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ACCUSATION DE MOUSSA MARA POUR LES EVENEMENTS DE KIDAL EN 2014 : Les Prolongations se jouent !

La résolution finale de l’Assemblée Nationale du Mali sur le cas Mara concernant les évènements du 17 et 21 mai 2014 survenus à Kidal a invité le Gouvernement à ouvrir une enquête judiciaire pour clairement situer les responsabilités dans ce dossier. Elle a été votée par 90 voix pour sur les 147 députés.

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Moussa Mara n’est pas le Président de la République, il est le Premier Ministre d’un Président de la République au nom d’IBK. Lorsqu’il a avancé l’idée, au cours de sa déclaration de Politique Générale, l’hémicycle l’a applaudi, marquant ainsi son accord.

Parce qu’il a montré ses intentions pour 2018, alors il faut l’accabler. Mais le peuple n’est plus dupe pour se laisser influencer par un montage politique dont le but est de salir un homme d’Etat. Celui-là même qui a eu déjà l’appui du Haut Conseil Islamique du Mali (HCIM) et certainement des Ançars.

Rappelons que Moussa MARA, Premier Ministre à l’époque des faits s’était rendu à Kidal le 17 Mai 2014 pour évaluer les conditions de travail de ces agents que sont les Préfets, sous-préfets et même le Gouverneur de Kidal ; le Colonel major d’Aviation Adama KAMISSOKO.

Les Groupes armés, qui ne voulait pas de cette visite, ont menacé de ne pas le laisser mettre le pied à Kidal parce que les négociations entre l’Etat Central et les Groupes armés piétinaient. Et pourquoi ?

Parce que le Président I.B.K qui devait entamer les négociations avec les groupes rebelles, deux mois après son investiture à la Présidence du pays comme promis, a martelé à qui veut l’entendre qu’il ne va pas négocier avec des hommes en armes, que le préalable serait qu’ils déposent les armes et qu’ils renoncent   à l’autonomie et au fédéralisme.

Et cela en dépit de la position tranchée d’un groupe d’experts des Nations-Unies en visite au Mali en Novembre 2013 sur la question du désarmement des groupes rebelles. Selon ce groupe d’experts, le désarmement ne pouvait pas être un préalable mais un résultat. Mais plutôt   tenir compte du résultat des négociations qui devaient se poursuivre conformément aux   Accords de Ouaga qui ont permis les élections présidentielles et législatives à Kidal et partout au Mali.

MARA venu à la Primature après le départ mouvementé d’Oumar Tatam LY à précipiter les choses. Au cours de sa déclaration de politique générale, il a déclaré qu’il se rendrait   à Kidal. Effectivement le   17 Mai 2014 Mara s’est rendu dans la ville. Il n’a pas pris au sérieux les conseils de prudence des forces internationales cela est vrai. Le   résultat de la visite a été catastrophique plusieurs actes criminels et de sabotages ont été perpétrés.

La visite s’est déroulée dans un contexte sécuritaire difficile pendant et après une réunion de courte durée sous les feux nourris des rebelles au Gouvernorat de Kidal, et l’impossibilité de la délégation de s’envoler, une fois la nuit tombée. La tragédie de la visite a été l’assassinat de sang froid   de 6 de nos administrateurs. La Délégation a été obligée de passer la nuit dans des chaises, la peur au ventre.

Le Ministre de la Défense prudent a inventé une maladie, afin de ne pas faire partie du voyage périlleux. Il a regagné Bamako à bord d’un avion de la MINUSMA le même jour.

Les autres Ministres : Feu le Général Sada SAMAKE, Ousmane SY ont accompagné MARA pour être témoins de cet évènement. En octobre 2013 des Ministre de la République qui se sont rendus dans la ville rebelle   ont vu leurs véhicules caillassés par des jets de pierre par une population hostile et révoltée.

Le premier Ministre MARA de retour a été reçu immédiatement par le Président I.B.K à son domicile. Au cours de cette audience, le Président ne s’est pas contenté de désapprouver et condamné l’attitude des Groupes rebelles, il a promis que les morts de ce 17 mai 2014 seront vengés, sans dire comment allait se faire cette vengeance.

Tous les maliens, à commencer par le Président de la République ont approuvé la décision de Moussa MARA de se rendre à Kidal.

Tous les maliens ont applaudi lorsque le Premier Ministre a foulé le sol malien de Kidal. Par cet acte, il a rendu au peuple malien toute sa fierté. A son retour le fils de Joseph Mara a reçu un accueil triomphal. De l’Aéroport de Senou jusqu’à la résidence d’I.B.K à Sébénikoro il a été acclamé par une foule en liesse. IBK s’est adressé au héros du jour en ces termes : ‟Mon petit, tu es digne de moi

Le lendemain matin le président a tenu un discours pour informer le peuple que 1 500 militaires étaient en partance pour Kidal et qu’ils y resteront.

