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Amadou koita défend gaillardement le gouvernement

L’émission debat politique de la radio Kledu avait reçu pour la première fois, Amadou Koita, Ministre de la Jeunesse et de la Construction Citoyenne. Habitué du plateau, mêmes aux heures les plus sombres de la crise et du putsch de 2012, le jeune s’est adonné à un exercice qui l’a révélé aux yeux de tous ceux qui l’ont connu. Les actions menées dans son département, la vie de son parti politique, la situation des immigrés et le sommet Afrique-France. Voilà des sujets auxquels ont touché le grand frère Kassim Traoré et son invité de la nuit.

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Le Président du Parti Socialiste Yeleen Kura, non moins Ministre de la Jeunesse et de la Construction Citoyenne a occupé les 90 minutes d’échanges de l’émission « debat politique » de notre confrère et grand frère Kassim Traoré de la radio Kledu. Après les salutations d’usage, l’animateur a entrainé Monsieur le Ministre dans les coulisses et sur le terrain de son département.

Qu’avez-vous posé comme actes depuis votre nomination il y a presque six (6) mois ?

D’abord, les hommages et la reconnaissance pour celui qui, sans aucune promesse, l’a nommé à la tête de ce Ministère. Amadou Koita a remercié le chef de l’Etat Ibrahim Boubacar Keita pour la confiance qu’il a placée en lui au nom de la jeunesse et du Mali. Même déférence pour le Premier Ministre Modibo Keita, locomotive de tout un gouvernement qu’il a salué également de passage.

Depuis sa nomination, dira-t-il, son département et toutes les structures de jeunes se sont mobilisés pour les vacances citoyennes tenues à Bandiagara(Mopti). C’est un travail engagé par son homologue et ami Mahamane Baby, Ministre de l’emploi et de la Formation professionnelle. Cela a permis à plusieurs jeunes du Mali, des localités différentes, d’élargir leur champ d’amitié à travers le pays.

Egalement, il y a eu le congrès du Conseil National de la Jeunesse, avec l’élection du président sortant Mohamed Salia Touré où il a été le premier Ministre de tutelle à assister à l’ouverture et à la fermeture. Il a au passage salué la mémoire du jeune tombé en commune VI. En 2017, la politique nationale des jeunes sera mise en action pour permettre la prise de charge

La situation des migrants

S’agissant du prétendu accord entre le Mali et l’Union Européenne, Koita soutient évidemment la position gouvernementale, aucun accord n’a été signé : « Je crois que le Ministre des Affaires étrangères, de la coopération internationale et de l’intégration Abdoulaye Diop et celui des Maliens de l’Extérieur Abdrahamane Sylla ont longuement et clairement répondu à cette question »

L’invité de la nuit s’est même étonné de la tournure qu’a prise une telle situation : « Comment peut imaginer, qu’on soit de l’opposition ou de la majorité, qu’un communiqué puisse valoir un accord. Ce n’est même pas un pré-accord. Et ce n’est pas sous IBK qu’un tel accord dit de réadmission. Le Président de la République, après un long parcours politique, âgé de plus de soixante-dix ans, ne cautionnerait jamais un tel engagement. Comment peut-on dire que le gouvernement dirigé par Modibo Keita accepterait un accord pareil qui refoulerait des maliens dont l’apport, selon les experts, dépasse celui des partenaires au développement. »

L’organisation prochaine du sommet Afrique-France

Après 2005, le Mali accueille le monde en 2017. C’est une marque de confiance et de leadership des autorités. En prélude à ce sommet, il y aura un forum des jeunes d’Afrique qui travailleront pendant trois jours et qui feront des résolutions aux chefs d’Etats dans le cadre de l’entrepreneuriat. Ce sera avec l’accompagnement de certaines entreprises françaises.

La question de sa sortie de l’opposition républicaine et démocratique.

Pendant plus de deux ans, le téméraire a servi et animé l’opposition en défendant la République et la Démocratie. Sans vouloir éterniser les explications, le Ministre dira qu’il ne regrette nullement le retrait de son parti de l’opposition encore moins le soutien de son parti à Ibrahim Boubacar Keita au nom du Mali : « il faut que les maliens reconnaissent notre courage et celui de mes militants, dans la vie il faut être courageux. Le jour où nous avons quitté l’opposition, nous avons organisé une conférence de presse pour expliquer aux maliens les raisons de notre retrait. Ce jour j’avais dit que je n’avais aucun remords pour le passé, aucun regret pour le présent et j’ai une confiance inébranlable pour l’avenir. Et mieux vaut mourir incompris que de passer toute sa vie à s’expliquer. Ce choix là nous l’avons fait. Les critiques que nous savons faites à l’époque c’était pour le Mali, c’était pour la consolidation de la démocratie.  Nous avons fait toutes les démarches pour quitter l’opposition sans concertation du chef de l’Etat. Nous n’avons rien demandé, il n’a rien promis. »

Les questions des auditeurs

Comme on pouvait s’imaginer, les auditeurs sont venus avec des attaques personnelles, des contradictions et avec évidemment des appréciations et des encouragements. L’ampleur de la confusion était telle que les auditeurs voulaient la version du Ministre car ses mots comptent encore au Mali. D’abord tout est loin de la faute du Président : « Ce n’est pas sous IBK que le Mali signera un accord de réadmission » « IBK est un homme du peuple et pour le peule »

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