L’étau se resserre sur les habitants du nord du Mali

Au Nord-Mali, les populations touareg et arabes qui attendent d’être libérés des islamistes radicaux craignent en même temps le retour des soldats de l’armée malienne. Une psychose qui en fait déjà fuir certains.touaregs nord mali gao fleuve

L’opération Serval se poursuit contre les positions des islamistes d’Ansar Eddine et leurs alliés d’Al Qaida au Maghreb Islamique (AQMI) et du Mouvement pour l’Unicité et le Jihad en Afrique de l’Ouest (MUJAO). Impatients, les habitants du Nord-Mali se réjouissent  de voir leur terre bientôt libérée du terrorisme. Mais ils éprouvent en même temps une sourde inquiétude au sujet du retour prochain des militaires dans leur région.

« Les nomades (touareg et arabes) se rappellent encore du massacre des campements de la tribu Kel Essouk à Djabag,  qui avaient été complètement anéantis entre Gao et Kidal en 1994 [lors d’une rébellion touareg, ndlr], explique Mohamed Ramadan, un porte-parole du Mouvement arabe de l’Azawad, l’un des mouvements indépendantistes. Ou encore celui de la localité de Gossi au sud du fleuve Niger et de Léré vers la frontière avec la Mauritanie. »

Peu préparés au respect des droits de l’Homme, assimilant facilement les rebelles armés et les populations touareg, les soldats pourraient bien en effet faire payer aux civils du Nord les humiliations et les récents échecs de leur armée.

Les organisations non gouvernementales ont déjà tiré la sonnette d’alarme sur les risques importants qui pèsent sur certaines communautés du nord du Mali. La Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH) a fait état de dix cas de disparitions forcées ou d’exécutions sommaires à Sévaré, où l’armée malienne dispose d’un poste de commandement opérationnel.

Le 19 janvier, Human Rights Watch prévenait « avoir reçu des informations crédibles faisant état de graves abus commis par des membres des forces de sécurité maliennes contre des civils, en particulier touareg et arabes, dans et autour de la ville de Niono. »

De son côté, la semaine dernière, le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) demandait que l’intervention militaire ne permette pas à l’armée malienne de retourner dans le Nord avant que le conflit politique soit réglé entre les deux parties du pays.

« Il vaut mieux éviter le chemin de l’armée »

Entre temps, la population a déjà pris le chemin des camps des refugiés. « Les populations sont victimes du terrorisme et gardent en mémoire les rebellions précédentes », explique Abdoul Karim Ould Oumar, maire adjoint de la ville de Ber (60 km au nord-est de Tombouctou). Ils croient qu’un massacre va être commis contre eux. Ils pensent donc que le meilleur moyen de survie c’est la fuite. »

Sidi Mohamed, un chef de famille qui se rend vers le camp de réfugiés de M’bera, en Mauritanie, confirme : « Nous quittons Darsalam (45 km au sud de Tombouctou). Ce site est sur la route qui mène à Tombouctou et il vaut mieux éviter le chemin de l’armée. »

D’autres habitants des campements touareg et arabes se trouvant au sud fleuve Niger, dans la région de Tombouctou et Gao, se dirigent à dos de chameau et d’âne vers les camps au Burkina Faso et au Niger.

Selon le Bureau pour la coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA), on comptait déjà, au 16 janvier, soit 6 jours après le début de la guerre, 1 440 nouveaux réfugiés dans les pays voisins.

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Baba Ahmed, à Bamako - @Babahmed1 

Alassane Ouattara reconduit à la présidence de la CEDEAO

Le 42-ème Sommet extraordinaire des chefs d’Etat et de Gouvernement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO), ouvert mercredi à Yamoussoukro, la capitale économique de la Côte d’Ivoire, a pris fin jeudi en début d’après-midi sur la reconduction du président ivoirien Alassane Dramane Ouattara à la tête de l’institution sous-régionale pour un second mandat d’un an et la tenue à Abuja, au Nigeria, pour une ‘’date à déterminer’’ du prochain Sommet ordinaire.

cedeao chef etat alassane dramane ouattara blaise compaore faure eyadema boni yayi youssoufou

Appréciant la décision de ses pairs, le chef de l’Etat ivoirien a estimé d’un ‘’vote de confiance’’ fait à son égard ainsi qu’’’un honneur’’ adressé ‘’à tout le peuple ivoirien.

Il a ajouté qu’il dédie aux Ivoiriens sa réélection à la tête de la CEDEAO, un résultat qui ‘’consacre, selon Ouattara, tous les sacrifices et tous les efforts accomplis avec vous, mes pairs, pour relever les défis sécuritaires et de développement nécessaires à la construction d’un espace communautaire et sécurisé’’.

Soulignant son ‘’attachement aux valeurs de paix, de stabilité et de justice sociale’’, il s’est dit ‘’convaincu qu’avec une population de 300 millions de personnes, essentiellement des jeunes’’, la sous-région ouest-africaine ‘’peut réaliser des résultats économiques bien meilleurs et se hisser parmi les ensembles communautaires les plus performants’’.

Le président Ouattara a relevé que c’est dans ce cadre d’’’ambition commune’’ qu’il compte placer son second mandat, une démarche qui va nécessiter, selon lui, ‘’des réformes importantes pour aider au renforcement de la performance’’ des institutions de la CEDEAO et, du coup, ‘’amener les Etats membres à mettre en œuvre les dispositions communautaires qui constituent des catalyseurs de progrès dont’’ il faudra tirer ‘’le meilleur profit’’.

Avant la cérémonie de clôture, le chef de l’Etat ivoirien avait procédé à la signature de lancement de construction à Yamoussoukro de l’usine de bio-larvicide, une opération de lutte contre le paludisme initiée par la CEDEAO, en collaboration avec CUBA et le Venezuela .

Deux autres usines sont prévues au Ghana et au Nigeria en vue de mieux lutter contre la malaria qui tue par an trois millions de personnes en Afrique.

CTN

SourceAPS

Le village de Kadji sous le feu des armées malienne et française

GAO (Mali) – Une opération des armées malienne et française était en cours jeudi dans le village de Kadji, près de Gao (nord du Mali), où des islamistes armés se sont réfugiés sur une île du fleuve Niger, a appris l’AFP de source militaire malienne.

Armee malienne

Une opération d’envergure est en cours sur l’île de Kadji, a déclaré un officier supérieur malien sous couvert d’anonymat. Il a précisé qu’en début d’après-midi, des forces spéciales maliennes ont débarqué sur l’île, tandis que des soldats français se trouvaient sur une des rives du Niger en face de l’île.

Un photographe de l’AFP a vu en milieu de journée deux embarcations de type Zodiac quitter Gao en direction de l’île de Kadji, située à moins de 10 km au sud de la ville, avec une quinzaine d’hommes vêtus de noir à bord.

Vers 18H00 (locales et GMT), un autre journaliste de l’AFP a lui constaté qu’une dizaine de véhicules militaires pick-up bourrés de soldats, parmi lesquels des Nigériens, quittaient le sud de Gao en direction de Kadji.

Environ 6.000 personnes habitent Kadji, village des bords du Niger, dont plusieurs centaines, adeptes d’un mouvement islamiste baptisé Ansar Sunna (Les fidèles de la parole de Dieu) vivent sur une île située en contrebas du village.
Des témoins avaient indiqué il y a deux semaines à l’AFP que des membres du groupe islamiste armé Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao) s’y étaient réfugiés après l’arrivée des armées française et malienne à Gao, plus grande ville du nord du Mali, le 26 janvier.

Un élu avait réclamé une intervention des troupes françaises et africaines déployées dans le Nord pour détruire cette nouvelle base des jihadistes d’où pouvaient être menées des actions sur Gao et d’autres localités de la région.

(©AFP / 28 février 2013 19h40)

SourceAFP

Hausse de la production malienne d’or en 2012, malgré les troubles

BAMAKO, 28 février (Reuters) – La production de minerai d’or du Mali a bondi de 15% en 2012 à 50,3 tonnes contre 43,5 en 2011, les mineurs poursuivant leur expansion malgré la crise politique et la guerre, a dit le gouvernement jeudi.mine d’or de Kodiéran

« Malgré la crise nous avons produit plus que ce que nous anticipions en 2012″, a déclaré Djibouroula Togola, conseiller technique chargé de la production au ministère des mines d’Afrique de l’ouest.

« En 2013, nous tablons sur une production industrielle de 53 tonnes et une production artisanale de quatre tonnes », a-t-il dit à Reuters.

Le Mali est le troisième producteur d’or derrière l’Afrique du Sud et le Ghana. L’ensemble de le production d’or est située au sud du pays alors que les affrontements entre rebelles islamistes et les armées française et africaine ont lieu dans le nord.

Des responsables avait précédemment dit que l’autre pilier de l’économie du pays, le coton, n’avait à ce stade guère pâti des turbulences. (Tiemoko Diallo, Constance De Cambiaire pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten)

Le pessimisme augmente l’espérance de vie, selon une étude allemande

ÉTUDE – Les personnes âgées pessimistes sur leurs perspectives de bonheur futur vivent plus longtemps et en meilleure santé que celles qui se montrent optimistes, selon une étude allemande publiée le 27 février sur le site internet de la revue Psychology and Aging.

“Les personnes âgées qui s’attendent à un degré de satisfaction limité quant à leur situation personnelle à l’avenir vivent manifestement plus longtemps et en meilleure santé que les personnes âgées qui voient l’avenir en rose”, écrit l’institut économique allemand DIW, citant une étude universitaire, dans un communiqué.

Les chercheurs de l’Université Friedrich-Alexander de Nuremberg (sud) se sont basés sur les données du Panel socio-économique allemand, une étude multidisciplinaire de vaste ampleur (30.000 personnes) menée depuis 1984.

Ils ont étudié les réponses données chaque année entre 1993 et 2003 par les personnes sondées sur leur état de satisfaction actuel et sur leur estimation à un horizon de cinq ans. Ils ont ensuite vérifié si ces attentes s’étaient réalisées ou non.

Le pragmatisme de son âge

Il en ressort que 43% des sondés les plus âgés (âgés de 65 ans et plus) s’étaient montrés trop pessimistes, 25% avaient raison et 32% avaient été trop optimistes.

Plus surprenant, l’étude a aussi montré que, dans ce dernier groupe, le risque de dégradation des capacités physiques était plus élevé et le risque de mourir était 10% plus important, chez les personnes les plus optimistes.

“Il est probable que le fait d’être plus pessimiste quant à son avenir incite les personnes âgées à prendre davantage soin de leur santé et à se montrer plus prudent vis-à-vis du danger”, suggère Frieder Lang, directeur de l’institut de psychologie gérontologique de l’Université de Nuremberg, cité dans le communiqué.

Parmi les personnes interrogées dans le panel, les plus jeunes (de 18 à 39 ans) sont ceux qui se montrent le plus excessivement optimistes quant à leur situation cinq ans plus tard, et ceux dans la force de l’âge (entre 40 et 64 ans) sont les plus réalistes.

Plus on avance en âge, plus on est pessimiste, affirment également les auteurs de l’étude, et paradoxalement, plus on a des revenus élevés et une bonne santé, plus on est pessimiste également, sans doute parce que le potentiel d’amélioration est de ce fait faible, note encore le scientifique.

IL FRAPPE LE PROCUREUR À COUP DE CORAN

Le procureur de la République de Cusset (Allier, France) a été agressé mardi dans son tribunal par un homme qui l’a frappé avec un Coran, après avoir tenté de se faire passer pour un avocatcoran

Le procureur a indiqué mercredi qu’il n’avait pas porté plainte, jugeant que l’agresseur n’avait sans doute pas «tout son discernement».

A Paris, une source proche de l’enquête a expliqué que l’homme s’était présenté peu avant 8 heures mardi devant le tribunal de grande instance de Cusset qui n’était pas encore ouvert au public. Il a assuré qu’il était avocat et qu’il avait rendez-vous dans quelques minutes dans l’enceinte.

Mardi, deux personnes affectées à la sécurité du tribunal ont tenté de l’empêcher de rentrer «mais il est pavenu tout de même à s’introduire dans la salle des pas perdus», selon cette source.

Averti, le procureur parti à sa rencontre pour lui demander de partir, a été frappé par un Coran sorti du sac de l’agresseur qui a ensuite tenté de prendre la fuite, bousculant au passage une greffière, avant d’être arrêté par le personnel du tribunal.

«Ce n’est pas un incident majeur», a relativisé le magistrat, «j’ai reçu un coup de livre sur la tête, mais ce n’était pas dans un contexte politique ni islamiste». «C’est plutôt quelqu’un qui n’a pas toute sa tête», a-t-il ajouté, et «le problème est de savoir si cette personne a tout son discernement».

L’homme, âgé de 36 ans et connu des services de police, a ensuite résisté à son interpellation par les forces de l’ordre arrivées sur place et a «mordu sévèrement un policier», selon la source parisienne.

«L’interpellation a été un peu mouvementée», a reconnu le procureur, mais «il ne m’a pas semblé qu’il en voulait à quelqu’un en particulier».

Placé en garde à vue, il a ensuite été hospitalisé d’office en psychiatrie.
– See more at: http://rumeursdabidjan.net/?parcours=insolite_faits_divers&article=16887#onglet_article

Le Bundestag donne son feu vert à l’envoi de soldats allemands au Mali

BERLIN – Les députés du Bundestag ont approuvé jeudi à une très large majorité l’envoi de soldats allemands au Mali, en soutien à la mission internationale pour sécuriser le pays.

allemagne drapeauSeul le groupe parlementaire de la gauche radicale Die Linke avait appelé à refuser la participation allemande à ces opérations internationales pour aider le Mali face à la menace de groupes jihadistes.

Avec le mandat d’un an voté jeudi, et qui sera éventuellement renouvelable, l’Allemagne pourra mobiliser jusqu’à 330 militaires de la Bundeswehr dans l’ancienne colonie française.

Jusqu’à 180 soldats au maximum participeront à la mission de formation et de conseil à l’armée malienne de l’Union européenne. Parmi eux, jusqu’à 40 formateurs et 40 secouristes pourront être mis à disposition. Un maximum de 100 autres soldats pourront s’ajouter pour une mission de soutien concernant notamment l’approvisionnement en eau ou en énergie.

Selon des sources européennes, la contribution allemande à cette mission est la deuxième plus importante, derrière la France. Les soldats déployés ne participeront à aucun combat ou opération militaire, a-t-on souligné à Berlin.

Par ailleurs, jusqu’à 150 soldats de la Bundeswehr pourront participer à une mission de transport aérien en soutien à l’armée française. Il s’agirait de transports de troupes africaines ou françaises et de ravitaillement d’avions français en carburant.

Pour ces deux missions, qui ont donné lieu à deux votes séparés, près de 500 députés ont voté oui et moins de 70 ont voté non.

Le coût de l’intervention allemande au Mali a été évalué à un total de 55,5 millions d’euros sur 12 mois, selon le ministère de la Défense.

aro/hap/dro

SourceAFP

Miss Israël 2013 est une noire

Pour la première fois de son histoire, Israël a décerné le titre de Miss Israël à une jeune Israélienne d’origine éthiopienne. Elle s’appelle Yatash Aynaou, Yityish Aynaw, . On la surnomme Titi.Yatash Aynaou, Yityish Aynaw

Elle est arrivée d’Ethiopie à l’âge de 12 ans. Elle a 21 ans. Elle mesure 1m82. Elle habite Natanya. Elle a fait son service militaire en tant qu’officier. Elle travaille comme vendeuse dans un magasin de chaussures. Dans ses moments libres, elle court. Elle aime manger de l’ingera, un plat traditionnel éthiopien et de la soupe yéménite. Elle voudrait faire une carrière comme la mannequin Tyra Banks. Elle déclare qu’elle admire beaucoup Martin Luther King et qu’elle s’est présentée au concours pour montrer les beaux côtés de sa communauté.

Discours de Dioncounda TRAORE, au 42ème Sommet de la CEDEAO

Excellence Monsieur le Président de la Conférence des chefs d’états de la CEDEAO Dioncounda-Traoré

Excellence Madame et Messieurs les chefs d’état et de gouvernement

Monsieur le Président de la Commission de la CEDEAO

 

Monsieur le Représentant Spécial de l’Union Africaine, Président de la MISMA

 

Mesdames, Messieurs, les ministres

 

Excellence Mesdames, Messieurs les membres du corps diplomatique

 

Distingués invités, mesdames, messieurs

 

Il y a un peu plus d’un an, le 17 février 2012, lors de son 40eme Sommet ordinaire, placé sous le signe de la consolidation de la paix, de la sécurité et de la culture de la démocratie, la CEDEAO portait à sa présidence, le Président Alassane OUATTARA qui nous reçoit aujourd’hui avec la chaleur de l’hospitalité ivoirienne, dans cette ville – symbole de Yamoussoukro, au cœur du pays Baoulé qui a donné au monde la formule partout connue : AKWABA. Chez le regretté Félix Houphouet Boigny, l’homme de la Paix, l’avocat du dialogue, notre père à tous.A l’anniversaire de ce mandat salutaire pour mon pays c’est à la fois un devoir et un plaisir pour moi de m’adresser à vous, Président Alassane OUATTARA.

