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Alexis Kalambry, vice-président de la maison de la presse : « Il faut qu’on arrête d’être touche à tout »

Dans la mouvance de la semaine nationale de la liberté de la presse, nous avons rencontré le directeur de publication du quotidien « Les Echos » et non moins vice-président de la Maison de la Presse,  Alexis Kalambry. A sa rencontre, ce « modèle » de la presse malienne, nous parle des contours de cet évènement qui tire ses fondements de la célébration de la journée internationale de la liberté de la presse.

maison presse malienne media

Aube d’Afrique : Pourquoi le thème « Journalistes et hommes de médias : Devoirs et Responsabilités en période de crise » ?
Alexis Kalambri, «
Cette année, il y a eu beaucoup de problèmes au Mali qui ont fait appel à l’éthique et à la déontologie professionnelle. C’est pourquoi, nous avons voulu organise toute la  thématique autour de cette problématique pour que les uns et les autres puissent avoir une ligne directive, qu’on puisse se comprendre, sur cet aspect qui est le fondement de notre profession. Nous avons voulu une semaine pédagogique. On va parler de l’histoire de la presse malienne. Cela permet de nous  situer dans le temps. On va également parler  des hommes de médias et de la politique. La plupart de nos manquements  partent de là également.  On va aussi parler de médias et culture. Nous allons progressive et pédagogique analyser le thème sur toutes ses facettes. Nous  avons beaucoup de manquements dus à cet aspect de manque de culture. Nous devons faire en sorte que tout le contour soit maîtrisé ou débattu pour qu’on soit mieux éclairé. ».

Aube d’Afrique : Qui dit droit et de devoir, parle d’éthique  et de déontologie. Qu’en est-il des formations qui font partie de la vocation de la Maison de la Presse pour les journalistes ?
Alexis Kalambri
, « Nous avons un grand programme de formation qui comporte ces facettes. Nous démarchons les écoles de formation pour  faire bénéficier des journalistes des modules de formation. Nous en avons avec l’université de Lille. Nous sommes en train de discuter avec des universités d’ici pour  faire en sorte que des journalistes puissent avoir une formation continue. Au delà, la Maison de la presse a dans son programme des modules. Malheureusement, jusque-là, nous n’avons pas encore eu les financements  promus. Mais c’est une préoccupation ».

Aube d’Afrique : Quels conseils avez-vous à prodiguer à l’endroit de la jeune génération dans l’exercice du métier du journalisme?
Alexis Kalambri,
« Il y a deux choses dans la profession. C’est d’abord accepter de se former parce que pour bien rendre quelque chose, il faut maîtriser soi-même. Il faut que nous continuions notre formation au delà de la formation de base. Il faut que le journaliste soit un homme de culture. Si un journaliste décide alors de parler de culture, il faut tout savoir de la culture. Si vous parlez de sport, il faut savoir du sport. Il faut qu’on arrête d’être touche à tout. Il est mieux et important de préférer un secteur, de s’y consacrer, et travailler pour être le meilleur dans ce secteur-là ».

Aube d’Afrique : Il y a plus que disparaissait notre confrère Birama Touré, il est toujours sans nouvelle à l’heure actuelle. Que peut-on retenir de cette tragédie?
Alexis Kalambri,
« Ça fait peur et ça préoccupe la maison de la presse. Nous ne cessons d’interpeller et de rencontrer les autorités pour qu’elles nous exactement ce qu’elles savent sur cette affaire. Malheureusement à ce jour, les autorités sont incapables de savoir où est notre confrère. On ne sait pas ce qui se passe. Nous ne manquons jamais d’occasion pour soulever le débat et pour interpeller les autorités. Ça reste un arrêt au travers de la gorge des autorités, de la maison de la presse, et de toute la corporation ».

Propos recueillis par Rémy Théra

 

Source: Aube d’Afrique

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