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26ème jour de la grève illimitée des agents de la santé : Silence ! Des maliens meurent à petit feu dans une indifférence totale des autorités

Les maliens se souviendront longtemps du régime IBK tant il aura brillé par son incapacité à répondre aux attentes du peuple malien. Aujourd’hui, il vacille entre une crise sociale croissante et une insécurité grandissante, laissant présager d’un lendemain chaotique et sombre pour la jeune génération. Comme un aveu d’impuissance, de résignation et d’échec, le régime reste indifférent à la montée du mercure social. Après la grève des magistrats  qui  a paralysé le système judiciaire, on assiste aujourd’hui à celle des agents de santé, qui ont enclenché depuis le 9 Mars 2017 une grève illimitée. Ils seront rejoints bientôt par les enseignants du Fondamental et du Secondaire. Ces derniers, après avoir observé 9 jours de grève soit 216 heures sans succès, marcheront le 5 avril avant d’observer  10 jours d’arrêt de travail  soit  240 heures à compter du lundi 10 avril jusqu’au vendredi 21 avril 2017. Si les citoyens sont déjà habitués à voir les enseignants de tous les ordres débraillé, c’est la première fois au Mali que les agents de santé observent une grève illimitée. L’indifférence des autorités n’est-elle pas un aveu d’échec d’IBK à réaliser les engagements pris en 2013 ?  Les grévistes ont-ils sacrifié  le serment d’Hippocrate sur l’autel de leurs revendications ?

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Le bilan macabre depuis le début du déclenchement de la grève illimitée des agents de santé donne des douches froides et un sentiment de révolte, mêlé à une colère noire en entendant les média égrenés le chapelet du nombre de morts. Il serait aujourd’hui plus de 200, si l’on en croit certaines sources proches des structures hospitalières. Ni le serment d’Hippocrate, encore moins celui prêté par le Président de la République devant Dieu et son Peuple, n’ont altéré l’ardeur de l’un et heurté la conscience de l’autre pour trouver des solutions à cette crise afin d’éviter des dommages collatéraux. Face au malaise social, la vieille chanson des griots, à savoir que le bateau Mali tanguera, mais ne chavirera jamais, est fortement malmenée. Le Mali serait aujourd’hui au bord du chaos. Tous les secteurs socio-économiques sont touchés dans leurs fondements. Le tissu social serait en lambeaux. Il urge pour le Président de la République de trouver une solution à la grève illimitée des agents de la santé afin de désamorcer une bombe sociale latente. Il courrait aujourd’hui un double risque, celui de se voir chasser par la rue, ou à défaut, d’être sanctionné dans les urnes par le même électorat qui l’aura plébiscité lors des élections présidentielles de 2013. A moins de deux ans de la présidentielle

de 2018 et au regard du bilan très en déça des attentes de la majorité, beaucoup d’observateurs se disent aujourd’hui très sceptique quant à la capacité d’IBK à sortir le Mali de l’abyssal trou dans lequel il a été plongé. IBK doit parer au plus pressé, surtout que le temps semble être aujourd’hui son premier ennemi, s’il voudrait bien briguer un autre mandat. Dans le cas échéant, le réveil sera brutal.

En définitive, la recrudescence de l’insécurité serait aujourd’hui moins dangereuse que la crise sociale, surtout quand elle devient un phénomène généralisé. Le plus tôt serait le mieux, pour atténuer la souffrance des milliers de citoyens qui peinent à se faire soigner.  

 Youssouf Sissoko

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Source:[email protected]

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