 

Vous vous êtes dépensé sans compter pour redynamiser notre organisation sous régionale mais aussi et surtout pour que le Mali puisse recouvrer son intégrité territoriale, vous qui aviez déjà tant à faire sur le front de la réconciliation et de la reconstruction en Côte d’Ivoire. Grace à vous, la Côte d’Ivoire est entrain de réintégrer le cercle vertueux du progrès et le Mali est en voie, grâce à vous, de sortir du cercle vicieux de la plus grave crise de son histoire.

 

Merci donc Président OUATTARA et permettez qu’en cette occasion, solennelle en tant que Président d’un pays profondément ému par l’élan unanime de solidarité dont il a bénéficié, je réitère l’expression de la gratitude de tout le Mali à tous ses frères et amis.

 

Je voudrais saluer l’accompagnement combien décisif et bienveillant de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest en particulier, de l’Union Africaine et également des Nations Unies et de l’Union Européenne avant et pendant notre crise.

 

Je voudrais saluer tous les chefs d’état de notre organisation sous régionale dont les troupes se battent et meurent aujourd’hui sur le sol Malien.

 

Présidents Yayi Boni, Blaise Campaoré, Macky Sall, Faure Gnassingbe, Jonathan Goodluck, Alpha Condé, John Mahma, Mahamadu Issoufou, merci à mon nom personnel, au nom du Peuple du Mali qui se souviendra toujours.

 

Chers frères et sœurs de la CEDEAO, de l’Afrique et du monde, je voudrais également vous demander de vous joindre une fois de plus à vos frères et sœurs du Mali pour saluer le Président Idris Deby Itno ainsi que le Peuple Tchadien pour l’engagement massif et qualitatif de la vaillante armée Tchadienne au Nord du Mali.

 

Elle a hélas enregistré ses premiers martyrs. 24 valeureux fils du Tchad ont fait don de leur vie pour la paix, pour la liberté et la dignité de l’homme. Nous nous inclinons pieusement devant leur mémoire.

 

Ces douloureuses et injustes pertes en vies humaines ne font que renforcer notre détermination commune à ne laisser aucun répit aux terroristes et aux narcotrafiquants que nous combattrons de toutes nos forces.

 

Je voudrais souligner ici que la présence de cette armée aguerrie est une présence structurante.

 

L’autre présence structurante dont je me réjouis est celle de l’Armée Française à Bamako, Mopti, Gao, Tombouctou, Kidal et plus au Nord encore.

 

C’est l’illustration la plus éloquente de la fraternité, de la solidarité entre les hommes et de la fidélité du pays de la révolution de 1789 aux valeurs de liberté, de fraternité et de dignité de l’homme.

 

Sans François Hollande et sans l’armée française la face du Mali et peut être celle de bien des états de notre sous-région eussent été bien différentes à l’heure où je vous parle.

 

Excellence Mesdames et Messieurs

 

L’armée Malienne et ses alliées françaises et africaines sont engagées sur plusieurs fronts pour pourchasser et détruire complètement les repaires des terroristes et des narco-djihadistes.

 

La donne est en train de changer dans le sens souhaité et il est permis de regarder l’avenir avec plus d’espoir qu’il y a deux mois où les ⅔ de notre territoire étaient occupés.

 

Toutes les grandes villes du Septentrion sont sous le contrôle des forces alliées et de l’Etat Malien : Konna, Douentza, Djabaly, Gao, Bourem, Toumbouctou sont libérés et la traque des terroristes se poursuit dans l’Adrar des Ifoghas.

 

Affaiblis et déstructurés par les frappes de l’aviation française, pourchassés par les militaires Maliens et alliés déployés au sol, les narco-djihadistes en déroute entreprennent une guerre asymétrique caractérisée par le harcèlement des troupes, les attentats suicides et les attentats à la voiture piégée.

 

Les terroristes d’AQMI, du MUJAO, d’Ancar-Dine, du MNLA et leurs alliés cherchent à créer la psychose chez les populations déjà éprouvées par près d’un an d’occupation. C’est pourquoi nous devons rester particulièrement vigilants car l’ennemi conserve encore une forte capacité de nuisance.

 

Néanmoins, l’administration réoccupe progressivement ses positions.

 

La Feuille de route du Gouvernement adoptée par l’Assemblée nationale prévoit le rapatriement de près de trois cent mille de nos compatriotes réfugiés dans les pays voisins.

 

Le processus du dialogue inter-malien qui sera mené en collaboration avec la médiation de la CEDEAO est en train d’être organisé.

La Commission Nationale pour le Dialogue et la Réconciliation sera créée dans moins d’une semaine et sera constituée de représentants de l’ensemble des Communautés du Nord et du Sud, toutes couches sociales et toutes ethnies confondues.

 

Excellences Mesdames et Messieurs,

Quant à l’organisation des élections générales, comme vous le savez, nous avons fixé le 31 juillet 2013 comme date limite de leur tenue. Il s’agit là d’un véritable challenge que nous nous efforcerons de gagner.

Le Gouvernement s’est attelé dès le début de la Transition à leur préparation. Nos spécialistes des questions électorales travaillent d’arrache-pied à produire un fichier électoral crédible avec à la clef l’élaboration d’une carte assortie d’un identifiant unique pour chaque malien et chaque malienne. Cette carte produite à partir des données du Recensement Administratif à Vocation d’Etat Civil (RAVEC) permettra de diminuer les risques de fraude.

Le budget prévisionnel pour l’organisation de ces élections est de 60 milliards de francs CFA et c’est le lieu pour moi de lancer un appel à la Communauté internationale afin de nous aider pour une parfaite organisation de ces scrutins.

L’organisation d’élections présidentielle et législatives transparentes et crédibles telles que recommandées par la résolution 2085 du 20 décembre 2012 sera le meilleur test de notre capacité et de notre volonté de tourner la page de la plus grave crise institutionnelle et sécuritaire que notre pays ait jamais connue.

Excellences Mesdames et Messieurs,

La mise en œuvre des actions inscrites dans la Feuille de route permettra de relever les différents défis qui se posent au Mali en matière de sécurité, de restauration de la démocratie et de relance des activités socio-économiques.

Pour atteindre ces objectifs, en plus des ressources prévues dans le budget d’Etat 2013, le Mali compte sur l’assistance des pays amis et des partenaires techniques et financiers traditionnels.

Il y a lieu de se féliciter des résultats de la Conférence des Donateurs sur le Mali du 29 janvier 2013 à Addis-Abeba, de la décision de l’Union Européenne, du Fonds Monétaire International, de la Banque Mondiale et de nombreux partenaires de reprendre la coopération avec le Mali dans le cadre de la lutte contre l’insécurité, la reconstruction post-conflit, la relance de la croissance et le développement.

Par ailleurs, le concept stratégique, fondement de l’action de la MISMA, vient d’être révisé à Bamako. Cette mission ne demeurera pertinente que porteuse du mandat le plus approprié pour protéger l’intégrité de notre pays, ramener et maintenir la paix et la sécurité dans les régions en cours de libération, dans l’espace CEDEAO, en Afrique et dans le monde.

C’est pourquoi nous sommes fortement favorables à la transformation du mandat de la MISMA dès que les territoires occupés seront libérés, afin de faire de la MISMA une force de maintien de la Paix des Nations Unies.

Excellence Mesdames et Messieurs,

Comme nous l’avons toujours affirmé dans toutes nos déclarations, le Mali est entraîné dans une guerre qu’il n’a pas souhaitée et nous sommes toujours restés ouverts au dialogue, mais à un dialogue qui respecte l’intégrité de notre territoire et la laïcité de notre République.

Je suis venu vous dire encore une fois, chers frères, chères sœurs, chers amis, que nous aurions préféré ne jamais avoir à tirer un seul coup de feu, que le dialogue est ce que nous avons toujours souhaité et qu’obligés de faire la guerre, notre gouvernement n’acceptera pas, pour l’honneur de la République et de l’Armée que quiconque soit victime d’exaction ou de justice expéditive. Nous veillerons à ce que toute personne, militaire ou civile, qui se rendra coupable d’exactions réponde de ses actes devant les juridictions compétentes maliennes ou internationales.

Messager d’un pays qui a le sens de la fierté et de la justice et qui voit dans certaines informations diffusées avec insistance et énoncées toujours au conditionnel, la volonté de désinformer et de jeter de l’huile sur le feu, je suis là aussi pour réclamer le sens de la mesure, le sens de la justice. Pour demander aux avocats de l’indéfendable de ne pas continuer davantage leurs allégations que nous considérons comme autant d’injures contre une Nation déjà blessée.

Le Mali doit être accompagné et compris dans sa recherche de compromis pour que les communautés du Nord réapprennent à vivre ensemble, dans l’histoire assumée et purgée d’une crise dont il ne faut pas sous-estimer la profondeur.

On devrait plutôt diffuser et rediffuser le message délivré par ces jeunes officiers maliens aux populations de Tombouctou et Gao, leur demandant de ne pas faire d’amalgame et leur expliquant que l’action de l’Armée a pour objectif de les libérer de leurs tortionnaires mais, qu’en aucun cas, elle ne saurait poser d’action contre une communauté particulière ou entreprendre quelque action de représailles.

Le Mali n’a accusé personne. Mais que personne ne nous accuse à tort !

Qu’on ne lui jette pas la pierre quand ce sont des excuses qu’il mérite.

Qu’on ne vienne pas nous dire que ce sont des hommes de Dieu qui sont en train d’être combattus car ce sont eux qui ont déclaré la guerre à leurs frères en Islam ! Mais il est désormais établi, qu’en réalité, leur religion, c’est le narcodollars !!!

Oui, nous sommes ouverts au dialogue s’il permet de soustraire les masses crédules des agissements de doctrinaires fous qui n’accordent aucun prix à la vie humaine.

Et qu’on ne vienne pas nous dire que la communauté Touareg et encore moins l’ensemble des communautés du Nord, ce sont ces fauteurs de troubles habitués à l’argent facile, à la supercherie et à la manipulation.

Les communautés du Nord sont hélas celles qui vivent dans les camps depuis les premiers coups de feu en janvier 2012, après avoir laissé derrière elles leurs animaux et leurs terroirs par la faute de ceux qui ont aujourd’hui l’indécence de vouloir parler en leur nom.

Excellences Madame, Messieurs les Chefs d’Etat et de Gouvernement,

Mesdames, Messieurs,

Je ne serais pas là au 43ème sommet de la CEDEAO pour vous parler.

C’est mon souhait et je ferai tout pour que ce souhait soit réalisé et que ce soit un Président élu, fort de toute sa légitimité, qui prenne la parole devant vous dans quelques mois.

Aucun présent ne saurait être plus grand pour mon pays et aucun remerciement ne serait mieux souhaité par vous dont les troupes sont en train de risquer leur vie pour l’intégrité territoriale du Mali, mais aussi pour sa démocratie.

Je n’aimerais pas partir cependant sans partager avec vous une préoccupation profonde sur la situation du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest.

Car la crise malienne n’est qu’une préfiguration du schéma voulu pour tous nos Etats qui sont tous soit dans l’arc de la menace terroriste et narco-djihadiste soit dans l’arc du terrorisme maritime.

Il ne faudra pas non plus oublier qu’avant le « test de vérité », l’Armée malienne faisait figure d’une des grandes armées de la sous-région. Ce qui nous est arrivé est connu de tous.

Et la leçon qu’il faut en tirer est que le Mali ne pouvait s’en tirer tout seul. Il a fallu que vous accouriez tous, il a fallu que la France accoure avec le soutien de la communauté internationale dans le cadre d’une solidarité qui, je suis sûr, fera jurisprudence.

Ce cas du Mali nous rappelle brutalement l’impérieuse nécessité de disposer de forces sous-régionales en attente et immédiatement opérationnelles et l’urgence de mettre en place ce dispositif crucial pour notre architecture sous régionale voire continentale de paix et de sécurité.

C’est sans doute le seul moyen de faire en sorte que notre tragédie, à nous, ne se reproduise nulle part ailleurs dans notre région.

Nous devons rechercher constamment les causes de nos insécurités sans jamais mettre la tête dans le sable. Ainsi seulement, la crise malienne aura servi à toute la sous-région.

Excellences Madame, Messieurs les Chefs d’Etat et de Gouvernement,

Mesdames, Messieurs,

Je vous dis merci du fond du cœur.

Je vous redis la gratitude du peuple malien et avec lui nous vous disons que le Mali revient, que le Mali libre et démocratique reviendra prendre sa place parmi vous, plus fort des enseignements de sa crise et de sa volonté de ne plus sombrer.

Vive la CEDEAO !

Vive l’Intégration Régionale !

Vive l’Afrique !

Vive la Solidarité entre tous les peuples du monde !

Merci pour votre attention.

Abou Zeid aurait été tué dans les Adrar des Ifoghas

Abou Zeid, dirigeant d’al-Qaïda au Maghreb islamique aurait été tué, dans le nord du Mali, selon la chaîne algérienne Ennahar.

“Il aurait trouvé mort le samedi 23 février après un raid aérien de l’armée française dans la zone d’In Sensa, près de Tigharghar, sur les versants de la chaîne montagneuse de l’Adrar des Ifoghas” rapporte jeudi Paris Match, citant des cadres dirigeants du mouvement rebelle touareg MNLA, le Mouvement national de libération de l’Azawad, ainsi que des notables locaux.Abou Zeid

L’information n’a cependant pas été confirmée par l’armée française. “Nous n’avons aucune information spécifique sur cette personne” a indiqué le colonel Thierry Burkhard, porte-parole des armées, à Paris Match. Précisant néanmoins “qu’un raid aérien français dans la zone d’In Sensa” avait été mené.

M.G.
Le 28/02/2013 à 16:11
Mis à jour le 28/02/2013 à 16:46

SourceBfm.tv

Affrontement entre policiers au GMS : Le summum de la bêtise

La honte s’empire d’un moment à  l’autre dans notre  pays, et le pire est que les faits proviennent de certains responsables. Or ces derniers devraient plutôt se consacrer  pour la sécurité du Mali. Mais hélas ! Cet objectif semble tombé dans les oubliettes par certains de nos soldats. Après l’affrontement entre militaires dont la suite est en train d’être gérée, voici  des policiers du GMS qui  s’affrontent. A qui le tour  demain ? Cette attitude n’explique-t-elle pas qu’il n’y a pas eu une vraie leçon après l’affrontement entre militaires ? Où est passée la police militaire ?policier malien

En cette période cruciale que notre pays traverse, où plusieurs autres frères d’armes d’Afrique ainsi que l’armée française  se sacrifient pour porter  secourir au Mali pour la reconquête du territoire notamment les régions du nord, c’est vraiment abominable que des porteurs d’uniforme se comportent ainsi. Est-il compréhensible qu’au moment où des soldats étrangers sont en train de verser leur sang pour le Mali, des porteurs d’uniforme se permettent de s’échanger des coups. N’est-ce pas un désintérêt pour la cause nationale ? Ce comportement étale  la déconfiture de la police nationale et  la faiblesse de l’autorité de l’Etat vis-à-vis  des troupes étrangères venues épauler l’armée malienne pour  traquer les terroristes. Il faut rappeler que les troupes Sénégalaises sont hébergées au GMS et ont assisté à l’affrontement entre les policiers maliens.

Trop c’est trop ! L’Etat doit envisager des mesures  toute forme d’indiscipline des porteurs d’uniforme.

Notre pays ne peut continuer à subir une telle humiliation qui se traduit par des affrontements entre frères d’armes.  Du début de l’affaire des bérets rouges à nos jours,  l’image de notre pays Maliba a pris un coup fatal durant cette période de crise multiforme.

Il faut signaler que bon nombre de maliens s’interrogent si la plupart des militaires et policiers aiment ce pays. Il ne sert à rien de se montrer leurs forces musculaires entre eux dans la capitale.

Faut-il  rappeler aux policiers  que cette période n’est pas bien indiquée pour la mise en place d’un bureau syndical. C’est du moins l’œuvre des agents indélicats qui ne visent que leurs intérêts égoïstes individuels. S’ils étaient épris de bonne moralité, ils allaient au moins attendre que la situation se stabilise au nord. L’Etat devrait suspendre ne serait-ce qu’en cette période, suspendre toute activité syndicale et mettre aux arrêts les brebis galeuses.

