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2è congres de la CNAS FASO HERE : une tribune de décharges politiques

Le samedi 24 Décembre 2016, à la maison des Ainés de Bamako à l’ACI 2000 à Hamdallaye, les militants et les sympathisants de la Convention Nationale pour une Afrique Solidaire (CNAS FASO HERE) se sont mobilisés pour le deuxième congrès ordinaire du parti.

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Devant des représentants de partis politiques, autant de la majorité que de l’opposition, le Dr Zoumana Sacko, pendant trois quarts d’heure, a montré dans un discours offensif, ce qu’il qualifie de dérives du régime. De la gouvernance, à la sécurité, en passant par le communiqué conjoint entre le Mali et l’U-E, les comportements de certains religieux et les élections passées.

Sans modération, l’ancien premier Ministre a été très critique contre le Ministre Abdoulaye Diop et Abdramane Sylla. Il a soutenu, avec des démonstrations de signatures

Tiebilé Dramé : « ceux qui ont accédé au pouvoir sur les épaules du capitaine Sanogo osent traiter l’opposition de putschiste ? »

« Nous saluons la résistance des maliens de l’extérieur contre les micmac et l’opacité dans lesquels baigne le gouvernement de la République du Mali. La diaspora malienne est une des principales mamelles nourricières de notre pays. Elle est le prolongement de notre peuple sur les cinq continents, un vecteur de la civilisation, de la culture et des langues maliennes à travers le monde. Le jeudi 22 Décembre 2016, à la maison de la presse, le nouveau président du RPM, coutumier des déclarations à l’emporte-pièce, a osé dire : « l’opposition malienne est putschiste ». Ainsi, le président du principal parti bénéficiaire du coup d’état de Sanogo, le président du parti qui a déclaré que le coup d’état de Sanogo était salutaire et sanitaire . Le président d’un tel parti sans doute atteint d’amnésie, ose accuser les opposants au coup d’état d’être putschistes »

Soumaila Cissé : « nous disons au gouvernement, nous ne sommes pas vos ennemis »

« Je salue mon père Youssouf Traoré, le doyen Aly Diallo toujours sage et saluer tous les chefs de partis ici présents. Je voudrais vous saluer, saluer Zoumana Sacko pour son engagement pour le Mali, un engagement pour la justice, un engagement pour la gouvernance, pour le travail bien fait et aussi et surtout pour son engagement pour la vérité. Je me disais tout à l’heure que je regrette que lors de la motion de censure que Zoumana Sacko n’ait été avec nous à l’assemblée nationale. Peut-être que le debat aurait été un peu plus court et surtout peut être que les armes auraient été déposées plutôt. Au-delà d’une convention signée, il y a une convention appliquée. On l’appliquée sans la signer, voilà ce qui se passe dans notre pays. Tous les mercredis nous avons communiqué du conseil des ministres, il ne vaut rien le communiqué ? pourtant tous les mercredis nous attendons avec beaucoup d’impatience le communiqué du conseil des ministres. Certains voient leur sort lié à cela, on annonce les lois de la République et tout le monde fonde   les espoirs sur l’application rigoureuse de ce qui est dit au conseil des ministres. »

Allaye Bocoum : « nous sommes prêts à travailler avec tous les maliens mêmes ceux qui sont capables de pousser des cornes »

Chaque fois qu’on fait une honte, qu’on ait le courage de la dire et de la reconnaitre, et de revenir en arrière et nous maliens, nous pardonnons. Sinon Albert Einstein disait qu’on ne résout pas les problèmes avec ceux qui les ont créés.  Monsieur le Président de CNAS, je retiens deux choses de votre allocution : je retiens qu’il faut faire un congrès du peuple après celui de Modibo Keita. Je retiens aussi la deuxième chose, vous avez parlé d’une marche populaire, effectivement il y a eu une révolution en 1991, mais cette révolution Gologo le disait dans le N°10 de l’Aurore, qu’elle s’est arrêtée depuis 1992. Et il souhaite qu’une autre révolution se fasse cette fois-ci sans effusion de sang, nous souhaitons la même chose. Ce qu’on veut c’est qu’il y ait un nouveau Mali avec un nouveau malien. Un nouveau malien c’est qui ? c’est celui qui fait partie des partis politiques crées sur la base familiale, sur la base de l’intérêt, sur la base de celui-là c’est mon voisin ? non.

