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Accord: opposition au sud comme au nord

En plus des ex-rebelles de Kidal, le régime du Président Ibrahim Boubacar KEITA est buté à un autre obstacle, pas des moindres, l’opposition dite démocratique et républicaine renforcée par des organisations de la société civile au sein de la Plateforme ‘’An Te A Bana’’, dans la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale issu du processus d’Alger. Pour la paix dans un Mali Un et indivisible, l’accord pour la paix s’impose aujourd’hui à tous les Maliens.

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Les ex-rebelles du nord ne sont plus les seuls obstacles à la paix dans notre pays. L’opposition dite démocratique et républicaine et son Mouvement politique ‘’Touche pas à ma constitution’’, à travers leur activisme contre toute idée de révision de la Constitution, constituent aussi des entraves à la mise en œuvre de l’Accord pour la paix. En refusant toute idée de réforme de la Constitution en vue de l’adapter au contexte actuel du pays, cette opposition constitue aujourd’hui un véritable blocage du processus de paix en cours. En effet, il est connu de tous les Maliens qui ont suivi l’évolution du pays depuis 2012 que le Mali, pour la paix dans sa partie septentrionale, a signé un accord avec les rebelles indépendantistes, qui s’étaient alliés avec des djihadistes de divers horizons, un accord intitulé ‘‘Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger arraché à la suite de huit mois de rudes négociations sous l’égide de la communauté internationale. Cet accord stipule dans son Chapitre 3 : Cadre institutionnel et réorganisation territoriale

Article 6 : Au niveau national :‘’ réactiver et diligenter le processus de mise en place de la deuxième chambre du Parlement sous la dénomination de Sénat, de Conseil de la Nation ou de toute autre appellation valorisante de sa nature et de son rôle, et en faire une institution dont les missions et la composition favorisant la promotion des objectifs du présent Accord’’.
C’est pour la mise en œuvre de cette disposition que le Président de la République, Ibrahim Boubacar KEITA a initié un projet de révision constitutionnelle qui, après avoir passé l’étape du vote des députés de l’Assemblée nationale, se butte à un refus catégorique de l’opposition qui a réussi à se coaliser avec tous les mécontents du régime et autres détracteurs du Président IBK.
Malgré l’arrêt de la Cour constitutionnelle du 4 juillet non susceptible de recours, l’opposition continue de clamer le retrait pur et simple du texte portant révision de la loi fondamentale du 25 février 1992. Le seul objectif de cette contestation est de réussir à bloquer le président dans son élan de construction de la paix. Pour y arriver, tous les moyens sont utilisés : marches ; meetings ; mensonges sur des sujets sensibles, dont l’homosexualité, pour divertir et mener ce brave peuple en bateau. Dans cette logique, pire que les ex-rebelles de Kidal, les partisans du non cherchent à plonger le pays dans le chaos pour leurs intérêts égoïstes et mesquins. Parce qu’empêcher le Mali d’honorer ses engagements pris dans l’Accord pour la paix, c’est encourager les autres parties à ne pas respecter leur part d’engagement. Toute chose pouvant conduire le pays à une destination que personne ne peut présager.
En tout cas, bloquer le projet de loi constitutionnelle aujourd’hui contesté par l’opposition dans le cadre de la prise en compte de certaines préoccupations de l’Accord pour la paix, dont le Sénat, revient à bloquer la mise en œuvre de l’Accord pour la paix que le Gouvernement et les autres parties signataires se sont engagés à appliquer en intégralité.
Que les ex-rebelles entravent la paix, à travers des violations de cessez-le-feu, comportements peu orthodoxes, cela peut se comprendre, mais que des hommes politiques se mettent à s’opposer à la mise en œuvre d’un engagement pris par le pays relève de l’irresponsabilité.

Par Sidi DAO

 

Source: info-matin

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