Adja 

Guerre invisible dans Kidal, coupée du monde

Une belle et grande fleur de mort s’épanouit tout à coup dans la nuit de Kidal. D’abord une grande bulle de lueur dorée au ras du sol, puis une corolle orangesombre, qui monte dans l’obscurité. Quelque chose vient d’exploser. Malgré la proximité, le bruit de la détonation est étouffé, peut-être absorbé par les maisons aux murs de terre crue ou l’air chaud. D’abord, les rebelles touareg du MNLA (Mouvement national de libération de l’Azawad) qui se trouvent à quelques centaines de mètres en rient un peu :  »C’est une bombe atomique, ou quoi ? » Puis ils comprennent qu’une nouvelle explosion vient de frapper Kidal, au nord du Mali, pratiquement coupée du monde mais devenue ville ouverte pour les attentats-suicides. Les hommes du MNLA qui tiennent le poste de contrôle à la sortie sud de Kidal viennent d’être touchés de plein fouet.

Il s’agit d’un nouvel attentat suicide, le second en ville, et le troisième dans la région, enregistré au cours des six derniers jours. Les hommes qui tenaient ce poste ont été fauchés à la fois par l’explosion, les éclats divers, et la projection dans leur direction du bloc moteur du véhicule pulvérisé. En ce début de soirée, ils étaient groupés, occupés à découper une chèvre tout juste égorgée pour le dîner, avant une nuit de veille. Un pick-up est arrivé depuis l’intérieur de Kidal. A une dizaine de mètres des gardes, le kamikaze a actionné le dispositif explosif. Selon une source informée de la sécurité du MNLA, il y avait du TNT dans le Land Cruiser, pas de l’explosif artisanal fabriqué à partir d’engrais.

tombe-commune attantat kidal terroriste mujao

Au petit matin, on enterre à la hâte, dans la même fosse commune, les dépouilles en lambeaux des six hommes du MNLA emportés par l’explosion, et celle du kamikaze. Seuls restent les noms des malheureux hachés par l’explosion, et de rares détails sur le kamikaze. « Il avait les cheveux longs », affirme en hésitant un responsable du MNLA sur place. Maigre indice. Mais cela signale que l’homme était probablement un « peau blanche », selon l’expression en vigueur dans la région. Touareg, ou arabe. Etranger ? Peut-être.

DEPUIS LE 21 FÉVRIER, LES HOMMES TIRENT À VUE

Sur le lieu du drame, des éclats d’obus traînent par terre au milieu de munitions diverses. Ils faisaient partie de la charge explosive. « Du 106 mm », évalue unofficier tchadien venu constater les dégâts, et qui s’en retourne bien vite vers son camp, tout à côté, avant qu’un éventuel autre kamikaze ne tente sa chance au milieu des curieux qui affluent dans le plus grand désordre. Dans le même camp sont basées des forces françaises, invisibles. Le mur d’enceinte n’est qu’à quelques centaines de mètres. A Kidal, rien n’est jamais loin, et cette proximité pèse aussi comme une malédiction. « Ici, il faut se méfier de tout le monde », chuchote un responsable de la sécurité du MNLA.Azawad kidal rebelle touareg mnla

Ce n’est pas depuis la brousse, à l’extérieur de Kidal, que le chauffeur kamikaze a lancé son véhicule pour exploser. Il y a une bonne raison tactique à cela : dès la tombée de la nuit, personne ne se hasarde à approcher d’un poste de garde depuis le premier attentat suicide, le 21 février, sachant que désormais, les hommes tirent à vue.

La voiture bourrée d’explosifs est donc venue de l’intérieur de la ville. Est-ce une raison pour croire, comme ce responsable de la sécurité du MNLA, présent sur les lieux, que « l’attentat a été préparé ici » ? En somme, que les anciens maîtres de la ville, d’Ansar Eddine ou Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI) auraient toujours les moyens de frapper en s’organisant depuis la ville abandonnée par leurs hommes fin janvier ?

explosion attentat kidal

La préparation de la voiture suicide a pu avoir lieu aussi bien, techniquement, dans Kidal même ou dans l’une des zones contrôlées par les rebelles islamistes, qui sont visés par l’opération menée par l’armée française et ses alliés. Les deux hypothèses sont réalistes. Des candidats au martyre ont été formés pendant les neuf mois au cours desquels les groupes proches d’AQMI ont tenu les villes du Nord. Ces groupes sont désormais dans la nature, comme une bonne partie des combattants du Mujao (Mouvement pour l’unicité et le djihad en Afrique de l’Ouest), d’Ansar Eddine et des membres des katibas d’AQMI.

UNE VILLE PÉTRIE D’AMBIGUÏTÉ

Certains de ces rebelles sont localisés dans plusieurs zones du pays, dont la région de Taoudenni, dans la brousse entre Ansongo et Ménaka, ou encore dans les environs de Gao. Et même dans certaines régions proches de Tombouctou. Leurs forces seraient aussi concentrées tout particulièrement dans une zone cruciale au nord de Kidal, l’Adrar de Tigharghâr, où la plus importante opération militaire française depuis le déclenchement de « Serval » au Mali, le 11 janvier, est en cours avec l’aide de forces tchadiennes.

Les kamikazes pourraient donc, en somme, venir de presque partout, sachant qu’il n’est pas difficile de s’infiltrer dans Kidal. « La terre est vaste », soupire le responsable du MNLA. Et les mouvements rebelles islamistes comptent de nombreux soutiens dans une ville au statut pétri d’ambiguïté.

LES FORCES FRANÇAISES ET TCHADIENNES RETRANCHÉES

Depuis le 30 janvier, les forces françaises et tchadiennes se sont déployées à Kidal. Deux jours plus tôt, le MNLA y était entré. Depuis, un équilibre temporaire s’est instauré. Le MNLA patrouille en ville, a installé son administration et ses principaux responsables dans des bâtiments en ville, ainsi qu’au « camp 1″. Les forces françaises et tchadiennes sont au « camp 2″ et évitent de sortir en ville, restant retranchées derrière les hauts murs d’enceinte de leur camp. Tout les y pousse : la volonté de se démarquer du MNLA et la nécessité de se protéger d’attentats-suicides. Les contrôles effectués aux portes de la ville le sont par des soldats du MNLA.

Cette superposition de forces ne donne pas encore la grille de lecture de Kidal : que va devenir le MNLA et quels sont ses objectifs ? Combien de temps l’armée malienne, qui n’a pas dépassé la limite nord de Gao (400 kilomètres plus au sud), peut-elle renoncer à poursuivre la « reconquête du nord » promise par la France en se voyant interdite d’accès à une vaste partie de ce même nord ?

enfants soldats mnla rebelle touaregs

Dans son bureau aux murs bleutés, installé dans l’antenne de l’agence pour l’emploi locale, et où trône un drapeau de l’Azawad, la région pour laquelle les rebelles touareg réclament l’autonomie, ou un statut spécial, le chef du MNLA, président du Conseil transitoire de l’Etat de l’Azawad (CTA), Bilal ag Cherif, tente de minimiser la portée des attentats-suicides. « Il ne s’agit que des derniers recours des terroristes », assure-t-il mercredi 27 février. Le chef du MNLA y voit la volonté de frapper les « forces convergentes pour imposer la paix » que sont « la France, le Tchad et le MNLA ». Il est clair que les auteurs des attentats des derniers jours, dont certains ont été revendiqués par le Mujao, visent ces trois cibles. Il est clair aussi que Kidal n’est pas une zone d’affrontement direct à ce stade des opérations militaires. Mais le passé est moins net en ce qui concerne la séparation entre «  terroristes  » et «  forces de la paix  ».

« HASARD »

La ville avait d’abord été prise en mars 2012 par les forces conjointes du MNLA et d’Ansar Eddine, le mouvement d’Iyad ag Ghali, ouvrant la voie à la présence de certains des alliés de ce dernier, qui allaient se révéler si encombrants par la suite : les chefs d’AQMI, qui s’étaient fondus dans le décor en profitant des avancées du MNLA dans le premier temps des conquêtes du nord du Mali, avant de prendregraduellement le contrôle de ces mêmes villes.

Pour la conquête de Kidal, par exemple, le MNLA a attaqué par le Nord, Ansar Eddine et ses alliés par le Sud. Puis, une fois en ville, les tensions ont commencé. Le MNLA a été repoussé par des forces supérieures en nombre, en organisation et en moyens.

Le même scénario s’est joué à Gao et Tombouctou, tombées dans la foulée de Kidal. Partout, le MNLA s’est fait finalement chasser. Aujourd’hui, il réfute avoir été associé à ces groupes que la France traque dans les massifs montagneux du Mali. « On attaquait Gao, le Mujao et Ansar Edine ont attaqué le même jour. C’était l’effet du hasard », affirme, un peu embarrassé, Bilal ag Cherif.

Mais l’opération Serval a aussi eu un effet mécanique sur l’autre mouvement rebelle à forte identité touareg, recrutant plus particulièrement parmi les Ifoghas, Ansar Eddine. Iyad ag Ghali est en fuite, mais une grande partie de ses combattants seraient passés du côté du MNLA lorsque certains responsables politiques de son mouvement, emmenés par Alghabas ag Intallah, ont créé une scission, le Mouvement islamique de l’Azawad (MIA), dont on aperçoit quelques combattants en ville.

Bilal-ag-Cherif mnla

Bilal ag Cherif, le chef de la rébellion touareg désormais alliée de la France, assure que «  70 % de leur jeunesse (combattants d’Ansar Eddine) ont désormais intégré le MNLA  »«  Le MIA n’existe pas  » tranche, assez sèchement, Bilal ag Cherif, qui souhaite voir le MNLA reconnu comme une force participante, pas seulement « dans la clandestinité », mais avec un appui sérieux alors que le MNLA manque de tout, à commencer par le carburant.

« COINCÉS »

Qui, de la France, ou du MNLA, tente d’utiliser l’autre ? La question arrache unsourire à Sidi Mohammed ag Saghid, responsable de la sécurité du MNLA : « La France est coincée, et elle nous a coincés. » La particularité de cette situation tient aussi à l’absence d’un acteur de la guerre au Mali : l’armée malienne. Les forces nationales n’ont pas dépassé une certaine ligne au-delà de Gao, Tombouctou, et Ménaka. Un responsable influent du MNLA avertit : « S’ils essaient de venir ici, on leur tire dessus.  »

LE MONDE | 28.02.2013 à 11h17Par Jean-Philippe Rémy – Kidal (Mali) Envoyé spécial

Logements à Bamako : Entre escroquerie et forfaiture

Entre l’incertitude, la pauvreté, l’escroquerie et la forfaiture, les locataires ne savent plus à quel propriétaire ou gérant se fier. Pourtant, il leur faut affronter le coût trop élevé du loyer par la cupidité des propriétaires, le chantage et l’escroquerie organisés par les courtiers et certains agents immobiliers. Enquête.

Tout le monde est d’accord que la première difficulté relève des courtiers –surnommés coxeurs- qui se chargent des démarches pour trouver des locataires, souvent même sans l’assentiment des propriétaires de maisons. Ils imposent à tout demandeur une prime de visite, qui varie de 2 000 Fcfa à 5 000 Fcfa, en plus d’une commission dont la valeur est égale à un mois de loyer. Une somme qui n’est pas défalquée sur ce que versera le locataire au propriétaire de la maison. Mais ce n’est pas tout. D’autres difficultés attendent le candidat au logement.
La cupidité des propriétaires pointée du doigt
Selon Mohamed Traoré, agent immobilier, «pour une nouvelle maison, le propriétaire, encore sous le coup de ses nombreux investissements, est tenté de vouloir rentrer tout de suite dans ses fonds. D’où la demande d’une caution qui est souvent prohibitive. Et pour une ancienne construction, un propriétaire qui aurait eu des impayés de loyers, peut se rabattre sur le nouvel arrivant pour essayer de rattraper ce qui peut l’être encore». En tant qu’agent immobilier, il sait bien de quoi il parle: les propriétaires tiennent à faire casquer les locataires.
Le prix des loyers varie selon les communes et même les quartiers. Par exemple, un logement « trois-pièces » à Magnambougou n’est pas loué au même prix qu’à Hamdallaye Aci. Il faut aussi ajouter que la forte demande impacte conséquemment le prix des loyers disponibles et peut provoquer une surenchère incroyable dans certaines zones comme à l’Aci 2000 Hamdallaye où une seule petite pièce appelée dans le jargon des courtiers «entrer-coucher» peut être louée actuellement à 25 000 Fcfa. Si elle est un peu plus grande, elle vaut 30 000 Fcfa et si elle est  accompagnée d’une toilette, le prix peut monter jusqu’à 40 000 Fcfa.
Une jeune Guinéenne en location a tenu à nous montrer son «poulailler », terme qu’elle utilise pour désigner l’étroitesse de son logement d’une pièce-salon avec toilette, sans cuisine ni magasin ni véranda. Elle n’a qu’un petit balcon. Alors qu’elle paye 50 000 Fcfa. Sans compter que maintenant, la mode chez les propriétaires, c’est de réclamer le paiement de 4 à 6 mois à l’avance (avance et caution confondues). Une caution qui n’est malheureusement jamais remboursée. C’est de l’escroquerie !
Et souvent, comme nous l’indique un étudiant étranger qui a pris un appartement à Bamako pour le partager avec des amis: «Les propriétaires et gérants ne s’embarrassent même pas de l’entretien de leurs locaux. La plomberie, l’installation électrique, les toilettes, tout est défectueux et laissé à la charge de l’occupant obligé de délier le cordon de la bourse pour se donner le minimum de confort. Le milieu du logement à Bamako est comme la jungle».
Difficultés de la vie en colocation
A ces difficultés soulevées, se greffent des problèmes entre les colocataires dans les cours communes. Adama Traoré témoigne: «Nous sommes dans une maison où des gens entrent et sortent comme ils veulent. Les difficultés, c’est surtout la nuit. Il y a des gens qui dorment  tardivement et qui font du bruit. Quand tu leur demandes de se ressaisir, sous prétexte d’avoir les mêmes droits, ils disent n’avoir pas d’ordre à recevoir de qui que ce soit». C’est un problème. A noter que ce cas est fréquent non seulement dans les locaux à usage d’habitation, mais aussi à usage professionnel.
Ce problème de collaboration entre locataire surgit beaucoup plus au niveau du règlement des factures d’eau et d’électricité en cas de partage de compteur. Très souvent, l’Energie du Mali et la Somagep finissent par enlever le compteur à cause des impayés, laissant la maison sans eau ni électricité. On ne peut compter le nombre de maisons en location qui sont ainsi privées d’eau et d’électricité. Mais les propriétaires et gérants n’en ont cure car avec la crise du logement à Bamako, ils trouveront toujours un preneur dans ces conditions.
Un enseignant malien rencontré, quant à lui, souligne le manque de respect des locataires de la part des propriétaires ou agences immobilières qui les font cohabiter dans le même immeuble avec des bars-restaurants et maquis où on chiale toute la nuit, empêchant à tout le monde de dormir. Sans compter les visiteurs indésirables qui hantent généralement ce genre d’espaces. Il ajoute que d’ailleurs, de plus en plus dans les immeubles de l’Aci 2000, des locataires transforment leur appartement à usage d’habitation en un bar clandestin qui dérange les voisins. Mais les propriétaires ou gérants des immeubles, une fois avertis, ne font que rapporter les complaintes sans agir. Non seulement, ils ne règlent pas le problème, mais ils livrent le plaignant à l’indélicat locataire créant ainsi un climat vicié entre eux. Un de ces propriétaires d’immeubles a eu à dire aux locataires qui se lamentaient à propos d’un bar clandestin dans l’immeuble, que c’est avec cette activité qu’on lui paye son argent à la fin du mois. La seule chose qui compte pour lui, c’est son argent.
Les agences immobilières entre le marteau et l’enclume
En ce qui concerne les difficultés rencontrées par les agences  immobilières, Mamadou A Dem, directeur général de l’agence ‘’Dem immobilier’’ au grand marché, nous dira que les difficultés résultent tant du coté des locataires que des bailleurs. «Le problème majeur est le non respect des conditions du contrat par les locataires. La plupart d’entre eux signent le contrat sans pour autant connaitre le contenu. Nous tenons toujours à donner une explication par rapport au contenu du contrat bien avant la signature. Mais une fois qu’ils sont dans les locaux, bonjour les dégâts: dégradation du local, trouble de voisinage, non paiement du loyer mensualité, etc. », explique Mamadou Dem. En outre, ajoute-t-il, beaucoup de locataires animés de mauvaise volonté quittent la maison sans prévenir et partent avec des impayés. «Dans ce genre de situations, nous sommes obligés de rembourser le bailleur, qui ne considère que l’argent que nous devons lui verser à la fin du mois», a-t-il dit avant de se lamenter que «10% seulement du montant de la mensualité nous reviennent, alors que nous nous engageons à les représenter». Il inviter l’Etat à faciliter la tâche aux jeunes diplômés qui veulent entrer dans le milieu, notamment en réduisant la réduction du prix à payer pour l’obtention des agréments. Ce montant varie entre 2,5 millions Fcfa et 5 millions Fcfa.
Que dit la loi malienne ?
Depuis 1986, le Mali a créé un cadre légal qui est le Code domanial et foncier (loi 86 – 91 du 1er août 1986). Ce code sera modifié par l’ordonnance n° 99 – 0 27 / P-RM du 22 mars 2000 qui, à son tour, sera modifié et ratifiée par la loi n° 2008 /ANRM du 12 février 2002. Mais pour faire face aux problèmes relatifs à la gestion immobilière, notamment les rapports entre le locataire et le bailleur, cela exige qu’on se rapporte à l’Acte uniforme de l’Ohada (Organisation pour l’harmonisation du droit des affaires en  Afrique). Nonobstant ces dispositions, il faut savoir qu’au Mali, le contrat demeure le cadre le plus approprié pour régir les rapports entre bailleur et locataire. D’ailleurs, c’est le procédé le plus utilisé dans notre pays. Le contrat permet aux deux parties de consentir librement sans que l’un des contractants ne soit favorisé car le contrat obéit aux conditions de validité à savoir: le consentement, la capacité, la cause et l’objet.
Généralement, lorsque le bailleur et le locataire contractent, ils doivent respecter, outre des conditions légales, des conditions particulières qui constitueront les droits et les devoirs des parties. Par exemple, il y a des obligations qui peuvent incomber au locataire tels que: tenir les lieux en bon état, ne pas déranger le voisinage. Pour le bailleur, cela peut être une obligation d’avertissement pour la modification de certaines dispositions du contrat tant que le locataire respecte les termes du contrat. Ainsi, le contrat reste la meilleure protection des deux parties.
S’agissant du délai de payement, cela dépendra de la volonté des contractants. Très généralement, pour les personnes physiques, c’est le 05 de chaque mois que les locataires s’acquittent de leur loyer. Quant aux personnes morales (entreprises), le payement est soit trimestriel, soit annuel.
Aussi,  la mise en demeure se rapporte non seulement par les contrats, mais aussi avec l’Acte Uniforme portant organisation des procédures simplifiées de recouvrement et de voies d’exécution. Malheureusement, selon les acteurs concernés, ces réglementations sont allègrement foulées aux pieds dans l’indifférence la plus totale par les autorités dans la mesure où le social prime.
Et l’Etat dans tout ça ?
Pour les acteurs concernés, l’Etat ne joue pas son rôle. Il n’est point préoccupé par la souffrance du peuple face à la rareté de maisons. Inutile de préciser qu’une réglementation claire des contrats de location doit être faite pour que la trop grande liberté de fixation des cautions ne tue pas le citoyen. En plus, le locataire est obligé de se contenter d’une maison très exigüe, ne répondant donc pas aux normes sociales, mais qu’il paye trop cher.
Il est alors plus que temps pour l’Etat, de prendre ce problème à bras le corps afin de neutraliser les bailleurs devenus des marchands du sommeil et aussi de mettre de l’ordre dans la faune des agences immobilières qui usent de n’importe quelle complicité avec des huissiers et des juges, en dehors de toute légalité, pour tordre le bras aux locataires.
Ibrahim M.GUEYE

