Regarder ORTM sur vos téléphones et tablettes

Disponible sur Google Play
Suivez-nous sur Facebook pour ne rien rater de l'actualité malienne

« ARCAD-SIDA a une file active de 22 243 de patients dont 17 787 sous ARV, ce qui représente 50,3% des patients suivis au Mali. » dixit Dr. Dembélé Bintou Keita, ARCAD-SIDA

Le Mali fait face à la problématique de l’infection au VIH depuis la notification du premier cas de sida en 1985. Depuis 2001 la riposte à l’épidémie a pris une dimension multisectorielle et elle est coordonnée par le Haut Conseil National de Lutte contre le SIDA (HCNLS) sous la haute direction du Président de la République.

arcad sida

Cependant, la prévalence du VIH dans la population générale est estimée à 1,1% (EDSM 2012-2013). Elle est de 13,7% chez les HSH et 24,2% chez les Travailleuse de Sexe, 5,1% chez les Utilisateurs de Drogues Injectables (UDI).

La Directrice nous en dit plus sur les actions de l’ARCAD-SIDA au Mali dans le cadre de la lutte contre le VIH/SIDA.

Présentez-vous svp ?

Je suis Dr. Dembélé Bintou Keita, Directrice de ARCAD-SIDA, Femme Leader d’Opinion, Chevalier de l’Ordre National du Mali.

Parlez-nous un peu d’ARCAD-SIDA ?

L’Etat dans sa lutte contre l’infection à VIH, est soutenue par plusieurs ONG et Associations, ainsi depuis 1994, ARCAD SIDA, première structure de prise en charge du VIH/SIDA au Mali, membre de la Coalition PLUS, un regroupement de 100 associations présente dans 50 pays.  Notre mission est de contribuer à la maitrise de l’épidémie au sein de la population générale et des populations les plus vulnérables. Nous avons une démarche inclusive et participative qui met les bénéficiaires des interventions au cœur de l’action.

Avez-vous une influence sur les questions du sida au Mali ?

ARCAD-SIDA a mis en place en 1996, la première structure de prise en charge communautaire des personnes vivant avec le VIH/SIDA (CESAC de Bamako). Elle s’est inspirée de cette expérience pour créer le CESAC de Mopti en 2004 et la première Unité de Soins d’Accompagnement et de Conseils (USAC) en 2005 à Koulikoro. Cette unité a été intégrée dans un service public, le Centre de Santé de Référence qui constitue le deuxième niveau sur la pyramide sanitaire au Mali.

ARCAD-SIDA en tant que partenaire stratégique du Ministère de la santé a su influencé, par la création des Unités de Soins d’Accompagnement et de Conseils (USAC) en 2005, la politique de décentralisation de l’accès aux soins VIH au Mali. Le modèle USAC a été adopté par le Ministère de la santé comme stratégie de décentralisation de l’accès au traitement antirétroviral.

ARCAD-SIDA dispose de nos jours 18 sites de prise en charge sur toute l’étendue du territoire national, accrédités par le ministère de la santé pour assurer la prévention et la dispensation des soins y compris les ARV pour les patients positifs au VIH. En fin Décembre 2015, les structures ont assuré 16 299 conseils pour le dépistage du VIH dont 4 968 cas positif au VIH parmi lesquels 3 224 personnes ont été initié au traitement ARV. Le nombre de consultations est de 99 856 pour les infections opportunistes et renouvellement et suivi ARV. ARCAD-SIDA a une file active de 22 243 de patients dont 17 787 sous ARV y compris les populations clés (PS et HSH) et vulnérables (Personnes Handicapées), ce qui représente 50,3% des patients suivis au Mali.

Quelles sont vos principaux défis aujourd’hui dans la lutte contre le VIH/SIDA au Mali ?

Notre défi est d’encourager toutes les femmes enceintes du Mali à accepter de faire le dépistage du sida pour sauver la vie de leur enfant ;

Encourager la scolarisation des filles et préserver les jeunes filles du sida par la sensibilisation et la formation ;

Améliorer l’accès aux traitements antirétroviraux à toutes les femmes enceintes dépistées séropositives ;

Favoriser la Prise en charge pédiatrique en encourageant les parents et la famille à s’impliquer dans le suivi du traitement de l’enfant infecté par le VIH/SIDA et plaider pour l’achat et la maintenance des appareils de suivi biologique.

Quelles sont les stratégies politiques  qui doivent mises en place  pour mettre fin au VIH/SIDA au Mali ?

A ce niveau, Le financement domestique s’impose pour la mise en œuvre du plan national d’élimination de la transmission mère enfant ;

L’implication communautaire dans la Prévention de la Transmission de la Mère à l’Enfant;

La facilité dans l’acheminement des échantillons de DBS des régions vers l’INRSP et des résultats vers les sites ;

L’alimentation des enfants infectés suivis sur les sites ;

L’achat et la maintenance des appareils de suivi biologique;

L’accès aux traitements le plus efficace aux enfants infectés et affectés

Favoriser une prise en charge Pédiatrique où l’enfant a tout son droit à la santé.

Avez-vous un message à lancer ?

Je conseille aux jeunes et à toutes les femmes du Mali de se protéger et de préserver leur enfant de l’infection par le VIH/Sida. Pour cela, nous devons davantage scolariser les filles et autonomiser les femmes, que toutes les femmes enceintes du Mali acceptent de se dépister pour avoir un enfant sain sans Sida, que toutes les femmes dépitées séropositives puissent accéder facilement au traitement antirétroviral, car c’est efficace et gratuit Partout et pour Tous au Mali.

Suivez-nous sur Facebook pour ne rien rater de l'actualité malienne
Ecoutez les radios du Mali sur vos mobiles et tablettes
ORTM en direct