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Aide aux victimes du terrorisme: la France veut s’inspirer d’autres pays

La première conférence internationale pour l’aide aux victimes du terrorisme s’est tenue lundi 9 janvier au siège de l’Unesco, à Paris.

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La date est symbolique, deux ans après les attentats de Charlie et de l’Hyper Cacher. Cinq cents participants du monde entier sont venus confronter les différents modèles d’accompagnement des survivants d’attaques terroristes ou des familles de victimes. En deux ans, près de 240 personnes ont péri lors d’attaques terroristes en France. L’hexagone doit d’urgence mettre en place un système d’accompagnement.

Deux cent deux, c’est le nombre de victimes recensées pour les attentats de janvier 2015 en France. Aux 17 personnes décédées s’ajoutent les blessés, les otages, les familles des victimes. Le montant global de leur indemnisation n’est pas encore fixé. Il faudra ensuite les accompagner.

Pour cela, Juliette Méadel, secrétaire d’Etat pour l’Aide aux victimes, souhaite s’inspirer du modèle espagnol. « En Espagne est mis en place avec des entreprises des quotas qui permettent de réserver un quota d’emplois pour les victimes. C’est garanti par la loi et ça favorise leur insertion et le retour sur le marché du travail. Le secrétariat pour l’Aide aux victimes en France pourrait le faire également », estime-t-elle.

Le retour à l’indépendance dans la vie de tous les jours, c’est ce que doivent soutenir les gouvernements, selon Levent Altan, vice-président de l’association Victim Support Europe. « L’aide aux victimes doit se penser sur le long terme. A Boston, après l’attentat du marathon, des architectes et des constructeurs ont aménagé gratuitement les maisons et les lieux de travail des victimes qui se sont retrouvées en fauteuil roulant. Leur action a été soutenue financièrement par le gouvernement. La réhabilitation, c’est au travail mais aussi à la maison, l’un ne va pas sans l’autre », souligne-t-il.

En France, le Fonds de garantie des victimes d’actes de terrorisme dispose d’environ 1,5 milliard d’euros. Avant 2015, il dépensait moins de 10 millions par an en indemnisations.

Source: Rfi

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