Fait divers : Une grenouille dans la sauce

Par inattention, une nouvelle mariée a servi le diner avec une grenouille dans la sauce. Cela s’est passé dans un village de la commune rurale de blendio dans la région de Sikasso. Après avoir bien mangé le  ‘’tot’’ fait à  base de petit mil, accompagné de la sauce du gombo frais et de la viande, le chef de  famille a découvert, dans sa dernière tartine  de viande une grenouille bien grasse.

Le plat était tellement délicieux que le mari de la nouvelle mariée  qui a cuisiné  le plat, ne s’est pas rendu compte. Seulement, il imaginait un gros morceau de viande sans os. Malheureusement,  c’était une grenouille.  Le paradoxe pour ce dernier, était que les morceaux qu’il avait mangés étaient agréables à mâcher, mais le dernier gros morceau était immangeable, car plus musclé et mal cuit. C’est pourquoi, ce morceau a mis du temps entre ses dents avant qu’il ne sache ce  que c’était réellement.  Ainsi, le Monsieur a interpelé sa femme, la nouvelle mariée pour connaitre la nature de ce qu’il y a dans sa main. Tout de suite, la dame a amené un morceau de bois enflammée pour illuminer l’endroit afin de bien voir la chose. Il découvrit ainsi la grenouille. Très surprise,  la cuisinière  a failli  s’évanouir. Car  en tant que femme, elle a mesuré la gravité de la situation. Pour elle, c’est une raison de divorce. Séance tenante, elle commença à supplier son mari qui était déjà rouge de colère. Grâce  à l’intervention des uns et des autres, la nouvelle mariée a échappé au fouet de son conjoint ainsi que des villageois.

Selon les explications de la dame, c’est par manque d’inattention que cet incident s’est produit. A l’en croire, après avoir partagé les plats, elle s’est déplacée pour aller dans la cuisine prendre une tasse afin de compléter le nombre de plats à servir. Puisqu’il faisait très noir dans la cuisine, la dame en question a voulu partager le repas dehors. C’est  là qu’une grenouille a trouvé de refuge dans une tasse contentent la sauce et la viande devant à accompagner la sauce au gombo frais  accompagnant le to fait à base de la farine du petit mil.   Signalons que le village en question n’est pas électrifié. Cette bonne ménagère n’a pas eu le courage de vérifier les plats avant de les servir d’où l’inattention.

A force d’être paresseuse, la dame allait être une victime de son propre comportement.  Ce cas doit inciter toutes les femmes à être vigilantes, curieuses, courageuses et très engagées pour tenir  bon leurs foyers.

Cela dit, la propriété et l’attention sont des devoirs pour toute bonne ménagère afin de sauver son mariage.

Mariétou Konaté

Ibrahima Abba Kantao, Président de Ganda-Izo: «Avant la chute de Gao, l’armée utilisait nos combattants»

Dans cet entretien, le président du Mouvement , Ibrahima Abba Kantao, revient sur la guerre au Nord du Mali et les évènements qui ont conduit à celle-ci. Il se dit surpris par l’attitude des autorités de notre pays vis-à-vis des mouvements d’autodéfense, car, bien avant la chute  de la ville de Gao entre les mains des terroristes, l’armée utilisait les combattants de  Ganda-Izo.

D’emblée, Kantao a invité les Maliens et leurs autorités à s’interroger sur les raisons de la création des mouvements d’autodéfense. Selon lui, ils sont nés dans un climat d’insécurité généralisé dans le Septentrion malien, avec l’abandon du Nord par l’Etat, du fait des accords signés avec les rebelles. «Cette fois-ci, les rebelles se sont fait accompagner par les islamistes du MUJAO, d’AQMI, de Boko Haram et autres narcotrafiquants. C’est dans cette situation que Ganda-Izo a été créé en 2008, par feu Amadou Diallo, pour faire face à l’insécurité des populations et de leurs biens», a-t-il déclaré. Avant d’ajouter qu’à l’époque les bandits armés venaient enlever le bétail des éleveurs.

Face à ce climat, les jeunes de ces localités ont décidé de s’organiser pour assurer la protection de leurs populations. Pour le Président de Ganda-Izo, cette façon de faire ne plaisait pas au régime d’ATT. C’est pour cette raison que le défunt Chef d’Etat Major, Amadou Diallo, a fait l’objet de beaucoup d’arrestations pour l’empêcher d’accomplir cette mission. Par la suite, poursuit le Président, l’armée malienne a fini par collaborer avec les mouvements d’autodéfense.

«Avant la chute de Gao, l’armée utilisait nos combattants. Le jour où Gao a été prise, les éléments de Ganda-Izo ont été les derniers à quitter la ville. Ce sont eux qui  se battaient, parce qu’ils avaient la connaissance du terrain. Je comprends qu’on ne veuille pas les mettre au devant, mais je pense que l’armée ne peut pas continuer sans eux, ne serait-ce que pour la réussite de la libération des régions occupées. Ils connaissent les hommes, les territoires, qui a fait quoi et qui n’a rien fait. Un chef de village ne peut pas dénoncer ses fils. Ces jeunes, pour la plupart, ne veulent pas entrer dans l’armée. Tout ce qu’ils veulent c’est libérer leurs terroirs. Pour eux, c’est une mission d’honneur», a-t-il martelé.

Le Président Kantao ne doute pas un instant de la volonté de ces jeunes d’aller se battre. Pour la simple raison que cela fait plus de 9 mois qu’ils sont cantonnés à Sévaré, dans les conditions difficiles. D’où son étonnement qu’on ne veuille pas les mettre en selle, alors que certains de ces combattants sont dans les villes et dans les villages repris. Avec la dispersion des islamistes tout au long du fleuve, suite aux frappes aériennes, les éléments de Ganda-Izo et des autres mouvements peuvent être mis à profit pour faciliter leur identification. «Nos troupes peuvent aller traquer ces gens là, c’est la seule alternative», a-t-il dit. Le Président de Ganda-Izo reconnaît aussi que l’après guerre va être compliquée, en raison de la crise qui a affecté toutes les couches sociales.

Pour préparer le retour de ses combattants dans leurs localités d’origine, Ibrahima Abba Kantao annonce une session de formation et de recyclage à l’intention des troupes pour les initier au respect des règles des droits de l’homme. Cette formation sera assurée avec l’appui de la Croix Rouge et des organisations de défense des droits de l’homme.

Youssouf Diallo 

Gao: Quinze gardés à vue accusés d’accointances avec le Mujao

Dans les alentours de Gao, les autorités ont arrêté quinze personnes soupçonnées d’avoir collaboré avec les islamistes du Mujao durant l’occupation, et de continuer de leur venir en aide. Ces quinze personnes ont été arrêtées mardi 26 février et sont, depuis, maintenues en garde-à-vue à Gao.

« Nous ne sommes pas du Mujao ». Interdiction de parler aux prisonniers, mais l’un d’eux parvient quand même à souffler ces quelques mots.

Assis dans la cour du bâtiment qui fait office de gendarmerie, les quinze gardés à vue attendent d’être interrogés. Ils ont été arrêtés dans le village de Kadji, de confession wahhabite, que les habitants de Gao désignent comme un réservoir d’islamistes.

« Ce sont des gens qui depuis 1973 ont adhéré à un fondamentalisme religieux, explique Sadou Dali Touré, premier conseiller d’une commune à laquelle appartient le village de Kadji. Leur religion est donc très différente de la religion des gens de Gao. Quand les groupes islamistes sont venus, ces gens, puisqu’ils ont presque la même religion, ont déjà adhéré à la cause des groupes islamistes. Ils ont collaboré, ils ont coopéré, ils ont la même intention, et ils font les mêmes choses ensemble. Le gens qui ont été arrêtés sont connus par tous. Donc, ils ont été signalés par le jeunes du village ».

Pour le moment, les quinze hommes sont officiellement en garde à vue et donc présumés innocents. « Nous sommes en train de faire leur audition, rapporte le lieutenant-colonel Saliou Maïga, responsable de la gendarmerie de Gao. Nous faisons des rapprochements, et c’est en fonction de ça, maintenant, qu’on peut retenir leur responsabilité ou pas ».

A l’issue des interrogatoires, les quinze prisonniers pourront être ou relâchés ou inculpés.

Par RFI

L’envoi des casques bleus au Mali en attente

Le Conseil de sécurité de l’ONU a demandé au secrétaire général Ban Ki-moon de préparer la mise en place d’une mission de maintien de la paix au Mali et de présenter avant fin mars un rapport sur sa faisabilité. Ces casques bleus doivent prendre le relais des forces françaises et africaines sur le terrain, une fois les combats terminés.

 onu-ban-ki-moonSur le principe, l’envoi de casques bleus au Mali est acquis, mais personne à l’ONU ne s’avance sur une date. Le Conseil de sécurité devra décider à partir de quel moment la phase des combats est considérée terminée. Il faudra aussi une demande formelle des autorités maliennes. Bamako mettra sans doute des conditions, par exemple que les casques bleus ne se déploient que dans le nord du pays.

Cette mission devrait être composée d’environ 8 000 hommes. La plupart seront Africains, mais des pays européens, comme la Suède, disent être prêts à y contribuer. Une participation française n’est pas envisagée pour l’instant. Les soldats français pourraient plutôt se repositionner dans un pays voisin pour mener des opérations ponctuelles au Mali contre les rebelles islamistes si nécessaire.

Les membres du Conseil se sont également inquiétés de l’absence de progrès dans le processus de réconciliation au Mali. La France a demandé au secrétaire général Ban Ki-moon d’accélérer l’envoi d’observateurs des droits de l’homme pour surveiller les exactions contre les populations arabes et touarègues.

Par RFI

Moussa Mara : «Au Mali nous avons plus de 120 partis politiques n’ayant pas de raison d’être si on regarde les textes»

Le Prétoire: Outre la conquête du pouvoir, une formation politique anime la vie politique nationale à travers son programme et ses prises de position. Cela suppose que ses militants soient formés. Que fait concrètement votre parti en ce sens?moussa-mara
Moussa Mara: Le parti Yéléma, dès sa création, privilégie la formation et la construction citoyenne des militants et des Maliens de manière générale. Cela a été clairement réaffirmé lors de sa dernière conférence nationale en début décembre 2012 à Koulikoro. Plusieurs axes sont utilisés par le parti pour ce faire. La formulation des idées et des principes d’abord. Le parti a élaboré et formalisé à destination de ses responsables et militants les 5 principes majeurs qui guident son action et les 5 objectifs majeurs qu’il souhaite attendre au profit des Maliens. Les documents conçus sont portés à la connaissance de tout responsable et de tout militant qui doit les connaitre et les utiliser pour travailler au quotidien. A ce titre, des conférences-débats, des sessions de formation et des ateliers sont régulièrement organisés dans les cellules du parti, dans les communes, cercles, régions, à Bamako et à l’extérieur. Ensuite, la constitution d’une base documentaire sur internet et d’autres supports à la disposition de tous les militants du parti, consultable et reproductible pour leurs besoins propres. Cela les aide dans leur démarche de formation. Enfin, les déplacements du Président, au rythme de deux par mois, au niveau des structures du parti, à l’intérieur et à l’extérieur, sont des occasions d’explication et de diffusion des valeurs de Yéléma et des valeurs citoyennes parmi les membres du parti.

La date du 7 juillet 2013 est retenue pour les élections présidentielles. Votre parti sera-t-il présent ?
Notre parti a été créé, outre pour la formation citoyenne, dans le but de conquérir et d’exercer le pouvoir comme cela est stipulé dans la Constitution et la charte des partis politiques. Nous allons donc évidemment participer aux prochaines échéances électorales qui seront cruciales pour le Mali.
Les stratégies en cours pour aller à la conquête des électeurs à un moment où le Nord est toujours occupé?
Les stratégies de conquête pour Yéléma ne sont pas fondamentalement nouvelles car ce qui a touché le pays depuis fin 2011 jusqu’à maintenant n’est que l’illustration parfaite de ce Yéléma stigmatise et veut combattre (mauvaise gouvernance, absence de vision et de planification, infantilisation des citoyens, corruption généralisée…). Le parti a de ce fait l’occasion de démontrer en quoi nous devons changer conformément à ses idées et projets pour que plus jamais le Mali ne retombe dans les errements du passé. Cela dans le souci de rassembler les Maliens sur des bases saines pour mobiliser toutes nos énergies afin de sortir le pays de l’ornière.
Un parti se distingue par une orientation idéologique à partir de laquelle se forment sa vision de la société, son projet de société et de la gestion de la vie nationale. Mais il se trouve que certains partis politiques naissent juste pour soutenir d’autres partis. Votre avis ?
Vous avez raison. Sur plus de 150 partis au Mali, moins de 30 disposent d’élus locaux et moins de 15 disposent d’élus à l’Assemblée nationale. C’est pour dire qu’au Mali nous avons plus de 120 partis politiques n’ayant pas de raison d’être si on regarde les textes. Il nous faut courageusement poser cette question pour y apporter des réponses appropriées qui consolideront notre système démocratique.

