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ANICT: À l’avant-garde du développement communautaire

Ceux qui pariaient, il y a peu, sur la compromission du rayonnement de l’Agence Nationale d’Investissement des Collectivités Territoriales (ANICT) en ont pour leur frais. Jamais, cette structure ne s’est mieux comportée que l’année 2016. D’où le lieu pour les administrateurs d’être comblés face aux résultats réalisés par le Directeur général, Modibo Cissé et son équipe, à l’issue de la 23ème session ordinaire du Conseil d’Administration (CA) de l’Agence, tenue le lundi dernier au Grand Hôtel de Bamako. C’était sous la présidence du ministre de l’Administration Territoriale, de la Décentralisation et de la Réforme de l’État, M. Mohamed Ag Erlaf.

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À l’ordre du jour de cette cession, l’examen et l’adoption de l’état d’exécution des délibérations et recommandations de la 22è session ordinaire et des 3èmes et 4ème sessions extraordinaires du Conseil d’Administration ; la présentation des états comptables et fiscaux de l’exercice 2016 ; la présentation du rapport d’audit des comptes 2016 ; la présentation du document des prévisions 2017 et les questions diverses.

Cette 23ème session ordinaire du CA de l’ANICT s’est tenu à une période où elle procède au renouvellement des mandats des conseils communaux et à la mise en place des autorités intérimaires.

Cependant, le choix d’instituer des collectivités territoriales s’administrant librement, sous le contrôle des représentants de l’État, provient de la volonté déterminée du gouvernement  de réorganiser profondément les pouvoirs publics. Afin de mieux ancrer la démocratie et de lutter contre la pauvreté. Efficacement.

Au titre de l’exercice 2016 à l’ANICT, ce processus a enregistré des progrès incontestables. Toutefois, outre la nécessaire modernisation des pouvoirs publics, centraux, déconcentrés et décentralisés, ces prouesses se heurtent toujours à deux écueils tenaces : le manque de ressources, financières et humaines ainsi que l’insuffisance de la déconcentration des services de l’État.

De performance en performance

Dans cette perspective, le déploiement de la fonction publique des collectivités territoriales se poursuit, afin de renforcer les capacités de ces dernières dans leur gestion quotidienne.

La mise en place des Agences de développement régional (ADR), qui ont pour mission première d’appuyer la maîtrise d’ouvrage des collectivités territoriales, participe de la vision de permettre de réajuster le rôle de l’ANICT, selon une logique de recentrage vers ses missions premières et dans un souci d’efficacité de la structure et de conformité avec la dynamique de régionalisation.

Basée sur la libre administration des collectivités territoriales par les organes élus, la réforme de la décentralisation a été instituée au Mali en 1996 pour plus de représentativité des populations dans la gestion des affaires publiques pour un ancrage harmonieux de la démocratie.

Dans cette dynamique, l’ANICT,  a été au titre de l’exercice 2016 l’organisme gouvernemental chargé de la gestion financière et comptable du Fonds national d’appui aux collectivités territoriales (FNACT) destiné à financer les investissements au niveau des collectivités territoriales, en vue d’impulser le développement local suivant un système de péréquation. Mieux, au titre de l’année 2016 l’ANICT a été par excellence le partenaire financier de  premier plan des collectivités territoriales dans le cadre de la politique nationale de décentralisation. Bien plus, l’ANICT a mobilisé des ressources auprès des partenaires au développement et la réalisation d’investissements locaux à travers le financement et l’appui à la maîtrise d’ouvrage.

Par ailleurs en 2016, l’Agence a reçu et allouer aux collectivités territoriales les subventions destinées à la réalisation de leurs investissements, sous leur maîtrise d’ouvrage. Et comme si cela ne suffisait pas, elle a assuré une péréquation entre les subventions en tenant compte du degré de développement des collectivités territoriales suivant des critères défini par le gouvernement. Ensuite, elle à aider les collectivités territoriales à développer les services de proximité rendus à leurs administré par la réalisation d’équipements. Avant de leur garantir les prêts contractés par les collectivités territoriales pour le financement de leurs investissements.

À l’origine des performances de l’Agence Nationale d’Investissement des Collectivité Territoriale, une méthode faite de rigueur. Mais aussi de pédagogie. Une  stratégie, qui s’est révélée efficace. Très efficace.

Au fil de l’exercice 2016, l’ANICT a, grâce à sa stratégie, transformé en acte concret la feuille de route à elle confiée par le gouvernement. Et cela à travers une gestion rationnelle des ressources.  La suite est connue : l’Agence a atteint et dépassé ses besoins de financement : plus de 15 milliards de francs CFA transférés à temps, de janvier à décembre 2016 aux collectivités territoriales, à travers le Trésor. D’où les félicitations des partenaires à l’endroit du DG de l’ANICT, M. Modibo Cissé et à son équipe pour leurs exploits.

Mais pour les Administrateurs de l’ANICT, le mérite de ces résultats revient, d’abord, au Dg de l’Agence qui, en dépit de la situation dans le pays, a su accordé son violon avec celui des partenaires.

Ensuite, à l’ensemble du personnel qui a pu surmonter les difficultés et a fait une bonne gestion des ressources. Le résultat est là : l’ANICT  a gagné son pari au titre de l’année 2016 par rapport aux prévisions. Ce qui lui permettra d’entamer l’avenir avec sérénité.

Commettant les activités marquant l’année 2016, le Directeur général de l’ANICT, Modibo Cissé, a rappelé qu’elles ont été marquées par la contribution de certains partenaires techniques et financiers (PTF) qui accompagne sa structure. S’y ajoute, la part de l’État qui a fait l’effort au cours de l’exercice écoulé.

Selon lui, en 2016, la plupart des collectivités ont mobilisé leur droit de tirage. Mais il a précisé qu’il reste tout de même quelques régions du Nord, notamment Ménaka et Taoudéni qui sont présentes en 2017. À ce niveau le souhait du DG de l’ANICT est qu’il y ait une grande mobilisation.

Et le DG de rassurer : «Cette année, nous nous habilitons à adopter le budget de 2017 qui se chiffre à un montant de 41 milliards environ de francs CFA et qui a une progression par rapport à 2016 de 59%. C’est très conséquent. Et nous sommes fiers de constater que cette année 2017, l’État a voulu mettre la main à la poche par rapport à 2016. Nous avons eu une contribution d’à peu près 38 milliards de francs CFA. En pourcentage, ça doit faire 65 milliards FCFA. Cet appui marque vraiment la volonté des autorités d’accélérer la démocratisation et d’aller vers une décentralisation accélérée ».

Pour le ministre Ag Erlaf, les programmes en cours de préparation augurent des perspectives heureuses, non seulement, pour la consolidation de l’accompagnement mais aussi de son renforcement, pour faire du volet financier du dispositif national d’appui aux collectivités territoriales, un instrument privilégié d’aménagement du territoire et de réduction de la pauvreté.

Jean Pierre James

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