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Alerte : La mort de l’école publique, une réalité qui saute aux yeux

Une grande inquiétude plane sur le devenir des écoles publiques en Commune II de Bamako et un doigt accusateur est pointé sur les départements en charge.

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Derrière les murs de la presque totalité des écoles publiques, les enfants vivent le calvaire sans mot dire. Matin et soir ils s’en vont et reviennent en gardant le silence. Les coordinateurs des groupes scolaires ne savent plus à quel saint se vouer. C’est une démission totale à plusieurs niveaux. A trois mois de la fin de l’année scolaire, l’inquiétude bat son plein sur les écoles publiques de l’enseignement fondamental situées en Commune II.

En effet, il n’existe pratiquement pas de groupe scolaire où l’effectif des enseignants est au grand complet. D’un groupe scolaire à l’autre, d’un quartier à l’autre, l’effectif est excessif et les tables bancs sont insuffisantes. Partout c’est la même pagaille : du Groupe scolaire de Missira, à celui portant le nom Mamadou Diarra n°2 de Medina-Coura, en passant par Bozola, Quinzambougou, l’Ecole fondamentale de l’Opam, le Groupe scolaire Nelson Mandela de l’Hippodrome jusqu’à celui situé à l’Hippodrome-Extension, le scénario est identique.

L’avenir des enfants est grandement menacé déjà à leur bas âge. Une petite promenade dans l’enceinte des établissements permet de constater que les latrines sont pleines. Dans ces conditions d’études exécrables comment peut-on s’attendre à un meilleur résultat d’autant plus que les élèves ne sont pas dans le minimum de condition pour apprendre ?

Et pourtant, les CGS (Comité de gestion scolaire) sont présents entre les murs des écoles. Hormis la récupération des sommes afférentes à la coopérative dont la moitié sert à la direction, on est en droit de se demander où va l’argent ? Au-delà, la municipalité leur alloue un budget pour faire face aux éventuels problèmes émanant de la sphère des écoles.

Les responsabilités dans ce dysfonctionnement doublé de dérapage sont partagées et défraient la chronique. D’une part le ministère de l’Education nationale est fautif dans son incapacité à offrir à l’école publique les encadreurs. La municipalité doit faire preuve de rigueur en ayant un regard sur la gestion des sommes d’argent engrangées par le CGS au seul bénéfice du bon fonctionnement de l’école publique.

Le plus inquiétant, c’est le silence des parents d’élèves et des autorités coutumières les donneurs de leçons. Sur ce coup qu’est-ce qui les empêche de pénétrer dans les cours des établissements scolaires pour faire le constat. Au vu et au su de tous, chaque groupe scolaire dispose de son palais des chômeurs, cet endroit où aux heures de cours les élèves n’hésitent point à aller palabrer et tuer le temps en grillant une cigarette. Medina-Coura et Missira battent le record en la matière. Mieux vaut tard que jamais…

D. Kéita

 

Source: La Sirène

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