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A Ménaka sous la menace du MNLA : Que veulent les rebelles Touaregs ?

Les populations de la ville de Ménaka ont vécu la journée du jeudi dernier sous les tirs en l’air des éléments du MNLA, maîtres de la localité. Aussi, les habitants sen sont tous terrés dans leurs domiciles et concessions : une balle perdue ne vise jamais sa victime.

Le jeudi dernier, la seule ville du Nord aujourd’hui contrôlée par le MNLA (Ménaka) a passé une chaude journée suite à la révolte des maîtres séparatistes contre les populations qui ont manifesté leur appartenance au Mali. En effet, les enseignants de la ville voulaient reprendre les cours le  jeudi dernier, rapporte notre source. Aussi, le corps professoral et les élèves étaient tous présents le matin à l’école de ladite localité. Mais au moment où élèves et enseignants s’apprêtaient à entrer  dans les classes, les éléments du MNLA ont surgi dans la cour de l’école et ordonné aux enseignants de hisser le drapeau de l’Azawad à place de celui du Mali. Un ordre qui n’a pas été du goût des enseignants. «Les enseignants ont donc signifié leur opposition à ce que le drapeau de l’Azawad flotte dans la cour de l’école tout en disant qu’à défaut du drapeau malien, ils préfèrent plutôt que la cour reste  sans drapeau», précise notre source.

Du coup, les éléments du MNLA ont rétorqué que sans leur drapeau, il n’y aura pas de cours dans la ville de Ménaka. Et comme pour joindre l’acte à la parole, ils ont commencé à tirer à l’air dans la cour de l’école et cela, sans tenir compte des enfants qui s’y trouvaient. Mais ils ne se sont pas limités à ces tirs de diversion dans l’enceinte de la cour de l’école. Ainsi, pour avoir été défiés par les responsables de l’école, les islamistes ont passé toute cette journée à tirer en l’air partout dans la ville pour empêcher les habitants de sortir de leurs maisons. A travers cette autre exaction, on constate que le MNLA veut surtout réapparaître au grand jour pour s’afficher publiquement. Pour le mouvement, c’est aussi une manière de prouver qu’il tient encore la ville de Ménaka sous son contrôle.

Oumar Diakité

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