Moussa Mara : « Dans le Mali d’aujourd’hui, vous avez du boulot »

Le Président Soumaila Cissé disait à l’entame de ses propos qu’il était très difficile de prendre la parole après Zoumana Sacko. Je dirai qu’il est encore plus difficile puisque lui-même Soumaila Cissé vient de donner plus d’écho à ce que Zoumana Sacko a dit. Je voudrais m’associer au président Soumaïla Cissé pour vous remercier de nous associer le parti Yelema que je représente ici à cette importante manifestation de votre parti. Vous démontrez ainsi, votre sens de la démocratie, votre esprit républicain et votre volonté de démontrer, malgré les divergences, qui peuvent exister entre les partis, que nous sommes tous membres de la même démocratie malienne et nous sommes tous des maliens. Tous ici nous décrions la façon dont notre pays, la façon dont nos collectivités sont gérées. La chanteuse d Seck a dit de belles choses. Dans notre pays, quand vous vous battez pour la justice, quand vous vous battez pour la vérité, quand vous vous battez pour le droit des plus opprimés, vous êtes fatigués et vous le serez. Vos idéaux sont des idéaux de justice, de vérité. Ce sont des idéaux de défense des intérêts des plus faibles mais dans le Mali d’aujourd’hui vous avez du boulot. Le Président Zoumana Sacko a dit qu’il faut que les forces progressistes, les forces du changement se mettent ensemble. Moi je l’invite à engager le processus. Pour prendre l’avant-garde et pour essayer fédérer, on sait tous qu’en politique comme ailleurs, l’unité fait la force.

Pr Aly Nouhoum Diallo : « Soumaila Cissé est un homme qui dit ce qu’il fait »

Chers amis, chers frères, chères sœurs, chers camarades ! je suis venu ici répondre à l’invitation de la convention nationale pour une Afrique solidaire Faso Hère. Je suis venu aussi saluer le Premier Ministre Zoumana Sacko, le saluer pour ses analyses lucides, pour ses prises de position courageuses, pour le travail qu’il accomplit, pour la conscientisation des populations maliennes. Je voudrais aussi saluer le Président Soumaila Cissé, président de l’URD, un homme que j’ai pratiqué à l’assemblée nationale du Mali quand j’étais président et ce que j’ai retenu, c’est un homme qui dit ce qu’il fait. Je salue le premier Ministre, Président de Yelema, et dire, en tant Aly Nouhoum Diallo, j’estime que c’était justifié qu’il aille à Kidal qui est une partie intégrante du territoire malien. J’estime que la Minusma se devait, partout où flottait le drapeau malien, de l’accompagner, l’assister, le protéger et protéger toute sa délégation. C’est en tant que Aly Nouhoum Diallo, ancien Président de l’assemblée, Pr de Médecine interne, ce que je vois se dessiner n’est pas une bonne chose.au Mali, il faut qu’on apprenne à être lucide, perspicace, courageux, très honnête et reconnaitre la valeur de tout le monde. »

Zoumana Sacko : « en 2018, le peuple reprendra son pouvoir »

Il faut citer le coup d’état militaire fichiste du 22 mars 2012 qui a non seulement accéléré la chute des deux-tiers du territoire national entre les mains de la maudite alliance séparatiste djihadiste sur fond de narcotrafic et autres activités criminelles organisées. A la faveur de ce coup d’état, ont fait irruption sur la scène politique, des politiciens de type nouveau, se masquant derrière le manteau de la religion et dont les affinités idéologiques voire économiques avec les barbares d’occupation du nord sont plus que suspects. Ce que je vois en réalité, ce n’est pas des leaders religieux, c’est des politiciens en réalité, des politiciens de la pire espèce regrettant le manteau de la religion ou des religions révélées, pour prendre le pouvoir d’état et ça, ça marchera pas.  L’accord d’Alger doit connaitre un seul sort : le déchirer et le jeter à la poubelle. Il nous faut consacre un deuxième congrès extraordinaire du peuple malien, le premier ayant eu lieu le 29 septembre 1960. Que nous nous retrouvions tous dans un front populaire, peu importe le nom qu’on lui donnera. En 2018, le peuple reprendra son pouvoir. »

ABC

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