de l’IJA. Quatre enseignants voyants sont chargés de corriger les feuilles d’examen des non voyants.
« Notre sujet nous est dicté. Nous réfléchissons d’abord pour pouvoir le traiter. Nous sommes soumis aux mêmes règles que nos camarades candidats voyants. C’est pourquoi le sujet de littérature m’a été difficile. A cela s’ajoutent toutes les tracasseries de signature de copies après les épreuves. Nous souhaiterons que les autorités scolaires nous dispensent de certaines exigences », plaide Mme Sokona Diakité, une des candidates non voyantes. Déplorant que la transcription des sujets d’examens des non voyants prend du temps, le responsable de la division suivi et transcription des copies à l’IJA a révélé que ce sont les aveugles, eux-mêmes, qui se procurent leurs feuilles d’examens. Abdoulaye Samaké a souhaité que le ministère de l’Education nationale trouve une solution rapide à ces difficultés.
Au premier jour, les examens se déroulent normalement et à la satisfaction totale des présidents des centres visités. Chaque candidat occupe une table, le calme et la quiétude règnent dans les centres et salles d’examen. Toutes les portes des centres sont fermées. Quant une personne étrangère se présente à la porte, elle décline son identité aux forces de l’ordre. Celles-ci annoncent à leur tour la présence de « l’étranger » au président du centre qui peut lui refuser l’entrée. Bref, aucune personne étrangère ne pénètre dans un centre sans décliner son identité et sans l’autorisation du président du centre. Notre équipe de reportage a été soumise à ces règles dans chacun des 5 centres.
Les présidents des centres « Beydi Konadji », « Notre Dame du Niger », Massan Makan Diabaté et « Progrès », respectivement Saby Kané, Amadou Guindo, El Hadji Sidibé et Baïsso Poudiougou ont confirmé le bon déroulement des examens et l’absence d’incident majeur.
S. Y. WAGUE

source : L Essor

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