Ce qui est important dans un programme, ce n’est pas le listing des objectifs, mais les moyens et les ressources. Est-ce que votre parti en dispose ?
Ce n’est pas le parti qui dispose de moyens, mais le pays. Le parti dispose d’idées et de stratégies lui permettant de mettre en valeur ces moyens, de les développer pour qu’ils puissent être pleinement employés dans l’essor du pays. L’année dernière par exemple, pendant la campagne électorale, nous avons proposé des idées originales permettant de valoriser le formidable potentiel agro pastoral de notre pays sur la base de la maitrise de l’eau, de la professionnalisation des ruraux pour jeter les bases d’une croissance économique, pour permettre de redistribuer la richesse et en luttant mieux contre la pauvreté.
La transparence du financement des partis politiques est capitale pour la démocratie. Appréciez-vous la façon dont cela se passe au Mali ?
J’ai déjà écrit plusieurs fois pour une reforme du système de financement des partis politiques qui devrait les renforcer, les ancrer localement et accroitre la transparence dans l’utilisation des fonds publics alloués. Le financement public des partis politiques est une bonne chose en soi, mais doit être utilisé pour la formation citoyenne et non pour la campagne électorale (on pourrait mettre en place un dispositif de soutien public aux candidats comme cela existe au Ghana). Il est nécessaire que le financement déterminé pour un parti soit versé aux structures locales pour soutenir des activités locales de construction citoyenne et sous supervision des représentants locaux de l’Etat (préfets et sous préfets). Cela rendra les partis actifs sur le terrain, aux côtés de leurs militants de base et soutiendra les responsables de terrain aux dépens des leaders centraux qui sont encore trop présents et dont certains utilisent le financement public pour des buts inopportuns. Nous devons nous orienter vers de grands partis au Mali, présents sur tout le territoire, en nombre réduit, proche de leurs militants, ancrés localement et animés par des leaders qui sont également des responsables de base. Ce qui aidera la prise en compte des enjeux locaux dans les décisions des leaders centraux.
Propos recueillis par
Destin GNIMADI

Affaire des bérets rouges : Diango : le jugement du roi Salomon

La Bible raconte que Salomon, fils de David, ayant hérité du trône de son père demanda au Seigneur de lui accorder la sagesse de gouverner son royaume. Satisfait de cette prière parce que Salomon, contrairement à ce que font la plupart des hommes, n’avait pas demandé d’argent, Dieu lui accorda non seulement une infinie sagesse mais aussi toutes les richesses de la terre. C’est ainsi que ce puissant roi qui n’eut pas d’égal sur notre planète commanda aux hommes et aux djinns. Un jour deux femmes se présentèrent à sa cour, se disputant la maternité d’un bébé. Pour trancher une affaire aussi délicate Salomon commanda au bourreau de couper l’enfant en deux et de donner la moitié à l’une et la moitié à l’autre femme. Celui-ci n’eut pas le temps de s’exécuter que la vraie mère du bébé s’interposa entre le couteau et le nouveau-né. Alors Salomon ordonna qu’on donne le bébé à sa mère car celle-ci préfère le voir dans les mains d’une autre femme que de le voir mourir.Diango cissoko premier ministre

Cette histoire est passée dans le temps sous le non de « jugement du roi Salomon » c’est-à-dire un jugement d’une grande sagesse. Un de nos nombreux contributeurs Moussa Sangaré, professeur de psycho-péda disait récemment à propos de la prétendue indépendance de l’Azawad que le vrai propriétaire de la terre n’accepte jamais qu’on la partage. Pour ainsi dire que les Maliens dignes de ce nom n’accepteront jamais la division de la patrie. Ce sont les vautours du nord qui s’y livrent pour étancher leur soif de domination raciste et tribale. C’est ce qui est arrivé dans la cour du roi Salomon. Dans l’affaire des bérets rouges la plupart des commentateurs estiment que le premier ministre Diango Cissoko a rendu un verdict à la Salomon. Pour les uns, en effet, la sentence est équilibrée, pour les autres il a partagé la poire en deux. Les instructeurs militaires au camp de Djicoroni-para, la troupe sur le champ de bataille et les récalcitrants au purgatoire. On estime ainsi que le problème est réglé car chacun à eu sa part de gâteau ou de calvaire. De par les sanctions la hiérarchie militaire parait satisfaite parce qu’elle voulait régler le problème militairement et ceux qui voulaient casser de l’Azawadien sont allés au front.

Pour autant peut-on dire que cette solution plutôt politique règle  définitivement le problème des bérets rouges ? Il y a loin de la coupe aux lèvres et tout indique que le premier ministre est assis sur une bombe à retardement car d’une part la principale revendication des parachutistes à savoir la reconstitution de leur corps d’origine n’a pas été abordée et d’autre part le problème de la discipline dans les différents corps de l’armée et des forces de sécurités est loin d’avoir trouvé sa solution. Partout on dit que la discipline est la principale force des armées. Sur ce point au Mali on est encore loin de voir le bout du tunnel quand ceux qui sont chargés de rétablir l’ordre sont les premiers fauteurs de trouble. Que dire des policiers qui se livrent à des pugilats sur le lieu de travail ou qui défilent dans la rue au nom de revendications corporatistes ou des militaires qui se livrent à des coups de force pour défendre la cause d’un président déchu.

De quoi regretter le temps de Tiécoro Bagayogo où la police était militarisée avec comme règle d’or une discipline de fer dans les rangs.

Le premier ministre et son staff doivent à présent réfléchir sur une question essentielle : après la guerre que va-t-on faire des bérets rouges ? On sait que ceux-ci sont mécontents d’avoir été dilués dans les différents corps de l’armée.

Ils veulent préserver leur unité d’élite. N’est-ce pas une source de frustration et un danger potentiel pour la République ? Certes que le pouvoir militaire doit obéir au pouvoir politique mais la solution prônée par le premier ministre laisse un arrière goût amer d’inachevé. Il fallait une fois pour toutes, trancher le nœud gordien, extraire le mal à la racine, lui administrer un remède de cheval pour le repos de l’âme de nous tous. Là-dessus le ministre de la défense Yamoussa Camara a raison de dire que c’est un problème militaire qui doit être réglé militairement.

Mamadou Lamine DOUMBIA

Guerre au Mali : Idriss Déby réclame son argent à Yamoussoukro

Alors qu’il a appelé ce mercredi ses partenaires de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) à accélérer le déploiement de leurs troupes dans le cadre de la mission des Nations unies au Mali (Misma) et que se poursuivent de violents affrontements avec les islamistes dans le nord du pays qui ont causé la mort des 27 soldats tchadienns de la MISMA le vendredi dernier, Idriss Déby semblerait être clairement venu à Yamoussoukro pour réclamer son dû. alassane dramane Ouattara dioncounda traore idriss deby macky sall

En effet KOACI.COM apprend de source diplomatiques ivoiriennes, que le Tchad se serait déplacé à la 42ème session ordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la Cedeao essentiellement pour accélérer le versement d’une promesse financière évaluée selon nos informations, à près de 100 milliards de Fcfa.

Idriss Déby, dont le pays est hors Cedeao, que l’on a annoncé « en colère » et sans nul doute financièrement impatient , s’en serait personnellement plaint auprès d’Alassane Ouattara ce mercredi soir.

Notons que la communauté internationale s’était engagée fin janvier sur le versement d’une enveloppe financière de plus de 228 milliards de Fcfa (455 millions de dollars), destinée à la Misma, à l’armée malienne et à l’aide humanitaire.

Alassane Ouattara a affirmé lundi que les besoins globaux avaient doublé pour se chiffrer désormais à 475 milliards de Fcfa (950 millions de dollars).

Rappelons que l’armée tchadienne a mis 2400 hommes à la disposition de la Misma (Mission internationale de soutien au Mali) et les troupes du pays d’Idris Déby se heurtent à une résistance acharnée des rebelles dans le massif des Ifoghas, près de la frontière algérienne.

Le sommet prendra fin ce jeudi, le nouveau président de la Cedeao sera désigné à l’issue de cette journée.

SourceKoaci

Modibo Sidibé affûte ses armes: Conclave en vue de la création de son parti politique ce dimanche 3 mars 2013

Après une longue absence, pour des raisons bien connues, de la scène politique nationale, voilà que l’ancien Premier ministre Modibo Sidibé, candidat à l’élection présidentielle, reprend du service. Depuis le 12 février dernier, il se fait de plus en plus fréquent à son QG de campagne sis en face de l’ex-IMACY à Hamdallaye. Et ce dimanche, il va présider une conférence de cadres en vue de la création de son parti.modibo sidibe adema 

Depuis les évènements du 30 avril au 1er mai 2012, qui a vu les bérets rouges et les bérets verts s’affronter, l’ancien Premier ministre Modibo Sidibé était entré dans une sorte de clandestinité. C’est vrai qu’une certaine rumeur avait mêlé son nom à ces incidents dramatiques, regrettables et humiliantes pour nos forces armées. A la suite de ces évènements il avait disparu. On le disait tantôt à Paris tantôt réfugié dans une villa de l’ambassade de France à Bamako…Selon des sources très proches de l’enfant du Wassoulou, ce dernier n’a jamais quitté Bamako.

Pour des raisons évidentes de sécurité, l’ancien candidat à la présidentielle avortée d’avril 2012 avait choisi de vivre en ermite. Ce qui, naturellement, a amplifié les rumeurs sur son compte.

Classé, par certaines agences, dans le peloton de tête si la présidentielle d’avril 2012 s’était tenue, Modibo Sidibé a toujours continué à travailler et à consolider sa base dans l’optique de la future élection présidentielle. Ses missionnaires, quant à eux, ont continué à sillonner l’intérieur du pays et à voyager à l’extérieur afin de partager avec les Maliens la vision de ce grand commis de l’Etat, entré tout récemment dans la politique active. Ses missi dominici ont été récemment vus dans les cercles de Diéma et de Nara. Ce qui a, d’ailleurs, créé une certaine ébullition au sein des formations politiques implantées dans ces zones qui craignent une effusion dans leurs rangs. Suite à cette percée de ses partisans dans ces localités, des voix se sont empressées d’accuser l’enfant du Wassoulou de vouloir faire une OPA (offre publique d’achat) sur telles ou telles formations politiques. Ou au contraire d’avoir adhéré à tel parti.

Alors qu’il n’en est rien. C’est vrai que Modibo Sidibé est demeuré, pour le commun des mortels, un homme mystérieux, un vrai policier dont il est difficile d’interpréter la moindre intention. Sans parti politique propre, mais en vrai stratège, il a pu s’attirer une réelle et profonde sympathie d’une frange importante de l’opinion publique qui le voit déjà accéder à la colline du pouvoir. Quand l’autre partie de l’opinion le soupçonne de vouloir se servir de l’ADEMA comme piédestal dans sa conquête du palais de Koulouba.

L’ancien Premier ministre présidera, ce dimanche 3 mars 2013, une conférence qui réunira les cadres qui œuvrent, depuis, à ses côtés pour préparer sa campagne et dont les noms sont annoncés pour faire partie de la direction du futur parti.

Au cours de cette rencontre sera également décidée la date du congrès constitutif du parti, dont les textes de création viennent, d’ailleurs, d’être finalisés. Un congrès qui sera très probablement convoqué avant la fin du mois de mars 2013.

Comme on le voit, Modibo Sidibé est en train, sans trompette ni tambour mais très méthodiquement, d’affûter ses armes pour les prochaines joutes électorales qui vont, selon toute vraisemblance, s’être rudes.

Mamadou FOFANA

Source: L’Indépendant

Effort de guerre : Le RDA joue sa partition

La famille de l’US-RDA a fait le point de son plan de campagne de soutien à l’effort de guerre, lancé le 20 janvier dernier. Le mardi 26 février 2013, devant un parterre de journaliste, les responsables de la grande famille l’US-RDA ont fait le point sur leur plan de campagne de soutien à l’effort de guerre. Cette campagne du mouvement a été lancée suite à la cérémonie commémorative du 52e anniversaire de notre vaillante armée.

L’US-RDA a adopté un plan de campagne à travers la ville de Bamako et à l’intérieur  pour apporter son soutien aux soldats maliens et alliés au front.
Pour le président de l’association Moussa Traoré, « face cette crise multidimensionnelle, imposée à notre pays, avec son cortège de détresse, de viols, d’amputations, de profanations de mausolées, de déplacés et réfugiés, notre Association étant perçue comme le pionnier de l’indépendance nationale ne doit rester en marge. C’est ainsi que nous avons décidé de nous regrouper pour lancer le présent appel à toutes les composantes de notre société tous ceux qui de l’intérieur et de l’extérieur, se reconnaissent dans les idéaux des présidents Mamadou Konate, Modibo Kéita, Mahamane Alassane Haïdara et leurs compagnons ».
Cet appel vise aussi à donner un soutien moral aux soldats du front, aux blessés et à leurs familles. Pour le succès de cette opération, les cadres ont mis en place  un point focal avec un  guichet unique au Mémorial Modibo Kéita.
Nabila Ibrahim Sogoba

 

Contribution à l’effort de guerre:
Des médicaments et dispositifs médicaux d’une valeur de 143,8 millions offerts par l’OMS 
 
À travers sa représentation nationale, l’Organisation mondiale de la Santé (l’OMS), a remis hier au ministère de la Santé une importante contribution en médicaments et dispositifs médicaux. Réceptionnés, dans les locaux de la direction de la pharmacie et des médicaments, par le ministre de la Santé, ce don est destiné à faire face à la situation humanitaire et sanitaire au Nord du Mali.

Le ministre de la Santé, Soumana Makdji, a reçu hier des mains du représentant résident de l’OMS au Mali, Dr Fall Ibrahima Socé, un important lot de médicaments et de dispositifs médicaux d’une valeur de 143 864 383 F CFA. C’était en présence de plusieurs chefs de services rattachés du département don le DG de la direction de la pharmacie et du médicament (DPM), Pr Bénoît Yaranga Koumaré. Certes modeste dans sa forme, cette cérémonie était d’une importance remarquable dans le fond.
D’une valeur de 143 millions 864 383 F CFA, ces produits se composent de : deux (2) kits complets choléra (SRO, antibiotiques, solutés et dispositifs médicaux) ; deux (2) kits complets de chirurgie : besoin moyen de trois mois d’un hôpital intermédiaire, dispositifs complets ; vingt et un (21) kits de base paludisme : prise en charge du paludisme simple (CTA, quinine comprimés, tests de dépistage rapide et dispositifs nécessaires).
Il y a également neuf (9) kits de préventions post exposition au VIH : ARV et nécessaires pour la prévention post exposition ; cent onze (111) kits de médicaments de base : médicaments de base pour un besoin de 3 moins dans une population de 1000 habitants dans les centres de santé périphérique ; un (1) kit supplémentaire : médicaments et dispositifs médicaux pour usage d’agent qualifiés ; un (1) kit Trauma B : dispositifs médicaux et matériels pour la prise en charge traumatologique pour un besoin moyen de 3 mois d’un hôpital intermédiaire.
Trois kits santé de la reproduction 6B : assistance à l’accouchement dans un centre hospitalier ; et des médicaments et dispositifs médicaux en vrac composés de seringues, de gants d’examens, de solutés de coton et matériels orthopédique font aussi partie de ce don.
Selon le représentant résident de l’OMS au Mali, Dr Fall Ibrahima Socé, ces produits ont été collectés par trois partenaires à savoir la direction régionale de l’OMS pour l’Afrique ; le siège de l’OMS à Genève avec l’appui du gouvernement russe et l’Equipe inter-pays de l’OMS, basée à Ouagadougou.
A l’en croire, le choix de ces produits est la réponse à un besoin identifié sur le terrain dans les domaines humanitaire et sanitaire. Il s’agit en fait de prévenir tout risque de rupture de stocks de médicaments dans les zones de combats de Tombouctou, Gao et Kidal.
Tout en reconnaissant que ces produits viendront combler un risque de rupture de médicaments sur le terrain, le ministre de la Santé, Soumana Makadji, a assuré que les dispositions seront prises pour les acheminer à destination dans les meilleurs délais. M Makadji a particulièrement adressé les remerciements du gouvernement de Transition à l’OMS pour ce geste humanitaire.
 Ousmane Daou

SourceL’Indicateur du Renouveau

Protection des enfants : contre le fléau du tourisme sexuel

ECPACT Luxembourg (End child pornography and trafficking of children for sexual purposes) a, en partenariat avec l’Office malienne du tourisme et de l’hôtellerie (OMATHO), organisé mercredi au Grand hôtel un atelier de sensibilisation sur le thème : « L’exploitation sexuelle des enfants à des fins commerciales : cas du tourisme au Mali ». L’ouverture officielle des travaux a enregistré la présence du chef de cabinet du ministère de l’Artisanat et du Tourisme, Ségui Kanté, et de la représentante d’ECPACT Luxembourg au Mali, Mme Fabienne Diakité Grosjean.

ECPACT Luxembourg est membre du réseau d’ECPACT international dont le nom anglais signifie « Mettre fin à la pornographie et au trafic des enfants à des fins d’exploitation sexuelle ». ECPAT international représente plus de 72 organisations membres reparties dans plus de 70 pays sur les cinq continents. C’est le seul réseau international d’ONG qui s’occupe spécifiquement de la lutte contre l’exploitation sexuelle des enfants. Sa mission consiste à éradiquer la prostitution et la pornographie enfantines, ainsi que le trafic d’enfants à des fins sexuelles. Il joue également un rôle consultatif spécial auprès du Conseil économique et social des Nations unies (ECOSOC).

