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Accusé d’abus de confiance aggravé, faux et usage de faux Me Mountaga Tall démonte les contre vérités de Babani et de ses soutiens

Monsieur le Directeur, dans votre parution N° 171 du lundi 15 octobre 2012, vous avez, à votre Une titré sur 6 colonnes «Accusé d’abus de confiance aggravé, Faux et usage de faux: une plainte déposée contre Maître Mountaga Tall». Au moment où j’écris ce droit de réponse, je n’ai pas encore connaissance de la plainte dont vous faîtes état ce qui me contraint à m’en tenir aux seuls éléments contenus dans votre article. Monsieur le Directeur, dans la chute de votre article vous avez écrit « Me Tall aura à se défendre de toute son énergie car il y va de son honneur et de sa réputation ».

Me Mountaga Tall

L’honneur et la réputation d’un homme doivent lui importer plus que sa fortune ou son rang social ou politique. C’est pourquoi je pense, qu’aussi bien au plan humain que déontologique, que vous auriez dû m’approcher pour connaître la vérité avant qu’un journal aussi respectable que le vôtre  livre à vos lecteurs tout aussi respectables une histoire aussi rocambolesque.

Ne voulant rentrer dans aucune polémique, je vous prie de reproduire in extenso ma plainte contre Babani qui date du 13 septembre 2012 dans laquelle je demande au juge des choses très simples :

1-     Babani et son fils Fily Sissoko sont-ils ou non les signataires des documents signés au moment des retraits des fonds ?

2-     Maître Tall a-t-il effectivement payés tous les créanciers désignés par Babani ?

3-     Babani a-t-il revendu à plusieurs autres personnes des terrains préalablement vendus à Me Tall. Si oui quelle est la valeur de ces terrains ?

4-     Les honoraires de Maitre Tall étaient- ils  justes et mérités ?

Cette plainte adressée au juge de la Commune II ou réside Babani est ainsi libellée :

«  – Courant 2004, le sieur Foutanga Sissoko dit Babani a constitué Maître Mountaga Tall aux fins de conseils, de défense et de représentation en justice ;

– Dans le cadre de cette collaboration, Foutanga Sissoko confia au Cabinet Tallex une vingtaine de dossiers de différente nature dont ceux l’opposant au Ministère Public français pour blanchiment de plus de 150.000.000 de dollars ou encore à l’opérateur économique Boubacar Djigué qui avait déjà obtenu contre lui, sur la base d’actes notariés et de décisions judicaires définitive l’adjudication de sa résidence à Bamako ;

– A la suite de longues négociations entre parties et conseils (Maitre Mountaga Tall et Maître Mamadou Moustapha Sow), le principe du règlement amiable de cette affaire a été arrêté sur la base du remboursement de toutes les sommes résultant des décisions de justice majorées de tous les frais exposés (Huissiers, débours, Frais de mutation…) soit au total 257.203.410  FCFA (Pièces 1, 2 et 3);

– Foutanga Sissoko ne disposant pas de cette somme et par ailleurs harcelé de toutes parts par d’autres créanciers, il a été convenu de vendre l’Hôtel Marietou Palace et de désintéresser les différents créanciers dont Monsieur Djigué ;

– Me Mountaga Tall a défendu les intérêts de Foutanga Sissoko pour cette opération à l’issue de laquelle la somme de sept cent millions de Francs (FCFA 700.000.000) a été mise à sa disposition pour désintéresser divers créanciers (Pièce N° 4); Mais avant, c’était la somme de 540.000.000 FCFA qui avait été retenue (Pièce N° 5);

–  Tous les créanciers indiqués par Foutanga Sissoko  ont été désintéressés (Pièce N° 6) sauf Boubacar Djigué qui  nonobstant les accords écrits, refusa les sommes offertes par lettre du 16 Février 2007 ; réclamant la somme de un milliard (1.000.000.000 CFA) aux lieu et place des257.203.410  FCFA au motif que Monsieur Sissoko aurait vendu son hôtel à un bon prix ;

– Le Cabinet Tallex n’a pu bien évidemment s’exécuter pour un tel montant pour lequel il n’avait ni mandat, ni moyens mis à sa disposition ;

– Foutanga Sissoko, qui restait propriétaire des fonds déposés au niveau de Maire Mountaga Tall se mit à faire des ponctions répétées sur les 257.000.000 FCA initialement destinés à Boubacar Djigué (Pièce N° 7);

– Constatant le prochain épuisement des fonds Foutanga Sissoko accepta le principe d’une compensation avec Me Mountaga Tall sur la valeur actualisée de 6 terrains qu’il lui avait vendu avant de revendre chacun des terrains à plusieurs autres personnes (Pièce N° 8) ;

– Menacé d’expulsion par Boubacar Djigué et toujours poursuivi par de nombreux créanciers Foutanga Sissoko cherche à s’abriter derrière Mountaga Tall et conteste la réalité des prélèvements qu’il a effectués, des compensations effectuées et des honoraires payés ;

– Le requérant estime dès lors qu’il convient de saisir la justice aux fins de procéder à une reddition des comptes entre les parties.

