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Assemblée nationale : motion de censure contre le gouvernement Boubèye

Des députés exigent la démission de Soumeylou Boubèye Maïga et de son gouvernement. Annoncée depuis quelques jours, la motion de censure a été officiellement formulée ce mercredi par certains députés de la majorité et de l’opposition. Elle intervient au moment où des leaders religieux, dont l’imam Mahmoud Dicko, réclament depuis quelques jours le départ du Premier ministre. Au sein de l’ASMA-CFP, parti du Premier ministre, on se dit « serein ». Les débats autour de la motion devraient avoir lieu ce vendredi.

IBK va-t-il se débarrasser de son Premier ministre ? Difficile pour l’instant d’en dire plus. Mais pour certains députés de majorité présidentielle et de l’opposition, Soumeylou Boubèye Maïga doit partir.
Cette motion de censure fait suite à la manifestation du 5 avril dernier. A l’appel de l’imam Mahmoud Dicko, président du Haut conseil islamique, des milliers de manifestants sont descendus dans les rues. Ils scandaient des slogans appelant à la démission du Premier ministre pour « mauvaise gouvernance et la recrudescence de l’insécurité ».
C’est donc la deuxième motion de censure contre un Premier ministre sous Ibrahim Boubacar Keïta. La première a été déposée en juin 2014 par l’opposition contre Moussa Mara. Mais la majorité des élus avaient voté contre. Il faut 2/3 des députés favorables pour démettre un Premier ministre.
La particularité pour la présente motion réside dans le fait qu’elle est portée à la fois par l’opposition et des députés de la majorité, dont certains du RPM, parti du président IBK. Pour certains observateurs, les débats promettent d’être houleux ce vendredi à l’Assemblée nationale. Au sein de l’opinion publique, des organisations se mobilisent pour apporter leur « soutien » aux députés qui ont déposé la motion de censure. Selon les initiateurs de cette mobilisation, « ces députés représentent leur peuple ».
Dans le camp du Premier ministre on reçoit cette motion de censure comme « un non-événement ». Selon les députés d’ASMA-CFP, la décision finale reviendra toujours au président de la République. Ils se disent prêts à mettre tous les moyens de leur côté afin d’apporter leur soutien à Soumeylou Boubeye Maiga.
Modibo Sogoré, député ASMA-CFP élu à Kayes :.

 

Source: studiotamani

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