A travers cet atelier, ECPACT Luxembourg et l’OMATHO apportent une contribution à la lutte contre le tourisme sexuel et la prostitution des enfants dans le secteur touristique et hôtelier de Bamako.

D’après une enquête de l’UNICEF réalisée en 2005 en partenariat avec le ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, intitulée « évaluation rapide sur l’exploitation sexuelle des enfants à des fins commerciales (ESEC) au Mali (Kayes, Sikasso et Bamako) », les enfants exposés à l’exploitation sexuelle sont, entre autres, des petites vendeuses ambulantes, des aides ménagères, des écolières, des enfants travaillant pour des prostituées adultes ou qui vivent en leur compagnie. Cette évaluation mentionne également que le phénomène de l’ESEC est perceptible dans des endroits tels que les hôtels, les gares routières et ferroviaires, les chantiers de construction, les écoles.

Entre 2005 et 2006, la Brigade des mœurs et de la protection de l’enfance a également recensé 582 cas relatifs à la prostitution, à la pédophilie, à l’incitation à la débauche et aux « notes sexuellement transmissibles ».

Le chef de cabinet du ministre de l’Artisanat et du Tourisme a rappelé que le développement d’un tourisme où les enfants sont exploités, est en totale opposition avec les directives de la Charte du tourisme et du code du tourisme approuvés par l’assemblée générale de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) en 1985. Ségui Kanté a également indiqué que la onzième assemblée générale de l’OMT qui s’est tenue au Caire (Egypte) en 1995, a approuvé la déclaration pour la prévention du tourisme sexuel organisé.

Cette déclaration dénonce et condamne en particulier l’exploitation sexuelle commerciale des enfants qui constitue une violation de l’article 34 de la Convention sur les droits de l’enfant et appelle à l’adoption de mesures légales dans les pays concernés par le tourisme. « Aussi, je ne doute pas un seul instant que cet atelier contribuera à faire prendre conscience à chacun et à tous de la vulnérabilité des enfants face au phénomène et vous engage résolument au quotidien pour que ceux-ci ne deviennent pas victimes d’exploitation à des fins commerciales », a souhaité Ségui Kanté.

Selon la représentante d’ECPACT Luxembourg, Mme Fabienne Diakité Grosjean, l’exploitation des êtres humains sous toutes ses formes, notamment sexuelle, et spécialement lorsqu’elle s’applique aux enfants, porte atteinte aux objectifs fondamentaux du tourisme et constitue la négation de celui-ci. A ce titre, conformément au droit international, elle doit être rigoureusement combattue avec la coopération de tous les Etats concernés et sanctionnée sans concession par les législations nationales. « Nous devons garantir à nos enfants la protection contre le prédateur qu’est l’abuseur, l’exploiteur sexuel, en prenant l’engagement ferme de dénoncer ces crimes perpétrés au quotidien sur l’enfant, pour que ce dernier ne meurt pas en silence dans sa plaie profonde et indélébile de cet acte odieux, violé dans sa chair et dans son être », a-t-elle plaidé.

Aminata Dindi SISSOKO

Source: L’Essor

COMMUNIQUE DE PRESSE 
DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR E DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE

Le Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, le Prof Messaoud Ould MOHAMED LAHBIB a reçu en audience hier mercredi 27 février 2013 son Excellence Monsieur Cao ZHONGMING, Ambassadeur de la République Populaire de Chine au Mali.

Les échanges entre les deux personnalités ont porté essentiellement sur la coopération entre le Département de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique avec la partie Chinoise.

Entre autres sujets évoqués : l’évolution des projets d’infrastructures dont celui du futur campus universitaire de Kabala d’une capacité de 7 500 places, l’inauguration très prochaine de deux nouveaux amphithéâtres de 250 places chacune et d’une cantine de 500 places au Campus de Badalabougou ainsi que la formation des étudiants et des enseignants.

Les deux parties ont fait le point des dossiers ci-dessus évoqués et se sont engagés à l’investissement soutenue dans la formation des ressources humaines.

Le Prof LAHBIB a renouvelé la gratitude et les remerciements de son Département à la partie Chinoise pour la qualité de son partenariat.

Bamako, le 27 février 2013

P/La Cellule Communication du MESRS

Casimir SANGALA

Chargé de Mission

SourcePrimature

Absence de l’armee malienne à Kidal : Le Biprem-Fasoko dénonce l’attitude de la France

Le Bloc d’intervention populaire et pacifique pour la réunification entière du Mali (Biprem-Fasoko) accuse la France d’empêcher l’armée malienne d’aller à Kidal. Il dira aussi que la tenue des élections en juillet 2013 est impossible. C’était au cours de la conférence de presse que son président, Lassine Diwara, et son secrétaire à l’information, Alou Badra Diarra, ont animé, le 26 février 2013, à la Maison de la presse,

Malgré les félicitations de la France par les Maliens pour son action dans la libération de Tombouctou et de Gao, nombreux sont ceux qui voient d’un mauvais œil la présence de l’armée française sans celle du Mali à Kidal. Ne supportant plus le silence et les discours contradictoires de nos autorités sur cette question, le Biprem est monté au créneau pour dénoncer cette attitude de nos amis français. «Ce n’est pas le Mnla (Mouvement national de libération de l’Azawad) qui empêche l’armée malienne d’aller à Kidal, mais plutôt la France. Nous tenons les Présidents Hollande et Traore pour seuls responsables de l’occupation actuelle de Kidal par le Mnla», a laissé entendre le secrétaire à l’information du Biprem, Alou Badra Diarra. Pour lui, on ne saurait parler de restauration de l’intégrité territoriale du Mali sans la région de Kidal
Dans son analyse, le Biprem refuse que l’absence de l’armée malienne soit justifiée par le sauvetage des otages français. Traquer leurs ravisseurs jusque dans leur sanctuaire et continuer de bombarder n’est pas la meilleure manière de les retrouver vivants.  S’il s’agit des exactions, c’est le Mnla qui est en train de les commettre sur les Arabes de Kidal.
Pour les conférenciers, la France chercherait à explorer, voire exploiter la richesse du sous- sol au niveau du bassin de Taoudeni, une localité située dans la région de Kidal et à cheval entre l’Algérie, le Niger et la Mauritanie.
Même si les Etats n’ont pas d’amis mais des intérêts, la France doit respecter les lois fondamentales qui définissent  la vie des nations modernes.
Majoritairement composé de journalistes, le Biprem qualifie de tendancieuses  les informations faisant état d’exactions sur les peaux blanches par l’armée malienne. Partant, ils ont condamné  le  bâillonnement  la presse malienne dans la couverture médiatique de cette guerre. Alors qu’au même moment, les médias occidentaux évoluent sur le théâtre des opérations avec des reportages orientés.
S’agissant des élections, le Biprem estime qu’on ne saurait parler d’élection avant la libération entière des régions du nord. Sur ce, il a invité les autorités à se concentrer sur: la sécurisation  du territoire national,  l’aide et l’assistance aux déplacés et aux refugiés et leur retour. Parler d’élection aujourd’hui c’est fantaisiste,  conclut le Biprem

Oumar KONATE  

SourceLe Prétoire

La CEDEAO négocie la transformation de la MISMA en casque bleu de l ’ONU

Les Chefs d’Etat ouest – africains, réunis mercredi en sommet ordinaire à la fondation Félix Houphouët Boigny pour la recherche de la paix de Yamoussoukro, ont exprimé la nécessité de négocier ‘’maintenant le processus de transformation de la Mission internationale de soutien au Mali’’ en force de maintien de la paix de l’ONU’’.cedeao chefs d etat president misma

‘’Il faut engager dès maintenant le processus de transformation de la MISMA en une force de maintien de la paix de l’ONU selon des modalités spécifiques”, a déclaré le président de la Commission de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), Désiré Kadré Ouédraogo.

M. Ouédraogo qui s’exprimait à l’ouverture des travaux du 42ème sommet ordinaire des Chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO a insisté sur la ‘’dimension politique qui ne doit pas non plus être occultée”.

Pour lui, la phase de consolidation qui s’ouvre actuellement pose en réalité la question centrale des conditions pérennes de succès et de maintien des troupes au sol pour lesquelles le rôle et l’accompagnement des Nations Unies et de toute la communauté internationale seront déterminants.

Il a également appelé au respect scrupuleux des principes de gouvernance constitutionnelle, en saluant dans la foulée l’adoption par l’assemblée nationale malienne d’une feuille de route qui doit aboutir à l’organisation d’une élection présidentielle dans le courant de l’année.

Au menu du sommet, la sécurité dans la sous-région marquée par la crise malienne et la transition en Guinée-Bissau, l’examen du rapport du président de la Commission de la CEDEAO et le renouvellement des instances de l’organisation.

Selon des experts interrogés par APA en marge de ce sommet, “la probabilité est très grande” pour que le président Alassane Ouattara soit reconduit à la tête de la CEDEAO, pour un second mandat.

Désigné le 17 février 2012 à Abuja (Nigeria) par ses pairs, Alassane Ouattara est accrédité d’un “bilan positif” même si les ” vastes chantiers qu’il a conduits ne sont pas achevés”, notamment la crise malienne avec la guerre dans le nord du pays contre les groupes islamistes armés et la transition politique en Guinée- Bissau.

S’agissant de la guerre au Mali, environ 950 millions de dollars (464,750 milliards de francs CFA) sont nécessaires pour financer les opérations militaires et le renforcement prévu des effectifs africains, a affirmé lundi le ministre ivoirien des Affaires étrangères, Charles Koffi Diby.

MC/LS/of/APA

SourceAPA

15 terrosristes islamistes arrêtés à Gao

Dans les alentours de Gao, les autorités ont arrêté quinze personnes soupçonnées d’avoir collaboré avec les islamistes du Mujao durant l’occupation, et de continuer de leur venir en aide. Ces quinze personnes ont été arrêtées mardi 26 février et sont, depuis, maintenues en garde-à-vue à Gao.islamistes gao prisonniers

« Nous ne sommes pas du Mujao ». Interdiction de parler aux prisonniers, mais l’un d’eux parvient quand même à souffler ces quelques mots.

Assis dans la cour du bâtiment qui fait office de gendarmerie, les quinze gardés à vue attendent d’être interrogés. Ils ont été arrêtés dans le village de Kadji, de confession wahhabite, que les habitants de Gao désignent comme un réservoir d’islamistes.

« Ce sont des gens qui depuis 1973 ont adhéré à un fondamentalisme religieux, explique Sadou Dali Touré, premier conseiller d’une commune à laquelle appartient le village de Kadji. Leur religion est donc très différente de la religion des gens de Gao. Quand les groupes islamistes sont venus, ces gens, puisqu’ils ont presque la même religion, ont déjà adhéré à la cause des groupes islamistes. Ils ont collaboré, ils ont coopéré, ils ont la même intention, et ils font les mêmes choses ensemble. Le gens qui ont été arrêtés sont connus par tous. Donc, ils ont été signalés par le jeunes du village ».

Pour le moment, les quinze hommes sont officiellement en garde à vue et donc présumés innocents. « Nous sommes en train de faire leur audition, rapporte le lieutenant-colonel Saliou Maïga, responsable de la gendarmerie de Gao. Nous faisons des rapprochements, et c’est en fonction de ça, maintenant, qu’on peut retenir leur responsabilité ou pas ».

A l’issue des interrogatoires, les quinze prisonniers pourront être ou relâchés ou inculpés.

Source: RFI

L’affaire des cigarettes tueuses : Que cache la campagne contre « Dunhill » ?

Attaques déloyales de concurrents ou erreur commise de bonne foi dans le cadre de l’information des citoyens, la guerre du tabac fait rage depuis deux semaines au Mali. Elle vise au premier chef la célèbre multinationale British American Tobacco ( BAT) qui est de loin le leader du marché malien. En cause : la marque Dunhill dont le dernier paquet légèrement modifié – cela s’appelle le re-branding- a donné lieu à des articles de presse et des commentaires radios des plus alarmants.

DunhillCe nouveau paquet contiendrait des cigarettes empoisonnées qui auraient tué déjà plusieurs fumeurs, à en croire les médias qui se sont saisis de l’affaire. Hésitants dans un premier temps en raison de la loi qui réprime la publicité du tabac, la multinationale dont la direction régionale est basée à Dakar et son partenaire malien ont décidé de riposter. Le communiqué publié hier par le partenaire malien dans des journaux de la place s’inscrit en faux contre les rumeurs propagées ces derniers temps sur le nouveau paquet. Séjournant à Bamako, la semaine dernière les responsables de BAT ont rencontré les autorités sanitaires et la Direction de la Concurrence à propos de la campagne dont les produits de la multinationale sont les victimes. « Une campagne calomnieuse et dommageable pour nous » s’indigne le responsable commercial de BAT. Les autorités rencontrées s’interrogent également sur l’origine et les motivations des rumeurs contre le dernier paquet de Dunhill qui, selon certains confrères sont de la contrefaçon. Or BAT persiste et signe «  le paquet en question est bel et bien un produit BAT répondant à toutes les normes requises et aucunement différent des autres produits de cette entreprise ».  La thèse des fumeurs immédiatement foudroyés après avoir fumé les cigarettes de ce paquet ? Cela s’aurait su immédiatement et l’Etat aurait réagi, assure t- on du côté des autorités maliennes concernées. La campagne s’arrêtera t-elle pour autant ? « Nous n’en savons rien, répond le partenaire malien de BAT mais nous nous réservons le droit de ne plus rester passif ».  Une enquête en cours ne tardera pas « à identifier les motivations de cette campagne » nous a confié un responsable de la structure malienne. Qui n’hésitera pas le cas échéant à considérer « les suites judiciaires qui s’imposent ».
Boukary Daou

Pourquoi ne pas le dire ? Bamako : les fous de trop

Ces  derniers temps, la capitale de Bamako  grouille de  fous. Ils sont un peu partout et à tout moment. Toute chose qui fait souvent que les paisibles citoyens ont même du mal à circuler à leur aise au risque d’en agresser. Car souvent dans la circulation, ils font des gestes qui peuvent faire peur.

On se demande tantôt s’ils sont tous des fous. Il est fréquent de voir certains d’entre eux en train de fumer ou de s’adonner aux boissons alcoolisées. D’où il convient de se demander si  ce n’est  pas la consommation des stupéfiants qui multiplie le nombre de fous. On compte actuellement assez de jeunes parmi eux.  Quand on sait que la jeunesse est l’avenir du pays, il y a de quoi s’inquiéter.

Ainsi, les parents et les autorités sont appelés à sensibiliser les jeunes et à revoir l’éducation des enfants  afin  d’amoindrir les méfaits des stupéfiants sur la jeunesse malienne qui commence à  en souffrir.

Aminata Sanogo

Les abus d’Ethopian Airlines

Prononcer le nom de M. Sanogo, le chef d’escale de la compagnie Ethiopian Airlines à l’Aéroport International de Bamako-Senou, équivaut aujourd’hui à faire fuir les interlocuteurs. Et en partant, ils te diront tous «perd pas ton temps, ce type ne fera rien…» Ou simplement «Fais attention, sinon il va t’insulter…».

Ethiopian airlineNous avons vécu cette expérience le Mercredi dernier dans l’après midi lorsque votre serviteur s’est rendu à l’aéroport international Bamako Senou pour le vol d’Ethiopian Airlines de 14h35 de ce jour. Comme par ironie du sort, je me présente à l’Aéroport à 13h 42 minutes pour me faire enregistré après avoir passé une dizaine de minutes au poste de contrôle d’accès à l’aéroport.

Surprise ! Le comptoir d’enregistrement d’Ethiopian est fermé et d’autres personnes attendaient, car arrivées eux aussi après 13h 35 minutes. Dans un calcul simple, j’avais 53 bonnes minutes devant moi pour me faire enregistré, par ce que sans bagages.

Mais, voila, le chef d’escale, le très puissant Sanogo avait décidé de fermer le comptoir plutôt à 13h 35 minutes exactement, selon ses dits. Il avait fermé, comme si de rien était. Une bonne heure avant le décollage prévu sur les billets des passagers (14h 35) et sans préalablement informer les passagers concernés, car plus de 10 personnes sont restées à l’Aéroport ce jour sans pouvoir voyager.

Et pire, une Dame devait voyager pour des raisons de santé. Et personne à l’aéroport, ni policier, ni douanier, ni collaborateur n’a voulu aller parler ni directement ni même par téléphone «le grand Manitou» d’Ethiopian Airlines, par ce que Sanogo est tout simplement désagréable.

Ce beau monde, dont votre serviteur moi-même, a été obligé d’attendre Sanogo pendant plus de 53 minutes pour moi et plus d’une heure pour certains autres. Et très normalement nous avons voulu savoir la raison de cette fermeture beaucoup de temps avant l’heure du départ.