EN DROIT

 L’exposant requiert qu’il vous plaise, conformément aux dispositions de l’article 741 et suivants du Titre XVI du Code de Procédure Civile, Commerciale et Sociale de :

1°- designer tels experts il vous plaira aux de :

–          Procéder à une expertise graphologique pour déterminer si les signatures apposées au bas des supports des prélèvements sont bien celles de Foutanga Sissoko dit Babani et de son fils Fily Sissoko ;

–          Déterminer la disponibilité des terrains vendus par Foutanga Sissoko à Me Mountaga Tall et dans la négative de déterminer la valeur commerciale actuelles desdits terrains ;

2°- Demander à Monsieur le Bâtonnier de bien vouloir arbitrer le montant des honoraires que devrait réclamer Mountaga Tall à Foutanga Sissoko pour une vingtaine de dossiers incluant la vente de l’Hôtel Marietou Palace à 3.000.000.000 FCFA et la collaboration avec des avocats français pour le dossier de blanchiment d’argent de plus 100.000.000.000 (cent milliards) de FCFA.

3° Sur la base des avis d’experts de déterminer les sommes que se devraient éventuellement Mountaga Tall et Foutanga Sissoko.

Sous toutes réserves

Bamako, le 31 juillet 2012

Le Requis                                                                          Le Conseil                                                         L’Huissier

 

BORDERAU d’envoi des pièces

Attributions

Pièce 1 : Lettre du 23 Février 2006 de Maître M.M SOW acceptant le règlement amiable proposé par le Conseil de Foutanga Sissoko
Pièce 2 : Lettre du 16 Février 2007 de Me Mountaga TALL offrant 257.203.410  FCFA  à Boubacar Djigué pour mettre un terme définitif au litige.
Pièce 3 : Lettre du 19 février 2007 de Me M.M. SOW refusant l’offre de règlement faite par Me Mountaga Tall
Pièce 4 : Attestation de paiement de 700.000.000 CFA à Maître Mountaga TALL ;
Pièce 5 : Attestation de paiement de 540.000.000 CFA à Maître Mountaga TALL ;
Pièce 6 : Pièces justificatives de règlement des créanciers de Foutanga Sissoko par Me Mountaga TALL ;
Pièce 7 : Retraits successifs de Foutanga Sissoko et son fils Fily Sissoko ;
Pièce 8 : Acte portant vente de terrain de Foutanga Sissoko à Me Mountaga TALL
Pièce 9 : Acte portant rétrocession de 2 lots 0 Foutanga Sissoko pour 20.000.000 FCFA le lot immédiatement revendus à 40.000.000FCFA.

 

Fin de citation.

L’affaire a été appelée à l’audience du 03 octobre 2012. Ni Babani, ni son Conseil ne se s’étant présenté, elle a été mise en délibéré et le jugement sera rendu le 31 octobre 2012.

Mais en attendant (puisque je ne compte plus intervenir plus sur ce dossier sauf circonstances exceptionnelles) je vous explique trois points que vous évoquez en particulier :

1-      Je n’avais rien à régler à EDM mais à Monsieur Berthé sur demande expresse de Babani. A ma connaissance ce règlement, comme aucun autre n’est pas contesté.

2-     Il aurait été grave que je produise un justificatif inferieur aux sommes payées à C.S. Cissé. Par exemple si pour 30.000.000 FCFA à payer j’avais produit un justificatif de 50.000.000 F. L’inverse, comme c’est le cas suppose que Babani me doit encore de l’argent.

3-     Le problème de la voiture est réglé par la réponse à la sommation d’huissier faite par le vendeur qui avait été entrepris par certains envoyés de Babani pour dire des contre-vérités.

Demandez cette sommation et vous serez édifiés.

Je voudrais pour terminer vous remercier pour l’occasion que vous m’avez donnée de faire la lumière sur ce dossier qui faisait l’objet de rumeurs et d’intoxications à des niveaux parfois insoupçonnés et à ceux, avocats ou /et hommes politiques qui croient être cachés derrière ce complot je dis comme l’artiste: «Là où tu crois que tu es caché, c’est là où je dors». Et faites attention au retour de manivelle !

En vous en remerciant par avance, je vous prie d’accepter, Monsieur le Directeur, l’expression de mes sentiments distingués.

 Me Mountaga TALL

Avocat à la Cour

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