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Appel du Fdr et du Coren pour l’intervention des forces internationales : Des milliers de manifestants battent le macadam pour dire Oui

Les manifestants

Ce jeudi 11 octobre, le Front Uni pour la sauvegarde de démocratie et de la République (Fdr) et le Collectif des ressortissants du Nord (Coren) ont mobilisé des milliers de personnes dans les rues de Bamako.  Très tôt le jeudi, le tronçon allant de la place du Souvenir en passant par le monument de l’Indépendance jusqu’au monument de la Paix  était noir du monde. Cela ; pour apporter leur soutien à l’armée nationale et à l’intervention des forces internationales pour la reconquête du nord du Mali.

Sans insulte, ni propos incitatif à la violence des dizaines de milliers de manifestants estiment certains organisateurs ont battu le pavé, en leur tête, les responsables du Coren et plusieurs élus nationaux, écharpes à la poitrine.

«Vive l’’armée nationale, vive la Cédéao, vive l’Onu, trop, c’est trop, il temps d’agir» «ni l’indépendance, ni l’autodétermination pour les apatrides du Mnla» scandaient fièrement les manifestants sur le long de l’itinéraire. Après la lecture de l’hymne nationale au monument de l’indépendance devant une foule à la limite du débordement, les cadres du Coren et ceux du Fdr ont lu une déclaration commune au monument de la Paix. A cet endroit précis où on regardait du monde à perte de vue, le vice président du Fdr, Iba N’Diaye et le président du Coren ont lancé un appel pressant à tous les citoyens maliens pour une mobilisation générale aux fins de la libération de nos territoires occupés. Après avoir exhorté l’armée à se tenir débout pour bouter  hors de nos frontières les occupants, Iba N’Diaye a exprimé sa conviction que le seul recours pour la libération du nord du Mali est l’utilisation de la force.  Cependant, les initiateurs de la marche n’excluent pas le dialogue qui doit être mené concomitamment avec l’action militaire. Car, il faudra négocier en position de force. Cependant, si négociation y aura-t-il, il ne doit être question ni de la scission, ni la remise en question de la laïcité du Mali, encore moins  d’une quelconque auto-détermination.

A l’endroit des égarés de la République, ils les ont rappelé du tort qu’’ils viennent de causé à notre chère patrie. Toutefois, le Fdr  a souligné qu’’il n’est pas tard pour les rebelles et les apatrides qui se battent aux côtés des islamistes de rendre les armes et de revenir dans la grande maison commune qui est le Mali.

Face à la triple crise sociopolitique, sécuritaire et économique, le Fdr et le Coren ont lancé un cri de cœur à la Cédéao et à la  communauté internationale de venir en aide à notre pays. «Hier comme aujourd’hui, nous réaffirmons que le salut face à la situation que nous vivons passe par une solidarité de la communauté sous régionale et internationale. Nous lançons un vibrant appel à nos frères africains aux amis du Mali ainsi qu’’à la communauté internationale pour venir en aide à notre pays», a déclaré Iba N’Diaye. Car, explique-t-il, si rien n’est fait dans l’immédiat, c’est l’existence de la nation malienne qui sera en danger. Vue l’engagement du Mali à défendre l’unité africaine, souvent au prix du sang de ses fils,  une intervention urgente de la Cédéao, de l’union africaine et de l’Onu au Mali en tant que PAYS membre de toutes ces institutions. «Ne pas assister le Mali serait une faute grave de la communauté africaine et internationale face à l’histoire. Cela s’appelle crime pour non assistance à peuple en danger» a prévenu la déclaration commune du Fdr Coren.

Aux Maliens encore réticents pour l’intervention des forces internationales, Iba laissera entendre que ne pas accepter cette intervention serait autant grave qu’incompréhensible. Sur ce, il a demandé à la Cédéao de procéder au déploiement immédiat de la force de la Micema en soutien à l’armée malienne sur toute l’étendue du territoire afin de mettre hors d’état de nuire des occupants. Et demande à l’Union africaine et à l’Onu de soutenir sans réserve la Cédéao dans cette entreprise. Cela nécessite l’union sacrée de tous les fils et filles du Mali et leur soutien à toutes les forces qui interviendront pour la libération du septentrion malien a conclu Iba N’Diaye.

