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A l’Onu, baptême du feu pour Emmanuel Macron

Lutte contre le terrorisme et sécurité, climat, solidarité et développement. Le Président français, chantre du multilatéralisme, effectue à l’Onu sa première sortie au sein des « grands » de ce monde.

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C’est le premier grand test d’un président de 39 ans, néophyte sur la scène internationale il y a encore quelques mois. Emmanuel Macron débarque aujourd’hui à New York pour la 72e assemblée générale des Nations unies. Projeté parmi les « grands » de ce monde, il suscite la curiosité. Son discours de 15 à 30 minutes, prévu mardi midi (18 heures, à Paris) doit « donner sa vision du multilatéralisme », indique l’entourage du chef de l’État qui s’est longuement préparé à cette intervention. Le multilatéralisme ? « Un bien commun » que souhaite défendre à la tribune Emmanuel Macron, tout comme le principe d’une « Europe souveraine », capable de jouer un rôle d’après lui sur la sécurité, l’environnement, la justice.

Entretiens bilatéraux

Au-delà du discours officiel, la diplomatie française se veut également très active dans les coulisses onusiennes. « Le président aura plusieurs entretiens bilatéraux », soulignent ses conseillers à l’Élysée : avec Donald Trump dès son arrivée aujourd’hui, puis, pour la première fois avec Recep Tayyip Erdogan, le président turc, comme avec Hassan Rohani, pour l’Iran. Au siège de l’Onu, Emmanuel Macron sera accompagné de Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, et de Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire, qui avait traité le retrait américain de la Cop 21 de « crime contre l’humanité ».

Climat : face à Trump

Devant les ambassadeurs français fin août pour la première présentation de ses orientations internationales, Emmanuel Macron avait longuement plaidé pour une vigilance accrue contre le terrorisme islamiste. Le volet « sécurité » ne constituera à New York qu’une partie de son exposé, et non pas la colonne vertébrale. M. Macron, qui s’est déjà rendu deux fois au Mali, réclamera davantage de soutien aux Occidentaux pour le G5 Sahel, coalition de pays africains qui luttent contre le terrorisme sahélo-saharien, ainsi que pour les opérations de maintien de la paix. Également au menu, la Libye : la présidence française s’est investie ces dernières semaines en tentant un rapprochement entre les deux principaux camps. Mais c’est sans doute sur le climat, en tant que représentant de l’Accord de Paris, qu’il sera le plus attendu, surtout avec le face-à-face inévitable avec Donald Trump, lui aussi débutant dans l’exercice. Soutenu par le Portugais Antonio Guterres, secrétaire général des Nations Unies, un autre… débutant, Macron militera pour l’idée d’un « Pacte mondial pour l’environnement ». Les États-Unis suivront-ils ? « Pas d’accord sur ce sujet important ne veut pas dire qu’on n’est pas d’accord sur la majorité des sujets », adoucit un proche du président français. Un sommet sur le suivi des accords de la Cop 21 aura lieu à Paris le 12 décembre.

Incontournable Afrique

Au niveau développement, l’Afrique, qui, à l’horizon 2100, représentera 40 % de l’humanité, demeure une priorité présidentielle de la France. À ce titre, le chef de l’État, qui se rendra sur le continent africain en novembre, rencontrera à New York plusieurs organisations non-gouvernementales, ainsi que Bill Gates, ex-patron de Microsoft et homme le plus riche du monde, ainsi que plusieurs dirigeants de grandes fondations humanitaires. Pour cette première, et pour convaincre et susciter des alliances, Emmanuel Macron devra s’engager dans une politique volontariste auprès des grandes puissances émergentes du sud. Le multilatéralisme, toujours, comme boussole.

Xavier FRÈRE

Source: epublicain-lorrain

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