M. Sanogo nous a simplement répondu qu’effectivement il a ordonné la fermeture du comptoir à 13h 35, car selon lui tous les vols de la compagnie s’ouvrent 3 heures avant l’heure du vol sur les billets et se referment une (1) heure avant l’heure d vol.

Contrairement au standard international, Ethiopian Airlines, par cette règle particulière laisse toujours des passagers et les font payer des pénalités pour rien.

Face à cette situation, les autorités compétentes doivent réagir pour arrêter cet abus, car venir à l’aéroport une heure avant l’heure marquée sur le billet et ne pas pouvoir voyager sans un préavis est simplement de l’escroquerie.

M. KONDO, envoyé spécial à Dakar

Internet : Attention aux cyber-escrocs

De nos jours, l’internet est un outil de travail et de recherche incontournable au point qu’il est difficile de s’en passer. C’est ainsi que certains individu en profitent pour arnaquer les citoyens de par leur ruse.

De  nos jours, on ne peut point consulter sa boite électronique sans tomber sur un message des arnaqueurs qui  sont sur le net.  Certains d’entre eux envoient des mails pour demander des aides arguant  qu’ils sont dans des problèmes, d’autres  n’hésitent pas  envoyer des cartes et les en-têtes des grandes écoles ou universités pour attirer les jeunes étudiants  ambitieux d’aller étudier à l’extérieur.  Souvent, après avoir rempli toutes les formalités, ces bandits demandent de verser une certaine somme qu’on doit leur envoyer par western union.  Très souvent, c’est là que le bas blesse ! Les gens se rendent  compte qu’ils courent un danger. Mais il faut souligner que certains vont jusqu’à franchir cette étape. Donc ils envoient leur argent dans la gueule du loup. Et aucun moyen de le récupérer, comme  de l’eau versée.

M. Coulibaly Boubacar  a été victime de ces escrocs qui lui ont envoyé une invitation pour qu’il aille travailler à l’extérieur. Sans douter de rien, il a envoyé toutes les pièces qu’ils lui ont demandées. Après toutes ces formalités remplies, ils lui ont demandé d’envoyer 150 000 francs CFA par western union. C’est là  qu’un de ses amis lui a conseillé de ne rien envoyer. Donc il ne s’est pas exécuté. C’est  à compter de ce jour qu’ils ne lui ont plus fait de signe de vie.

La dernière donne est maintenant  qu’ils piratent les boîtes électroniques d’une tierce personne en envoyant des messages à ses connaissances nom de cette dernière.

Une consœur aussi a été victime de ces derniers. En effet,  on lui a envoyé un message par l’intermédiaire de la boîte d’un de ses amis. Ce  dernier faisait croire  que son ami en voyage, qu’il a des problèmes sur le trajet et qu’il a besoin d’une somme de 50 000 francs CFA, de lui envoyé  via western union dans de bref délai. Heureusement pour la dame, elle a eu le reflexe d’appeler la personne en question qui lui dira ne jamais avoir envoyé un message de ce genre.

Ainsi, nous pouvons dire sans risque de nous tromper que de nos jours, l’internet n’est plus un objet aussi viable qu’on le pensait. Donc  chacun est appelé à prendre les dispositions nécessaires pour ralentir, voire mettre fin à ces pratiques.

Aminata Sanogo

Forces nigérianes de la MISMA : Arrivée de nouveaux soldats et d’équipement militaire

Les forces nigérianes ne cessent de monter en puissance, avec l’arrivée, hier mercredi 27 février, d’un avion avec à son bord 150 soldats et de deux avions cargo de Nigeria Air Force, bourrés des tonnes d’équipement militaire. Les troupes nigérianes ont été reçues par le Chargé de Défense de l’Ambassade du Nigeria au Mali, le Général Abubakar Saad.soldats-nigerians au mali cedeao misma

Tête de pont de la Mission internationale de soutien au Mali (MISMA), les forces nigérianes de la MISMA, pas plus tard que le dimanche 24 février passé, accueillaient un contingent de 237 soldats à l’aéroport de Sénou. L’arrivée d’un contingent additionnel de 150 hommes, avec des tonnes d’équipement militaire, le mercredi 27 février 2013, porte leur chiffre à plus d’un millier de soldats, appelés à sécuriser le secteur de Banamba.

Il est à noter qu’en plus de l’impressionnant déploiement de ses troupes, le Nigeria, toujours pour le compte de la MISMA, a déployé deux avions de chasse, des hélicoptères de combat et deux chasseurs de type Dassault-Breguet Dornier Alpha, avec pour base aérienne le Niger.

Ce vaste déploiement de forces répond parfaitement à la nouvelle donne, qui veut que les troupes africaines comptent 10 000 hommes au lieu des 3300  initialement prévus. Pour le représentant de l’Union Africaine au Mali, Pierre Buyoya, l’évolution sur le terrain exige des réponses nouvelles, dont l’augmentation des moyens humains et matériels en fonction des besoins. D’autant plus que, d’après les spécialistes, les groupes islamistes ont changé de tactique et mènent désormais une forme de guérilla.

Il est à noter que Banamba, avec sa proximité de la forêt du Ouagadou, est l’un des secteurs stratégiques dans le dispositif de traque des jihadistes.

Pierre Fo’o Medjo 

Traque des islamistes: La Misma appelle la population à plus de collaboration et de coopération

Le  porte-parole de la Mission internationale de soutien au Mali (Misma), colonel Yao Adjoumani, a appelé la population malienne à plus de coopération dans la traque de terroristes. C’était au cours de sa traditionnelle conférence de presse d’hier, 27 février au siège de la Misma.Officier_cedeao misma

Dans la lutte contre les islamistes et terroristes au Mali, seule la puissance de feu ne peut pas gagner cette guerre asymétrique. Il faut nécessairement la coopération des populations. Conscient de cette exigence, le porte-parole a profité de cette conférence de presse pour lancer un appel pressant à la population malienne à plus de coopération avec les forces de sécurité présentes. «Maliens et Maliennes, ce message vous concerne: depuis son arrivée au Mali, la Misma s’est inscrite dans le combat pour libérer le territoire  auprès des frères d’armes maliens. La Misma a besoin de la collaboration et de la coopération de tous. Aidez la Misma et  ses frères d’armes en signalant tous faits suspects, tous mouvements inhabituels dans vos quartiers, toutes caches d’armes, de munitions, d’explosifs et de bombes. Nous demandons aux usagers de la route: automobilistes, motocyclistes et piétons de coopérer avec la Misma à travers tout le pays. Acceptons de nous soumettre aux contrôles des forces de l’ordre afin de contribuer à la sécurisation du Mali. Les forces de l’ordre jouent leur rôle, il est temps que les populations jouent le leur». Telle est la quintessence du message du port- parole de la Misma à l’adresse du peuple malien.
Plus de 6 000 combattants de la Misma déployés au Mali
Pour une prévision de 8 000 soldats, la Mission internationale de soutien au Mali a déjà déployé plus de 6 000 hommes. L’annonce a été faite par son porte-parole. Initialement décidée à déployer 3 300 puis 5 700 soldats au Mali, la Mission internationale de soutien au Mali (Misma) a revu à la hausse son effectif à 8 000 hommes. D’ores et déjà plus de 6 000 éléments sont présents au Mali.
En ce qui concerne le respect des droits de l’Homme, le colonel Adjoumani a affirmé que 50 observateurs internationaux dont 25 de la Cédéao et 25 de l’Union africaine seront sur le terrain afin de veiller sur le respect des droits de l’Homme. Sur le même chapitre, souligne le conférencier, au sein de la Misma, en collaboration avec le Cicr, une structure a été mise en place  pour s’occuper du volet humanitaire.
Au sujet de l’absence de l’armée malienne à Kidal, et l’occupation de cette ville par le Mnla, le porte-parole de la Misma a été on ne plus clair: «Il n’y a pas de sanctuaire pour le Mnla ni à Kidal, ni ailleurs. Patientez, la présence de l’armée malienne n’est qu’une question de jour. Pour nous, le Mnla n’existe que de nom. C’est vous les média qui accordez autant d’importance à cette entité. En tout cas, notre objectif est de libérer le Mali de toute force irrégulière», a-t-il conclu.
Oumar KONATE  

Plate forme pour l’unité et la reconstruction nationale : Une initiative lumineuse de Me Tall

L’ensemble des forces sociopolitiques de notre pays vient d’enterrer la hache de guerre et de s’unir autour de l’essentiel, le Mali. Pour ce faire, une plate forme pour soutenir la transition a été signée dans l’après-midi du lundi 25 février au CICB.tall mountaga

C’était en présence des principaux responsables ou représentants de ces organisations, parmi lesquels l’initiateur Me Mountaga Tall, Coordinateur de la Convergence pour sauver le Mali (CSM), le Président de son Comité de pilotage, le Colonel Youssouf Traoré, le Porte-parole du FDR, Amadou Koïta, le Président du FRDP Mali Ko, Siaka Diarra, la Présidente de la FENACOF, Mme Dembélé Ouleymatou Sow et le Secrétaire général du COREN, Abdoulaye Albadja Dicko. Tour à tour, ils ont adhéré à cette plate forme, en apposant leur signature en bas du document.

L’assemblée générale constitutive a eu le 14 février dernier au CICB, à l’initiative du Président du CNID FYT, Me Mountaga Tall, à travers la CSM. La plate forme a été baptisée Initiative pour l’Unité, la Paix et la Reconstruction. Elle regroupe toutes les sensibilités politiques et de la société civile du Mali, exceptée l’aile dure (le front pro-putsch), nées au lendemain du putsch du 22 mars 2012 ou même avant. Après une période de déchirements et des batailles de positionnement, ces forces ont décidé de se donner la main pour accompagner les autorités de la transition et montrer à la communauté internationale, mobilisée pour la cause de notre pays, que nous sommes unis.

En effet, au moment où les jihadistes, les séparatistes du Mnla et les narcotrafiquants menaient une guerre implacables dans le nord de notre pays, l’ambiance au sud était presque similaire, à cause des querelles de clocher entre leaders politiques, religieux et de la société civile. Ils viennent de sceller l’union sacrée pour ne penser qu’auMali. L’initiative lumineuse de Me Tall vient donc à point nommé, au moment où les enfants d’autres pays sont en train de mourir pour le Mali sur le champ de bataille dans le Nord du Mali. C’est dire que l’heure n’est plus aux revendications politiques.

Les signataires, dans une déclaration lue par Abdoulaye Albaja Dicko, proclament leur attachement à la justice et réclament l’exécution diligente des mandats d’arrêt lancés par la justice contre les personnes accusées de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité et de violations graves des droits humains. Ils demandent aussi la pleine et l’entière coopération de tous les pays concernés par l’exécution de ces mandats. Ils se disent également préoccupés par la situation qui prévaut actuellement à Kidal et souhaitent la présence de l’armée malienne dans cette localité, partie intégrante de la République du Mali.

Ils exhortent aussi toutes les parties impliquées dans la guerre à veiller scrupuleusement au respect du Code de l’honneur du soldat, des droits humains en général et aux droits des prisonniers de guerre en particulier. Me Tall et ses alliés invitent également les populations à faire preuve de la plus grande retenue à l’égard des bourreaux d’hier, qu’elles doivent juste dénoncer aux autorités civiles et militaires compétentes, qui prendront ensuite les mesures appropriées.

Youssouf Diallo

Absence de l’Etat à Gourma Rahrous : Les ressortissants préparent l’après-guerre

L’Association des ressortissants du Cercle de Gourma Rahrous était face à la presse le dimanche 24 février dernier. Au cours de cette rencontre, elle a dénoncé l’absence de l’Etat et des services sociaux de base dans la localité. La conférence était animée par le Président Moussa Doudou Haïdara, assisté des membres du Bureau de l’association.  

Cette rencontre avec les journalistes avait un triple objectif. Il s’agissait d’abor pour les Rharoussiens d’échanger entre eux sur la situation de leur localité, marquée par l’absence des services sociaux de base, la soif de la liberté, de l’envie de voir les militaires s’installer sur les 60 000 km2 de la région du Gourma et de manifester leur soutien à l’armée française, aux troupes maliennes et à celles de la MISMA.

Ensuite, à l’instar des autres Maliens et amis du Mali, l’association a contribué à l’effort de guerre, en mettant à la disposition des forces armées la somme de 2 millions de francs CFA. Enfin, les ressortissant de Rahrous voulaient se prononcer sur les actions en cours par rapport à la libération des villes et villages et évaluer les besoins urgents des populations résidentes sur le champ de bataille.

Concernant le premier point, le conférencier a indiqué les Rharoussiens «pensent qu’au delà du soutien une action de grande envergure doit se mener au plan national comme international, pour une reconnaissance sans faille à la France et à son armée, aux fins d’amener la communauté européenne et la communauté internationale à mieux l’accompagner». Selon lui, cette action doit être conduite par la société civile et les leaders politiques, à travers le Mali et le Monde.

Pour ce qui est de la contribution à l’effort de guerre, Moussa Doudou Haidara a précisé qu’un million de francs CFA sera attribué aux forces armées positionnées ici à Bamako et qu’un autre million servira à souhaiter la bienvenue aux militaires qui seront basés à Gourma Rharous. S’agissant des actions en cours,  l’Association des ressortissants de Rharous est entièrement solidaire des points de vue et positionnements du COREN, sur le vivre ensemble, les questions de négociation et de dialogue, l’aide humanitaire, les questions relatives à la justice, les questions sécuritaires et le retour de l’administration dans les zones libérées.

Toutefois, pour ce qui est de la question spécifique de la Commission nationale de négociations, l’Association pense qu’au vu de l’évolution de la guerre et des positions des acteurs, il est plus pertinent de parler plutôt de Commission nationale de dialogue et de réconciliation.

Le Président Haidara a également réclamé plus de présence de l’Etat dans le Cercle, car, selon lui, actuellement aucune force de sécurité n’est présente à Rahrous. En outre, les populations manquent  de services sociaux de base. C’est pourquoi il a fait remarquer qu’après la guerre il ne faudrait pas que leur localité soit oubliée par les autorités maliennes.

Youssouf Diallo

Les USA annoncent un soutien de 48 milliards de F CFA à la Misma

Le soutien américain a joué un rôle important dans le succès de l’intervention internationale. En visite présentement à Bamako, depuis avant-hier, une délégation de hauts responsables militaires américains, dirigée par le vice-amiral Joe Leidig, adjoint au commandant des opérations militaires pour le Commandement des Etats-Unis pour l’Afrique (AFRICOM), en est sûre. 
La délégation dont la visite prendra fin aujourd’hui est dans nos murs pour consulter les commandements des forces françaises au Mali et de la Misma, dont les efforts d’intervention pour aider à la restauration de la sécurité et de la stabilité dans le Nord du Mali sont soutenus par des services de renseignement et d’assistance logistique américains. Le vice-amiral Leidig est accompagné du major général Patrick Donahue, commandant de l’armée américaine pour l’Afrique et son personnel.
Cette visite permet à ces chefs militaires américains d’acquérir des connaissances de première main sur la situation actuelle au Mali, afin de mieux comprendre et d’évaluer l’efficacité de l’aide américaine à l’effort d’intervention à ce jour, ainsi que les besoins et les défis qui nous attendent. Le gouvernement américain s’est engagé à travailler avec la communauté internationale pour rétablir la stabilité et la sécurité au Mali.
Africom a positionné des avions non-armés pilotés à distance à Niamey, au Niger, pour soutenir une gamme de missions régionales de sécurité et des engagements avec les pays partenaires.  En outre, une équipe de l’armée de l’air américaine est récemment arrivée à Niamey. Ils y sont dans le cadre d’un déploiement plus grand qui fournira un soutien pour la collecte de renseignements et facilitera le partage de renseignements avec les forces françaises engagées au Mali, et avec d’autres partenaires dans la région.
Le soutien américain a joué un rôle important dans le succès de l’intervention internationale. À compter du 22 février, les Etats-Unis ont mené quarante-cinq missions de ravitaillement en vol qui ont fourni près de 862 tons de carburant aux avions français.
Le 21 janvier, les Etats-Unis ont commencé à fournir un soutien aérien à l’armée française et aux pays partenaires, en transportant du personnel français, des provisions et des équipements à Bamako et à Niamey, ainsi que des militaires tchadiens en provenance du Tchad à Niamey. Au cours d’un total de 47 missions, ce soutien aérien a transporté environ 1.200 tonnes de matériel et de provisions et 975 passagers.
Les Etats-Unis ont annoncé le 29 janvier leur intention de fournir jusqu’à 48 milliards de F CFA pour soutenir la Misma pour les sept prochains mois. Ce montant comprend 4 milliards de F CFA déjà en train d’être dépensés pour fournir un appui logistique de base aux premiers contingents de la Cédéao et pour le transport immédiat des troupes et des équipements de la Cédéao à Bamako. Ce financement couvre également des besoins immédiats d’équipements et de provisions pour les troupes de la Misma déjà au Mali, tels que des rations alimentaires, de l’eau et des casques.
Les représentants du programme des Operations d’Urgence de Formation et d’Assistance des Etats-Unis pour l’Afrique (Acota) sont en Afrique de l’Ouest et travaillent avec les pays contributeurs de troupes (Bénin, Burkina Faso, Ghana, Niger, Nigeria, Sénégal et Togo) pour mener des évaluations des besoins et se préparer pour la formation. Acota, un programme géré par le département d’État américain, fournit formation de terrain pour les forces africaines.
Les titres sont de la Rédaction

