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Affrontements meurtriers entre arabes et touareg à Bordj Badji Mokhtar / Que se passe-t-il à la frontière Algero-malienne ?

La ville frontalière de Bordj Badji Mokhtar est en proie à une violence inouïe, depuis le mardi 13 juillet 2013, entre les arabes et les Touaregs. Le MNLA dénonce la partialité de l’Algérie en l’accusant d’être à la base de violences survenues entre les « populations réfugiées » à Bordj. Il reproche à Alger de vouloir saboter l’accord préliminaire signé à Ouaga. Mais les autorités algériens démentent et parlent d’un conflit entre algériens.police algerie

L’information est de notre confrère El watan. Des combats au sabre, des magasins brulés et des pillages, des affrontements très violents entre deux tribus à Nordj Badji Mokhtar durent depuis Mardi soir. De sources sécuritaires, ces affrontements violents ont fait au moins 6 morts et 50 blessés, dont 4 dans un état grave. Les populations de Bordj et leurs proches vivants au Mali évaluent les pertes en vies humaines à plus d’une vingtaine. Selon El watan, les membres de deux tribus (la tribu targuie Idnan et la tribu arabe des Barabiches) se sont affrontés en utilisant notamment des sabres. Et les violences auraient éclaté après la découverte du corps sans vie d’un jeune Targui, qui portait des traces de coups. « Des jeunes appartenant à la tribu Idnan ont commencé par couper une route avant que la situation ne se détériore.

Les affrontements ont duré plus de 8 heures. L’incident aurait surtout pour cause un litige d’ordre commercial, mais certaines sources pointent du doigt un autre mobile : leurs divergences concernant les événements du Nord-Mali, où chacune des deux entités a des prolongations humaines et commerciales. Selon un membre de l’APW d’Adrar, natif de Bordj Badji Mokhtar, Bachou Elbekay, les habitants «arabes» étaient opposés à l’ouverture d’un magasin dans leur quartier par le jeune Targui retrouvé mort mardi» poursuit le journal.

Le Mouvement National pour L’Azawad(MNLA) croit savoir que ces violences entrent dans un schéma de sabotage des accords de Ouagadougou par l’Algérie. «Ce sont des populations de réfugiés qui s’affrontent et les autorités algériennes laissent faire volontairement, elles auraient mêmes soutenu la communauté arabe», assure Mohamed Ousmane Ag Mohomedine, qui reproche à Alger de vouloir saboter les accords de Ouagadougou.

Les autorités algériennes boutent en touche cette accusation. Ils parlent d’un conflit entre algériens. «Il ne s’agit pas d’un problème politique en lien avec le MNLA, c’est un conflit qu’il y a eu entre Algériens seulement » explique le secrétaire général de la wilaya d’Adrar.

Quant aux habitants de la région, ils soutiennent mordicus que les forces de sécurité algériennes n’ont pas joué leurs rôles: «Quand les Touareg sont allés demander de l’aide à la gendarmerie avant-hier, les Algériens ont répondu d’aller demander à la France et au Burkina Faso.» Les affrontements ont continué encore le vendredi 16 août entre les deux communautés. Et le MNLA serait entré dans le conflit.

Les populations de Bordj demandent la démission des autorités de la ville. Selon nos confrères de la RFI, l’intervention des forces de sécurité suscite les critiques  des experts de la zone. En effet, les forces spéciales algériennes ont été envoyées d’Alger, alors que depuis le début de la crise malienne, des unités d’élites sont postées à proximité des villes comme celle de Bordj Badji Mokhtar, et qu’elles possèdent des avions de chasse et des hélicoptères.

Madiassa Kaba Diakité

SourceLerepublicainmali

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