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Agence nationale de la météorologie (MALI-MÉTÉO): le plan, stratégique de développement 2018-2027 validé

La salle de conférence « Moussa MAIGA » de l’Agence nationale de l’aviation civile (ANAC) a été le cadre de l’atelier national de validation du plan stratégique de développement 2018-2027 et plan d’action quinquennal 2018-2022 de l’Agence nationale de la météorologie (MALI-MÉTÉO). Ce plan vise à permettre à l’agence MALI-MÉTÉO de mener à bien les missions à elle confiées par les autorités.

 Baber GANO ministre Transports paul folmsbee Ambassadeur etats Unis Djibrilla MAIGA Directeur general Agence MALI METEO conference

Vouloir se projeter dans le futur, c’est jeter d’abord un regard rétrospectif sur le passé. C’est fort de cet adage que l’Agence nationale de la météorologie (MALI-MÉTÉO) a voulu se fixer un cap et se tracer un tableau de bord pour les 10 prochaines années, à travers un plan stratégique de développement 2018-2027 et plan d’action quinquennal 2018-2022 qui a été soumis, hier mardi, à la validation des partenaires ainsi que des acteurs public et privé.
L’ouverture des travaux de la rencontre était placée sous la présidence du ministre des Transports, Baber GANO, en présence de l’Ambassadeur des États-Unis au Mali et du Directeur général de l’Agence MALI-MÉTÉO, Djibrilla A. MAIGA.
Cet atelier est l’aboutissement du long processus d’élaboration des dits documents stratégiques en vue, d’une part, de limiter les répercussions négatives des phénomènes météorologiques et climatiques extrêmes sur les populations et, d’autre part, de satisfaire les besoins des usagers en matière d’informations météorologiques.
En tout cas, il ne fait aucun doute que notre pays, à l’instar des autres pays du sahel, connaît ces dernières décennies des phénomènes météorologiques extrêmes qui, à cause de leur grande sévérité, impactent profondément les activités socioéconomiques vitales telles que l’agriculture, la santé, les transports, l’énergie, l’habitat, la maîtrise des ressources en eau, la gestion des catastrophes naturelles, le maintien des infrastructures.
Face à la fréquence et à l’intensité des phénomènes météorologiques et climatiques extrêmes, les usagers et les décideurs ont besoin d’informations météorologiques d’une grande fiabilité pouvant leur permettre d’élaborer des stratégies d’adaptation et les plans d’action conséquents en vue de mettre en œuvre des politiques adéquates de développement durable.
De la révélation du ministre des Transports, cette quête d’informations de qualité ne cesse d’accroitre face aux effets combinés de la variabilité du climat et des changements climatiques. D’où, a-t-il prévenu, le risque d’apparition de nouveaux prestataires de services dans le domaine de la météorologie et par conséquent une forte compétition dans l’accès aux financements auprès des partenaires techniques.
Voilà pourquoi les services météorologiques se trouvent confrontés à de nombreux défis pour faire bénéficier à tous les acteurs une assistance adaptée aux enjeux de leurs activités respectives.
Pour faire face à ces défis, l’organisation météorologique mondiale accompagne ses pays membres dans le processus d’élaboration de leurs plans stratégies nationaux devant prendre en compte les Objectifs du développement durable (ODD). Ces plans, a justifié le ministre GANO, devraient être alignés sur le plan stratégique et opérationnel de l’organisation météorologique mondiale, ainsi que sur la stratégie africaine intégrée sur la météorologie en vue de mutualiser les ressources et tirer un meilleur profit des progrès de la science et de la technique pour le développement socioéconomique du pays.
Par ces plans stratégiques de développement 2018-2027 et d’action quinquennal 2018-2022, qui s’adossent au Cadre stratégique pour la relance économique et le développement durable (CREDD), l’Agence nationale de la météorologie (MALI-MÉTÉO) devrait à terme être un service de référence reconnu comme leader en matière de météorologie à l’horizon 2027, en mettant en place un mécanisme qui assure la mise en œuvre de sa stratégie de développement, à travers la mobilisation de ressources adéquates. D’où, cet optimisme ambiant du ministre de tutelle qui se dit convaincu que la mise en œuvre de ce plan stratégique va contribuer à une plus grande protection des personnes et de leurs biens ; une connaissance économique plus soutenue, plus résiliente face aux changements climatiques.
Auparavant, l’Ambassadeur des États-Unis a mis un accent particulier sur la nécessaire adaptation des populations au climat. Aussi, a-t-il insisté sur les prédictions qui mettent en évidence une augmentation des températures d’ici à la fin du 21e siècle, une incertitude autour de l’évolution de la pluviométrie et une augmentation de la prévalence des événements climatiques extrêmes tels que les sécheresses, les inondations, les vents forts…
Autant donc de facteurs qui nécessitent, selon le diplomate américain, le renforcement des capacités des organisations étatiques et du secteur privé à pouvoir évaluer et traiter les questions relatives aux changements climatiques.

Par Mohamed. DIAWARA

 

Source: info-matin

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