Oumar KONATE

A la grande marche citoyenne

 Ils ont dit

 Arboncana Maïga, Secrétaire général du Coren

«L’armée malienne est notre fierté»

C’est une marche dont les objectifs se partagent avec nos combats de tous les jours pour la libération des régions du Nord. Je pense qu’à l’issue de cette marche les choses vont être boostées, la communauté internationale va avoir un regain de vitalité pour la cause du Nord du Mali, pour la cause du Mali.  Il est également question de soutenir l’armée malienne qui est notre fierté. Nous sommes conscients des difficultés qu’elle traverse. Aujourd’hui, plus que jamais, elle a besoin du soutien populaire des Maliens pour la soulever ; pour qu’enfin elle puisse vraiment faire bouger les lignes. Et je pense que les choses s’accélèrent et la France, depuis un certain moment, s’est résolument engagée sur le terrain, à travers sa  diplomatie pour essayer d’apporter son soutien et nous saluons à sa juste valeur, cette participation de la France.

Adama Sangaré, Maire du District de Bamako

«Cette mobilisation traduit la cohésion retrouvée»

Avec l’accompagnement de la presse, je vois qu’on arrive toujours à mobiliser la masse. Ici, je pense qu’en réalité cette cohésion retrouvée de l’ensemble du pays pourra convaincre plus d’un, pour qu’on comprenne, effectivement que le Mali sera un pays indivisible. Et en espérant que la presse va toujours nous accompagner.

 Sounkoutou Sissoko, Député de Diéma

«Nous avons trop attendu»

Cette marche aurait due arriver plutôt. Je pense que nous avons trop attendu et nous continuerons à marcher jusqu’à ce qu’on puisse bouter ces terroristes hors du territoire malien.

Tiébilé Dramé, Membre du FDR

«L’armée n’est pas, actuellement, en état de s’acquitter de sa mission»

je considère  que c’est un moment important,  c’est une première étape dans la mobilisation du peuple malien, pour libérer le Nord, pour exprimer notre reconnaissance à nos voisins de la Cédéao, à nos frères de l’Union africaine, à nos amis de la communauté internationale pour ce qu’ils font pour aider le Mali à rétablir l’intégrité du territoire et à rétablir la dignité nationale de notre peuple. Parce que l’occupation, c’est l’humiliation et c’est depuis plus de six mois que notre peuple vit sous cette humiliation. Il est temps que cela cesse, il est temps que cesse l’immobilisme, pour engager résolument le pays vers, l’ensemble des forces du pays dans la libération nationale. Quant à l’armée nationale, nous savons qu’elle n’est pas, actuellement, en état de s’acquitter de sa mission de libération du territoire.  Et nous l’encourageons à accepter la solidarité fraternelle qui nous est offerte par la Cédéao, par l’Afrique et par la communauté internationale pour l’aider à être en état de s’acquitter de sa mission fondamentale.

Babani Sissoko, Député de Kéniéba

«Nous sommes en posture honteuse. Aujourd’hui»

Cela me fait très mal de voir mon pays dans une telle situation. Nous sommes en posture honteuse. Aujourd’hui, plus que jamais, je suis très fier d’être malien, avec cette grande mobilisation citoyenne.

 

Fatoumata Siré Diakité, Membre FDR

«L’autodétermination que le MNLA demande n’est pas négociable»

Cette marche est une marche de libération, une marche citoyenne, pour appeler les militaires à aller libérer le Nord de notre pays, pour demander  la Cédéao et la communauté internationale de venir nous aider, parce que seuls, nous ne pouvons pas. Aussi, nous marchons pour dire que l’autodétermination que le MNLA demande n’est pas négociable. Nous avons, aussi, appris que le MNLA sera réarmé ; nous dénonçons cela et disons que le MNLA n’est pas un partenaire sérieux. Je salue, par ailleurs, l’engagement de la France et espérons qu’après les mots viendront les actes concrets.

 Sadou Harouna Diallo, Maire de Gao

«Le MNLA veut nous faire la même chose qu’au Soudan»

Je remercie tous ceux qui sont sortis massivement pour cette marche citoyenne. L’autodétermination qui est le deuxième ou troisième plan du MNLA, nous, on ne se retrouve pas dedans. Vous savez, le MNLA veut nous faire la même chose qu’au Soudan, cela ne marchera pas. Il est hors de question que le MNLA soit réarmé pour combattre auprès de nos troupes. Nous n’accepterons pas cela. Si le président Blaise Compaoré veut être juste dans sa médiation, qu’il invite le MNLA à restituer les armes qu’il a volées à l’armée malienne. Il faut que Blaise Compaoré étudie bien sa position et qu’il tape sur un seul tambour.

Propos recueillis par Rokia Diabaté

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