MARA, dans une interview accordée à la chaine publique l’ORTM, a indiqué que les agissements des groupes rebelles constituent une déclaration de guerre.

Le terme déclaration de guerre prononcé par Moussa MARA a été dit et réduit par I.B.K comme pour dire que je suis de ton avis.

Ni I.B.K, ni l’Assemblée Nationale n’ont fait preuve de sagesse pour convaincre Moussa MARA de renoncer à ce projet. Pour beaucoup Mara a commis cette maladresse par pure calcul politique.

Trois jours après cette visite, l’Armée lance une offensive contre les rebelles qui occupaient une partie de la ville de Kidal pour respecter la déclaration de guerre à la suite de la visite du premier Ministre Mara à Kidal le 21 Mai 2014. Les FAMA ont attaqué de bonne heure les Groupes armés Touaregs qui ont dû battre en retraite au bout de deux heures de combat dans la ville.

La nouvelle portée à la connaissance du président de la République qui présidait le Conseil des Ministres a suscité une atmosphère de liesse dans la salle. Tous les Ministres faisaient le Vent de la victoire au Président I.B.K et à son premier Ministre Moussa MARA.

Pendant au moins deux heures, du simple planton aux autres membres du cabinet tous en liesse ont trouvé que la bataille ainsi engagée était la meilleure solution pour récupérer Kidal et venger les morts.

Mais coup de théâtre des hommes en armes ont surgi de partout et ont pris l’armée en tenaille. Au cours des combats le bras droit de Gamou Fayçal Ag Kiba a trouvé la mort. Mais selon des témoins   des éléments de l’Armée Française enturbannés étaient entrés en action contre les FAMA pour les chasser de la ville. A 14 heures les FAMAS ont abandonné la ville   avec un impressionnant équipement que la CMA a brandi comme trophée de guerre.

Cette défaite rappelle   la bataille de Tondibi le 12 Avril 1591 qui a opposé 3 000 renégats commandés par le pacha Djouder   aux forces SONGHOÏ sous les ordres Ishaq II. Le bruit et les ravages causés par les armes à feu ont mis en déroute les 30 000 à 40 000 guerriers Songhoï. Cette défaite a été un sauve-qui-peut.

Une première dans l’histoire de l’armée malienne avec à sa tête le Général Didier DAKO-Le Président Français Hollande avait pourtant prévenu qu’il ne laisserait pas les FAMAS prendre Kidal par les armes.

Peut-être que le Président I.B.K ne croyait pas à cela, vu ses amitiés de longues dates avec Hollande. Mais, il ne faut pas oublier aussi que le Général De gaulle pendant son règne à la tête de la France avait dit que la France n’a pas d’amis mais des intérêts à défendre. La honte des maliens était à son comble. Les replis tactiques, stratégiques, la maladresse de certains chefs militaires ont fini par ternir l’image d’une armée qui n’a jamais été vaincue.

Le cessez-le-feu a été dur à obtenir. Il a fallu que le président Abdel Aziz en tant que président de l’UA fasse le déplacement de Kidal afin que les groupes armés taisent les armes. Aucun élément de l’armée n’était plus à Kidal. Ceux de Tessalit ont été désarmés et sont sortis de la ville sous bonne escorte de la MINUSMA.

Mara ne peut donc pas être tenu pour responsable de cette débâcle.

La suite de cette débâcle est connue. Le Président de par sa position veut en profiter pour abattre un futur adversaire.

C’est parce que le Président de la République ne peut durant son mandat et devant aucune juridiction ou autorité administrative malienne, être requis de témoigner non plus que faire l’objet d’une action, d’un acte d’information, d’instruction ou de poursuite qu’il veut faire endosser la responsabilité de la perte de Kidal du giron malien par son Premier ministre Moussa Mara. Ce dernier voulait tout juste réaliser le vœu de son patron de chef d’Etat, de celui de l’Assemblée Nationale du Mali et du peuple malien.

On peut ne pas être un musulman, mais garder pourtant sa dignité et son honneur Chef ! Ce harcèlement contre un de vos serviteurs à un tel niveau de responsabilité ne vous grandit aucunement. Les conclusions du rapport de la commission ad hoc concernant les accusations contre ATT, devraient vous amener à garder la raison et non vouloir combattre un serviteur qui vous a permis d’être encore à l’Assemblée Nationale de 2007 à 2013, pour ses intentions politiques.

Badou S. KOBA

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