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ASSEMBLEE NATIONALE : Un député soutient le syndicat et critique les méthodes du secrétaire général

Dans une déclaration rendue publique, l’honorable Bafotigui Diallo, député élu en Commune VI, exige l’application, sans délai, du protocole d’accord de décembre 2018 signé entre le comité syndical de l’Assemblée et le 2e vice-président de l’institution. Il met en garde le secrétaire général contre toute médiocrité intellectuelle dans la gestion administrative de l’institution qui, selon lui, doit être une référence. En voici la teneur :

 

« Où va le Mali ?

Conformément à l’esprit syndical consigné dans la Constitution en ses articles 20 et suivant ainsi que tous les textes subséquents en la matière, le bureau du comité syndical, se rapportant aux différentes lettres adressées au président de l’Assemblée nationale, notamment la lettre du 27 novembre 2018 portant dépôt de préavis pour les dates du 12, 13 et 14 novembre 2018.

Convient le 11 décembre 2018 avec le bureau de l’Assemblée nationale d’un protocole d’accord en huit articles dont le premier stipule qu’il sera mis à la disposition du comité syndical courant décembre 2018 un fonds relevant de leurs droits. Ce protocole a été négocié au nom du bureau de l’Assemblée nationale et signé par le 2e vice-président de notre institution.

Au lieu de tout mettre en œuvre pour respecter l’exécution de cette décision du bureau de l’Assemblée, un secrétaire général se permet d’interpréter en sa matière le code du travail pour menacer le bureau syndical en ces termes : ‘Je tiens à vous informer que toute cessation de travail qui interviendrait en dehors de la procédure de règlement des conflits prévue par la législation en vigueur, sera considérée comme un abandon de poste avec toutes les conséquences de droit qui en résulteront’.

Quelle méconnaissance de la loi n°92-020 du 23 septembre 1992 portant code du travail qui stipule en son article 8 : ‘Les accords qui interviennent sont applicables sauf stipulation contraire à compter du jour qui suit leur signature par les parties’. L’exécution de ce protocole d’accord signé par les deux parties est obligatoire pour le respect de notre Assemblée nationale.

Pourquoi créer un problème là où il n’y a pas ? Cessez cette mauvaise habitude qui est de créer des problèmes pour en profiter. Pourquoi convoquer une autre commission de conciliation avant l’exécution du protocole d’accord issu de la commission pilotée par un vice-président ?

Je rappelle au secrétaire général que le comité syndical réclame les droits légitimes du personnel travaillant à l’Assemblée pendant que l’administration parlementaire entretient les avantages d’un certain nombre de travailleurs fictifs. Beaucoup de soi-disant travailleurs qui ne sont plus à l’Assemblée perçoivent régulièrement leurs indemnités, salaires et autres avantages de l’Assemblée ».

Bamako, le 7 mars 2019

L’honorable Bafotigui Diallo

Le Focus

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