Diango Cissoko : « Il est hors de question de parler de fédéralisme pour le Mali »

ENTRETIEN. Diango Cissoko, 63 ans, a été nommé, le 11 décembre 2012, premier ministre du régime de transition en vigueur à Bamako, en remplacement de Cheick Modibo Diarra, poussé à la démission par les militaires qui avaient conduit un coup d’Etat neuf mois plus tôt. Juriste de formation, plusieurs fois ministre puis médiateur de la République, M. Cissoko a effectué une visite à Paris, mardi 19 et mercredi 20 février.diango sissoko
Quel bilan tirez-vous de l’intervention militaire française lancée le 11 janvier ?
Diango Cissoko. C’est une intervention salutaire et amicale. Si le 22 septembre 1960 est le jour de l’accession du Mali à l’indépendance, la date de l’intervention française au Mali pour arrêter l’avancée des terroristes peut être considérée comme le jour de la renaissance du Mali. Parce que l’existence même du Mali était menacée, alors que nous n’avions aucun moyen de nous opposer à cette entreprise de disparition de notre pays.
Vous parlez d’une offensive « terroriste », n’est-ce pas un peu réducteur ? Le Mali n’est-il pas en proie à un phénomène de radicalisation religieuse ?
Au début, nous utilisions plusieurs termes : « terroristes », « islamistes », « djihadistes ». Nous sommes un pays musulman à 95 %. Les djihadistes sont des gens prêts à mourir pour le Coran, pour l’islam. Certains de nos amis, d’autres pays musulmans, nous ont expliqué que leur opinion publique avait du mal à admettre la lutte contre des djihadistes, surtout de la part d’un pays musulman. Nous avons pris en compte leurs remarques.
Il ne s’agit donc que d’une question sémantique ?
Uniquement. Dans tous les pays musulmans, on trouve des illuminés. L’islam, malheureusement – et je dis ça en tant que musulman –, comprend souvent beaucoup d’illuminés qui, dans un certain contexte, se laissent aller. Ils ne réfléchissent pas. Y compris au Mali, on trouve des gens que je n’appelle pas des extrémistes, mais des gens qui défendent la religion avec beaucoup de passion. Trop de passion.
Sept Français ont été enlevés au Cameroun, la secte Boko Haram déstabilise le Nigeria, les Chabab sévissent en Somalie et d’autres islamistes dans le nord de votre pays…

Existe-t-il une « internationale radicale » allant du Nigeria à la Somalie ?
Non. Je ne pense pas que cela réponde à un schéma conçu. C’est l’œuvre d’illuminés. Ils savent très bien que, dans cette région de l’Afrique, c’est la question du développement qui préoccupe tout le monde. Plus on s’éloigne des villes, plus on ressent un sentiment de désolation. Des gens vivent mal. Certains trouvent alors refuge dans la religion et s’en servent très mal. Ce sont eux qui forment la grande masse des illuminés, mais je ne pense pas que ce soit un mouvement conçu qui puisse avoir des effets néfastes capables de nous déstabiliser.
Cela a pourtant été le cas au Mali…
En réalité, il faut remonter à plus loin pour comprendre. Le conflit libyen a servi d’élément moteur.
Mais des rébellions touaregs ont existé avant la chute de Mouammar Kadhafi ?
Ceux qui ont conduit la rébellion avaient trouvé refuge en Libye. Comme par hasard, c’est aussi dans ce pays que se sont négociés tous les accords qui ont mis fin aux rébellions précédentes.
En ce qui concerne l’état de développement des régions du nord du Mali, je puis vous dire que, de 1961 à maintenant, on y a investi plus que dans le reste du pays. Le sentiment de marginalisation des populations tient au fait que les conditions de réalisation des projets y sont beaucoup plus difficiles. Il faut y investir quatre à cinq fois plus qu’au Sud pour obtenir le même résultat. Pour un pays non producteur de pétrole, qui dépend tant de l’aide internationale, est-il possible de consacrer autant de moyens pour le Nord ? La question vaut d’être posée, mais le Nord n’a pas été délaissé. Seulement, la modicité des ressources du pays nous oblige à faire des choix.
Etes-vous prêts à négocier avec les populations du Nord ?
Nous sommes prêts à discuter de tout et avec tous, pas seulement avec les communautés du Nord. Mais il est hors de question de parler de fédéralisme. Nous ne discuterons pas, non plus, de partition du pays, Nous ne discuterons pas de la remise en question de la laïcité. Et nous n’accepterons pas la présence de groupes armés dans le pays. Il y a une seule armée, c’est l’armée malienne, qui s’occupe de tout le territoire malien défini à l’intérieur des frontières de 1960, pas un centimètre carré de moins.
Mais nous sommes ouverts à tout dialogue avec toutes les communautés dès lors qu’il s’agit de parler de développement local et d’approfondir la décentralisation. Nous sommes aussi prêts à examiner une forme de redécoupage du territoire : créer plus de régions, de communes, de cercles, d’arrondissements, dans le Nord.
Avec qui discuter ?
Pas avec ceux qui prônent la scission du territoire ou l’extrémisme religieux. Pas avec ceux qui refusent de déposer les armes.
Voulez-vous lancer ce dialogue avant les élections ?
Je souhaite qu’il commence dès le mois de mars.
Est-il réaliste de promettre des élections avant le 31 juillet ?
Il faut être optimiste. Mais si d’aventure, pour telle ou telle raison objective, il est impossible d’y parvenir, nous aviserons.
L’armée malienne a été accusée d’exactions contre des populations du Nord, que comptez-vous faire ?
Nous vivons dans un pays qui a failli voler en éclats. Nous essayons de rétablir la confiance entre les parties en présence. Dans toute armée, il y a des gens peu recommandables. Mais il ne faut pas en conclure que l’armée est mauvaise, et il faut aussi faire confiance aux autorités chargées de sanctionner les manquements à la discipline.
Propos recueillis par Christophe Châtelot
Source: Le Monde

Financement des activités électorales : Les organisations de la société civile pressent le PNUD

Les organisations de la société civile savent que c’est vers le PNUD qu’elles doivent se tourner pour réclamer une reprise rapide du financement de leurs activités relatives aux élections de 2013. Elles avaient signé des contrats avec la représentation locale du PNUD Mali, ce partenaire du système des Nations-Unies, leur accordant des subventions pour financer des activités de sensibilisation des populations en vue des élections transparentes et crédibles.

Ces contrats signés  mars 2012 auront moins de chance de conduire au décaissement, car quelques jours après, le 22 mars verra le renversement des institutions de la République. A cet effet les activités des partenaires, et contrats avec, ont été suspendus. Aujourd’hui, soit onze mois après, à la faveur de la feuille de route de la transition, et de la fixation du calendrier électoral, les partenaires ont repris du service. Les élections se tiendront au mois de juillet, soit dans moins de cinq mois. Les organisations de la société civile comme la Coordination des associations et organisations féminines (Cafo), le Réseau d’Ong d’appui au processus électoral au Mali (Apem), le Groupe Pivot Droit et citoyenneté de la femme (Gpdcf) et d’autres, sont sur le starting bloc pour la relance de leurs activités, mais ne retrouvent pas auprès de la représentation du PNUD au Mali, la réponse adéquate à leurs préoccupations de financement.
Pour ces Ongs, la Résolution 2085 du Conseil de sécurité des Nations-Unies est leur cheval de bataille, selon les interlocuteurs contactés. Suivant cette résolution, il apparait clairement que les Nations Unies, en étroite coordination avec la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest et l’Union africaine, va aider le Mali dans le déroulement du processus politique. A cet égard, l’organisation d’élections crédibles constitue un préalable important. Une large implication de tous les acteurs, notamment nationaux, est indispensable pour garantir la paix sociale et éviter les violences post électorales pouvant découler de contestations des résultats. A cet effet, le PNUD Mali est responsable de la coordination de l’appui des partenaires au processus électoral à travers la mise en place d’un projet d’assistance électorale. Une certaine lourdeur administrative est constatable à ce niveau, ou alors, il y a une marginalisation des organisations de la société civile, alors que rien ne peut plus justifier cela, à la phase actuelle du processus. « Depuis la reprise du processus politique, les acteurs de la société civile sont superbement ignorés et méprisés dans le cadre de la réalisation des activités de sensibilisation dont le démarrage immédiat est crucial pour la réussite des élections générales de 2013. Le PNUD Mali a recruté des soi-disant experts électoraux béninois, tous de même nationalité que le Représentant du PNUD Mali qui est également béninois », se lâche un acteur de la société civile.
Réfondation de l’Etat sur une base participative
Au moment où le Gouvernement de transition du Mali, à travers sa Feuille de route du 25 janvier 2013 adoptée par l’Assemblée Nationale le 29 janvier 2013, a décidé de l’organisation des élections générales de 2013 avant le 31 juillet 2013, il devient urgent de mener des campagnes de sensibilisation en vue de refonder l’Etat au Mali sur une base participative, poursuit notre interlocuteur. Il ajoute : « en vue d’aboutir à une tenue d’élections présidentielles et législatives pacifiques, crédibles et sans exclusive, tous les intervenants doivent travailler de concert. Cependant, il est une réalité aujourd’hui que la société civile nationale malienne n’est pas prise en compte par le Bureau du PNUD Mali qui travaille exclusivement avec le Gouvernement de transition au détriment des acteurs nationaux non étatiques ».
De son côté, la Cafo a confirmé la suspension des financements prévus, à la suite des événements  de mars 2012. « C’est le problème du financement extérieur, car même si on sent l’urgence des actions à mener, on se voit limité. C’est une grande préoccupation des organisations féminines qui sont entrain de se préparer pour mieux faire », selon Mme Oumou Touré présidente de la Cafo. D’ailleurs, indique-t- elle, ce jeudi matin, un atelier regroupera à la Cafo, les femmes de la base, membres et non membres de la CAFO, autour de l’élaboration de plans d’actions pour la période transitoire. « Après cet atelier, nous allons entamer un vaste programme d’informations  allant du sommet à la base pour amener les populations en général, et surtout les femmes à s’impliquer efficacement et effectivement pour des élections apaisées et transparentes, afin d’éviter des conflits post-électoraux ». Il s’agit, selon elle d’un atelier soutenu par ONUFEMMES en collaboration avec le réseau femmes sécurité et paix dans l’espace CEDEAO dont les bénéficiaires sont la CAFO et des organisations partenaires opérant à la base.
L’absence de financement est déplorée aussi par le Groupe Pivot Droit et citoyenneté de la femme (Gpdcf). « Si nous avons le financement, nous jouerons le rôle qui est le nôtre », souligne Nana Sissako. Selon elle cependant, « les partis politiques également doivent jouer leur rôle d’éducation à la citoyenneté. Même avec la crise, ils ont le financement, il faut qu’il commence à jouer leur rôle qui n’est pas seulement de se battre, d’aller à la conquête du pouvoir, mais d’aider le citoyen à jouer son rôle, qui ne sait même pas souvent ce qui est attendu de lui.
En réponse à ces différentes complaintes des organisations de la société civile, contactées des sources proches du PNUD nous indiquent qu’une rencontre aura lieu les prochains jours avec les organisations de la société civile, pour discuter avec elles. Selon lui, à la demande des autorités maliennes, une mission de la division des affaires politiques des Nations-Unies était à Bamako en novembre et décembre 2012, dans le but d’évaluer les nouveaux besoins globaux de tout le processus électoral, y compris la cour constitutionnel et la Ceni. Des recommandations de cette mission introduisent des modifications dans les documents de projets, selon lesquelles, en plus de l’éducation civique, l’éducation électorale sera prise en compte dans les actions à mener. Mais nos sources proches au Pnud ont été incapables de dire quand est-ce que les financements seront effectivement disponibles pour que les activités des organisations reprennent  dans le processus électoral.
   B. Daou

Avenir politique du Mali : Pas de changement en vue

Quelle va être l’avenir politique du Mali malgré l’annonce des dates des prochaines élections? Aucun discours politique n’est capable de nous éclairer là-dessus. Le retour à l’ordre constitutionnel n’est pas parvenu à répondre à cette question épineuse, même pas partiellement. Bien au contraire, elle a parfois même davantage obscurci l’horizon.attt alpha konaré
Loin de l’allégorie politique façonnée selon laquelle «le paysage politique s’assainit toujours après un putsch», le Mali se dirige vers tout, sauf le changement politique. L’engagement patriotique n’est pas prêt de se mettre au-dessus des caprices individuels, voire rancuniers. D’ailleurs, Dieu seul sait ce que la réconciliation nationale va donner. Certes la «transaction» politique a réussi, mais le changement politique n’est pas encore au bout du tunnel. En effet, les tractations menées par la Cédéao pour édifier la transition ont été une transaction politique qui semble être une sorte de trophée pour ladite organisation. Cette prouesse, diplomatique pour Alassane Ouattara et de routine pour Blaise Compaoré, a été l’appât de trop pour plonger le Mali dans le gouffre. Parce que dès lors que les documents censés baliser la transition avec la junte ont été signés, en conférant au capitaine Sanogo un statut d’acteur central lui permettant de choisir le Premier ministre et de composer le gouvernement, la Cédéao s’est hissée au top des «bourreaux» du Mali.
Du côté de la table des négociations ou de la réconciliation nationale à venir, aucun pronostic n’est encore lisible. Une chose est claire, le Mali se devra de préserver ses propres valeurs fondamentales: une République démocratique laïque, la constitutionnalisation de droits sociaux et une politique générale de l’égalité dans tous les domaines pour toutes les communautés. Le seul manuel de bord de la commission dite de négociations ou de réconciliation, qui sera très bientôt mise en place, doit être la Constitution malienne dans le vrai sens de sa lecture. Celle qui porte les visions de la société malienne. Et celle qui se veut, selon certaines interprétations, être exclusivement un plan d’organisation politique.
Il ne faut donc pas se voiler la face, le changement politique auquel les Maliens rêvent n’est pas pour aujourd’hui. Le maintien du climat politique que les gens verront inchangé, après les élections, conduira sans nul doute à une généralisation abusive de l’idée que rien d’autre ne change et même à une incapacité à voir le changement là où il se trouve: les évolutions finiront par être invisibles tant que le climat politique restera le même. En gardant le même système, on s’apercevra que les continuités seront plus visibles que les évolutions.
Le problème du changement n’est pas seulement de créer la permutation, mais comme le Mali l’a découvert durement au cours du dernier mandat d’ATT, d’harmoniser les dynamiques de changement. Contrairement à ce que prétendent certains politiciens maliens, le problème de ce pays est la disharmonie dans le changement et de l’incrustation d’une sorte de gérontocratie depuis plus d’une vingtaine d’années, doublées du manque de personnages politiques radicalement inoxydables.
Rokia Diabaté

Le jeu de « malfrat » des politiciens maliens : Pourquoi ne laisser son orgueil de côté pour s’intéresser à la paix ?

La politique au Mali est devenue un jeu malfrats envers la population.  Ainsi, la politique est actuellement synonyme de corruption, de fraude, de détournement des biens de l’Etat, d’infraction de toute sorte, d’injustices de tout genre . . . au Mali. 

Cela pour des intérêts individuels, la cause commune n’a donc plus d’importance aux yeux des dirigeants malintentionnés et vicieux. La population malienne est affamée  et  dépourvue de tous ses biens par ces soi-disant hommes  politiques pour la gestion des affaires du pays.

Il faut le dire que cette crise est  le résultat de  la mauvaise gestion de certains  de nos politiciens perturbateurs que le pays qui ont mis le pays  en difficulté.

Il faudra désormais jouer  un franc jeu avec les électeurs pour l’avenir du Mali.

Il n’est d’autant pas mauvais de faire de la politique, mais dans le bon sens  du terme. En aucun cas, la politique ne doit paraître comme tromperie et corruption dans un Etat démocratique comme le nôtre.

C’est le moment propice pour ces responsables de changer la donne, c’est-à-dire leur manière de faire et de penser au bien-être de la population lors des campagnes avec comme priorité le sens de l’honneur, la dignité, le patriotisme et l’amour de la patrie.

Fatoumata Coulibaly