Absence de l’armee malienne à Kidal : Le Biprem-Fasoko dénonce l’attitude de la France

Le Bloc d’intervention populaire et pacifique pour la réunification entière du Mali (Biprem-Fasoko) accuse la France d’empêcher l’armée malienne d’aller à Kidal. Il dira aussi que la tenue des élections en juillet 2013 est impossible. C’était au cours de la conférence de presse que son président, Lassine Diwara, et son secrétaire à l’information, Alou Badra Diarra, ont animé, le 26 février 2013, à la Maison de la presse,

Malgré les félicitations de la France par les Maliens pour son action dans la libération de Tombouctou et de Gao, nombreux sont ceux qui voient d’un mauvais œil la présence de l’armée française sans celle du Mali à Kidal. Ne supportant plus le silence et les discours contradictoires de nos autorités sur cette question, le Biprem est monté au créneau pour dénoncer cette attitude de nos amis français. «Ce n’est pas le Mnla (Mouvement national de libération de l’Azawad) qui empêche l’armée malienne d’aller à Kidal, mais plutôt la France. Nous tenons les Présidents Hollande et Traore pour seuls responsables de l’occupation actuelle de Kidal par le Mnla», a laissé entendre le secrétaire à l’information du Biprem, Alou Badra Diarra. Pour lui, on ne saurait parler de restauration de l’intégrité territoriale du Mali sans la région de Kidal
Dans son analyse, le Biprem refuse que l’absence de l’armée malienne soit justifiée par le sauvetage des otages français. Traquer leurs ravisseurs jusque dans leur sanctuaire et continuer de bombarder n’est pas la meilleure manière de les retrouver vivants.  S’il s’agit des exactions, c’est le Mnla qui est en train de les commettre sur les Arabes de Kidal.
Pour les conférenciers, la France chercherait à explorer, voire exploiter la richesse du sous- sol au niveau du bassin de Taoudeni, une localité située dans la région de Kidal et à cheval entre l’Algérie, le Niger et la Mauritanie.
Même si les Etats n’ont pas d’amis mais des intérêts, la France doit respecter les lois fondamentales qui définissent  la vie des nations modernes.
Majoritairement composé de journalistes, le Biprem qualifie de tendancieuses  les informations faisant état d’exactions sur les peaux blanches par l’armée malienne. Partant, ils ont condamné  le  bâillonnement  la presse malienne dans la couverture médiatique de cette guerre. Alors qu’au même moment, les médias occidentaux évoluent sur le théâtre des opérations avec des reportages orientés.
S’agissant des élections, le Biprem estime qu’on ne saurait parler d’élection avant la libération entière des régions du nord. Sur ce, il a invité les autorités à se concentrer sur: la sécurisation  du territoire national,  l’aide et l’assistance aux déplacés et aux refugiés et leur retour. Parler d’élection aujourd’hui c’est fantaisiste,  conclut le Biprem

Oumar KONATE  

SourceLe Prétoire